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	<title>ACCUEIL BLOG NICNOF &#187; darcos</title>
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	<description>Mobilisons-nous pour défendre l&#039;enseignement public</description>
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		<title>Lettre ouverte d&#8217;une psychologue scolaire</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Jun 2009 22:30:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
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		<description><![CDATA[NOUVELLE ORIENTATION DE L’EDUCATION NATIONALE :
DE LA MALHONNÊTETÉ A L’EXACTION

Le Châtelet en Brie 17 juin 2009
Patricia PILLEUL-MARY
Psychologue de l’éducation
436 Avenue de la Reine Blanche
77820 Le châtelet en Brie
Tél : 06 83 10 88 63
Adresse mail : patilespiegle77@orange.fr
Cet écrit est « strictement réservé à tout le monde » : Enseignants, parents, syndicats, groupes
pédagogiques, inspecteurs de l’éducation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: left;">NOUVELLE ORIENTATION DE L’EDUCATION NATIONALE :</h3>
<h2 style="text-align: center;">DE LA MALHONNÊTETÉ A L’EXACTION</h2>
<p><span id="more-4429"></span></p>
<p>Le Châtelet en Brie 17 juin 2009<br />
Patricia PILLEUL-MARY<br />
Psychologue de l’éducation<br />
436 Avenue de la Reine Blanche<br />
77820 Le châtelet en Brie<br />
Tél : 06 83 10 88 63<br />
Adresse mail : patilespiegle77@orange.fr</p>
<p>Cet écrit est « strictement réservé à tout le monde » : Enseignants, parents, syndicats, groupes<br />
pédagogiques, inspecteurs de l’éducation nationale, inspecteurs d’académie, ministres etc.…<br />
Car en ces temps troubles de l’histoire de l’éducation nationale, il semble urgent :<br />
- D’écouter et d’entendre les protestations des enseignants, des parents, mais aussi des<br />
spécialistes de l’éducation et de la santé, s’insurgeant contre les réformes actuelles de<br />
l’éducation nationale, jugées dangereuses pour l’avenir de nos enfants et pour le devenir<br />
de notre école.<!--more--><br />
- Que l’opinion publique mesure l’ampleur de l’énergie déployée par les hauts<br />
dirigeants de notre institution scolaire, afin de traquer et punir les « mauvais<br />
maîtres » qui osent s’opposer aux réformes de monsieur Darcos.<br />
Monsieur Darcos nous a offert une panoplie complète, prête à l’emploi de toute une série de<br />
réformes. Nous ne pourrons toutes les étudier dans ce texte. Bornons nous à l’Aide<br />
personnalisée et à ses conséquences lorsque les enseignants la remettent en cause.<br />
Nous ne pouvons plus accepter cette situation.<br />
Prenons le temps d’ouvrir les yeux, d’observer et livrons nous TOUS à la réflexion en tant<br />
que citoyens.<!--more--></p>
<h3>AIDE PERSONNALISEE</h3>
<p>Tous les enseignants ont été violemment confrontés à cette réforme. Appliquée de manière<br />
autoritaire, elle n’aurait fait l’objet d’aucune analyse approfondie et sérieuse de ses<br />
conséquences sur l’institution scolaire et ses usagers.</p>
<p><strong><br />
De quoi s’agit-il ?</strong><br />
Le BO No 25, du 19 juin 2008, stipule qu’«à compter de la rentrée 2008, le temps scolaire<br />
des élèves de l’école primaire est organisé comme suit : 24 heures d’enseignement par<br />
semaine pour tous les élèves, ceux qui rencontrent des difficultés d’apprentissage pouvant<br />
bénéficier en outre de 2 heures d’Aide Personnalisée. Les 24 heures d’enseignement sont<br />
organisées à raison de 6 heures par jour, les lundi, mardi, jeudi et vendredi…le conseil des<br />
maîtres propose à l’inspecteur de l’éducation nationale l’ensemble du dispositif d’Aide<br />
Personnalisée…l’inspecteur arrête ce dispositif pour l’année scolaire. Ce dispositif est<br />
ensuite inscrit dans le projet d’école. Pour ce travail les enseignants s’appuient sur les<br />
programmes de l’école primaire, référence en matière de connaissances et de compétences à<br />
acquérir, sur les outils d’évaluation et de contrôle des résultats mis en oeuvre dans chaque<br />
classe…le maître de la classe met en oeuvre l’Aide Personnalisée…il s’appuie sur l’ensemble<br />
des moyens disponibles. Le premier de ces moyens est la différenciation pédagogique dans la<br />
classe, pendant les 24 heures d’enseignement dues à tous les élèves, en fonction des<br />
difficultés rencontrées par les élèves, l’Aide Personnalisée peut s’intégrer à un PPRE ou<br />
prendre la forme d’un autre type d’intervention, en petit groupe par exemple .»<br />
<strong>Premier problème posé par l’Aide Personnalisée</strong><br />
Cette réforme qui modifie en profondeur le système éducatif échappe à tous.<br />
Monsieur Darcos, dans sa hâte de voir sa réforme mise en place très rapidement, a tout<br />
simplement oublié de définir de manière précise l’objet Aide Personnalisée.<br />
Ce grave oubli aboutit sur le terrain à une déréglementation des pratiques pédagogiques.<br />
En effet, chaque inspecteur se voit chargé par l’inspecteur d’académie d’assurer la mise en<br />
place et la validation du contenu de l’Aide Personnalisée: Stratégie extraordinairement<br />
efficace pour entretenir confusion, incohérence et anarchie.<br />
Hormis le fait qu’elle soit destinée aux enfants rencontrant des difficultés, il faut se contenter<br />
de sa définition succincte.<br />
- L’Aide Personnalisée est une aide personnalisée ou individuelle.<br />
- Elle se pratiquera en pédagogie différenciée ou en petit groupe.<br />
Ceci ne concerne que la forme, mais où est la définition du fond ? On apprend à l’école primaire<br />
de bien distinguer les deux et de les travailler, Monsieur Darcos l’aurait-il oublié ? est-ce que<br />
l’aide personnalisée ne concerne que les contenus d’apprentissage ou aussi les processus<br />
d’apprentissage ? Autrement dit doit-on ne faire faire et refaire des exercices ou de travailler sur<br />
toutes les dimensions des processus d’apprentissage, la concentration, la mémoire, la logique<br />
etc… ?<br />
Dès lors, à chacun de s’accommoder de ces « ou » et de glaner des informations plus précises.<br />
Face à ces choix multiples, certains parleront de l’Aide Personnalisée comme « d’un<br />
enseignement supplémentaire » &#8211; « d’une aide supplémentaire » &#8211; « d’un soutien » &#8211; « d’une<br />
prévention de la difficulté » &#8211; « d’activités pédagogiques ».<br />
De ce fait, certains inspecteurs, dans le cadre des 2 heures d’Aide Personnalisée valideront des<br />
projets strictement recentrés sur l’acquisition d’une connaissance ponctuelle.<br />
D’autres puiseront dans les matières proposées dans les programmes et accepteront, dans le cadre<br />
de l’Aide Personnalisée, des ateliers artistiques, culturels etc.<br />
Pour couronner l’incohérence généralisée qui règne dans nos circonscriptions, un même projet<br />
pourra être validé ou refusé selon les propres valeurs de chaque inspecteur.<br />
La multiplication dans les écrits officiels des termes tels que : « On peut » &#8211; « si possible »,<br />
permet toutes les interprétations, des plus rigides aux plus fantaisistes.<br />
- Ici on admettra l’Aide Personnalisée dans le cadre d’un groupe classe, là on exigera<br />
l’Aide Personnalisée dans le cadre d’un groupe restreint.<br />
<strong>Second problème posé par l’Aide Personnalisée</strong><br />
La journée s’allonge (24+2) : 4 = 6 heures ½.<br />
Une conséquence, et non la moindre, consiste en l’allongement de la journée scolaire des enfants<br />
parmi les plus fatigables.<br />
En effet, l’article 10-1 du décret no 90-788 du 6 septembre1990 indique : les aménagements de la<br />
semaine scolaire ne peuvent avoir pour effet « d’organiser des journées scolaires dont les heures<br />
d’enseignement dépassent 6 heures », et la circulaire n° 2008-082 du 5 juin 2008 fait état de 24<br />
heures d’enseignement obligatoires auxquelles s’ajoutent 2 heures d’enseignement facultatif.<br />
En conclusion, les 2 heures d’Aide Personnalisée font dépasser de façon illégale, les 6 heures par<br />
jour.<br />
Pour justifier ce type d’abus, certains inspecteurs d’académie ne manquent pas d’imagination, ni<br />
de mauvaise foi. Ainsi nous pouvons relever quelques regrettables dérives.<br />
Parmi les réponses les plus époustouflantes, voire les plus farfelues rendues par des inspecteurs<br />
d’académie et/ou des inspecteurs, citons quelques exercices de style et vilains jeux de « maux –<br />
mots ».<br />
- On ne rallonge pas la journée d’enseignement car les heures d’Aide Personnalisée sont<br />
des activités pédagogiques pour aider les élèves qui en ont le plus besoin.<br />
Cela signifierait-il que les actions pédagogiques ne seraient pas de l’enseignement;<br />
Et qu’inversement, l’enseignement ne contiendrait pas des activités pédagogiques ?<br />
- On distingue les 24 heures d’enseignement sur 4 jours et l’Aide Personnalisée qui s’y<br />
ajoute.<br />
Mais on ne sait toujours pas en quoi consiste l’Aide Personnalisée:<br />
Peut-on faire du tricot, de la cuisine, du jardinage, réciter des extraits de la Princesse de<br />
Clèves ?<br />
- On ne peut pas dépasser les heures car l’Aide Personnalisée est un enseignement<br />
facultatif.<br />
