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	<title>ACCUEIL BLOG NICNOF &#187; désobéissance</title>
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		<title>Erwan Redon et Gilles Lehmann réintégrés</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 07:57:02 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[25 janvier 2010
www.resistancepedagogique.org &#60;http://www.resistancepedagogique.org&#62;
COMMUNIQUE du Réseau des enseignants du primaire en résistance
Victoire contre les abus de l&#8217;autorité administrative : Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs écoles
Nous sommes heureux d&#8217;apprendre qu&#8217;aujourd&#8217;hui, lundi 25 janvier, nos collègues Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs classes dont ils avaient été abusivement soustraits .
Le premier, suite à une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>25 janvier 2010<br />
<a href="http://www.resistancepedagogique.org/" target="_blank">www.resistancepedagogique.org</a> <a href="http://www.resistancepedagogique.org/" target="_blank">&lt;http://www.resistancepedagogique.org&gt;</a></p>
<p><strong>COMMUNIQUE du Réseau des enseignants du primaire en résistance</strong></p>
<p>Victoire contre les abus de l&#8217;autorité administrative : Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs écoles</p>
<p>Nous sommes heureux d&#8217;apprendre qu&#8217;aujourd&#8217;hui, lundi 25 janvier, nos collègues Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs classes dont ils avaient été abusivement soustraits .</p>
<p>Le premier, suite à une décision du Tribunal Administratif de Marseille jugeant illégale sa sanction de déplacement d&#8217;office et le second, suite à un recul de L&#8217;Inspection Académique de Limoges.</p>
<p>Dans le premier cas, l&#8217;administration a sanctionné abusivement l&#8217;enseignant marseillais pour avoir exercé sa liberté pédagogique, dans le second cas, elle l&#8217;a relevé de la classe pour de simples déclarations d&#8217;intention de ne pas respecter à la lettre le protocole d&#8217;évaluation nationale des CM2.<span id="more-4659"></span></p>
<p>Une conclusion s&#8217;impose : l&#8217;administration crispée et autoritaire de l&#8217;Education nationale n&#8217;hésite pas à se mettre hors la loi pour tenter de faire plier ceux qui contestent ses directives alors que les enseignants-désobéisseurs ont été respectueux des lois de la République et des droits des enfants.</p>
<p>Nous dénonçons donc l&#8217;utilisation partisane du droit, systématiquement désavouée d&#8217;ailleurs par les tribunaux administratifs, qui est faite par l&#8217;Etat contre les résistants pédagogiques et nous appelons à poursuivre cette résistance dans l&#8217;objectif toujours renouvelé de l&#8217;intérêt de nos élèves, en particulier des plus en difficulté.</p>
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		<title>Un article de Pierre Frackowiak sur l&#8217;autoritarisme dans l&#8217;enseignement du premier degré</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Jul 2009 14:46:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
		<category><![CDATA[frackowiak, meirieu]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Pierre Frackowiak
Télécharger l&#8217;article en pdf sur le site de Philippe Meirieu
Le développement de l’autoritarisme
dans le premier degré
du système éducatif
Le fait est que nous assistons à un développement de l’autoritarisme dans le fonctionnement du système éducatif au niveau du premier degré, que ce phénomène inquiétant est sans précédent dans l’histoire contemporaine, que les dégâts produits [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: left;">Par Pierre Frackowiak</h2>
<p><a href="http://www.meirieu.com/FORUM/frackowiak_autoritarisme.pdf" target="_blank">Télécharger l&#8217;article en pdf sur le site de Philippe Meirieu</a></p>
<h2 style="text-align: center;">Le développement de l’autoritarisme<br />
dans le premier degré<br />
du système éducatif</h2>
<p>Le fait est que nous assistons à un développement de l’autoritarisme dans le fonctionnement du système éducatif au niveau du premier degré, que ce phénomène inquiétant est sans précédent dans l’histoire contemporaine, que les dégâts produits sont dores et déjà considérables. Si le successeur de M. Darcos ne corrige pas la trajectoire, avec élégance et détermination, dans les meilleurs délais possibles, la situation ne pourra que se dégrader. A terme, un éventuel projet alternatif démocratique et progressiste aura bien des difficultés à remettre le système en ordre de marche, même en faisant le pari possible de la confiance et de l’intelligence et même en y mettant les moyens en terme d’accompagnement et de formation. Les dégâts sont facilement perceptibles quand on connaît bien les écoles et le métier de professeur des écoles, que l’on n’accepte ni l’infantilisation qui conduit à une docilité apparente, ni les voiles pudiques qui protègent les fonctions, ni le conformisme qui crée la démobilisation ni la neutralité qui s’identifie au conservatisme. Comme dirait Dany Boon à propos du contenu de ses célèbres fricadelles, « tout le monde le sait, mais personne ne le dit ». Conflits et révoltes sont vite étouffés. La ouate institutionnelle les absorbe et les relativise. Les apparences tentent d’être sauves mais les déceptions, les découragements, les colères contenues demeurent et pèsent sur la vie des écoles et des personnes.<span id="more-4473"></span></p>
<p>En une seule année scolaire, cette année 2008/2009, les éléments du développement de l’autoritarisme se sont fortement multipliés, la pression sur tous les niveaux de la pyramide s’est fortement accrue au point de devenir insupportable.</p>
<h3>Pyramide et tuyaux d’orgue</h3>
<p>Ce phénomène est amplifié au niveau du terrain par l’évolution des attitudes et comportements de la hiérarchie. Il y a toujours eu des cadres plus ou moins progressistes ou conservateurs, plus ou moins zélés, plus ou moins serviles, plus ou moins ambitieux pour eux-mêmes, plus ou moins sensibles à l’air du temps. Depuis 2007, même ceux qui ne sont pas atteints par ces défauts ou ces faiblesses sont aspirés dans la spirale et exécutent. Ils se donnent bonne conscience en invoquant la loyauté, en recherchant des points positifs dans les politiques même les plus régressives, voire en contribuant à rechercher les preuves de leur pertinence et de leur efficacité. Certains accentuent le phénomène et vont bien au-delà des exigences formellement exprimées par l’institution, ajoutant de la paperasse à la paperasse, multipliant les enquêtes et les contrôles, allant au devant des attentes du pouvoir. On peu ranger dans cette catégorie, ceux qui demandent des sanctions, des retraits de salaire, des déclarations sur l’honneur alors même que leurs supérieurs conseillaient plutôt le dialogue. Ceux qui inspectent systématiquement le soutien, ceux qui exigent que chaque élève pris en soutien fasse l’objet d’un PPRE (projet personnalisé de réussite éducative de 4 pages au moins, lancé antérieurement dans un autre contexte). Le ministère interrogé par le site ToutEduc  déclare qu’il n’y a pas eu d’instruction officielle formelle allant dans ce sens. C’est donc que les hiérarchies intermédiaires ont anticipé, interprété, renforcé, au-delà des instructions du sommet.</p>
<p>Le phénomène s’étend par les effets « tuyaux d’orgues » à tous les échelons de la pyramide. Les directeurs et directrices deviennent plus obéissants en apparence mais répercutent les ordres et consignes, parfois en les renforçant. Au nom de l’inspecteur, ils exigent. Ils filtrent les remontées de réactions pour protéger l’image de leur école, ils évitent de transmettre les protestations individuelles. Parfois, ils utilisent l’échelon supérieur pour pouvoir imposer des décisions personnelles qui n’ont pas fait l’objet d’actes formels de l’inspection ou ils menacent « de le dire au chef ». Il faut beaucoup de courage et de personnalité pour ne pas se replier dans le moule. La résignation s’installe. Les pratiques de contournement s’accentuent. On donne les réponses que l’on suppose attendues. On remplit notices et questionnaires comme on peut. On accepte, sans rechigner, d’être prévenu de la date de son inspection selon des pratiques qui scandaliseraient toutes les autres professions sans exception : « vous serez inspecté entre le 1er et le 8 ou le 15 du mois et vous m’enverrez une notice de renseignements préparatoire à l’inspection de 7 pages » avec des items que seul le rédacteur de la notice peut comprendre ». On reste sagement assis trois heures et plus, même quand les réunions qui se multiplient ne servent à rien ou sont terminées en bien moins que trois heures mais il faut « faire le temps » affiché.</p>
<p>Le phénomène gagne des conseillers pédagogiques qui ont parfois tendance à être encore plus exigeants que les inspecteurs et à effrayer les enseignants en décrivant les attentes du chef. Il gagne les maîtres formateurs, même ceux qui sont fraîchement intronisés, qui traitent les étudiants, les élèves professeurs, soit au cours de leur visites soit au cours des présentations de mémoires professionnels, comme des gamins, avec une assurance et des certitudes, confortées par leur certificat, que l’on aurait de la peine à imaginer si l’on n’accumulait pas les témoignages. Mais tout va bien, personne ne s’occupe de la qualité des relations entre chefs, sous-chefs, formateurs et acteurs et personne n’ose mettre en cause publiquement l’attitude du niveau immédiatement supérieur. La ouate institutionnelle absorbe et tout le monde s’en accommode en apparence mais les souffrances et parfois les humiliations demeurent prêtes à se réveiller et à éclater.</p>
<h3>Les facettes de l’autoritarisme</h3>
<p>On objectera qu’il ne faut pas exagérer, caricaturer, généraliser abusivement, que tout cela a toujours existé mais à la marge. Je pense que, même à l’époque où c’était peut-être à la marge, ces pratiques, auraient pour le moins, dues être mises à l’étude, que le droit à l’expression libre, au respect, à la pensée divergente, à l’indignation, devant une hiérarchie réelle ou factice, est un droit inaliénable. Et je constate, un peu partout en France, que ce qui était peut-être à la marge s’est fortement généralisé au cours de cette année. Il faut dire que bien des éléments y ont contribué, parfois sournoisement, subrepticement, parfois très clairement et fortement :</p>
<ul>
<li>·         L’obligation de dire urbi et orbi, au nom de la loyauté dont on n’avait jamais autant parlé, et de prouver que les nouveaux vieux programmes sont dans la continuité des précédents, qu’ils sont bons, plus simples, plus clairs, plus compréhensibles… Toute la pyramide a été mobilisée de l’inspection générale qui a accepté de dire tout et son contraire à quelques mois d’intervalle aux recteurs, IA, IEN, directeurs. Les sondages d’opinion aidant, l’idée que ces vieux programmes sacrifiaient l’intelligence au profit de la mécanique par exemple, est devenue incongrue. Ces programmes ont pourtant été condamnés par l’immense majorité des spécialistes et des pédagogues. Rien n’y fait.</li>
<li>·         Les retraits de salaire importants qui ont frappé les enseignants « désobéisseurs » sont une mesure sans précédent. Elle est choquante dans la mesure où ces enseignants usant de la liberté pédagogique inscrite dans la loi, n’ayant pas abandonné leur poste durant les heures affectées à l’aide personnalisée (le soutien) mais ayant pris en charge les élèves sous d’autres formes que les exercices mécaniques dont on sait qu’ils constituent  l’essentiel du temps dévolu au soutien (du bled et des opérations). Ce soutien imposé qui alourdit la journée scolaire déjà trop longue, qui est placé le matin, le midi ou le soir au gré des circonstances sans le moindre regard sur l’intérêt réel des élèves, alors que les autres enfants ne sont plus dans les locaux scolaires, est un non sens. Mais les enquêtes bien orientées et les sondages diront que c’est bien. Comment dire que ce n’est pas bien alors que l’intention affichée paraît si généreuse : l’honneur de la République selon certains discours très habiles.</li>
<li>·         Les sanctions (réprimandes, pressions, blâmes, menaces), les demandes de déclaration sur l’honneur (un comble !) pour obtenir les primes liées à la réalisation des évaluations CM2 et CE1, très contestables et contestées, ont complété un dispositif de type répressif nouveau à l’Education Nationale. On peut se demander si la prochaine étape ne sera pas une réduction des salaires des inspecteurs dont une partie des écoles placées sous leur responsabilité n’auraient pas fait les évaluations et répondu aux enquêtes. Il n’est pas sûr d’ailleurs que les inspecteurs zélés qui se sont mobilisés pour préparer les demandes de sanction ont bien mesuré que ce système pouvait être appelé à s’appliquer à eux-mêmes. Leurs syndicats non plus…</li>
<li>·         L’obligation d’organiser la semaine scolaire sur quatre jours sans concertation, sans réflexion préalable collective avec les partenaires de l’école sur le temps de l’enfant, sur les possibilités de projet éducatif global, est apparue comme une mesure autoritaire. Premièrement, il a été interdit d’utiliser le samedi matin, ce que l’on pouvait comprendre dans la mesure où la décision avait été prise d’abord pour séduire l’opinion publique nonobstant l’intérêt des enfants ; Deuxièmement, tout a été fait pour éviter d’utiliser les mercredi matin. Les écoles et les communes qui ont réussi à faire accepter un projet dans ce sens ont fait preuve d’héroïsme car les pressions des IA étaient fortes et en cascade pour l’éviter. Ils ne l’ont pas fait sans consignes. Le ministre déclare aujourd’hui qu’il n’a jamais interdit d’utiliser le mercredi et que l’on peut toujours le faire, admettant à nouveau l’intérêt des projets éducatifs locaux initiés par les mairies… On sait que c’est faux… On sait même que c’est quasiment irréversible sauf à faire preuve d’un autre autoritarisme. L’habileté suprême a été de conduire les enseignants à considérer les 4 jours comme un avantage acquis et à s’opposer à toute tentative de revenir sur l’organisation de la semaine et de la journée. « Touche pas à mon mercredi ! » est devenu un slogan qui crée de vives tensions entre parents et enseignants. L’exemple du beau projet éducatif global de la ville de Lille sur quatre jours et demi est significatif et illustre bien la nocivité de la stratégie de M. Darcos. Impossible à mettre en place sur les quatre jours obligatoires et impossible de remettre en place les quatre jours et demi malgré un travail de communication et de débats dans tous les quartiers de la ville.</li>
<li>·         Le pilotage par les résultats et l’évaluationnite galopante, les feuilles de route, les tableaux de bord, les stats, pourcentages, courbes et camemberts, etc, contribuent à déshumaniser l’acte éducatif. Il devient plus important de réussir à afficher de bonnes évaluations qu’à bien faire l’école. On évacue tous les autres paramètres de la réussite : la stabilité de l’équipe, le taux de présence de l’enseignant et la qualité du remplacement en cas d’absence, le contexte social, les accidents et incidents qui pourrissent la vie, la richesse ou la pauvreté de l’environnement… On remédie ponctuellement sans avoir d’abord médié. On se complaît dans l’apparence et l’illusion sans trop s’interroger. Bientôt surgiront à nouveau les concepts usés de handicap social, de l’égalité des chances, de l’insuffisance du travail à la maison et de l’implication des familles, avec l’idée de la fatalité, avec la culpabilisation de l’élève et de sa famille, avec la transformation douce des victimes en coupables.</li>
<li>·         Les rappels à l’ordre incessants, les culpabilisations et les leçons de morale sur l’intérêt des élèves, la politique de la carotte et du bâton (les primes et les retraits de salaire), le renforcement de l’autorité des inspecteurs soumis à des pressions considérables (voir la nouvelle note de service à propos de leurs missions, qui veut les transformer en contrôleurs et managers ou pilotes), l’inflation de paperasse (circulaires, notes, enquêtes, demandes de comptes-rendus), tout cela a eu des effets désastreux dans les écoles : démobilisation, conflits internes, tensions avec les parents, abandon de l’esprit d’initiative, perte du goût de l’expérimentation….</li>
</ul>
<h3>Pas de précédent dans l’histoire contemporaine</h3>
<p>Les réalités sont là, incontestables. Une véritable enquête indépendante le mettrait en évidence et serait salutaire, mais elle coûterait cher. Payée par le pouvoir, une telle enquête perdrait tout son sens. Quelques travaux universitaires sur ces questions pourraient lever des voiles s’ils ne restaient pas confidentiels. Les valets diront que, sur leur territoire, c’est bien différent et que si cela existe, cela ne peut-être que sur le territoire voisin.</p>
<p>Ces réalités sont sans précédent.</p>
<p>Lorsque le ministère a lancé le tiers temps pédagogique qui constituait à l’époque, en 1969/70, une véritable réforme de l’école, personne n’a jamais pensé sanctionner ceux qui ne l’appliquaient pas, ne faisaient pas l’éducation physique ou les activités d’éveil, continuaient à faire des leçons de choses et du b-a ba, consacraient 90% du temps scolaire au français et aux maths et une grande partie de ce temps à des exercices d’application, d’entraînement, de mémorisation et de contrôle. Pas une seule sanction.</p>
<p>Lorsque le ministère a mis en place une nouvelle loi d’orientation, celle de 1989, qui instituait le projet d’école, les cycles, des programmes en termes de compétences et plus en termes de sommaires de manuels, le livret scolaire, aucun enseignant n’a été sanctionné. Personne ne l’avait envisagé. Le nombre de désobéisseurs a pourtant été considérable, même chez des cadres conservateurs qui prônaient la superposition des pratiques nouvelles (le livret scolaire) aux pratiques anciennes (notes, compositions, classements). Même ceux qui affichaient leur désaccord ou leur scepticisme n’ont pas été rappelés à l’ordre. Peut-être ces ministères de droite et de gauche ont-ils eu tort de ne pas sévir… On peut se poser la question. Mais on sait que l’autoritarisme ne peut en aucun cas garantir le progrès.</p>
<p>Ce qui est très préoccupant en cette période très difficile pour l’école, c’est l’absence ou la faiblesse des réactions. Les organisations syndicales sont très embarrassées. Elles ont toujours quelque chose à négocier avec le ministère, toujours des avantages à conquérir, même quand la crise et la volonté de réduire la dépense publique rendent les victoires dérisoires. Elles sont toujours en compétition entre elles et le degré de leur détermination sur les problèmes fondamentaux de l’école est lié à la concurrence au point de les conduire parfois à perdre leur âme. Les partis politiques font preuve d’une grande frilosité sur les questions éducatives depuis une vingtaine d’années et se réfugient, quasi exclusivement sur les questions quantitatives qui clivent sans aucun doute mais qui permettent d’occulter les questions fondamentales de la place de l’école dans la société, de la construction d’une école pour le 21ème siècle, des programmes, des missions et du temps de travail des enseignants, de l’évaluation, du bonheur d’apprendre et d’enseigner.</p>
<p>On pourrait cependant penser, en se conformant au discours officiel, que tout ayant échoué jusqu’alors, il faut bien essayer autre chose, par exemple, effectuer, comme c’est le cas, une vaste marche arrière, et, autre exemple, renforcer, comme c’est le cas, l’autoritarisme à tous les niveaux. Ces deux pistes sont condamnées à l’échec malgré toute la bonne volonté de leurs zélateurs.</p>
<p>Pour la première, il n’existe aucun domaine de la vie d’une société où pour résoudre un problème d’aujourd’hui ou de demain, on reprend les solutions d’hier ou d’avant-hier qui avaient d’ailleurs fait la preuve de leurs insuffisances et justifié les réformes. Cette évidence est décrite dans de nombreux ouvrages pédagogiques sérieux. Le site de Philippe Meirieu propose de nombreuses réflexions intéressantes sur ce thème. Rappelons que tout n’a pas échoué, loin de là, et que les mesures prises depuis un an sont toutes, sans exception, régressives.</p>
<p>Pour la seconde, l’analyse n’a pas été faite, sans doute parce que le phénomène est nouveau dans l’histoire contemporaine de l’école, mais aussi, parce qu’il se développe insidieusement, que ses manifestations sont vite absorbées par la ouate institutionnelle, que chaque échelon de la hiérarchie se protège, que le niveau du terrain reste largement marqué par une infantilisation et une déférence historiques que la vague des désobéisseurs, aussi significative soit elle, ne parvient pas à occulter. La parole reste toujours descendante, les échanges horizontaux ne sont pas opératoires et sont fortement contrôlés, le chef a toujours raison, les instruments du pouvoir perdurent (inspection traumatisante, notation, jugement, autorisation d’absence, absence de possibilité de remontées authentiques et de feed back vrai des réunions…). Ces problèmes existaient avant 2007, ils étaient toutefois en voie de lente réduction, ils sont relancés et renforcés fortement depuis cette année scolaire.</p>
<h3>Dommages et problèmes</h3>
<p>Les conséquences sont faciles à imaginer, elles sont incontestables si l’on veut bien prendre la peine d’écouter les gens, d’observer, de comprendre, d’analyser en quittant son statut de supérieur, si l’on prend le temps d’échanger sur les représentations du métier et du système de chacun… Mais plus personne n’a le temps. Le pilotage par les résultats ne laisse aucune place à la relation humaine et à la compréhension de la condition humaine. Le climat dans et autour des écoles s’est fortement dégradé. Lassitude, désenchantement, démobilisation, perte de l’esprit d’initiative, renforcement de la tendance à l’individualisme, déresponsabilisation, défaut d’idéal… Réponse formelle aux enquêtes et questionnaires. Tendance à améliorer les résultats aux évaluations. Ecœurement face à l’attitude consumériste d’un nombre croissant de parents et à la multiplication des procédures (plaintes, mains courantes) que l’on étouffe au nom d’un relativisme dévastateur et de l’obsession du «pas de vagues ». Comme l’écrivaient Emmanuel Davidenkoff et Brigitte Pérucca[1] dans leur livre passionnant qu’il faut lire et relire, « La République des enseignants », parce que les questions qu’il traite sont aujourd’hui exacerbées :</p>
<p>« … L’école est avant tout en quête de sens. Pour les enseignants, la question des missions prime sur la revendication des moyens. Si les enseignants sont aujourd’hui orphelins de quelque chose, c’est bien d’un idéal politique. L’instituteur, le professeur de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle n’étaient pas des notables au sens traditionnel du terme mais par le respect qu’ils inspiraient : ils étaient porteurs d’un projet politique et social qui les dépassait et les transcendait. C’est ainsi qu’ils ont réussi à alphabétiser des millions d’enfants de paysans et d’ouvriers, et ce face à la concurrence de l’Eglise. Un siècle plus tard, la France est de nouveau confrontée à l’impérieuse nécessité de retrouver une cohésion nationale enr intégrant tous ses enfants, y compris ceux issus de l’immigration. Les situations ne sont pas comparables, mais la réponse sera forcément de même nature : il s’agit de formuler un projet politique fort susceptible d’armer les nouveaux hussards de la République. Le brassage des générations qui s’annonce ancre cette question d’actualité dans l’histoire. »</p>
<p>Le modèle ultralibéral autoritaire ne saurait en aucun cas répondre à ce besoin et il le prouve chaque jour.</p>
<p>L’autoritarisme et le pilotage par les résultats, qui sont très liés dans la perspective ultra libérale en action, peuvent peut-être être efficaces dans l’industrie ou dans les banques. Dans le domaine de l’éducation, c’est l’intelligence et la sensibilité, la compréhension et l’accompagnement, la confiance et l’optimisme qui doivent prévaloir.</p>
<p>A paraître aux éditions la « Chronique Sociale », « Pour une école du futur. Du neuf et du courage » de Pierre Frackowiak avec une préface de Philippe Meirieu.</p>
<p>[1] Editions Jacob Duverrnet 2003. Ouvrage réalisé avec l’appui de la MGEN et de la CASDEN</p>
<p>Une relecture de ce livre remue le fer dans les plaies. Tant d’occasions ratées pour construire            une école moderne, démocratique, émancipatrice, généreuse. Et cette méconnaissance des personnes, quand ce n’est pas du mépris. On relit sur la quatrième de couverture : « Derrière les débats et les remises en cause, se profilent des vies des hommes et des femmes, simples et complexes, qui lèvent souvent le voile sur des intimités émouvantes. ». Le pilotage de l’école par les résultats et l’autoritarisme, avec le snobisme du technicisme, les oublient complètement.</p>
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		<title>Encore sur Rue 89, la cas Refalo analysé par Bernard Girard, enseignant</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 08:29:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jeudi 9 juillet, Alain Refalo est convoqué à l&#8217;Inspection académique de Haute-Garonne devant la commission administrative paritaire siégeant en formation disciplinaire. Alain Refalo fait partie de ces « enseignants désobéisseurs » entrés en résistance pédagogique contre la politique de Darcos touchant à l&#8217;école primaire :
* programmes rétrogrades ;
* évaluations inutiles et préjudiciables aux apprentissages ;
* [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jeudi 9 juillet, Alain Refalo est convoqué à l&#8217;Inspection académique de Haute-Garonne devant la commission administrative paritaire siégeant en formation disciplinaire. Alain Refalo fait partie de ces « enseignants désobéisseurs » entrés en résistance pédagogique contre la politique de Darcos touchant à l&#8217;école primaire :</strong></p>
<p>* programmes rétrogrades ;<br />
* évaluations inutiles et préjudiciables aux apprentissages ;<br />
* désorganisation des rythmes scolaires, mise en place mal ajustée de l&#8217;aide personnalisée ;<br />
* absence totale de concertation qui reflète un profond mépris pour les enseignants considérés comme de simples exécutants.</p>
<p>Loin de négliger leur travail, ces derniers n&#8217;ont fait qu&#8217;appliquer le principe de liberté pédagogique, inscrit dans la loi d&#8217;orientation, qui laisse à chacun, dans sa classe, la responsabilité des pratiques les mieux adaptées aux élèves.<span id="more-4459"></span></p>
<p>Depuis plus d&#8217;un an, le ministère alterne pressions, intimidations, lourdes sanctions financières pour tenter de faire plier les récalcitrants. Alain Refalo s&#8217;est déjà vu retirer 14 jours de salaire. Bastien Cazals, autre désobéisseur, 36 jours, des retraits sur le bulletin de paye à mettre en regard de la modicité du traitement des enseignants, notamment en primaire.<br />
Une tendance inquiétante au détournement de la loi pour empêcher toute contestation</p>
<p>Depuis plusieurs semaines, la répression s&#8217;accentue et dérape lourdement. Dans la lettre recommandée qu&#8217;il a reçue de l&#8217;Inspection académique, outre le « refus d&#8217;obéissance », Alain Refalo se voit reprocher les faits suivants :</p>
<p>« Manquement au devoir de réserve, incitation à la désobéissance collective, attaque publique contre un fonctionnaire de l&#8217;Education nationale. »</p>
<p>Ces accusations dépassent très largement les obligations purement professionnelles d&#8217;un enseignant et portent atteinte aux libertés individuelles les plus élémentaires : ainsi, un enseignant n&#8217;aurait plus le droit de porter un regard critique sur son administration et, plus généralement, sur la politique éducative d&#8217;un gouvernement ?</p>
<p>On voit s&#8217;approfondir autour de l&#8217;école et dans la société une tendance inquiétante au détournement de la loi et des règles administratives pour empêcher toute forme de contestation. Dans une tribune au Café pédagogique, Pierre Frackowiak, inspecteur honoraire, fait observer à juste titre :</p>
<p>« Jamais dans l&#8217;histoire contemporaine de l&#8217;école (depuis 1940), de telles pratiques n&#8217;ont été observées. »</p>
<p>En cette veille de vacances -le temps de tous les coups fourrés- les menaces montent d&#8217;un cran avec le courrier envoyé par l&#8217;Inspecteur d&#8217;académie à Bastien Cazals, « lui intimant l&#8217;ordre de ne plus communiquer avec aucun média pour tout sujet ayant rapport avec ses fonctions ».</p>
<p>Si cet extravagant oukaze devait faire jurisprudence, c&#8217;est l&#8217;ensemble du débat éducatif qui se trouverait réduit au silence et avec lui, l&#8217;une des libertés fondamentales, la liberté d&#8217;expression, garantie par la Déclaration des droits de l&#8217;homme et du citoyen :</p>
<p>« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l&#8217;homme, tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l&#8217;abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »</p>
<p>Il faut donc croire qu&#8217;aujourd&#8217;hui, les enseignants ne seraient plus considérés comme des citoyens.</p>
<p>La lettre de l&#8217;Inspecteur d&#8217;académie à Bastien Cazals est datée du 23 juin, dernier jour de fonction de Darcos à l&#8217;Education nationale. Au cours de ces dernières années, l&#8217;école -les élèves comme les enseignants- a fait l&#8217;objet d&#8217;une entreprise de brutalisation dont les limites sont poussées toujours plus loin.</p>
<p>Si le nouveau ministre de l&#8217;Education souhaite réellement, comme il l&#8217;affirme, établir sur de nouvelles bases les relations avec le personnel dont il a la charge, il a tout le pouvoir de faire cesser les poursuites et les persécutions contre des enseignants honnêtes et compétents qui ont le seul tort de privilégier l&#8217;intérêt des élèves à la soumission aux circulaires administratives. Le climat de la rentrée ne s&#8217;en trouverait que moins pesant.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Erwan Redon , un enseignant désobéisseur menacé de licenciement à Marseille</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Jun 2009 07:48:39 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Communiqué du collectif des enseignants désobéisseurs de la Haute-Garonne
Gérard Trève, inspecteur d&#8217;académie des Bouches du Rhône s&#8217;apprête à licencier un enseignant désobéisseur !