Si l’enseignement facultatif ne fait pas dépasser la journée de classe, c’est que les<br />
2 heures par semaine sont inutiles.<br />
On constate combien l’Aide Personnalisée définie ainsi, fait l’objet d’une piètre<br />
considération de la part de nos inspecteurs d’académie ou de l’éducation nationale.<br />
- La journée d’un enfant n’est pas rallongée quand il est « pris en soutien » un jour de<br />
classe, dans la mesure ou l’Aide Personnalisée n’est pas du temps scolaire.<br />
Un inspecteur d’académie précise, « Si les enfants sont fatigués, commencez la séance par<br />
de la relaxation » !<br />
Il fallait oser « ainsi parler », et certains de nos supérieurs ont délibérément ou ont été<br />
contraints de s’engluer dans la mauvaise foi.<br />
Tout cela pourrait être cocasse et faire l’objet d’une immense foire à la bêtise de l’éducation<br />
nationale, s’il ne s’agissait pas de jeunes enfants que l’on demande à l’enseignant de<br />
maltraiter.<br />
Nous remarquerons au passage que la parole de l’enseignant est fort peu sollicitée sur ce<br />
dispositif.<br />
C’est pourtant lui, le pédagogue, avec l’équipe pédagogique et en particulier le RASED, qui<br />
ont les compétences de cerner au plus près les besoins des élèves.<br />
Et, tout pédagogue est en mesure de dénoncer toutes les failles et insuffisances de l’Aide<br />
Personnalisée.<br />
Dès lors, non seulement la parole de toute l’équipe pédagogique n’est pas écoutée , mais elle<br />
est confisquée.<br />
Les enseignants sont mis en demeure d’appliquer la réforme sans état d’âme et sans mot dire (maudire ?).</p>
<h3>DE LA REACTION ET DE LA DESOBEISSANCE QUI S’EN SUIT</h3>
<p>C’est donc, une véritable violence faite aux enseignants. Ce qui n’a pu que susciter<br />
inquiétudes, incompréhension et diverses réactions. Si certains acceptent, d’autres résistent<br />
ou désobéissent.</p>
<p><strong><br />
De la résistance passive :</strong></p>
<p>De tous temps, des enseignants ont détourné voire ignoré des dispositions ministérielles les<br />
jugeant, soit inefficaces, inapplicables ou dangereuses. De ces désobéissances masquées, les<br />
inspecteurs n’étaient pas dupes ; beaucoup d’entre eux fermaient les yeux.<br />
Il suffit de se souvenir du peu d’enthousiasme soulevé par la loi d’orientation de 1989,<br />
instituant les cycles ; loi parfois peu ou mal appliquée sans que l’administration ne s’en<br />
émeuve. Ce qui importait avant tout était de donner l’illusion que la hiérarchie était<br />
suffisamment puissante pour obtenir de ses subordonnés une exécution servile des directives.<br />
Seules les grèves, bien contrôlées et reconnues de tous dérangeaient légèrement l’ordre établi.<br />
Nous nagions dans la plus parfaite hypocrisie &#8211; faux dominant, faux dominé- sous le regard<br />
bienveillant de notre hiérarchie.<br />
Ce qui l’intéressait alors, reste d’actualité aujourd’hui : A savoir, la désobéissance non<br />
affichée ne dérange personne. La hiérarchie détourne la tête, l’ignore et les médias la<br />
mentionnent peu.<br />
Mais, M. Darcos sûr de lui, a commis l’erreur de négliger les réactions hostiles du terrain.<br />
S’il peut encore s’appuyer sur la masse des résistants passifs qu’il comptabilise comme des<br />
adhérents à ses réformes, il ne peut plus ignorer la masse grossissante des désobéisseurs,<br />
syndiqués ou pas et qui, s’expriment sans contrainte.</p>
<p><strong><br />
De la désobéissance</strong><br />
Ces enseignants, respectueux de la mission qui leur est confiée, responsables et engagés, ont<br />
choisi de ne pas appliquer les directives ministérielles et déclarent officiellement à leurs<br />
supérieurs leur détermination à ne pas se soumettre.<br />
Cette détermination ferme et engagée, est loin d’être anodine pour nos supérieurs<br />
hiérarchiques.<br />
Tous les ingrédients sont en effet réunis afin que, inspecteurs d’académie et inspecteurs de<br />
l’éducation nationale soient déstabilisés.<br />
Leur pouvoir risque de leur échapper.<br />
- Tout comme le parent a peur de l’enfant qu’il ne maîtrise pas.<br />
- Tout comme le maître peut avoir peur du groupe classe qu’il ne maîtrise pas,<br />
- L’inspecteur d’académie ou l’inspecteur a peur du groupe d’enseignants qu’il ne maîtrise<br />
pas.<br />
Lorsque l’affolement s’immisce dans les rangs de nos hauts responsables, confrontés à la<br />
perte de leur toute puissance, à la mise en échec de leur autorité, ne pouvant se résigner à la<br />
négociation, le mode de défense le plus communément adopté consiste à prendre des mesures<br />
répressives envers les enseignants.<br />
Ainsi, harcèlements, chantage, libertés bafouées, menaces, déni de leurs compétences, sont<br />
devenus le lot quotidien de nombre d’entre eux.<br />
La liste des exactions commises envers certains de ces enseignants et des enfants dont ils<br />
s’occupent ne cesse de s’allonger.</p>
<h3>DES EXACTIONS</h3>
<p>Car nous l’avons tous compris, ce n’est certes pas la désobéissance qui sera sanctionnée mais<br />
son affichage, au vu et au su de tous.<br />
De la menace au passage à l’acte, le pas sera vite franchi.</p>
<p><strong><br />
Retenues de salaire</strong><br />
Elles ont d’abord été présentées comme des sanctions par certains inspecteurs d’académie<br />
qui, pressés de réprimer au plus vite, avaient oublié que la retenue de salaire n’en faisait pas<br />
partie (Chapitre VIII Discipline. Article 66 Modifié par la loi no 91- 715 du 26 juillet 1991 –<br />
art ; 5JORF 27 juillet 1991).<br />
Il sera, dès lors, question de retenue de salaire pour service non fait.<br />
Le JO du 30 juillet 1961 précise que le service non fait correspond à un abandon de poste ou<br />
à une grève, ce qui n’est pas le cas de la majorité des enseignants qui sont 26 heures devant<br />
leurs élèves : La position devient intenable.<br />
Mais rien ne découragera la hiérarchie qui se rabattra sur la notion de service mal fait : A<br />
savoir, « l’agent n’exécute pas tout ou partie des obligations de service. »<br />
En l’occurrence, cela nous renvoie à nouveau et de façon récurrente, à :<br />
- L’imprécision de la définition de l’Aide Personnalisée permettant toute dérive<br />
- La validation très subjective de cette Aide Personnalisée selon les inspecteurs et<br />
inspecteurs d’académie.<br />
-<br />
Il semblerait dans ce cas, très difficile à l’administration de faire la preuve du service mal fait,<br />
d’autant que les enseignants sont tout à fait capables de défendre leurs projets.<br />
Car si l’enseignant est celui qui, au-delà du ministre et de l’inspecteur, est le plus à même de<br />
connaître ses élèves et qu’il décide que la meilleure façon d’aider un enfant est de l’intégrer<br />
au grand groupe classe ou de lui proposer des projets alternatifs (musique, culture, théâtre<br />
etc.)<br />
Qui peut s’arroger le droit de le sanctionner ?<br />
La hiérarchie peut tout au plus lui demander de justifier son choix ou de critiquer comme cela<br />
s’est toujours pratiqué par les inspecteurs depuis plus de 100 ans !<br />
A ce propos, fouillons un peu notre mémoire.<br />
A-t-on souvent connu dans le passé des retenues de salaire pour service mal fait tels que: Non<br />
respect des horaires de sport, matières artistiques négligées, enseignement trop magistral ?&#8230;<br />
Il n’est guère possible de faire ici une liste exhaustive de toutes les imperfections inhérentes à<br />
l’acte d’enseigner qui ont pu être réprouvées sans pour autant aboutir à une perte de revenus.<br />
Inégalité du retrait de salaire<br />
On pourrait s’attendre à de la rigueur dans les retenues de salaire pour service non/mal fait.<br />
Il n’en est rien : Certains enseignants se voient condamnés à 2 jours de retrait de salaire par<br />
semaine, pour « service fait », et d’autres, dans la même situation, ne sont pas inquiétés.<br />
Nous sommes probablement dans « la logique de l’exemple à donner » : Jouer sur la peur et<br />
sur la répression pour démotiver les futurs désobéisseurs.<br />
<strong>Menace de révocation</strong><br />
Quelques inspecteurs d’académie osent même menacer de révocation des enseignants<br />
désobéisseurs qui n’organisent pas l’Aide Personnalisée conformément au contenu flou et<br />
vide de sens du décret !<br />
- A-t-on, de par le passé, menacé de révocation un enseignant qui ne faisait pas de PPRE<br />
selon les normes ? Ou pire qui les refusait ?<br />
<strong>Maltraitance des enfants</strong><br />
On a vu menacer de priver des enfants de classe transplantée car leurs enseignants étaient<br />
désobéisseurs, et ce, dans un quartier où les enfants n’ont pas toujours la chance de partir.<br />
On pourrait se questionner et se demander s’il ne serait pas judicieux de : «fouetter ces<br />
élèves pour les punir d’avoir de si mauvais maîtres ? »<br />
Dans cette situation :<br />
- Plus personne ne semble s’intéresser aux enfants et à leurs besoins.<br />
- Plus personne ne semble reconnaître les maîtres et leurs compétences.<br />
<strong><br />
Nous avons également droit aux propos consternants, indignes de la part de hauts<br />
responsables dont voici quelques exemples :</strong><br />