Erwan Redon, professeur des écoles à l’école des Convalescents (Marseille) fait partie des désobéisseurs. Ceux-ci ont depuis plusieurs mois déjà, entamé un mouvement de résistance contre la casse organisée du service public d&#8217;éducation.
Erwan [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Communiqué du collectif des enseignants désobéisseurs de la Haute-Garonne</h2>
<p>Gérard Trève, inspecteur d&#8217;académie des Bouches du Rhône s&#8217;apprête à licencier un enseignant désobéisseur !</p>
<p>Erwan Redon, professeur des écoles à l’école des Convalescents (Marseille) fait partie des désobéisseurs. Ceux-ci ont depuis plusieurs mois déjà, entamé un mouvement de résistance contre la casse organisée du service public d&#8217;éducation.</p>
<p>Erwan Redon est convoqué le 7 juillet 2009 devant une commission disciplinaire de l’Inspection d’académie des Bouches-du-Rhône. Il risque d’être licencié de l’Education nationale. Officiellement, il lui est reproché une &laquo;&nbsp;insuffisance professionnelle&raquo;&nbsp;, expression suffisamment vague pour permettre l’arbitraire le plus inventif lors de l’instruction du dossier.<span id="more-4415"></span></p>
<p>La vérité, c’est qu’Erwan Redon dérange.</p>
<p>Depuis 2005, ses critiques du système et son militantisme, pédagogique comme politique, ont braqué l’Inspection d’académie. Aujourd’hui, parce qu’il pense différemment, Erwan risque d&#8217;être licencié, fait extrêmement rare dans le primaire.</p>
<p>Parce qu&#8217;une attaque contre l&#8217;un d&#8217;entre nous est une attaque contre tous, le collectif des désobéisseurs de la Haute Garonne appelle à un rassemblement devant l&#8217;inspection académique (batiment administratif, bd Armand Duportal à Toulouse), jour où un rassemblement de soutien est organisé à Marseille devant l&#8217;école d&#8217;Erwan Redon.</p>
<h2>RASSEMBLEMENT</h2>
<h2>Mercredi 10 juin à 14h devant l&#8217;inspection Académique de Toulouse</h2>
<h2>Soyons nombreux à manifester notre soutien à Erwan Redon !</h2>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Parution d&#8217;un livre de Bastien Cazals, &#171;&#160;Je suis prof et je désobéis&#187;&#160;</title>
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		<pubDate>Fri, 01 May 2009 10:15:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>
		<category><![CDATA[bastien]]></category>
		<category><![CDATA[cazals]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce livre est le développement de la lettre qu’adresse le 25 novembre 2008 Bastien Cazals, professeur des écoles, au président de la République, et qui en a fait un des porte-parole de la révolte des enseignants contre une école de plus en plus gérée comme une entreprise et au service de la société marchande. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2009/05/couv-ico.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4257" title="couv-ico" src="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2009/05/couv-ico.jpg" alt="couv-ico" width="134" height="231" /></a>Ce livre est le développement de la lettre qu’adresse le 25 novembre 2008 Bastien Cazals, professeur des écoles, au président de la République, et qui en a fait un des porte-parole de la révolte des enseignants contre une école de plus en plus gérée comme une entreprise et au service de la société marchande. Il ne s’agit pas d’une démarche d’un professionnel de la désobéissance civile mais bien de la réaction d’un citoyen qui, en son âme et conscience, décide de défendre une idée de l’éducation inspirée des plus hautes valeurs de la République française et dans le sillage de personnalités de la Résistance telles que Lucie et Raymond Aubrac ou Stéphane Hessel.</p>
<p><a href="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2009/05/bastiencazals-11.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-4259" title="bastiencazals-11" src="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2009/05/bastiencazals-11.jpg" alt="bastiencazals-11" width="156" height="200" /></a>L’auteur : Bastien Cazals, 33 ans, a été classé par le magazine Les Inrockuptibles comme une des personnalités qui a marqué l’année 2008. Quelques 3 000 enseignants à travers la France se reconnaissent en lui et bien d’autres appellent, comme lui, à des États Généraux pour sauver l’école.</p>
<p>Le livre devrait être en vente dès le 22 mai, au prix de 3 euros.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Sur le site du café pédagogique, par Pierre Frackowiak, analyse de l&#8217;évaluation et du soutien</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Apr 2009 18:15:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
		<category><![CDATA[frackowiak, meirieu]]></category>
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		<category><![CDATA[soutien]]></category>

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		<description><![CDATA[a la fin de l&#8217;article retrouvez des liens vers d&#8217;autres articles de  Pierre Frackowiak
La comédie de l’évaluation   et du soutien
&#171;&#160;Cette grande opération n’a donc servi à rien   et comme elle n’a servi à rien, on recommencera l’année prochaine. Les   complaisants diront que cela sera mieux l’année prochaine. Il est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">a la fin de l&#8217;article retrouvez des liens vers d&#8217;autres articles de  Pierre Frackowiak</p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 22pt;">La comédie de l’évaluation   et du soutien</span></p>
<p class="cafeparagraphe"><strong>&laquo;&nbsp;Cette grande opération n’a donc servi à rien   et comme elle n’a servi à rien, on recommencera l’année prochaine. Les   complaisants diront que cela sera mieux l’année prochaine. Il est vrai qu’il   est impossible que ce soit pire&raquo;&nbsp;. Pierre Frackowiak revient sur   l&#8217;évaluation de CM2 dont les résultats viennent d&#8217;être publiés après des mois   de tension avec les enseignants : &laquo;&nbsp;Tout ça pour ça ?&raquo;&nbsp;</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 12pt;">
<p class="cafeparagraphe"><!--[if gte vml 1]><v:shapetype id="_x0000_t75"     coordsize="21600,21600" o:spt="75" o:preferrelative="t" path="m@4@5l@4@11@9@11@9@5xe"     filled="f" stroked="f"> <v:stroke joinstyle="miter" /> <v:formulas> <v:f eqn="if lineDrawn pixelLineWidth 0" /> <v:f eqn="sum @0 1 0" /> <v:f eqn="sum 0 0 @1" /> <v:f eqn="prod @2 1 2" /> <v:f eqn="prod @3 21600 pixelWidth" /> <v:f eqn="prod @3 21600 pixelHeight" /> <v:f eqn="sum @0 0 1" /> <v:f eqn="prod @6 1 2" /> <v:f eqn="prod @7 21600 pixelWidth" /> <v:f eqn="sum @8 21600 0" /> <v:f eqn="prod @7 21600 pixelHeight" /> <v:f eqn="sum @10 21600 0" /> </v:formulas> <v:path o:extrusionok="f" gradientshapeok="t" o:connecttype="rect" /> <o:lock v:ext="edit" aspectratio="t" /> </v:shapetype><v:shape id="_x0000_s1026" type="#_x0000_t75" alt="" style='position:absolute;    margin-left:0;margin-top:0;width:97.5pt;height:120.75pt;z-index:251658240;    mso-wrap-distance-left:0;mso-wrap-distance-top:0;mso-wrap-distance-right:0;    mso-wrap-distance-bottom:0;mso-position-horizontal:left;    mso-position-horizontal-relative:text;mso-position-vertical-relative:line'     o:allowoverlap="f"> <v:imagedata src="http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/PublishingImages/2008/PFrackowiak.jpg" mce_src="http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/PublishingImages/2008/PFrackowiak.jpg" /> <w:wrap type="square" /> </v:shape><![endif]--><!--[if !vml]--><img src="http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/PublishingImages/2008/PFrackowiak.jpg" alt="" width="130" height="161" align="left" /><!--[endif]-->Le ministre a jugé préférable de   ne pas s’exposer à propos de cette opération fortement contestée d’évaluation   au CM2. Il a laissé officier, Jean-Louis Nembrini, le directeur de   l’enseignement scolaire, qui a porté ce projet et qui donne l’impression d’y   croire. A écouter et  à lire les propos de M. Nembrini, on ne peut honnêtement   que s’exclamer et se révolter : <strong>tout ça pour ça ?</strong></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="cafeparagraphe">Des tonnes de papier, des centaines d’instructions en   cascade dans les tuyaux d’orgue de l’institution, des centaines de réunions,   des négociations et des marchandages, des pressions à tous les niveaux de la   pyramide, un développement de l’autoritarisme, le stress des enfants et de   leurs familles, une démobilisation voire l’écœurement des enseignants, un   contrôle pesant de l’exécution des ordres, des tricheries et des suspicions   de tricheries, des résistances naturelles et légitimes, des inspecteurs   qui  se sont coupés des enseignants, une détérioration du climat dans   les écoles…<span id="more-4233"></span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="cafeparagraphe">Et tout cela, pour découvrir ce que l’on savait déjà.   On s’attendait au pire avec, par exemple, la suite du procès des enseignants   de l’école publique. Il n’est même pas arrivé. Il est vrai que des   instructions très supérieures venaient d’être données : il fallait   calmer le jeu. C’est fait.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="cafeparagraphe">Reste que tout ce travail avec ses dégâts collatéraux   n’aura servi à rien ou à presque rien. Il aura servi à répéter que tout ce   qui a été fait avant 2007 était mauvais et que le pouvoir actuel a enfin   trouvé la solution qui s’impose : la réduction de la semaine scolaire   qui a permis l’organisation d’un soutien qui ne coûte rien à l’Etat. Mais   pourquoi diable personne n’y avait pensé avant ! Il aura servi, à   travers un consensus artificiel sur le soutien, à obtenir habilement une   approbation tacite de toutes les mesures prises : nouveaux vieux   programmes, semaine de 4 jours, fin de la formation professionnelle des   enseignants… On se battra encore pour les postes. Pour le reste… on dira, on   dit déjà ici ou là, que ce n’est pas très important et on cautionnera   l’irréversibilité souhaitée par le pouvoir</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="cafeparagraphe">Cette grande opération n’a donc servi à rien et comme   elle n’a servi à rien, on recommencera l’année prochaine. Les complaisants   diront que cela sera mieux l’année prochaine. Il est vrai qu’il est   impossible que ce soit pire.</p>
<p class="cafeparagraphe">D’ici là, rappelons de manière synthétique quelques   évidences</p>
<p class="cafeparagraphe">* Tout maître est parfaitement capable de repérer,   sans le secours de l’évaluation nationale, les 15% d’élèves en grande   difficulté, leurs domaines de faiblesse et de concevoir des activités de   soutien personnalisé. Avec une formation pédagogique améliorée, tout maître   pourrait même mieux prendre en compte l’hétérogénéité de ses élèves pendant   le temps scolaire normal. Si l’Etat a besoin de grandes évaluations   nationales pour définir sa politique, rien ne l’empêche de les concevoir,   mais il peut parfaitement le faire selon des modalités et avec des moyens   modernes qui permettent de travailler sur des échantillons significatifs sans   imposer un branle-bas de combat dans toutes les écoles.</p>
<p class="cafeparagraphe">* Personne ne peut prouver que les enseignants   utilisent ces évaluations pour transformer leurs pratiques en profondeur. Ces   outils leur disent ce qu’ils savent déjà et les conduisent encore souvent,   faute d’outils d’analyse de leurs pratiques, à considérer dans leur for   intérieur qu’ils n’y peuvent rien. Affirmer cela, ce n’est nullement mettre   en cause leur conscience professionnelle et l’importance de leur travail   effectif, c’est simplement souligner les lacunes de leur formation, cette   formation pédagogique que le ministre décide de supprimer plutôt que de   l’améliorer. Ceux qui connaissent bien le terrain, les représentations des   enseignants, les raisons de leurs choix pédagogiques, le savent bien. La   pesanteur des programmes « à faire, que l’on ne parvient jamais à   finir » et la gestion du temps scolaire  expliquent la réalité.   L’absence d’accompagnement, l’inspection devenant de plus en plus contrôle de   la mise en œuvre des nouvelles mesures ministérielles et la détérioration des   rapports inspecteur/inspecté, renforcent les tendances naturelles. Dans ce   domaine complexe, les incantations et les recommandations ne suffisent pas.   Dans des contextes incertains et contestés, la tendance est d’ailleurs   toujours au retour aux pratiques que l’on connaît le mieux, c’est-à-dire   celles que l’on a vécues.</p>
<p class="cafeparagraphe">Les résultats aux évaluations justifieraient donc,   selon M. Nembrini, la pertinence de l’organisation du soutien. On peut   toujours le penser, se satisfaire des apparences comme c’est souvent le cas   en matière de politiques éducatives. Les réalités sont autres.</p>