- Lors d’une réunion, à des enseignants qui critiquent le bien fondé de l’Aide<br />
Personnalisée, un inspecteur d’académie répond qu’ils ont sans doute raison, que lui n’est<br />
pas un spécialiste de la pédagogie, mais que son rôle est de faire respecter la loi.<br />
- Et l’un d’entre eux, de rajouter : « La loi c’est la loi, je ne la comprends pas c’est l’affaire<br />
du ministre. »<br />
Ainsi, non seulement ces messieurs se déclarent incompétents, mais ils exigent une attitude<br />
d’obéissance aveugle à des directives que l’on souhaiterait farfelues, mais qui se révèlent<br />
dangereuses. S’ils ne peuvent juger de la qualité d’un projet pédagogique, qu’ils aient au<br />
moins la pudeur de se taire et de laisser les enseignants s’exprimer et travailler sereinement<br />
auprès des enfants.<br />
Ainsi donc, nombre d’inspecteurs d’académie s’agitent, perdent leur contrôle et entraînent<br />
dans leur sillage bon nombre d’inspecteurs sommés de traquer les désobéisseurs, et menacés<br />
à leur tour en cas de manquement à leurs devoirs.<br />
Ce qui ne va pas sans en dérouter quelques uns, à l’instar de cet inspecteur qui, s’adressant à<br />
un enseignant, prétend que ce dernier est un bon pédagogue mais non un professionnel, car il<br />
refuse d’obéir aux injonctions ministérielles.<br />
- Etre un bon pédagogue, n’est ce pas la qualité professionnelle première qui est demandée<br />
à tout professeur des écoles ?<br />
- Le professionnalisme dont il doit faire preuve, est-il au service des dirigeants ou à celui<br />
des enfants et de leurs familles ?<br />
Par ailleurs, des inspecteurs reçoivent l’ordre :<br />
- De dénoncer les enseignants pour Aide Personnalisée mal appliquée.<br />
- D’effectuer des visites surprise au cours des séances d’Aide Personnalisée. En<br />
l’occurrence, quelques enseignants se plaignent d’inspecteurs qui, aveuglés par ces 2<br />
misérables heures, ne voient plus ce qui se fait pendant les 24 heures « accessoirement<br />
restantes ».<br />
- De priver les enseignants de leur droit de parole en invoquant un pseudo droit de réserve<br />
qui n’a aucune légalité juridique.<br />
En effet, un enseignant, en tant que citoyen, peut s’exprimer publiquement à l’occasion de<br />
réformes ou de décisions d’inspecteurs.<br />
Il a le droit, de participer à des débats rassemblant des parents, de signer des pétitions.<br />
Tout ceci paraît insultant, à la fois pour le rôle méprisable que l’on fait jouer à l’inspecteur et<br />
pour l’atteinte à la dignité de l’enseignant.<br />
A ce propos, un syndicat d’inspecteurs a invité ses adhérents à veiller à leur conduite vis-àvis<br />
des contestataires du terrain, leur rappelant qu’ils ont une conscience et une dignité qu’ils<br />
ne doivent pas compromettre.<br />
Mais qu’en revanche, ils se doivent de défendre l’école publique et de veiller aux intérêts des<br />
enfants et de leur famille, afin qu’une fois la crise passée (nous l’espérons tous), ils puissent<br />
retrouver la confiance des enseignants et retourner la tête haute dans les classes.</p>
<h3>DE LA LEGALITE ET DE L’ILLEGALITE</h3>
<p>Outre la démesure dans les sanctions infligées et dans leur distribution, répondant en partie au<br />
désarroi de nos hauts fonctionnaires,<br />
Outre l’indélicatesse de ces procédés dosant savamment mauvaise foi et intimidation…<br />
Nous pouvons légitimement nous poser la question de la légalité de toutes ces sanctions.<br />
Comment sanctionner un enseignant qui assume ses 27 heures dont 26 auprès des enfants à<br />
raison de 6 heures et ½ par jour ?<br />
- Ou bien ce temps n’est pas de l’enseignement, mais alors pourquoi sanctionner ceux qui<br />
font autre chose que de la pédagogie strictement scolaire ?<br />
- Ou bien nous considérons que c’est de l’enseignement, et dans ce cas nos supérieurs se<br />
mettent hors la loi sachant que, la journée d’un enfant à l’école ne peut dépasser 6 heures.<br />
- Comment peut-on ordonner d’appliquer des mesures illégales, telles que la saisie des<br />
évaluations de CM2.<br />
Personne ne peut s’y tromper et croire que les inspecteurs ignoraient que la CNIL n’avait<br />
point accordé son autorisation. Comment justifier que la hiérarchie impose aux enseignants<br />
de « mettre leurs élèves en échec » en imposant la passation, en CM2, en janvier d’un<br />
contrôle national de connaissances sur des connaissances encore à étudier entre janvier et<br />
juin ?<br />
- Sommes nous donc face à la malhonnêteté, la transgression de la loi par ceux qui sont<br />
chargés de la faire respecter ?<br />
- S’il y a illégalité de la part des hauts fonctionnaires, comment oser demander aux<br />
enseignants d’obéir aveuglément à des injonctions incompatibles avec leur éthique ?<br />
- incompatible avec les besoins de l’enfant. Monsieur Darcos est allé en Finlande, pays des<br />
meilleurs résultats scolaires chez les élèves du primaire, aurait-il oublié de voir que<br />
chaque école possède un « comité du bien-être de l’élève » et que le fondement de la<br />
pédagogie finoise est basé sur les principes énoncés par Célestin Freinet ?<br />
L’heure est grave et les enjeux considérables.<br />
Monsieur Darcos et autres, savent très bien que leurs mesures ne sont pas destinées à une<br />
meilleure prise en charge des enfants rencontrant des difficultés, mais répondent à la peu<br />
louable intention de réaliser de substantielles économies en supprimant les RASED. Mais le<br />
projet serait beaucoup plus ambitieux, à savoir, démanteler le service public de l’école.</p>
<p><strong><br />
Dans une première étape</strong><br />
- Organiser la désorganisation de l’école<br />
- Décrets soigneusement flous.<br />
- Alourdissement des charges de travail des enseignants.<br />
- Contrôles et pressions exercés sur les personnels, les familles et les enfants.<br />
- Instaurer un climat malsain de suspicion d’incompétence des uns (ceux qui restent centrés<br />
sur les besoins de l’enfant) face à des louanges pour les autres (ceux qui restent centrés<br />
sur les injonctions hiérarchiques quelles qu’elles soient), propice à développer la<br />
démotivation et le découragement de tous les enseignants.<br />
<strong>A ce stade, l’efficacité du travail des enseignants est bien menacée : Vont s’ensuivre<br />
inévitablement, tensions et conflits. :<br />
Conflits entre membre d’une même équipe au sein d’une même école ;<br />
Conflits entre enseignants et inspecteurs ;<br />
Conflits entre inspecteurs et inspecteurs d’académie ;<br />
Conflits entre inspecteurs d’académie et ministère.<br />
</strong><br />
Ceci aboutira à l’affaiblissement et au pourrissement de l’éducation nationale, de l’intérieur.<br />
Au bout de quelques années de ce régime, démonstration sera faite que l’éducation nationale ne<br />
sera plus qu’un grand corps sans vie.<br />
Songeant à ce qu’il advint de certains préfets ou inspecteurs d’académie dans un passé fort<br />
récent, nous pouvons comprendre le zèle des inspecteurs d’académie pour servir au mieux<br />
nos dirigeants et s’acheter une Assurance-Vie.<br />
La liste des actions coercitives à l’endroit des usagers de l’école peut être rallongée :<br />
Gendarmes à l’école pour vérifier si les enseignants de CM2 faisaient passer les évaluations<br />
du ministère.<br />
Gendarmes infiltrés dans des réunions inspecteur/enseignants.<br />
Menaces sur des parents.<br />
Sanctions pour des enseignants refusant le fichage « base élèves ».<br />
Cependant, nous ne pouvons accepter de telles exactions de leur part.<br />
Car accepter c’est se rendre complice, de la destruction de l’école publique, du déclin de la<br />
France de demain qui aura une jeunesse brisée et asséchée de toutes les potentialités quelle<br />
possédait à ce stade de la vie où doivent se développer les racines des compétences pour<br />
demain.</p>
<p><strong>Merci aux personnalités qui tout au long de l’année ont défendu la cause des enfants et de<br />
leurs maîtres.<br />
Merci aux enseignants qui ont osé désobéir pour protéger la santé physique et morale de<br />
l’enfance.<br />
Merci aux enseignants qui, pour les mêmes raisons ont résisté sans se faire connaître.<br />
Merci à tous ceux qui soutiennent les RASED.<br />
J’assume l’entière responsabilité de tout ce qui est écrit ci-dessus.</strong><br />
Patricia Pilleul-Mary</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Darcos après Allègre verrouille les statistiques publiques</title>
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		<pubDate>Fri, 01 May 2009 09:30:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[chiffres et emplois]]></category>
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		<category><![CDATA[allegre]]></category>
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		<category><![CDATA[statistiques]]></category>
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		<description><![CDATA[ Les tricheurs
29 Avril 2009 Par claude lelièvre sur Mediapart
A dix ans d’intervalle, deux ministres de l’Education nationale (et deux seulement) se sont employés à ‘’verrouiller’’ les statistiques produites dans le cadre de leur ministère : Claude Allègre et Xavier Darcos.
Le journal &#187;&#160; L’Expansion &#187;&#160; ( qui n’est pas connu pour être un organe d’opposition [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.mediapart.fr/club/blog/claude-lelievre/290409/les-tricheurs"> Les tricheurs</a><br />
29 Avril 2009 Par claude lelièvre sur Mediapart</p>
<h3>A dix ans d’intervalle, deux ministres de l’Education nationale (et deux seulement) se sont employés à ‘’verrouiller’’ les statistiques produites dans le cadre de leur ministère : Claude Allègre et Xavier Darcos.</h3>
<p>Le journal &raquo;&nbsp; L’Expansion &raquo;&nbsp; ( qui n’est pas connu pour être un organe d’opposition au pouvoir actuel, loin s’en faut ) vient de publier un article au titre éloquent : &raquo;&nbsp; Les chiffres qui dérangent le ministère de l’Education nationale &laquo;&nbsp;.</p>
<p>Certains passages de l’article méritent le détour : &raquo;&nbsp; Rue de Grenelle, le verrouillage des études statistiques s’est généralisé. La publication d’une vingtaine de notes d’informations réalisées par la DEPP ( Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) du ministère de l’Education nationale sont ainsi bloquées, parfois depuis plus d’un an […]. Ainsi le traditionnel point sur les prévisions d’effectifs de la rentrée scolaire 2008 n’est jamais sorti. Peut-être parce que les chiffres ne collaient pas avec le discours du ministre, qui justifiait les suppressions de postes d’enseignants par la diminution du nombre d’élèves… &laquo;&nbsp;.</p>
<p>Et &raquo;&nbsp; L’Expansion &raquo;&nbsp; publie en exclusivité la liste de ces notes d’informations bloquées. On peut le plus souvent se douter aisément de la raison du blocage ( cf, par exemple, les notes sur &raquo;&nbsp; le coût de l’éducation en 2007 &laquo;&nbsp;, sur &raquo;&nbsp; les réseaux ambition réussite en 2006-2007 &laquo;&nbsp;, sur &raquo;&nbsp; l’évolution sur huit ans des orientations post-baccalauréat &laquo;&nbsp;, sur les &raquo;&nbsp; départs à la retraite des personnels de l’Education nationale entre 2000 et 2007 &laquo;&nbsp;, sur &raquo;&nbsp; la pause du développement de la validation des acquis de l’expérience en 2007 &raquo;&nbsp; ).<span id="more-4254"></span></p>
<p>Xavier Darcos a eu un prédécesseur célèbre que l’on ne saurait oublier ( et qui ne se fait guère oublier ) : Claude Allègre. Cela a été en son temps de notoriété publique. On peut citer en guise d’anniversaire un article paru fin avril 1999 – il y a tout juste dix ans ! &#8211; dans &raquo;&nbsp; Le Nouvel Observateur &laquo;&nbsp;, au titre lui aussi des plus éloquents : &raquo;&nbsp; Le thermomètre de l’école est bloqué &laquo;&nbsp;.</p>
<p>Quelques extraits significatifs pour se rafraîchir la mémoire : &raquo;&nbsp; Après les lycéens et les profs, ce sont des fonctionnaires qui se rebellent contre Allègre. Ils l’accusent d’avoir cassé l’instrument de mesure de l’éducation pour en faire sa chose à lui &laquo;&nbsp;.</p>
<p>En 1988, le ministre René Monory avait créé une nouvelle direction baptisée la DEP ( Direction de l’évaluation et de la prospective) qui sera dirigée par Jean-Pierre Boisivon auquel succèdera Claude Thélot, et qui fonctionnera et se développera sans encombre sous trois autres ministres successifs : Lionel Jospin, Jack Lang et François Bayrou.</p>
<p>En 1998, Claude Allègre devient ministre de l’Education nationale et transforme la DEP en DPD ( Direction de la programmation et du développement ). Sa volonté de remettre en cause la mission centrale de l’évaluation ( fondatrice de la DEP ) est à peine dissimulée. Claude Thélot ne s’y trompe pas, claque la porte et démissionne. Et les conséquences arrivent vite en pleine lumière, comme le rapporte par exemple Anne Fohr dans l’article du &raquo;&nbsp; Nouvel Observateur &raquo;&nbsp; déjà cité : &raquo;&nbsp;</p>
<p>Une censure déguisée et des pressions discrètes sont apparues ; des rapports pourtant commandés par les cabinets des ministres sont passés à la trappe, et des auteurs ont dû corriger leurs publications […]. On aurait également demandé au service de plancher sur les fameux 12% d’absentéisme enseignant avancé par le ministre Claude Allègre :’’nous avons additionné des choux et des carottes ’’ plaisante un statisticien, ‘’sans succès évidemment’’ […].Il y eut aussi une étude bâclée sur la violence dans les établissements scolaires, réalisée et présentée aux recteurs par une béotienne zélée : les jours de grève des enseignants y étaient comptabilisés avec le racket, et les résultats assez désopilants pour que le directeur de cabinet du ministre ait ordonné sa disparition […]. Au total, au-delà de l’inquiétude et de l’amertume, le personnel conteste la conception ‘’instrumentale’’ que Claude Allègre a des chiffres et de leur évaluation. Leitmotiv : ‘’il confond l’information publique et la communication politique’’ &laquo;&nbsp;.</p>
<p>Jack Lang, qui succède à Claude Allègre, puis les ministres de l’Education nationale qui le suivent laissent à nouveau la DPD rebaptisée DEPP ( Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance ) jouer pleinement son rôle. Jusqu’à Xavier Darcos…</p>
<p>On retiendra le nom des deux tricheurs, Claude Allègre et Xavier Darcos, qui entreront certainement dans l’histoire pour avoir été rejetés par les enseignants, massivement par ceux du secondaire pour l’un, massivement par ceux du primaire pour l’autre. C’est peut-être cela, la ‘’justice immanente’’.</p>
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		<title>Six organisations LDH, FSU, FCPE, Unsa-SE, SGEN/CFDT, Ligue de l’enseignement veulent rencontrer Darcos au sujet de Base élèves</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/04/24/six-organisations-ldh-fsu-fcpe-unsa-se-sgencfdt-ligue-de-l%e2%80%99enseignement-veulent-rencontrer-darcos-au-sujet-de-base-eleves/</link>
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		<pubDate>Fri, 24 Apr 2009 08:02:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[A  l’initiative de la LDH, six organisations (LDH, FSU, FCPE, Unsa-SE, SGEN/CFDT, Ligue de l’enseignement) demandent à rencontrer le ministre de l’Education nationale pour faire le point avec lui sur l’ensemble des interrogations que posent ces fichages et réclament la mise en place d’une instance ad hoc pouvant assurer le suivi de ces questions et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote class="spip"><p>A  l’initiative de la LDH, six organisations (LDH, FSU, FCPE, Unsa-SE, SGEN/CFDT, Ligue de l’enseignement) demandent à rencontrer le ministre de l’Education nationale pour faire le point avec lui sur l’ensemble des interrogations que posent ces fichages et réclament la mise en place d’une instance ad hoc pouvant assurer le suivi de ces questions et veiller à toute mise en cause des droits des élèves et de leurs parents et toute atteinte aux libertés publiques.</p>
<h2>Lettre à monsieur Darcos</h2>
<p>Paris, le 20 mars 2009</p>
<p>Monsieur le Ministre,</p>
<p>A la lecture de l’arrêté du 20 octobre 2008 portant création d’un traitement automatisé de données à caractère personnel relatif au pilotage et à la gestion des élèves de l’enseignement du premier degré, nous nous sommes réjouis de voir enfin prises en compte nombre des inquiétudes suscitées par la mise en place de Base-Elèves et avons pris acte de la disparition d’un certain nombre de champs considérés comme porteurs de nombreux risques pour les libertés publiques. Toutefois :</p>
<p>1 &#8211; Bien que de nombreux champs aient été supprimés et que l’anonymisation des données semble désormais acquise pour toutes les informations remontant au niveau national, les données restantes semblent toujours devoir remonter de façon nominative au niveau de l’inspection académique et circuleront via Internet. Nous souhaitons donc savoir pourquoi ces données ont besoin de sortir des établissements scolaires et quelles seront les garanties qui seront effectivement apportées quant à la sécurité de ces informations.<span id="more-4185"></span></p>
<p>2 &#8211; Base-élèves ayant fonctionné de manière « expérimentale » pendant plusieurs mois, et même plusieurs années, nous vous demandons des garanties quant à la suppression des données collectées désormais non exigibles depuis l’arrêté du 20 octobre 2008.</p>
<p>3 &#8211; Un certain nombre de directeurs d’école ont été menacés et parfois même victimes de sanctions. Dans un souci d’apaisement, nous demandons que l’ensemble des sanctions prises à leur encontre soit levé.</p>
<p>4 &#8211; Les données contenues dans Base élèves seront au moins pour partie d‘entre elles intégrées, grâce à l’INE (identifiant national élèves), dans la base nationale identifiant élèves et transmises dans SCONET pour les enfants qui rejoindront le second degré, puis à l’université ; certaines informations pourront ainsi être conservées pendant une période qui pourra aller jusqu’à 35 ans selon les déclarations faites par vos services à la CNIL le 8 février 2008. Nous souhaitons comprendre les interconnexions que rendra possibles cette base nationale et obtenir là aussi des garanties tant en ce qui concerne le contenu des données, leur anonymisation que leur sécurisation.</p>
<p>5 &#8211; Ce nouvel outil, pour lequel nous ne pouvons exclure des dangers d’interconnexion, sera consultable par de nombreuses personnes. Nous demandons des précisions sur les qualités de ces personnels.</p>