<p class="cafeparagraphe">* Le soutien ne saurait être la priorité.   Aujourd’hui, on ne parle que du soutien hors temps scolaire normal faisant   l’impasse sur les pratiques pédagogiques pendant le temps scolaire normal.   Plus personne n’en parle. Tout ce passe comme si l’échec scolaire était une   fatalité et que le soutien viendrait compenser les lacunes et les difficultés   d’apprentissage. Ce constat n’est pas complètement étonnant si on le réfère à   l’idéologie qui sous-tend les mesures prises depuis 2007. La société de la   réussite individuelle, des gagnants et des perdants qui sont toujours les   mêmes, de la reproduction sociale, atténuée par les bonnes œuvres qui donnent   bonne conscience aux gouvernants, peut se satisfaire de ce système. Et il est   évident que le fait de reconnaître l’importance prioritaire du temps scolaire   imposerait des investissements importants, contraires à la volonté de réduire   la dépense publique.</p>
<p class="cafeparagraphe">* Le soutien ne peut pas être efficace malgré la   bonne volonté des maîtres s’il se situe dans le cadre d’une journée scolaire   déjà trop lourde. On sait que le vrai problème n’est pas celui de la semaine   scolaire. Il est d’abord celui de la journée scolaire et celui de l’année   scolaire. Faire du soutien une demi-heure avant la classe quand l’école   commence à s’envahir et à s’agiter un quart d’heure avant la classe, une   demi-heure le midi quand les enfants qui déjeunent au restaurant scolaire   jouent dans la cour, une demi-heure le soir après 6 heures de classe et   parfois 8 h de présence dans les locaux scolaires n’a pas de sens. La capacité   d’attention déjà de plus en plus faible en temps scolaire doit voisiner les   10% du temps de soutien, 20% en tenant compte du petit nombre d’élèves   concernés et du talent des enseignants.</p>
<p class="cafeparagraphe">* Le soutien ne peut être efficace que si les   activités prévues sont bien articulées avec les activités de la classe, ce   qui est concevable quand le maître de la classe assure le soutien, ce qui   l’est moins pour les stages de remédiation qui sont souvent pris en charge   par d’autres enseignants. L’évaluation n’apporte rien de plus que   l’enseignant ne savait, il n’a d’ailleurs pas attendu cette opération pour   faire le soutien. Les enseignants y étaient contraints. On sait que ceux qui   l’ont refusé ont d’ailleurs subi les foudres de leur hiérarchie jusqu’à être   sanctionné par des retraits de salaire, ce qui ne s’était jamais vu en   France. On sait surtout que le soutien ne peut pas être efficace s’il est   réduit à des exercices supplémentaires, à « du bled » et à des   opérations, même avec une débauche d’explications magistrales   individualisées. Le vrai problème de l’apprentissage réussi se situe en amont   du processus d’apprentissage, au moment de la construction du savoir et des   compétences dans des situations de découverte, d’analyse, de résolution de   problèmes, de recherche, d’expression et comparaison des procédures. Le vrai   problème est donc pédagogique, il est aux antipodes des présupposés   ministériels dont les programmes donnent la priorité à la mécanique plutôt   qu’à l’intelligence, considérant d’une certaine manière qu’il faut d’abord   apprendre mécaniquement, bêtement, pour espérer apprendre intelligemment plus   tard.</p>
<p class="cafeparagraphe">Reste qu’en dehors des « désobéisseurs »,   qui ont quand même travaillé et organisé des activités qui n’étaient pas   forcément idiotes et mauvaises, les enseignants se sont engagés, beaucoup   sans conviction mais par devoir<a name="_ednref1"></a><a href="http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/04/EvaluationetSoutien.aspx#_edn1"><span style="color: #c93200; text-decoration: none;">[i]</span></a>,   certains avec le sentiment de répondre au besoin d’apparence voulue par leur   hiérarchie, d’autres en cherchant à améliorer ce qui est mauvais, tout en   sachant pour la plupart qu’il est difficile, même avec la meilleure volonté,   de transformer du « mauvais en bon ». Mais les enfants sont   contents, les parents aussi, les sondages sont bons… Il n’en faut pas plus   pour que le ministre soit content et que toute la pyramide soit contente   qu’il soit content. Le règne de l’apparence satisfait aussi curieusement des   partenaires réputés progressistes prêts à renier tout ce qu’ils ont dit et   fait précédemment. <strong>Les pédagogues savent que la voie choisie ne peut   conduire qu’au désastre à moyen terme et que d’autres voies existent qui ont   fait l’objet d’une abondante littérature pédagogique constructive <a name="_ednref2"></a></strong><a href="http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/04/EvaluationetSoutien.aspx#_edn2"><strong> </strong></a></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="cafeparagraphe">Rappelons quelques principes que tout le monde   connaît :</p>
<p class="cafeparagraphe">* L’urgent est de revoir la question de la journée   scolaire… et de toutes ses conséquences. Il faut réduire le temps des apprentissages   pendant la journée, concevoir un temps quotidien pendant lequel, en accord   avec les collectivités locales et les mouvements d’éducation populaire, dans   le cadre de projets éducatifs locaux concertés et contractualisés pour des   durées pluriannuelles. Cela suppose de revenir sur la semaine de 4 jours, de   revoir sérieusement les programmes, de relancer les contrats éducatifs locaux   abandonnés…</p>
<p class="cafeparagraphe">* L’urgent est de placer le temps du soutien durant   le temps où tous les enfants sont à l’école pour des activités diverses, en   gérant le temps du soutien de manière à ce que les enfants en difficulté ne   soient pas stigmatisés comme ils le sont actuellement</p>
<p class="cafeparagraphe">* L’urgent est de relancer la réflexion sur les   pratiques pédagogiques pendant le temps scolaire. Eviter au maximum l’échec   pour éviter le soutien, revoir le rôle de l’inspection en termes   d’accompagnement de l’évolution des pratiques, rappeler qu’il est vain de   prétendre mesurer les performances des élèves sans les mettre en relation   avec les pratiques et les contextes qui les produisent. Il s’agit de   ressortir la pédagogie des placards, d’améliorer la prise en compte de   l’hétérogénéité, de donner du sens aux apprentissages, de prendre en compte   les savoirs non-scolaires, de développer l’utilisation des TIC, etc</p>
<p class="cafeparagraphe">* L’urgent est de remettre à plat tout ce qui est   abusivement nommé évaluation. Le contrôle des résultats à des exercices n’est   pas de l’évaluation. L’évaluation, c’est la mesure de la capacité de   mobiliser tous ses savoirs et ses compétences pour réaliser une tâche ou   résoudre un problème dans un contexte porteur de sens. On n’a pas le droit de   mélanger, contrôle et évaluation, évaluation pour la régulation de la   pratique de classe et évaluation pour situer les politiques éducatives   nationales par rapport à d’autres, pour mesurer l’efficacité des politiques,   etc</p>
<p class="cafeparagraphe">Nous sommes bien loin de tout cela. Nous sommes dans   le règne de l’apparence et de la comédie du pouvoir.</p>
<p class="cafeparagraphe">Il est vrai que beaucoup s’en accommodent pour des   raisons diverses, idéologiques, tactiques, circonstancielles… ne mesurant pas   bien les effets de cette politique à l’échelle de la société et d’une   génération.</p>
<p class="cafeparagraphe">Il est vrai que les propositions des pédagogues   coûteraient très cher à l’Etat et aux collectivités. Et ce n’est pas dans l’air   du temps.</p>
<p class="cafeparagraphe">Il est vrai que ces propositions nécessitent beaucoup   de courage pour être mises en œuvre.</p>
<p class="cafeparagraphe">Il faut pourtant savoir ce que l’on veut et faire   tout ce que l’on peut pour y parvenir.</p>
<p class="cafeparagraphe">Pierre Frackowiak</p>
<p class="cafeparagraphe">Derniers articles de P Franckowiak dans le Café</p>
<p class="cafeparagraphe">A quoi servent les devoirs ?</p>
<p class="cafeparagraphe"><a href="http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/03/frack_Aquoiserventlesdevoirs.aspx" target="_blank">http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/03/frack_Aquoiserventlesdevoirs.aspx</a></p>
<p class="cafeparagraphe">Les trous noirs de l&#8217;évaluationnite</p>
<p class="cafeparagraphe"><a href="http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/03/FrackLestrousnoirs.aspx" target="_blank"><span style="color: #c93200; text-decoration: none;">http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/03/FrackLest[...]</span></a></p>
<p class="cafeparagraphe">Une catastrophe annoncée</p>
<p class="cafeparagraphe"><a href="http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2008/PFrackowiak_Unecatastrophe.aspx" target="_blank"><span style="color: #c93200; text-decoration: none;">http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2008/PFrackowiak_Un[...]</span></a></p>
<p class="cafeparagraphe">Où va l&#8217;inspection</p>
<p class="cafeparagraphe"><a href="http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2008/10/Frack_OuvaInspection.aspx" target="_blank"><span style="color: #c93200; text-decoration: none;">http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2008/10/Frac[...]</span></a></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 12pt;">
<p class="cafeparagraphe"><strong>Articles du Café :</strong></p>
<p class="cafeparagraphe">Dossier évaluation CM2</p>
<p class="cafeparagraphe"><a href="http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/evaluationsCM2.aspx" target="_blank"><span style="color: #c93200; text-decoration: none;">http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/evalu[...]</span></a></p>
<p class="cafeparagraphe">Evaluation CM2 : surtout pas de surprise</p>
<p class="cafeparagraphe"><a href="http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/03/31032009Accueil.aspx"><span style="color: #c93200; text-decoration: none;">http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/200[...]</span></a></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color: #1f497d;"> </span></p>
<p><span style="font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #1f497d;">Sur le site de Philippe Meirieu, ce texte qui aborde la   question de la direction d’école : </span><a href="http://www.meirieu.com/FORUM/frackowiakclasseetecole.pdf" target="_blank"><span style="font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">http://www.meirieu.com/FORUM/frackowiakclasseetecole.pdf</span></a></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 12pt;">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/04/30/sur-le-site-du-cafe-pedagogique-analyse-de-levaluation-et-du-soutien/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>APPEL du 21 AVRIL des ENSEIGNANTS DU PRIMAIRE EN RESISTANCE</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/04/24/appel-du-21-avril-des-enseignants-du-primaire-en-resistance/</link>
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		<pubDate>Fri, 24 Apr 2009 08:07:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
		<category><![CDATA[appel]]></category>
		<category><![CDATA[enseignants]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>

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		<description><![CDATA[APPEL du 21 AVRIL des    ENSEIGNANTS DU PRIMAIRE EN RESISTANCE
 
À Marseille, à Toulouse, à Montpellier, à Paris… les    pressions de toute sorte contre les enseignants désobéisseurs s’intensifient    et les sanctions financières à leur encontre ne cessent de    pleuvoir. Au lieu d’engager le  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: center;"><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 16px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-weight: bold; color: #820000;">APPEL du 21 AVRIL des    ENSEIGNANTS DU PRIMAIRE EN RESISTANCE</span></span></span></span></h2>
<p><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;"> </span></span></span></span></p>
<div><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 16px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><strong><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;">À Marseille, à Toulouse, à Montpellier, à Paris… les    pressions de toute sorte contre les enseignants désobéisseurs s’intensifient    et les sanctions financières à leur encontre ne cessent de    pleuvoir</span></span></strong><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;">. Au lieu d’engager le    dialogue dans un esprit constructif, les inspections académiques s’enferment    dans une répression disproportionnée visant à faire rentrer dans le rang les    enseignants qui, en conscience, refusent d’appliquer les dispositifs et les    programmes pédagogiques qui remettent en cause le sens profond de leur    mission.<span id="more-4189"></span></span></span></span></div>
<p><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;"> </span></span></span></span></p>
<div><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 16px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;">Malgré cette répression, les enseignants désobéisseurs    n’abandonnent pas leurs convictions pour faire vivre, chaque jour, une école    de la solidarité et de la réussite pour tous. Ils ont le soutien massif des    parents d’élèves. Une caisse de solidarité nationale a été mise en place afin    de soutenir les enseignants sanctionnés par des retraits de salaire et leur    permettre de ne pas céder. Et ils ne céderont    pas !</span></span></span></div>
<p><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;"> </span></span></span></span></p>
<div><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 16px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;">L’heure est grave ! Il est minuit moins cinq dans    la nuit où le gouvernement a programmé la mort de l’école de la République. Il    n’est pas fatal que cette heure sonne.</span></span></span></div>
<p><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;"> </span></span></span></span></p>
<div><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 16px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><strong><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;">C’est pourquoi les enseignants en résistance    pédagogique appellent    solennellement :</span></span></strong></span></div>
<p><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;"> </span></span></span></span></p>
<div><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 16px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;">·</span></span></span></span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 9px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;"> </span></span></span></span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 16px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><strong><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;">les enseignants du    primaire</span></span></strong><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"> à amplifier et à    radicaliser le mouvement de résistance au démantèlement de l’école publique,    par la désobéissance pédagogique ciblée et    affichée.</span></span></span></div>
<p><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;"> </span></span></span></span></p>
<div><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 16px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;">·</span></span></span></span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 9px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;"> </span></span></span></span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 16px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><strong><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;">les    syndicats</span></span></strong><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"> à reprendre à leur compte    le mot d’ordre de la désobéissance civile pour faire échec aux lois qui    déconstruisent le service public d’éducation.</span></span></span></div>
<p><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;"> </span></span></span></span></p>
<div><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 16px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;">·</span></span></span></span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 9px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;"> </span></span></span></span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 16px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><strong><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;">les parents    d’élèves</span></span></strong><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"> à multiplier les    initiatives de protestation et de blocage susceptibles de faire pression sur    l’autorité hiérarchique qui reste sourde au    dialogue.</span></span></span></div>
<p><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;"> </span></span></span></span></p>
<div><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 16px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;">·</span></span></span></span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 9px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;"> </span></span></span></span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 16px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><strong><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;">les citoyens </span></span></strong><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;">à exiger un grand débat    national et des Etats généraux de l’éducation pour penser l&#8217;avenir de    l&#8217;enseignement public, de la maternelle à    l’université.</span></span></span></div>
<p><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;"> </span></span></span></span></p>
<div><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 16px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;">·</span></span></span></span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 9px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;"> </span></span></span></span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 16px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><strong><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;">les    élus</span></span></strong><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"> à s’engager instamment à    défendre l&#8217;intérêt du peuple, en sauvegardant le système éducatif    français.</span></span></span></div>
<p><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-family: Arial;"> </span></span></span></span></p>
<div><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 16px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;">La victoire est possible si nous le voulons ! À    nous de le décider, en pensée et en actes !</span></span></span></div>
<p style="text-align: justify;" align="justify">
<div style="text-align: justify;"><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 19px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #820000;"><strong><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;">Mouvement des enseignants du primaire en    résistance fédérés par le blog Résistance pédagogique pour l’avenir de    l’école</span></span></strong></span></div>
<div><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000df;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 12px; color: #000000;"><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 16px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #0000f0;"><strong><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: medium;"><span class="EC_Apple-style-span" style="font-size: 14px;"><a href="http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/index-252147.html" target="_blank">http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/index-252147.html</a></span></span></strong></span></span></span></span></span></div>
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		<title>la résistance contre Base élèves continue, l&#8217;appel à la désobéissance contre le fichage des enfants</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Apr 2009 07:54:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
		<category><![CDATA[fichage, base-élèves]]></category>
		<category><![CDATA[appel]]></category>
		<category><![CDATA[base]]></category>
		<category><![CDATA[élèves]]></category>
		<category><![CDATA[gall]]></category>
		<category><![CDATA[refuznik]]></category>

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		<description><![CDATA[http://retraitbaseeleves.wordpress.com/refuzniks/
En six mois plus de 180 enseignants et directeurs d’école primaires ou maternelles ont signé un appel à la désobéissance pour s’opposer au fichage précoce des enfants
Après une première vague de résistance en 2006 en Ile-et-Vilaine, les opposants au fichier Base-élèves se sont constitués en collectif national en novembre 2008. L’un des directeurs &#171;&#160;refuznik&#187;&#160;, Jean-Yves [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://retraitbaseeleves.wordpress.com/refuzniks/" target="_blank">http://retraitbaseeleves.wordpress.com/refuzniks/</a></p>
<p>En six mois plus de 180 enseignants et directeurs d’école primaires ou maternelles ont signé un appel à la désobéissance pour s’opposer au fichage précoce des enfants</p>
<p>Après une première vague de résistance en 2006 en Ile-et-Vilaine, les opposants au fichier Base-élèves se sont constitués en collectif national en novembre 2008. L’un des directeurs &laquo;&nbsp;refuznik&raquo;&nbsp;, Jean-Yves Le Gall en Isère, a clairement été menacé d’être destitué de son poste de direction s’il n’obtempérait pas. D’autres convocations sont attendues d’ici la fin de l’année scolaire.</p>
<p>Depuis le lancement du CNRBE, les directeurs &laquo;&nbsp;refuzniks&raquo;&nbsp; ont décidé de lancer un Appel à la résistance. En mars 2009 plus de 180 directrices ou directeurs du premier degrè ont rejoint cet appel. Ils refusent toujours de renseigner ce fichier, ne se rendent pas aux convocations pour des séances de &laquo;&nbsp;formation&raquo;&nbsp;, refusent leur &laquo;&nbsp;clé OTP&raquo;&nbsp; (le sésame électronique censé assurer un accès sécurisé, que les personnels doivent s’engager à conserver à tout moment), et encouragent leurs collègues à faire de même.</p>
<h2>Appel à la résistance citoyenne contre le fichage des enfants</h2>
<p>Suite à la réunion du 8 novembre 2008 à Paris, des directeurs et directrices lancent l’appel ci-dessous :</p>
<h3>Directrices, directeurs d’écoles, nous ne mettons pas et nous ne mettrons pas en place l’application dite « Base élèves ».</h3>
<p>Directrices, directeurs d’écoles, ayant renseigné « Base élèves » par nécessité de service, nous bloquerons dès à présent les remontées de données de nos écoles.</p>
<h2>TOUTES ET TOUS, NOUS DEMANDONS</h2>
<h3>L’ARRET DE L’APPLICATION « BASE ELEVES » ainsi que la destruction de toutes les données déjà collectées.<span id="more-4182"></span></h3>
<p>En tant qu’enseignants, nous ne sommes pas réfractaires par principe aux technologies nouvelles de la communication. En revanche, lorsque nous les utilisons, c’est à titre pédagogique ou à titre administratif, en utilisant des outils de gestion informatique dont les données sont internes à l’établissement et sont détruites régulièrement par nos soins. Nous refusons d’utiliser un fichier national centralisé et partageable dont nous ne pouvons prévoir l’évolution future.</p>
<p>En tant que responsables d’enfants et fonctionnaires d’état, nous ne voulons pas être instrumentalisés par le ministère de l’Éducation nationale afin d’attribuer un identifiant national (INE) à chaque élève sans l’autorisation de leurs parents et sans aucun débat démocratique. Nous refusons de participer à l’établissement d’un répertoire national d’immatriculation des élèves permettant de conserver des données pendant 35 ans.</p>
<p>En tant que directeurs d’école, nous ne pouvons cautionner la mise en place opaque d’une base de données ne prenant jamais en compte l’information aux parents d’élèves et les objections citoyennes des directeurs d’école. Nous refusons que le fichage de mineurs soit considéré comme une formalité administrative.</p>
<p>En tant que citoyens, nous ne pouvons accepter que pour appuyer l’implantation puis le passage en force de cette application informatique, l’administration n’hésite pas à user de menaces de sanctions ou de sanctions effectives (retrait de salaire) à l’encontre de directeurs. La publication d’un arrêté ministériel sur Base élèves le 1er novembre 2008, soit quatre ans après le début de l’expérimentation et alors que la majorité des élèves se trouvaient déjà répertoriés, n’affaiblira pas notre position. Nous refusons la pression administrative sur les directeurs d’école dont les missions ne peuvent être orientées vers une saisie de données qui les rendrait acteurs d’un contrôle social de la population.</p>
<p>La demande d’immatriculer nos élèves et d’utiliser Base-Élèves entre profondément en conflit avec notre éthique professionnelle et notre morale personnelle. Nos objectifs, comme enseignants, sont d’aider des individus à se construire à travers leurs apprentissages, de les aider à devenir des personnes autonomes et responsables. Nous demandons l’application d’un principe de précaution et la reconnaissance d’un droit à l’objection de conscience.</p>
<p>Vu la menace d’une altération de la confiance entre les familles et les enseignants,</p>
<p>Nous, directrices, directeurs, dont la vigilance avait permis de rester en retrait de l’application Base élèves,</p>
<p>Nous, directrices, directeurs, abusés par des arguments fallacieux de l’administration ou contraints par des pressions de tout ordre, nous avons décidé de sortir de l’anonymat pour demander solennellement et d’une seule voix l’abrogation totale et définitive de toutes les mesures liées à Base élèves et l’effacement, sous couvert d’une autorité indépendante, de toutes les données déjà enregistrées.</p>
<p>179 directeurs et directrices sont signataires de cet appel :</p>