<p>6 – Jusqu’alors les parents d’élèves n’ont pas été légalement informés du traitement informatisé des informations qu’ils donnaient à l’école. Nous vous demandons donc de nous préciser dans quelles conditions vous souhaitez mettre en œuvre dans les meilleurs délais ces dispositions de la loi de 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.</p>
<p>Toutes nos organisations ont le souci, Monsieur le Ministre, de voir l’Éducation nationale se doter de tous les outils nécessaires à une meilleure réussite des élèves et dans cette perspective, l’utilisation d’outils informatiques est sans aucun doute incontournable.</p>
<p>Pour autant, nous sommes intimement convaincus que ces outils ne sont pas des outils ordinaires et qu’ils sont potentiellement dangereux si un certain nombre de garanties ne sont pas mises en œuvre et qu’il faut constamment avoir le souci de conjuguer intérêt du service et respect des droits et des libertés des parents et des élèves.</p>
<p>Parents d’élèves, enseignants, militants pour le respect des droits de l’Homme et des libertés publiques, nous entendons être vigilants, particulièrement parce qu’il s’agit de nos enfants. Nous souhaiterions donc évoquer avec vous toutes ces questions et voir comment nous pourrions ensemble exercer une vigilance saine dans l’intérêt de tous notamment par la mise en place d’une instance chargée d’assurer le suivi de l’ensemble des traitements automatisés d’informations relatives aux élèves qui comprendrait notamment des représentants de nos organisations.</p>
<p>Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’expression de notre haute considération.</p>
<blockquote><p><small>Jean Pierre DUBOIS, président de la Ligue des droits de l’Homme<br />
Gérard ASCHIERI, secrétaire général de la FSU<br />
Luc BERILLE, secrétaire général du SE-UNSA<br />
Thierry CADART, secrétaire général des SGEN-CFDT<br />
Jean-Jacques HAZAN, président de la FCPE<br />
Eric FAVEY, secrétaire national de la Ligue de l’enseignement</small></p></blockquote>
<p>NB : Copie à Monsieur Alex TÜRK, président de la CNIL</p></blockquote>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Ce qu&#8217;a donné la mastérisation en Italie, plus de concours organisés, plus de profs titulaires, paupérisation du corps enseignant, augmentation de l&#8217;âge moyen des enseignants, etc</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/04/05/ce-qua-donne-la-masterisation-en-italie-plus-de-concours-organises-plus-de-profs-titulaires-pauperisation-du-corps-enseignant-augmentation-de-lage-moyen-des-enseignants-etc/</link>
		<comments>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/04/05/ce-qua-donne-la-masterisation-en-italie-plus-de-concours-organises-plus-de-profs-titulaires-pauperisation-du-corps-enseignant-augmentation-de-lage-moyen-des-enseignants-etc/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2009 20:51:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[université]]></category>
		<category><![CDATA[conséquences]]></category>
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		<description><![CDATA[Mastérisation des Concours pour l’Enseignement secondaire : l’épilogue Italien
Un aperçu des dérives de la reforme Darcos
C. Murolo
MCF &#8211; Centre de Mathématique Informatique Université de Provence &#8211; 1-04-09 [n’appartenant à aucun courant politique, aucun syndicat ]
http://www.cmi.univ-mrs.fr/~murolo/UF/Derives.pdf
Le modèle de parcours pour le recrutement des professeur du secondaire proposé par X. Darcos est très similaire au modèle en fonction [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: center;">Mastérisation des Concours pour l’Enseignement secondaire : l’épilogue Italien</h2>
<h2 style="text-align: center;">Un aperçu des dérives de la reforme Darcos</h2>
<h2 style="text-align: center;">C. Murolo</h2>
<p>MCF &#8211; Centre de Mathématique Informatique Université de Provence &#8211; 1-04-09 [n’appartenant à aucun courant politique, aucun syndicat ]<br />
<a href="Mastérisation des Concours pour l’Enseignement secondaire : l’épilogue Italien Un aperçu des dérives de la reforme Darcos C. Murolo MCF - Centre de Mathématique Informatique Université de Provence - 1-04-09 [n’appartenant à aucun courant politique, aucun syndicat ] http://www.cmi.univ-mrs.fr/~murolo/UF/Derives.pdf Le modèle de parcours pour le recrutement des professeur du secondaire proposé par X. Darcos est très similaire au modèle en fonction en Italie entre 1980-2000 qui conjuguait Capes et Agrégation en un concours unique (de difficulté intermédiaire) à passer après 4 ou 5 ans d'études universitaires (comme dans la réforme Darcos). Les conséquences d’un tel système ont donc déjà bien été observées en Italie depuis les années 80 et c’est donc de celles-ci dont on va parler. Précisons d'abord que la réussite à un concours déjà en 1980 ne débouchait pas forcément sur l’attribution d’un poste d'Enseignant. Les lauréats du concours n’obtenant pas de poste étaient alors classés dans une  liste d’attente dite ‘liste permanente (des profs habilités)’ déposée au Rectorat (correspondante à l’ANR : Agence Nationale de Remplacement prévue par Darcos : http://www.rtl.fr/fiche/110777/l-agencenationale-de-remplacement-kezako.html ), le classement se faisant selon un nombre de points calculés (au départ d’après la note finale du Concours et) par la suite en tenant compte des diverses expériences d’enseignement lors de remplacements ou vacations effectuées. La note du concours étant fixée une fois pour toute, la seule manière d’améliorer son classement était d’effectuer des remplacements ou vacations (de 1 semaine à 9 mois) pendant que d’autres collègues n'en faisaient pas (ou pas assez) ; des raisons de refus peuvent être l’éloignement par rapport au lieu de travail, la durée trop courte proposée …etc Ce système a entraîné le grossissement des listes permanentes d' attente et une situation de grande précarité. En voici les dérives les plus marquantes : La 1ère dérive naturelle a été que la période légale de tenue des concours, initialement prévue tous les deux ans, n’a plus été respectée ; par exemple quand j'ai obtenu mon agrégation en Italie en 1986 le concours ne se tenait pas depuis 9 ans (1977) le concours qui a suivi mon recrutement s'est tenu encore 7 ans après en 1993 .....et ceci malgré la LOI selon laquelle les concours devaient se faire tous les DEUX ans ...  On peut alors imaginer les milliers de candidats, la ">http://www.cmi.univ-mrs.fr/~murolo/UF/Derives.pdf</a><br />
<strong>Le modèle de parcours pour le recrutement des professeur du secondaire proposé par X. Darcos est très similaire au modèle en fonction en Italie entre 1980-2000 q</strong>ui conjuguait Capes et Agrégation en un concours unique (de difficulté intermédiaire) à passer après 4 ou 5 ans d&#8217;études universitaires (comme dans la réforme Darcos).<br />
Les conséquences d’un tel système ont donc déjà bien été observées en Italie depuis les années 80 et c’est donc de celles-ci dont on va parler.<br />
Précisons d&#8217;abord que la réussite à un concours déjà en 1980 ne débouchait pas forcément sur l’attribution d’un poste d&#8217;Enseignant.<br />
Les lauréats du concours n’obtenant pas de poste étaient alors classés dans une  liste d’attente dite ‘liste permanente (des profs habilités)’ déposée au Rectorat (correspondante à l’ANR : Agence Nationale de Remplacement prévue par Darcos : http://www.rtl.fr/fiche/110777/l-agencenationale-de-remplacement-kezako.html ), le classement se faisant selon un nombre de points calculés (au départ d’après la note finale du Concours et) par la suite en tenant compte des diverses expériences d’enseignement lors de remplacements ou vacations effectuées.<span id="more-4113"></span><br />
La note du concours étant fixée une fois pour toute, la seule manière d’améliorer son classement était d’effectuer des remplacements ou vacations (de 1 semaine à 9 mois) pendant que d’autres collègues n&#8217;en faisaient pas (ou pas assez) ; des raisons de refus peuvent être l’éloignement par rapport au lieu de travail, la durée trop courte proposée …etc</p>
<h3>Ce système a entraîné le grossissement des listes permanentes d&#8217; attente et une situation de grande précarité. En voici les dérives les plus marquantes :</h3>
<p><strong>La 1ère dérive naturelle a été que la période légale de tenue des concours, initialement prévue tous les deux ans, n’a plus été respectée ;</strong> par exemple quand j&#8217;ai obtenu mon<br />
agrégation en Italie en 1986 le concours ne se tenait pas depuis 9 ans (1977) le concours qui a suivi mon recrutement s&#8217;est tenu encore 7 ans après en 1993 &#8230;..et ceci malgré la LOI selon laquelle les concours devaient se faire tous les DEUX ans &#8230;<br />
On peut alors imaginer les milliers de candidats, la &laquo;&nbsp;confusion&raquo;&nbsp; et les irrégularités administratives continues qui entouraient ces concours, qui malgré tout étaient attendus comme des bouffées d’oxygène &#8230;.<br />
<strong>Malgré la loi, l’orientation ministérielle était la suivante :</strong><br />
« Si on ne veut pas créer de poste, pourquoi faire des concours ? »<br />
&laquo;&nbsp;Pourquoi financer l’organisation de nouveaux concours quand il y a une longue liste d’attente de &laquo;&nbsp;qualifiés reçus précédemment aux concours&raquo;&nbsp; prêts à faire des vacations, ce qui<br />
coûte alors beaucoup moins cher que des postes stables&#8230;. ? &raquo;&nbsp;</p>
<p>La règle est alors devenue la précarité avec à chaque fois un &raquo;&nbsp;recrutement sous contrat pour un certain nombre d&#8217;heures&raquo;&nbsp; de &raquo;&nbsp;vacations&raquo;&nbsp;, ceci pendant que les meilleurs étudiants restaient en attente de concours éventuels pendant des années ou alors finissaient par se diriger vers d’autres carrières.<br />
<strong>La 2ème dérive immédiate a été la &laquo;&nbsp;régionalisation&raquo;&nbsp; du concours et des listes permanente</strong>s, due à cette énorme armée de candidats, avec toutes les irrégularités qui peuvent en découler à savoir « népotisme et clientélisme » : les murs du Rectorat étaient régulièrement tapissés de recours déposés par un professeur habilité contre un autre, ce dernier ayant été appelé pour un remplacement alors qu’il possédait moins de points.<br />
<strong>La 3ème dérive, (la plus inattendue pour les futurs enseignants mais pas pour les partisans de la concurrence à tout prix) a été que cette situation d’enseignants en attente a favorisé la naissance d’un grand nombre d&#8217;écoles privées &#8230;.</strong></p>
<p><strong>Expliquons dans les détails ce piège infernal.</strong></p>
<p>Il est fréquent qu’un enseignant en attente, après 2-3 ans d&#8217;inactivité, pour essayer de mieux se placer dans la liste permanente des habilités, accepte de travailler auprès d&#8217;une école privée.<br />
L’Ecole privée, bien qu’elle soit en partie financée par l’Etat chaque année, affirme ne pas pouvoir supporter le coût d’un enseignant comme c’est encore le cas pour l&#8217;Ecole Publique.<br />
Sous prétexte d’offrir des points elle négocie alors le salaire de l’enseignant embauché :<br />
la plupart du temps, le privé offre à l’enseignant désespéré un salaire capable à peine de couvrir ses frais de transport école-maison. Ce poste négocié selon la philosophie « Enseignement gratuit (ou presque) contre points » devient finalement un poste d’enseignement reconductible l’année suivante. Cette pratique n’a jamais scandalisé le Ministère ces<br />
dernières 20 années. http://partitodemocratico.gruppi.ilcannocchiale.it/?t=post&amp;pid=2140142</p>
<p>Cette situation a concerné 50% de mes collègues et amis de cours de DEA.<br />
Dans un tel climat de désespoir, cette pratique est encore actuelle et contribue à dévaluer totalement le métier d’enseignant. Les enseignants qui refusent de se soumettre à cet<br />
asservissement (soit les autres 50%, les mieux classés !) finissent par ne pas enseigner.<br />
Cette situation perdure depuis plus de 30 ans et règne encore souveraine en enrichissant de nombreux propriétaires d&#8217;Ecoles privées, légalisant ainsi le travail au noir, méprisant les<br />
mérites et le travail des individus en permettant l’accès plus rapide à l’enseignement au moins compétent et en condamnant les plus doués à l’inactivité.<br />
<strong>Le dernier concours en Italie s’est tenu en 1999 … .</strong><br />
Nous avons, donc, avec l’expérience italienne un aperçu des dérives engendrées par une réforme de Masterisation associée à une Agence Nationale de Remplacement (ANR)<br />
En 2000 avec l’arrivée du 3-5-8 (LMD français selon la déclaration de Bologne) les règles ont soi-disant changées ….</p>
<p><strong>Voyons comment :</strong><br />
Les concours déjà peu fréquents, trop coûteux et chaotiques ont été définitivement supprimés.</p>
<p>Ils ont été remplacés par deux années supplémentaires de formation diplômante avec examen final (donc : Master2 + 2 ans = bac + 7 ans ). A l’issue de ces 2 ans de formations ditsde SSIS (Scuola di Specializzazione per Insegnamento Secondario), on acquiert le droit d’êtreinscrits dans les listes d’habilités et de travailler (plus ou moins) gratuitement pour le privé.<br />
De plus, ces deux années sont payantes, l’étudiant paye des droits d’inscription de 1600€ /an, (ce qui en comptant 11.000 inscrits/an assure au Ministère un butin de 17,6 Million € /an) qui avec les autres taxes et livres deviennent 2500€/an, tout cela seulement pour espérer de figurer dans des listes qui ne garantissent rien (mis à part l’exploitation par le privé !).<br />
En fait ce diplôme remplaçant le concours (obtenu au niveau bac + 7 ans) donne quelques chances de rentrer dans le public seulement après la quarantaine.<br />
Ces cours SSIS diplômants dans le métier de l’enseignement se sont tenus de 2000 à 2009 mais pour 2010 le ministre les a suspendus et a verrouillé les listes permanentes de profs habilités.<br />
Morale de l’histoire :  dans la période 2000-2010 qui a suivi la Masterisation-Italienne le Ministère a réussi à « vendre » le droit d’accès à la liste d’enseignement qu’on délivrait avant par réussite au concours contre deux ans d’études payantes supplémentaires à chaque candidat soit une rente de 3200€ par candidat.<br />
De plus, il faut préciser que le taux de réussite pour ce diplôme est de seulement 20%.</p>
<h3 style="text-align: center;">Description de la situation Finale (30 après la masterisation)</h3>
<p>Dans un rapport présenté à Rome le 11 février 2009 (par la Fondation Agnelli) http://www.unimagazine.it/index.php/it/nazionale/prima_pagina/attualita/5621_prof_italiani_i_pi<br />
u_vecchi_d_europa sur la situation de l’Ecole Secondaire en Italie on explique comment depuis la suppression des concours dans les écoles l’âge moyen des Enseignants ayant un poste a explosé :<br />
<strong>« L’Ecole Italienne a fait les cheveux gris ou même blancs : l’âge moyen de professeurs pour leur premier poste stable a presque doublé et nous avons les profs les plus vieux d’Europe »</strong><br />
La situation pour le futur est bloquée, avec les Ecoles de Spécialistation SSIS fermées, les concours supprimés, et les vieilles listes d’attente des profs habilités verrouillées :<br />
nous sommes ainsi en train de perdre toute une génération d’enseignants » (et j’ajouterais) surtout on a bouleversé et étouffé la vie d’une génération entière de jeunes.<br />
Depuis 1999, l’âge moyen des enseignants s’est élévé de 4 ans : il est à présent de 50 ans. « Environ 13,7% de nouveaux profs a 50-60 ans et 1,2 (d’entre eux) a plus de 60 ans :<br />
Il pourrait prendre sa retraite tout de suite après avoir eu son poste. »</p>
<p style="text-align: center;"><strong>L’ âge moyen des profs est passé :<br />
Dans la maternelle dans les derniers 10 ans de 44,1 à 48,6 ans<br />
Dans le CP-CM (élémentaire) est passé de 44,2 à 47,7 ans;<br />
Dans le collège de 47,7 à 51,0 ans<br />
Dans les lycées de 46,1 à 50,4 ans.<br />
Au total de 1998 à 2008 on est passé d’un âge moyen de 45,7 à 49,4 ans..<br />
Les professeurs ayant plus de 50 ans sont : 55% en Italie contre : 47% en Allemagne, 32% en<br />
Grande Bretagne, 30% en France et 28% en Espagne</strong></p>
<p>De plus pour 2009-10 une nouvelle suppréssion de 37.000 postes à été annoncée par le Ministère.<br />
Sur le quotidien La Repubblica, (article de S. Intravaia, Dossier : Ecole &amp; Jeunes ) http://www.repubblica.it/2009/03/sezioni/scuola_e_universita/servizi/scuola-2009-10/piano-tagliscuola/piano-tagli-scuola.html on peut lire :</p>
<p>Voici les nombres officiels du Ministre de l’Education secondaire : disparition de 2 postes sur 3<br />
37 mille postes de titulaire seront supprimés dont plus que la moitié au Méridion.<br />
La plus pénalisée sera l’Ecole CP-CM qui perdra 15.541 titulaires (le 10%).<br />
Cette manouevre sera réalisée en augmentant les heures hebdomadaires des enseignants titulaires et les éffectifs des classes portés à 30 étudaints /classe. Elle privera de l’enseignement tous les non-titulaires, remplaçants et vacatairs (diplômés SSIS).<br />
Or sans vouloir insister sur les conséquences désastreuses d’un tel système d’accès à l’enseignement on peut au moins rappeler que dans une condition de précarité similaire :</p>
<p><strong>1) L’accès à la propriété devient un rêve réservé aux plus aisés de par leur naissance. Les banques ne concèdent aucun prêt pour financer l’achat d’un appartement (même petit).<br />
2) Fonder une famille devient une responsabilité très difficile à assumer. Ceci explique les fameux jeunes-vieux italiens restant chez leurs parents jusqu’ à 35 ans et plus<br />
3) Beaucoup de familles jeunes sont maintenues par les retraites des grands parents.<br />
4) Bac + 7 ans (ou plus) pour accéder à une liste d’attente ou bien travailler gratuitement (ou presque) pour le privé. Ensuite même plus ceci (verrouillage des listes).<br />
5) Les rôles d’éducation de la société et de transmission du savoir sont confiés à des enseignants âgés, usés par leur parcours, gagnés par la démotivation, la détresse, la fatigue<br />
la frustration …. Pendant ce temps les plus jeunes et motivés sont condamnés à l’inactivité</strong></p>
<p><strong>Ce sont des dérèglements sociaux extrèmement graves Les questions suivantes s’imposent :</strong></p>
<h3 style="text-align: center;">Quel futur pour ce prototype de recrutement et d’Ecole ?</h3>
<h3 style="text-align: center;">Est-ce cette Ecole est destinée à être définitivement remplacée par les Ecoles privées ?</h3>
<h3 style="text-align: center;">Etait ce bien (peut être) le véritable but fixé dès le départ ?</h3>