<p>Patrick ALAGNOU, Île de la Réunion – Stéphanie ALLAIN-DELFOSSE, Isère – Martine ANGELOTTI, Lot – Etienne ANQUETIL, Puy de Dôme – Gaspard ANTOINE, Loire – Sébastien BAETA, Indre et Loire – Laurence BALDIT, Gard – Barbara BAUDOUIN, Eure et Loir – Patrick BEC, Cantal – Laure BELLET, Drôme – Dany BENEZET, Gard – Annelyse BENOIT, Haute Garonne – Céline BERLINET, Finistère – Delphine BERRY, Dordogne – Fabrice BERTERA-PORCELLANA, Ain – Michel BERTHOMIEU, Yvelines – Philippe BERTRAND, Morbihan – Eric BILLET, Hérault – Christine BILLY, Essonne – Joël BLANCHARD, Vendée – Pierre BLAYAC, Aveyron – Pascale BOCCIARELLI, Hérault – Katia BOILEVIN, Ain – Corinne BOIS, Ain – Violette BORDON, Finistère – Marie-Hélène BORRUT, Haute Garonne – Norbert BOSSU, Loire – Jean Pierre BOURDARAUD, Loir et Cher – Isabelle BRASIER, Ain – François BROCQUET, Gironde – Sylvie BROUSSOULOUX, Val d’Oise – Annie BRUCHET, Loire – Christophe BRUNAULT, Vienne – Martine BRUNET, Essonne – Christine BUZZINI, Haute Garonne – Agnès CADET, Val d’Oise – Christine CADORET, Val d’Oise – Christine CALANDRA, Loire – Elen CARIOU, Finistère – Agnès CARRUELLE, Seine Saint Denis – Denis CASANOVA, Alpes de Haute-Provence – Marie-France CAVILLIER, Isère – Bastien CAZALS, Hérault – Laure CHALVIGNAC, Lot – Carine CHAMARD, Ain – Laurent CHANUT, Haute Loire – Laure CHASSAGNE, Lot – Jean-Pierre CHAUSSADE, Haute-Garonne – Marie Françoise CHERBERO MISTAUDY, Dordogne – Cécile CHEZE, Île de la Réunion – Pierre CHOULET, Puy de Dôme – Brigitte CLAVEL, Isère – Gérard CLAVET, Oise – Michel COLAS, Maine et Loire – Fabrice COUDREAU, Seine Saint Denis – Yann COUEDEL, Val d’Oise – Carole CUNY-MARTIN, Yvelines – Olivier DAUER, Morbihan – Didier DEBALS, Île de la Réunion – Véronique DECKER, Seine Saint Denis – Elvine DELAUNOY, Ain – Laurence DELAYTERMOZ, Île de la Réunion – Danièle DELMAS, Tarn et Garonne – Flora DELMOULY, Hérault – Nicole DESQUE, Île de la Réunion – Sandrine DEVES, Alpes de Haute Provence – Pierre DEVESA, Ain – Claude DIDIER, Isère – Martine DIGNAT, Hauts de Seine – Christian DREVET, Isère – Romain DUBOIS, Lot et Garonne – Michel DUCKIT, Isère – Paul DUPEYRON, Cantal – Jean Paul ELUDUT, Morbihan – Raphaël EON, Maine et Loire – Carole FAURE, Ain – Chrystel FERNANDES, Gironde – Sylvie FERRIE, Hérault – Laurence FILIPPI, Gard – Vincent FILLOUX, Hérault – Dominique FLANDRE, Alpes de Haute-Provence – Marie-Bernadette FLEURANCE, Loire-Atlantique – Philippe FOURNIER, Ain – Johann FREMONT, Ardèche – Hadassah GARRIGUES, Haute-Garonne – Pierre GAUSSORGUES, Gard – Christian GERBELOT-LEGRIS, Isère – Olivier GIBERGUES, Hérault – Franck GILLET, Seine Saint Denis – Isabelle GODRON, Loire Atlantique – Frédérix GRASSIN, Isère – Guillaume GUALANDI, Cantal – Jean-Bernard GUENOT, Seine-Maritime – Jacques GUIGUENO, Morbihan – Elisabeth HEURTIER, Isère – Valérie HMEINSALEM, Essonne – Isabelle HUCHARD, Hérault – Amandine ISAIA, Bouches du Rhône – Catherine KERNOA, Seine Saint Denis – Hervé KOHLI, Cantal – Odon KOLLER, Loire – Magali KORDJANI, Hérault – Patrick LABARRIERE, Morbihan – Jean-Marie LACAN, Lot – Rémy LACAVE, Seine Saint Denis – Marcelle LAFILAY, Val d’Oise – Véronique LAMBERT, Drôme – Clotilde LANÇON, Ain – Laurent LANÇON, Ain – Zahia LAOUFI, Seine Saint Denis – Kati LARTIGUE, Haute Garonne – Christine LAURENT, Gard – Sophie LAVOIX-TONNELIER, Hauts de Seine – Stéphane LE BARON, Maine et Loire – Jean-Yves LE GALL, Isère – Pascale LEMARIE, Hérault – François LE MENAHEZE, Loire Atlantique – Carine LEPESANT, Aveyron – Annick L’OLLIVIER, Val d’Oise – Olivier LORENZI, Hérault – Ludovic MARCHAND, Vienne – Nathalie MASSE , Lozère – Murielle MATHY, Ain – Frédéric MATHY, Ain – Gilberte MENAGER, Yvelines – Marie-Hélène MENAULT, Dordogne – François MEUNIER, Hautes-Pyrénées – Claude MINAUD, Isère – Edith MONNERET, Jura – Patricia MOTHES, Haute Garonne – Sarah NADIRAS, Alpes de Haute Provence – Eve NAKACH, Seine et Marne – Olivier NERAL, Aveyron – Eric NESPOULET, Hérault – David NOALLY, Ain – Sophie NOVARA, Alpes de Haute-Provence – Laurent OTT, Essonne – Jean PAULY, Lot – Elodie PAYET, Île de la Réunion – Dominique PERRIN, Gironde – Meriadec PERROUX, Ain – Christian PIGANIOL, Cantal – Sébastien PILET, Sarthe – Anne-Marie PONS, Haute Garonne – Laurent PONSARD, Alpes de Haute-Provence – Delphine PORTELLI, Morbihan – Danielle POSADO, Bouches du Rhône – Annie POSTIGO, Aveyron – Joël POTIN, Loire Atlantique – Patrick PROVOST, Yvelines – Céline PUYO, Pyrénées Atlantiques – Christine QUIDU, Hauts de Seine – Pascale RAYNAL, Hauts de Seine – Pascal REQUENA, Val de Marne – Rémi RIALLAN, Isère – Alain RIVET, Loire – Sylvie ROGER, Aveyron – Cyril ROMETTINO, Alpes de Haute Provence – Sophie ROSSETTI, Drôme – Jean ROUQUET, Yvelines – Christian ROUSSEAU, Aube – Nathalie SALESIANI, Isère – Marc SALZEDO, Morbihan – Colin SANCHEZ, Vaucluse – Yves SCANU, Loire – Elise SERON, Eure – Delphine SEUX, Loire – Pierre SOUIN, Yvelines – Amélie TAHINDRO, Alpes de Haute Provence – Agnès THIBAULT, Alpes de Haute Provence – Philippe THIMONT, Val d’Oise – Martine TRINEL, Vienne – Cathy TUYAA-BOUSTUGUE, Pyrénées Atlantiques – Josef ULLA, Aveyron – Michèle URRUTIAGUER, Pyrénées Atlantiques – Laure VANEL, Yvelines – Jean-Luc VERILHAC, Loire – François VIENOT, Yvelines – Véronique VINCENT, Cantal – Philippe WAIN, Loir-et-Cher – Sylvie YEUILLAZ, Île de la Réunion.</p>
<p>Directeurs, directrices, si vous souhaitez vous joindre à l’appel, écrivez à : base-eleves@orange.fr</p>
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		<title>Paris &#8211; Appel à un nouveau dépôt de lettres de désobéissance, mercredi 8 avril,</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Apr 2009 07:36:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
		<category><![CDATA[8]]></category>
		<category><![CDATA[avril]]></category>
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		<category><![CDATA[rectorat]]></category>

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		<description><![CDATA[Désobéissance : l&#8217;Inspecteur Académique de Paris sanctionne , montrons-lui qu&#8217;il fait un mauvais calcul !


Avec plus de 2500 « désobéisseurs » déclarés, le mouvement contre les mesures Darcos, notamment l&#8217;aide personnalisée, la disparition des Rased, la modulation du temps de classe suivant les capacités des élèves, les nouveaux programmes, le fichier Base Elèves, les évaluations nationales ou encore le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: center;"><span style="font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: large; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"><strong>Désobéissance : l&#8217;Inspecteur Académique de Paris sanctionne , montrons-lui qu&#8217;il fait un mauvais calcul !<br />
</strong></span></div>
<div></div>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: small; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">Avec plus de 2500 « désobéisseurs » déclarés, le mouvement contre les mesures Darcos, notamment l&#8217;aide personnalisée, la disparition des Rased, la modulation du temps de classe suivant les capacités des élèves, les nouveaux programmes, le fichier Base Elèves, les évaluations nationales ou encore le Service Minimum d&#8217;Accueil (SMA), franchit un seuil que les sanctions déjà mises en œuvre ne semblent pas enrayer.</span></div>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: small; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">Il est désormais impossible pour le ministère d&#8217;ignorer ce mouvement. Nous, enseignants parisiens réunis en AG le mercredi 25 mars,  appellons l&#8217;ensemble des collègues parisiens à élargir cette résistance qui montre déjà sa capacité à s&#8217;auto-organiser et à lutter contre ces mesures.<span id="more-4043"></span></span></div>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: small; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">Aujourd&#8217;hui, l&#8217;empressement de la hiérarchie à valider tout ce qu&#8217;elle avait refusé en début d&#8217;année, trahit les enjeux actuels : peu importe que ce soit ou non dans l&#8217;intérêts des élèves, peu importe que l&#8217;AP soit effective ou pas, peu importe ce que l&#8217;on fait. Cela ne les interresse pas. L&#8217;important c&#8217;est que personne ne dise non pour que les IA puissent annoncer zéro désobéisseur sur leur académie.</span></div>
<div><span style="font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: small; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">Alors il ne s&#8217;agit pas d&#8217;être des martyrs, encore moins des héros, l&#8217;enjeu est simplement de ne pas renoncer à ce que nous défendons depuis l&#8217;année dernière, et de continuer, avec détermination, à refuser ce que nous jugeons néfaste pour les élèves et pour l&#8217;école. C&#8217;est  pourquoi nous réaffirmons que l&#8217;action collective doit aussi prendre en charge la question de la répression, désormais placée au centre du bras de fer avec le ministère, notamment par le biais de caisses de solidarité locales et régionales, comme celle qui existe déjà au niveau national.</span></div>
<div></div>
<div><span style="font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: small; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">Tous les désobéisseurs réaffirment que personne ne doit subir ces retraits. Nous serons particulièrement attentif sur ce point. Poursuivons la lutte contre les mesures Darcos en continuant à désobéir et à l&#8217;affirmer et/ou en étant solidaires de celles et ceux qui le déclarent !</span></div>
<div></div>
<div><span style="font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: small; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">Vous pouvez déjà envoyer vos dons en chèque à l&#8217;adresse suivante :</span></div>
<div><span style="font-family: Times New Roman; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: small; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"><strong>Véronique Decker Ecole Marie Curie Impasse Emile Zola 93000 BOBIGNY</strong></span></div>
<div><span style="font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: small; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"> </span><span style="font-family: Times New Roman; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: small; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"><strong>Chèque à l&#8217;ordre de : Sud Education Créteil (avec la mention au dos : &laquo;&nbsp;Soutien aux désobéisseurs&raquo;&nbsp;) </strong></span></div>
<div><span style="font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: small; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">Pour les dons en espèces, voir les AG locales.</span></div>
]]></content:encoded>
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		<title>Un grand article dans le Monde  sur le mouvement</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/03/21/un-article-dans-le-mondefr-sur-le-mouvement/</link>
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		<pubDate>Sat, 21 Mar 2009 13:41:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
		<category><![CDATA[lois darcos]]></category>
		<category><![CDATA[scoops et médias]]></category>
		<category><![CDATA[syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[article]]></category>
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		<description><![CDATA[lemonde.fr
L&#8217;école fait de la résistance
LE MONDE 2 &#124; 20.03.09 &#124; 17h03
A l&#8217;évidence, la presse n&#8217;est pas la bienvenue. Une demande de reportage dans les écoles primaires de Rezé, petite ville paisible de la banlieue sud de Nantes, se solde sous vingt-quatre heures par une réponse sans appel. &#187;&#160; Vous n&#8217;avez pas le droit d&#8217;aller dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/20/l-ecole-fait-de-la-resistance_1170023_3224.html " target="_blank">lemonde.fr</a></p>
<h2>L&#8217;école fait de la résistance</h2>
<p>LE MONDE 2 | 20.03.09 | 17h03</p>
<p>A l&#8217;évidence, la presse n&#8217;est pas la bienvenue. Une demande de reportage dans les écoles primaires de Rezé, petite ville paisible de la banlieue sud de Nantes, se solde sous vingt-quatre heures par une réponse sans appel. &raquo;&nbsp; Vous n&#8217;avez pas le droit d&#8217;aller dans l&#8217;école demandée. Ni dans aucune autre de la ville. Ni du département. &raquo;&nbsp; Visiblement, l&#8217;inspecteur d&#8217;académie de Loire-Atlantique ne tient pas trop à ce qu&#8217;on raconte qu&#8217;à Rezé, sur 140 professeurs des écoles, 80 sont des &raquo;&nbsp; résistants &raquo;&nbsp; déclarés. Qu&#8217;on en dénombre même plusieurs centaines dans le département – en France, ils sont quelque 2 000.</p>
<p>Qu&#8217;ils se disent &raquo;&nbsp; résistants &laquo;&nbsp;, &raquo;&nbsp; désobéisseurs &raquo;&nbsp; ou &raquo;&nbsp; objecteurs de réforme &laquo;&nbsp;, ces enseignants du primaire sont entrés en rébellion il y a bientôt un an pour les premiers. Tout fonctionnaires de l&#8217;éducation nationale qu&#8217;ils soient, l&#8217;exaspération est telle qu&#8217;ils refusent d&#8217;appliquer les instructions de leur hiérarchie. Malgré les retenues sur salaire qui frappent quelques-uns, de Paris à Marseille, malgré les lettres nominatives, ils s&#8217;obstinent à ne pas vouloir mettre en place, notamment, les deux heures hebdomadaires de soutien individualisé pour les élèves en difficulté. Dernière manifestation en date, selon eux, d&#8217;une volonté gouvernementale de démembrement du service public de l&#8217;éducation.<span id="more-3935"></span></p>