<h3 style="text-align: center;">Quel futur pour une telle société ?</h3>
<p style="text-align: center;">
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Encore un pas vers la déshumanisation des établissements, la vidéosurveillane à la place des profs et du personnel d&#8217;encadrement, c&#8217;est sûr que ça coûte moins cher et ça rapporte (aux entreprises en sous-traitance)</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Apr 2009 19:36:25 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[fichage, base-élèves]]></category>
		<category><![CDATA[lois darcos]]></category>
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		<category><![CDATA[alliot-marie]]></category>
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		<category><![CDATA[videosurveillance]]></category>

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		<description><![CDATA[Darcos et Alliot-Marie veulent développer la vidéosurveillance en milieu scolaire
LEMONDE.FR &#124;
Les ministres Xavier Darcos et Michèle Alliot-Marie ont annoncé leur intention, vendredi 4 avril, dans un entretien accordé au journal Le Parisien-Aujourd&#8217;hui en France, de développer les camér
&#171;&#160;Les rectorats ont identifiés à ce jour 120 établissements particulièrement concernés par des phénomènes d&#8217;intrusion, sur lesquels nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Darcos et Alliot-Marie veulent développer la vidéosurveillance en milieu scolaire</h3>
<h3>LEMONDE.FR |</h3>
<p>Les ministres Xavier Darcos et Michèle Alliot-Marie ont annoncé leur intention, vendredi 4 avril, dans un entretien accordé au journal Le Parisien-Aujourd&#8217;hui en France, de développer les camér</p>
<p>&laquo;&nbsp;Les rectorats ont identifiés à ce jour 120 établissements particulièrement concernés par des phénomènes d&#8217;intrusion, sur lesquels nous allons cibler notre action&raquo;&nbsp;, explique le ministre de l&#8217;éducation. M. Darcos rappelle le &laquo;&nbsp;phénomène récent de violence importée, qui dans 15 % des cas est le fait de personnes totalement extérieures à l&#8217;établissement&raquo;&nbsp;. Il avance le chiffre de 11,8 incidents graves pour 1 000 élèves en 2007-2008, un phénomène plus fréquents dans les collèges que dans les lycées.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Sans le systématiser, je veux développer ce système [de caméra au sein des établissements]&laquo;&nbsp;, poursuit la ministre de l&#8217;intérieur. &laquo;&nbsp;Nous allons nous assurer grâce aux diagnostics qui doivent être faits pour la mi-mai qu&#8217;elles sont placées aux endroits stratégiques et peuvent relier aux services de police&raquo;&nbsp;, explique-t-elle. &laquo;&nbsp;Si j&#8217;en crois les sondages, ajoute Mme Alliot-Marie, 75 % des Français approuveraient aujourd&#8217;hui leur installation, preuve qu&#8217;ils ont compris que la vidéoprotection était dissuasive et qu&#8217;elle facilitait la résolution des enquêtes, sans porter atteinte à leurs libertés&raquo;&nbsp;. &laquo;&nbsp;L&#8217;école n&#8217;est pas une annexe du commissariat&raquo;&nbsp; rappelle néanmoins Mme Alliot-Marie.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Lettre ouverte à Monsieur Darcos, pour demander son intervention contre la fermeture d&#8217;une classe à l&#8217;école Pierre Foncin, Paris 20ème</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/04/04/lettre-ouverte-a-monsieur-darcos-pour-demander-son-intervention-contre-la-fermeture-dune-classe-a-lecole-pierre-foncin-paris-20eme/</link>
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		<pubDate>Sat, 04 Apr 2009 11:04:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[classe]]></category>
		<category><![CDATA[darcos]]></category>
		<category><![CDATA[fermeture]]></category>
		<category><![CDATA[foncin]]></category>
		<category><![CDATA[lettre]]></category>
		<category><![CDATA[ouverte]]></category>
		<category><![CDATA[pierre]]></category>

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		<description><![CDATA[Signer la pétition
Parents d’élèves
2-4-8 rue Pierre Foncin
75020 PARIS

à Monsieur Xavier DARCOS
Ministre de l’Éducation Nationale
110 rue de Grenelle
75357 PARIS SP 07

Paris, le 3 avril 2009

Monsieur le Ministre,
Notre groupe scolaire est situé rue Pierre Foncin, dans le vingtième arrondissement de Paris. Il est situé dans une Zone d’Éducation Prioritaire (groupe 4). Le secteur scolaire se trouve en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/04/04/lettre-ouverte-et-petition-a-monsieur-darcos-contre-la-fermeture-dune-classe-en-zep/">Signer la pétition</a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Parents d’élèves</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">2-4-8 rue Pierre Foncin</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">75020 PARIS</span></span></p>
<p style="margin-left: -1cm; margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-left: 10cm; margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">à </span></span><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Monsieur Xavier DARCOS</strong></span></span></p>
<p style="margin-left: 10cm; margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Ministre de l’Éducation Nationale</span></span></p>
<p style="margin-left: 10cm; margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">110 rue de Grenelle</span></span></p>
<p style="margin-left: 10cm; margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">75357 PARIS SP 07</span></span></p>
<p style="margin-left: 10cm; margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-left: 10cm; margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Paris, le 3 avril 2009</span></span></p>
<p style="text-indent: 1cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify">
<p style="text-indent: 1cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Monsieur le Ministre,</span></span></p>
<p style="text-indent: 1cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Notre groupe scolaire est situé rue Pierre Foncin, dans le vingtième arrondissement de Paris. Il est situé dans une Zone d’Éducation Prioritaire (groupe 4). Le secteur scolaire se trouve en limite du boulevard périphérique. Il se compose :</span></span></p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">d’une 	école maternelle (sise 2 rue Pierre Foncin) de 10 classes et 250 	élèves (250 attendus à la rentrée 2009)</span></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">d’une 	école élémentaire (sise 8 rue Pierre Foncin) de 11 classes et 267 	élèves (275 attendus à la rentrée 2009)</span></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">d’une 	école primaire (sise 4 rue Pierre Foncin).</span></span></p>
</li>
</ul>
<p style="text-indent: 1cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Concernant cette dernière, en concertation étroite entre les services de la Ville de Paris et le Rectorat, une mise en polyvalence progressive a été programmée il y a deux ans. Elle est effective depuis septembre 2008. Cette école se compose donc actuellement de 10 classes élémentaires (242 élèves d’élémentaire, 225 au moins attendus à la prochaine rentrée) et d’une classe maternelle (25 élèves en 2008-09 et 50 inscrits pour la prochaine rentrée – un second poste maternelle a été créé comme convenu dans le plan de mise en polyvalence pour septembre 2009). Au 4 rue Pierre Foncin, huit élèves bénéficient d’un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS), soit presque un par classe, et une vingtaine d’un Protocole d’Accueil Individualisé (PAI).<span id="more-4062"></span><!--more--></span></span></p>
<p style="text-indent: 1cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Parallèlement, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, à nouveau, a décidé d’une mesure de carte scolaire (fermeture d’un poste élémentaire), contre l’avis des parents, des enseignants, de la Ville de Paris et même, semble-t-il, de Monsieur l’Inspecteur de l’Éducation Nationale en charge de la Circonscription dont fait partie notre groupe scolaire.</span></span></p>
<p style="text-indent: 1cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Il y a là une forme d’acharnement sur notre groupe scolaire que nous ne nous expliquons pas, d’autant que chaque année, les faits et la réalité du terrain ont démontré a posteriori que les prévisions d’effectifs transmises par les directions des trois écoles étaient justes et justifiaient nos requêtes !</span></span></p>
<p style="text-indent: 1cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">À titre d’exemple, lors de la dernière année scolaire, à la suite d’une intervention de Madame Pau-Langevin, députée de notre circonscription, évoquant la situation difficile, entre autres, de l’école 4 rue Pierre Foncin, vous avez déclaré à l’Assemblée Nationale, le 10 juin 2008, « Si les chiffres concernant les écoles maternelles sont confirmés, ils ne sont effectivement pas acceptables. (&#8230;) Je le répète : nous nous pencherons sur les disparités les plus criantes que vous évoquez. Si elles devaient être confirmées, nous veillerions bien sûr à les corriger. » Les effectifs de rentrée ont une nouvelle fois confirmé les chiffres prévisionnels&#8230; La classe de petite section finalement ouverte scolarisait 24 élèves nés en 2005 le jour de la rentrée, 25 aujourd’hui !</span></span></p>