<p>C&#8217;est donc chez un particulier que nous rencontrons une grosse poignée d&#8217;enseignants de Rezé. Ils sont d&#8217;âges, d&#8217;écoles et de syndicats différents mais se connaissent bien, habitent là pour la plupart et se sont initiés à l&#8217;action collective au début des années 2000, lorsqu&#8217;il a fallu se battre contre les sous-effectifs enseignants. Ils ont donc tôt fait d&#8217;entrer en résistance, toutes les écoles de la ville (sauf une) refusant dès avril 2008 d&#8217;envoyer à l&#8217;inspection leur projet d&#8217;organisation de l&#8217;aide personnalisée.</p>
<p>&raquo;&nbsp; A quoi en sommes-nous réduits ! &raquo;&nbsp; Au milieu de la rue, en soirée, alors que s&#8217;improvise pour nous une séance photo, ils pestent, ces professeurs &raquo;&nbsp; désobéisseurs &raquo;&nbsp; des écoles maternelles ou élémentaires, contre &raquo;&nbsp; une forte ambiance répressive &laquo;&nbsp;, contre ce &raquo;&nbsp; devoir de réserve &raquo;&nbsp; avec lequel on ne cesse de les &raquo;&nbsp; seriner &laquo;&nbsp;. Un collègue vient de recevoir un blâme pour avoir parlé à un journaliste au sein de son établissement. Un autre est poursuivi pour avoir bousculé un CRS lors d&#8217;une occupation de l&#8217;inspection académique.</p>
<p>Après avoir fait la tournée des écoles, déclaré à chaque équipe enseignante qu&#8217;elle était la dernière à ne pas avoir mis en place l&#8217;aide individualisée (&raquo;&nbsp; Malheureusement pour lui, on communique entre nous ! &laquo;&nbsp;), l&#8217;inspecteur de circonscription promet désormais des visites surprises pendant les heures prévues pour ce soutien. Les menaces de sanctions financières et administratives se font plus pressantes. Sans compter que, dans les écoles, la réforme a parfois semé la zizanie entre collègues. Bref, l&#8217;ambiance est tendue et la lassitude gagne.</p>
<p>&raquo;&nbsp; Désormais, tous les projets alternatifs au soutien individualisé que l&#8217;inspecteur de circonscription refusait en septembre, il les accepte, tout ça pour diminuer officiellement le nombre de désobéisseurs !, s&#8217;agace Jean-Michel Soccoja, directeur d&#8217;école et enseignant en CE2-CM1. Deux heures à jouer aux échecs ou à faire du théâtre ? Pas de problème du moment que le prof est devant les enfants. &raquo;&nbsp; &raquo;&nbsp; On proposerait de construire une cave à vin, il accepterait ! &laquo;&nbsp;, lance une de ses collègues, qui provoque l&#8217;hilarité.</p>
<p><strong>INORGANISATION MANIFESTE</strong></p>
<p>Au plan national, l&#8217;histoire avec Xavier Darcos avait pourtant bien commencé, lorsque le ministre de l&#8217;éducation nationale avait annoncé, en 2007, la fin de la classe le samedi matin pour la rentrée suivante. La perspective d&#8217;un vrai week-end avait réjoui nombre d&#8217;enseignants et de parents. Jusqu&#8217;à ce que les seconds s&#8217;aperçoivent que cette mesure populaire les privait de leur principale occasion de rencontrer les premiers. Jusqu&#8217;à ce qu&#8217;ensuite chacun se demande comment tenir les contenus des programmes en 24 heures de cours par semaine au lieu de 26.</p>
<p>De plus ou moins bonne grâce, les écoles ont cependant testé le dispositif d&#8217;aide aux élèves en difficulté qui s&#8217;ajoute au temps de la classe, à midi ou en fin d&#8217;après-midi. Seuls ou par petits groupes, les élèves bénéficient de quatre demi-heures de soutien. Dans son principe – donner plus aux enfants qui en ont le plus besoin –, l&#8217;idée pouvait séduire les partisans de l&#8217;équité. Las, dans la pratique, l&#8217;initiative lancée à la va-vite ne va pas de soi. Comment les enfants, qui ont du mal à se concentrer pendant les six heures d&#8217;une journée de classe classique – la plus longue d&#8217;Europe –, peuvent-ils avaler une demi-heure supplémentaire ? Les consignes varient selon les académies, l&#8217;inorganisation est manifeste, le résultat inégal. Tandis que certains maîtres trouvent leur compte dans ce tête-à-tête avec l&#8217;élève, d&#8217;autres ont discrètement oublié de recruter des candidats au soutien au deuxième trimestre. Les derniers, une minorité, se rebiffent et le revendiquent. Avec d&#8217;autant plus de conviction que ce dispositif d&#8217;aide personnalisée devait se solder par la suppression de 3 000 postes au sein des réseaux d&#8217;aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased). La mise en cause de ce corps de professionnels spécifiquement formés a électrisé l&#8217;école et alerté les parents (lire ci-contre), au point de faire en partie reculer le ministère.</p>
<p>A Rezé, les instits aujourd&#8217;hui résistants avaient parfois commencé le soutien en septembre. Bilan ? Un fiasco, tranchent-ils. Il y a tant d&#8217;effets pervers ! Dans les petites écoles, on s&#8217;invente des enfants en difficulté. Dans les grosses, on ne peut en aider qu&#8217;une petite poignée alors que toute la classe aurait parfois besoin de davantage d&#8217;attention. Comment choisir ?</p>
<p>Les parents arrêtent l&#8217;orthophoniste ou le pédopsychiatre parce que l&#8217;école, c&#8217;est plus important. Attendent une demi-heure dans la voiture à midi, avec frères et sœurs à l&#8217;arrière. Surtout, nous dit-on, l&#8217;actuelle organisation sur quatre jours, avec les nouveaux programmes, a enclenché une course contre la montre permanente. Plus le temps de parler aux parents. A midi, le soir, il faut vite lâcher les élèves pour aller dispenser ces cours supplémentaires. Plus le temps, non plus, de se concerter entre collègues, de développer un projet d&#8217;école. Déjeuners au lance-pierre, journées à rallonge… Les enseignants s&#8217;épuisent. Les enfants aussi.</p>
<p>&raquo;&nbsp; On a tenté un soutien à 17 heures. Deux à trois enfants pour quarante minutes intensives. Mais ces élèves en difficulté, qui ont déjà des problèmes de concentration, étaient très fatigués, et dans la foulée ils devaient encore faire leurs devoirs &laquo;&nbsp;, témoigne le très pondéré Dominique Avril, de l&#8217;école Château-Sud. &raquo;&nbsp; Nous, c&#8217;était le midi, poursuit un collègue plus jeune et plus fougueux, Jean-Baptiste Cochereau, de l&#8217;école Ragon. Les gamins en avaient marre, après trois heures de classe. Ils avaient faim. Nous aussi d&#8217;ailleurs ! Tout cela n&#8217;était pas efficace. Juste après, ils avaient un service de cantine rien que pour eux, ce qui achevait de les marginaliser. &raquo;&nbsp; C&#8217;est toute la cadence qui s&#8217;accélère entre ce nouveau dispositif et les programmes de 2008. Ceux-là battent les records d&#8217;impopularité. Non seulement ils n&#8217;ont pas été allégés, mais rappellent à certains l&#8217;époque des porte-plumes et des bonnets d&#8217;âne. Ces programmes ont été &raquo;&nbsp; rédigés avec un grand amateurisme et s&#8217;avèrent inaccessibles pour un élève moyen &laquo;&nbsp;, à en croire Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN. &raquo;&nbsp; Des textes bâclés, fondés sur un principe idéologique : répéter avant de comprendre &laquo;&nbsp;, selon son homologue du SNUipp, Gilles Moindrot.</p>
<p>UN MODE D&#8217;ACTION LÉGITIME ?</p>
<p>Un cours, une notion, des exercices, une évaluation. Compris ou pas, il faut avancer. Résultats, confient les profs : certains enfants qui étaient &raquo;&nbsp; limite &raquo;&nbsp; plongent. Un comble ! En instaurant le soutien et en réduisant le temps de classe hebdomadaire de deux heures, on crée les problèmes que l&#8217;on tente de résoudre. &raquo;&nbsp; Je dis stop. C&#8217;est du n&#8217;importe quoi ! &raquo;&nbsp; Et que l&#8217;on ne dise pas à Jean-Michel Soccoja, enseignant depuis vingt-sept ans, que les instits ne veulent jamais rien changer. Lui qui s&#8217;est jadis battu comme un beau diable pour être titularisé bien que cloué dans un fauteuil roulant, lui qui a enseigné plusieurs années en Amérique latine, n&#8217;est franchement pas du genre pantouflard.</p>
<p>Il aurait plutôt de l&#8217;énergie à revendre. &raquo;&nbsp; Bien sûr, assure-t-il avec force, qu&#8217;il faut améliorer l&#8217;école ! &raquo;&nbsp; Revenir aux 26 heures pour tous avec moins d&#8217;élèves par classe. Un vrai soutien pendant le temps scolaire, dispensé par le Rased. Davantage de psychologues, de médecins scolaires pour épauler les profs. Plus de concertation au sein de l&#8217;équipe pédagogique, de formation continue… &raquo;&nbsp; Mais ces mesures Darcos aberrantes, je ne peux pas les appliquer ! &laquo;&nbsp;, poursuit le directeur de l&#8217;école du Port-au-Blé. Un fonctionnaire doit-il obéir aux ordres de sa hiérarchie si sa conscience lui dicte le contraire ?</p>
<p>Voilà le débat lancé sur la légitimité de ce mode d&#8217;action. Les enseignants réunis savent leur position de fonctionnaires désobéissants difficile à tenir. Surtout lorsqu&#8217;il est question de refuser un soutien aux enfants en échec… Les syndicats, d&#8217;ailleurs, n&#8217;ont pas toujours accompagné ces initiatives d&#8217;un genre nouveau avec enthousiasme, leur préférant des actions plus collectives, moins exposées aux sanctions personnalisées, moins sujettes à critiques, surtout. Un fonctionnaire peut-il tout à la fois se poser comme défenseur du service public de l&#8217;éducation et s&#8217;autoriser lui-même à ne pas appliquer les textes officiels ?</p>
<p>&raquo;&nbsp; C&#8217;est vrai que c&#8217;est un principe à manier avec précaution, la désobéissance, reconnaît tout de suite Dominique Avril. Moi, je me dis plutôt en résistance. Je comprends que l&#8217;Etat prenne des sanctions. Mais il faut bien montrer notre réprobation envers cette politique… &raquo;&nbsp;</p>
<p>Ancienne infirmière psychiatrique, Bernadette Eleouet, 50 ans, enseignante en maternelle, assume plus aisément de désobéir. Car cette énième réforme venue d&#8217;en haut, alors que les enseignants ont peut-être leur petite idée sur les rythmes de l&#8217;enfant, a le don de l&#8217;exaspérer : &raquo;&nbsp; Quand on est autant engagé dans son métier, ce mépris est difficilement supportable. Je ne compte pas mes heures, je travaille tout le temps, même en vacances, même le midi. Parce que je me sens en dette envers l&#8217;école publique, moi qui viens d&#8217;un milieu populaire, qui suis la sixième d&#8217;une fratrie de sept enfants. Aujourd&#8217;hui, en écartant tout ce qui construit un citoyen, la culture, l&#8217;histoire, l&#8217;ouverture au monde, on ne donne plus aux enfants qui ne peuvent s&#8217;en sortir que par l&#8217;école le même espoir de réussite que celui que j&#8217;ai eu. Je ne peux pas cautionner ça ! &raquo;&nbsp;</p>
<p>Les premiers blogs de &raquo;&nbsp; résistance &raquo;&nbsp; sont apparus, à l&#8217;automne 2008, diablement efficaces pour populariser l&#8217;action des enseignants porte-drapeaux : Bastien Cazals, Alain Refalo… Puis se sont multipliées les lettres au ton grave envoyées solennellement à la hiérarchie de l&#8217;éducation nationale. Qu&#8217;elles émanent de maîtres isolés ou d&#8217;écoles entières, qu&#8217;elles s&#8217;en prennent au dispositif d&#8217;aide personnalisée ou aux nouveaux programmes, elles dénoncent toutes au final &raquo;&nbsp; la casse &laquo;&nbsp;, &raquo;&nbsp; le démantèlement &raquo;&nbsp; du service public.</p>
<p>Pour les plus critiques, il y a urgence : l&#8217;école – gratuite, laïque et obligatoire – est l&#8217;objet d&#8217;un plan d&#8217;attaque cohérent de la part du gouvernement. Les réformes qui ont plu sur le premier degré ces derniers mois ont en effet, par leur nombre, de quoi surprendre, au point d&#8217;apparaître un brin improvisées. En plus du soutien et des programmes, il y a eu, dans le désordre : l&#8217;instauration de cours pour les élèves pendant les vacances, l&#8217;accueil les jours de grève, la base informatique de recensement des enfants, des évaluations nationales en CE1 et CM2 très controversées, la disparition à terme des Rased, la fin des instituts de formation des maîtres (IUFM). Et encore les plaisanteries de Xavier Darcos sur la maternelle où l&#8217;on est très occupé à &raquo;&nbsp; changer les couches &raquo;&nbsp; des bambins, moqueries interprétées comme une lourde menace sur le pré-élémentaire. Le tout dans un contexte de sévères suppressions de postes.</p>
<p>PAROLE SYNDICALE &raquo;&nbsp; TROP FRILEUSE &raquo;&nbsp;</p>
<p>D&#8217;un bout à l&#8217;autre du territoire, les &raquo;&nbsp; résistants &raquo;&nbsp; tirent de cette succession de mesures et déclarations des conclusions radicales : si le gouvernement veut à tout crin démontrer que les résultats des élèves du public sont pires que médiocres, c&#8217;est afin d&#8217;accréditer l&#8217;idée qu&#8217;il est urgent et légitime de revoir à la baisse les moyens budgétaires d&#8217;un secteur si peu performant. D&#8217;autant qu&#8217;une fois plongés dans le doute, les parents ne manqueraient pas de se tourner en masse vers le privé.</p>
<p>Telle est l&#8217;analyse de l&#8217;équipe de l&#8217;école des Accoules, à Marseille. Entre les platanes, place des Moulins, il reste des fanions colorés d&#8217;une fête précédente. Les gens du coin ont disposé les bancs en carrés pour se parler plus à l&#8217;aise, tandis que leurs enfants jouent. L&#8217;endroit sert fréquemment de lieu de rencontres conviviales entre les enseignants et les parents du haut du Panier, la colline qui borde le Vieux-Port. Ce jour-là, malgré le froid qui pince, s&#8217;y tient la réunion de préparation du prochain conseil d&#8217;école. Comme ça, tout le monde peut parler devant la presse.</p>
<p>L&#8217;école – huit classes élémentaires avec vue sur la Méditerranée – est au diapason : un modèle de dialogue, un exemple de mixité sociale – qui voit se côtoyer enfants d&#8217;immigrés et d&#8217;artistes nouvellement installés dans le Panier rénové. Ici, la mobilisation en faveur d&#8217;écoliers sans papiers a contribué à souder les familles autour du groupe scolaire. La plupart des professeurs, expérimentés, y sont maîtres d&#8217;application, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;ils forment les débutants. A ce titre, ils ne sont pas tenus d&#8217;exécuter les deux heures hebdomadaires d&#8217;aide personnalisée. Ce qui ne signifie pas qu&#8217;ils n&#8217;ont pas d&#8217;élèves en difficulté, mais que l&#8217;administration n&#8217;a rien prévu dans leur cas.</p>
<p>Le dispositif d&#8217;aide a tout de même été mis en place à la rentrée. Mais à l&#8217;annonce de la suppression des postes de Rased, l&#8217;expérience a tourné court. Les enseignants ne se contentent plus de la parole syndicale, &raquo;&nbsp; trop frileuse &laquo;&nbsp;. Ils veulent autre chose, &raquo;&nbsp; poser un acte fort &laquo;&nbsp;, glisse Armelle, la professeure du CE2. &raquo;&nbsp; On avait l&#8217;air trop gentils avec nos ballons et nos manifs du mercredi. &raquo;&nbsp; En novembre, l&#8217;équipe exprime officiellement son refus de cautionner le dispositif de soutien auprès de l&#8217;inspecteur d&#8217;académie, grossissant ainsi les rangs des 157 &raquo;&nbsp; résistants &raquo;&nbsp; des Bouches-du-Rhône. Les signataires préfèrent continuer à aider leurs élèves en difficulté dans le cadre de leur classe et à privilégier &raquo;&nbsp; toutes les collaborations possibles avec les personnels spécialisés et les parents &laquo;&nbsp;.</p>
<p><strong>LE MERCREDI EN QUESTION</strong></p>
<p>Très au courant, ces derniers sont prêts à joindre leurs voix aux leurs. &raquo;&nbsp; Nous devons obtenir un enseignant en plus par cycle et le retour aux 26 heures par semaine pour tous les gamins. Assez du saupoudrage pour quelques-uns ! &laquo;&nbsp;, lance une mère sur la place. C&#8217;est aussi la position de la principale fédération de parents d&#8217;élèves, la FCPE. Profitant du cafouillage ambiant, l&#8217;organisation réclame un retour national aux 26 heures, réparties sur quatre jours et demi, mercredi compris, histoire de rééquilibrer la journée.</p>
<p>Les familles des Accoules, mobilisées, ont indiqué par écrit qu&#8217;elles ne veulent pas d&#8217;heure de soutien – ce qui, accessoirement, protège les intéressés des retenues de salaire. Toutes ont signé, sauf trois, précise Corinne Lefort, la directrice. Elle apprécie cette &raquo;&nbsp; connivence &raquo;&nbsp; qui n&#8217;était pas jouée d&#8217;emblée. Il y a dix ans, l&#8217;école était délaissée par les classes moyennes : Corinne s&#8217;est livrée avec ses collègues à &raquo;&nbsp; des opérations boutons de veste &laquo;&nbsp;, autrement dit, attraper les parents par le revers de la veste pour les convaincre de confier leurs enfants.</p>
<p>Souriante et déterminée, la directrice a de la bouteille, comme la plupart ici. Elle a commencé sa carrière en 1984 dans une ZUP de Strasbourg, avant d&#8217;exercer en Nouvelle-Calédonie. Armel Cornic, 38 ans, a enseigné au Mexique, Jean-Marc Donadieu, 57 ans, a connu une autre vie professionnelle avant de prendre en charge le CP, Eric Kayadjanian, quatorze ans d&#8217;ancienneté, vient de la banlieue parisienne… Ce dernier s&#8217;emporte contre les récentes mesures ministérielles : &raquo;&nbsp; C&#8217;est comme si on disait à un cancérologue d&#8217;en revenir aux bains de siège ! Tout ce que nous redoutions est arrivé en moins d&#8217;un an. &raquo;&nbsp;</p>
<p>&raquo;&nbsp; C&#8217;est la guerre à l&#8217;intelligence, renchérit Jean-Marc. Les ministres Robien et Ferry, eux, avaient gardé le cap de la qualité. &raquo;&nbsp; L&#8217;équipe reconnaît s&#8217;être inquiétée a priori des programmes de 2002, à tort. Dans sa lettre collective, elle indique qu&#8217;elle continuera à s&#8217;y référer, et dénonce ceux de 2008, trop &raquo;&nbsp; rétrogrades &laquo;&nbsp;. Surtout au chapitre de l&#8217;instruction civique. &raquo;&nbsp; Nous avons instauré l&#8217;habitude du débat institutionnalisé avec les enfants car le vivre ensemble était enfin inscrit dans les textes. Là, c&#8217;est le retour de la petite phrase de morale au tableau comme en 1927… &raquo;&nbsp;</p>
<p>Béatrice Audibert, l&#8217;une des rares à être syndiquée, est particulièrement remontée contre l&#8217;évaluation qu&#8217;elle a dû mener dans son CM2. Ce n&#8217;est pas la première fois que l&#8217;éducation nationale mesure le niveau des connaissances, soit sur de grands échantillons d&#8217;élèves, soit, nationalement, au niveau du CE2. Mais ces tests-là… D&#8217;abord, les questions qui portaient sur les acquisitions de toute l&#8217;année tombaient dès janvier. Ensuite, le logiciel d&#8217;enregistrement des résultats considérait de la même façon celui qui avait, par exemple, commis deux erreurs dans les dix opérations et celui qui n&#8217;en avait réussi aucune. Seules notes possibles : 1 ou 0. Passons sur les tricheries, le bachotage – les questions ont circulé à l&#8217;avance sur Internet. L&#8217;école des Accoules a remis ses résultats sans biaiser, mais sur papier et mélangés à ceux d&#8217;autres classes de Marseille, histoire d&#8217;empêcher tout classement établissement par établissement.</p>
<p>&raquo;&nbsp; Auparavant, nous corrigions ensemble, ce qui nous aidait dans l&#8217;élaboration de notre projet d&#8217;école. Maintenant l&#8217;administration verse une prime de 400 euros aux maîtres de CM2, juste pour diviser les équipes ! Nous n&#8217;en voulons pas ! &raquo;&nbsp; Ce cri du cœur a retenti dans nombre de salles des maîtres où certains se sont sentis blessés qu&#8217;on tente de les acheter, afin de les inciter à appliquer les réformes. Pour Béatrice, qui a trente-six ans d&#8217;ancienneté, le plus grave réside peut-être dans la mise au pas des approches pédagogiques. &raquo;&nbsp; J&#8217;ai un DEA en sciences de l&#8217;éducation, je pensais pouvoir continuer à enseigner en me fiant à mon expérience mais, avec leurs évaluations au CE1 et au CM2, ils m&#8217;imposent leurs méthodes et leurs rythmes. En conjugaison, par exemple. Ici, nous l&#8217;enseignons avec des phrases qui ont du sens. Leurs consignes à eux se limitent à : [je (prendre) plus-que-parfait]. Je prendre quoi ? Des riens du tout ! &raquo;&nbsp; Les collègues sourient.</p>
<p>&raquo;&nbsp; On en revient à avant les chercheurs en éducation, déplore l&#8217;un d&#8217;eux, à une époque où on n&#8217;essayait pas de pousser le gros d&#8217;une génération au-delà du certificat d&#8217;études. &raquo;&nbsp; Autant dire un esprit très éloigné de celui auquel ils aspirent. &raquo;&nbsp; Quand j&#8217;étais jeune, je croyais que l&#8217;école pourrait sauver le monde, confie Corinne Lefort. Mais lorsque je vois les 10 % d&#8217;enfants qui arrivent fracassés par la vie, je constate qu&#8217;il faudrait des moyens énormes pour les tirer vraiment vers le haut. &raquo;&nbsp; Qui serait prêt à les mettre ?</p>
<p><strong>NE RIEN CAUTIONNER</strong></p>
<p>Autre haut lieu de la contestation, la maternelle Octobre d&#8217;Alfortville (Val-de-Marne), en région parisienne. Une école elle aussi qualifiée d&#8217;&raquo;&nbsp; idéale &raquo;&nbsp; par son équipe enseignante, dans un quartier où s&#8217;entremêlent barres HLM, pavillons et immeubles de standing, enfants défavorisés et plus chanceux. 25 élèves par classe, puisqu&#8217;elle se situe en ZEP, et des professeurs enthousiastes, en recherche constante de nouvelles façons de travailler. Sur dix enseignants susceptibles d&#8217;assurer le soutien (bel et bien prévu dans les textes dès la maternelle), cinq s&#8217;y refusent. Toutes des femmes. Leurs collègues, nous assurent-elles, approuvent le mouvement mais ne peuvent en assumer les conséquences financières – retrait prévu d&#8217;un demi-mois de salaire en juillet.</p>
<p>&raquo;&nbsp; Nous ne sommes pas devenues fonctionnaires pour être planquées mais parce que l&#8217;éducation nous passionne. Elle est pour nous un engagement citoyen. C&#8217;est pour ça que nous sommes en résistance. Nous désobéissons car nos idées sur l&#8217;éducation, le service public, l&#8217;égalité des chances, sont bafouées &laquo;&nbsp;, pose, calme et sûre d&#8217;elle, Cécile Hassibi, institutrice en petite et moyenne section. L&#8217;heure est grave.</p>
<p>Aux yeux de l&#8217;équipe, les réformes gouvernementales perturbent le précieux équilibre trouvé après des années de travail pour reconstruire la réputation de l&#8217;école. L&#8217;aide individualisée, d&#8217;abord. L&#8217;organisation avait été soigneusement pensée afin de ne laisser aucun élève de côté : petits et moyens sont systématiquement mêlés. L&#8217;après-midi, quand les plus jeunes font la sieste, ne reste qu&#8217;une douzaine de moyens par classe, qu&#8217;il devient possible de suivre de près. &raquo;&nbsp; Cela permet aussi de profiter des interactions entre les enfants. Dans cette hétérogénéité, chacun trouve à apprendre &laquo;&nbsp;, plaide une jeune institutrice de petite-moyenne section, Marion Audrain.</p>
<p>En isolant pour un soutien, on perd cette dynamique. On stigmatise. On risque de changer le regard des parents sur l&#8217;enfant, dès son plus jeune âge. &raquo;&nbsp; Et puis, rien n&#8217;est défini, on est dans le flou total, poursuit-elle. On ne peut pas imaginer ce soutien pour des petits de 3 ou 4 ans, qui sont déjà six heures par jour à l&#8217;école… Même les 5-6 ans s&#8217;endorment sur les bancs en fin de matinée ou à 16 h 30 quand on leur raconte une histoire ! &raquo;&nbsp;</p>
<p>Sans compter que, sans cadre national, toutes les dérives sont possibles. Comme proposer du soutien à ceux de grande section qui, en début d&#8217;année, ne maîtrisent pas le nom des lettres et la reconnaissance de l&#8217;écriture chiffrée. &raquo;&nbsp; Alors qu&#8217;ils ont toute l&#8217;année pour s&#8217;y mettre ! &raquo;&nbsp; Pendant les heures prévues pour l&#8217;aide individualisée, les résistantes se retrouvent pour parler de projets pédagogiques, ce qu&#8217;elles n&#8217;ont plus le loisir de faire le samedi matin. Elles tiennent à ne proposer aucune solution acceptable par l&#8217;inspection académique, ce qui, à leurs yeux, reviendrait à cautionner le pire de tout, dans cette réforme : la suppression annoncée des Rased, ces interlocuteurs précieux auprès desquels elles &raquo;&nbsp; vident leur sac &raquo;&nbsp; et prennent conseil.</p>
<p>Les nouveaux programmes ? Elles en rient : &raquo;&nbsp; C&#8217;est d&#8217;une telle indigence, par comparaison avec ceux de 2002 ! Au printemps dernier, on a voulu réfléchir dessus, mais au bout de dix minutes, on n&#8217;avait plus rien à se dire… &raquo;&nbsp; Elles en pleurent : &raquo;&nbsp; Un petit fascicule a remplacé un livre et ses documents d&#8217;accompagnement. Avant, on avait le détail des compétences à acquérir dans chaque grand domaine d&#8217;apprentissage, des mises en situation… Là, plus rien. &raquo;&nbsp;</p>
<p>Elles continuent donc d&#8217;appliquer les anciens programmes &raquo;&nbsp; plus riches, plus exigeants. On ne va pas nous sanctionner là-dessus ! &laquo;&nbsp;. A présent, le chapitre &raquo;&nbsp; Vivre ensemble &raquo;&nbsp; s&#8217;intitule &raquo;&nbsp; Devenir élève &laquo;&nbsp;. Il y a des listes de mots à apprendre. L&#8217;accent est mis sur la morale, la politesse. La grande section tend à se transformer en CP. &raquo;&nbsp; Phénoménal retour en arrière ! &laquo;&nbsp;, pour la directrice de l&#8217;école, Armelle Narmy, 56 ans, dont les longues années d&#8217;enseignement n&#8217;ont en rien émoussé l&#8217;enthousiasme. Cette fois-ci, pourtant, elle désespère bel et bien de l&#8217;éducation nationale. &raquo;&nbsp; On balaie tout ce que les pédagogues ont compris ces dernières décennies sur la manière dont les enfants apprennent. En 1989, avec l&#8217;instauration des cycles, l&#8217;élève pouvait acquérir des compétences, à son rythme, sur plusieurs années. Maintenant il faut remplir, remplir, remplir les têtes, soi-disant pour qu&#8217;il n&#8217;y ait plus d&#8217;échec. Mais si l&#8217;enfant n&#8217;est pas prêt, ça ne marche pas ! &raquo;&nbsp;</p>
<p>Un peu comme si l&#8217;école pouvait s&#8217;offrir le luxe de se priver des avancées – réelles – de la recherche en éducation.</p>
<p>Pascale Krémer et Martine Valo</p>
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