<p style="text-indent: 1cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Mais il n’est pas possible que l’Inspection Académique mette en cause systématiquement le travail de trois directions d’école, de trois équipes d’enseignants, et attende la rentrée scolaire pour reconnaître ses propres errements.</span></span></p>
<p style="text-indent: 1cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Monsieur le Ministre, les enseignants de nos écoles aspirent à travailler, enfin, dans la sérénité et la continuité, sans remettre en question, à la dernière minute, l’organisation pédagogique des classes. Nous parents, aimerions consacrer toute notre énergie, non à nous battre chaque année pendant des mois pour obtenir les conditions de travail qui sont normalement dues aux élèves, mais à travailler en coopération avec les enseignants pour aider aux mieux nos enfants, tous les enfants du groupe scolaire, à réussir. Avec les enseignants et la Mairie du 20</span></span><sup><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">e</span></span></sup><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> arrondissement, nous avons engagé depuis plusieurs années un travail en coopération pour améliorer l’image de nos écoles qui souffraient de leur ancienne réputation injustifiée, de leur situation géographique, de l’attrait d’écoles proches hors-ZEP et de la concurrence des écoles privées.</span></span></p>
<p style="text-indent: 1cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Pour la prochaine rentrée, Monsieur Rosselet, Inspecteur de l’Académie de Paris, au mépris de ses propres règles, a donc unilatéralement décidé de la fermeture d’un poste élémentaire à l’école primaire 4 rue Pierre Foncin, la justifiant&#8230; par les seuils d’ouverture (notre groupe scolaire, selon lui, n’atteindrait pas le seuil d’ouverture, soit 26 élèves en moyenne par classe élémentaire, 520 au total, ce qui légitime à ses yeux une fermeture de classe) ! Comment ne pas considérer cette entorse à sa propre règle comme une volonté délibérée, réitérée année après année, de nuire à nos écoles publiques de ZEP ? </span></span></p>
<p style="text-indent: 1cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">D’autant plus que les directions d’école du groupe scolaire ont attiré l’attention des autorités académiques et de la Mairie du 20</span></span><sup><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">e</span></span></sup><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> arrondissement dès le mois de janvier 2009 : les prévisions d’effectifs, à la hausse en élémentaire, justifiant que l’Inspection Académique renonce dès maintenant à cette fermeture de poste qui aura des répercussions néfastes sur les écoles 4 et 8 rue Pierre Foncin. Des propositions ont même été émises pour organiser matériellement, au sein du groupe scolaire, la non-fermeture de classe élémentaire et l’ouverture de classe maternelle, les deux n’étant pas contradictoires en termes de locaux.</span></span></p>
<p style="text-indent: 1cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Puisque l’Inspection Académique nous contraint de nouveau à faire appel à vous, Monsieur le Ministre, nous ne doutons pas que, comme vous l’avez fait l’an dernier reconnaissant la légitimité de notre demande, vous saurez intervenir auprès des instances parisiennes pour qu’elles reviennent sans attendre sur cette décision qui nous apparaît arbitraire, injuste et inéquitable.</span></span></p>
<p style="text-indent: 1cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Monsieur Rosselet a pris la décision, contre l’avis de toute la communauté éducative, de ne plus réunir le Conseil Départemental de l’Éducation Nationale qui se tenait d’ordinaire en juin pour prévoir les ajustements de rentrée scolaire. Cette instance permettait de tenir compte au mieux de l’évolution des effectifs constatés par les directions d’écoles (admissions) après le CDEN de février, sans créer de dysfonctionnements au moment de la rentrée des classes. Notre groupe scolaire a justement besoin de stabilité, de se sentir en confiance et soutenu par l’Administration. Or des décisions prises après la rentrée des classes ont les effets suivants : déblocage de crédits de fonctionnement par la municipalité et commandes dans l’urgence de mobilier, de fournitures, de manuels, réorganisation pédagogique de l’école, nomination à titre provisoire d’un(e) enseignant(e), etc. </span></span></p>
<p style="text-indent: 1cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Seule votre intervention nous semble donc à même de faire revenir Monsieur l’Inspecteur d’Académie sur ses décisions que nous ne pouvons accepter et contre lesquelles nous restons mobilisés.</span></span></p>
<p style="text-indent: 1cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Dans l’espoir que la présente saura retenir toute votre attention, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre profond attachement à l’École publique.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="right">
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="right"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Les parents d’élèves du groupe scolaire Pierre Foncin</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="right"><span style="font-family: Tahoma,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Le Conseil Local FCPE du groupe scolaire Pierre Foncin</span></span></p>
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		<title>La vidéo de Darcos sur France Inter, le mardi 24 mars au matin</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/03/24/la-video-de-darcos-sur-france-inter-le-mardi-24-mars-au-matin/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Mar 2009 12:43:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Les questions des auditeurs
Avec Darcos, pas de dialogue possible, il méprise les parents, minimise les actes de désobéissance, invoque des sondages bidons, ment sur les IUFM, à chaque question il met en doute la bonne foi de l&#8217;intervenant&#8230;mais tout de même il n&#8217;est pas très à l&#8217;aise&#8230;si ça pouvait faire repartir notre flamme
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			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="420" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf//x8rhzd_xavier-darcos-france-inter_news&amp;related=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf//x8rhzd_xavier-darcos-france-inter_news&amp;related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="336" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object></p>
<h3>Les questions des auditeurs</h3>
<p>Avec Darcos, pas de dialogue possible, il méprise les parents, minimise les actes de désobéissance, invoque des sondages bidons, ment sur les IUFM, à chaque question il met en doute la bonne foi de l&#8217;intervenant&#8230;mais tout de même il n&#8217;est pas très à l&#8217;aise&#8230;si ça pouvait faire repartir notre flamme</p>
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		<title>Xavier Darcos, mardi 24 mars, sur France Inter</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Mar 2009 10:44:40 +0000</pubDate>
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		</item>
		<item>
		<title>La carte des désobéisseurs aux réformes Darcos de l&#8217;enseignement primaire</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/03/24/la-carte-des-desobeisseurs-aux-reformes-darcos-de-lenseignement-primaire/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Mar 2009 10:26:43 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[France]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2009/03/carte-desobeisseurs21-03-1.jpg"><img src="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2009/03/carte-desobeisseurs21-03-1-300x212.jpg" alt="carte-desobeisseurs21-03-1" title="carte-desobeisseurs21-03-1" width="300" height="212" class="aligncenter size-medium wp-image-3967" /></a></p>
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		<title>Un grand article dans le Monde  sur le mouvement</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Mar 2009 13:41:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
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L&#8217;école fait de la résistance
LE MONDE 2 &#124; 20.03.09 &#124; 17h03
A l&#8217;évidence, la presse n&#8217;est pas la bienvenue. Une demande de reportage dans les écoles primaires de Rezé, petite ville paisible de la banlieue sud de Nantes, se solde sous vingt-quatre heures par une réponse sans appel. &#187;&#160; Vous n&#8217;avez pas le droit d&#8217;aller dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/20/l-ecole-fait-de-la-resistance_1170023_3224.html " target="_blank">lemonde.fr</a></p>
<h2>L&#8217;école fait de la résistance</h2>
<p>LE MONDE 2 | 20.03.09 | 17h03</p>
<p>A l&#8217;évidence, la presse n&#8217;est pas la bienvenue. Une demande de reportage dans les écoles primaires de Rezé, petite ville paisible de la banlieue sud de Nantes, se solde sous vingt-quatre heures par une réponse sans appel. &raquo;&nbsp; Vous n&#8217;avez pas le droit d&#8217;aller dans l&#8217;école demandée. Ni dans aucune autre de la ville. Ni du département. &raquo;&nbsp; Visiblement, l&#8217;inspecteur d&#8217;académie de Loire-Atlantique ne tient pas trop à ce qu&#8217;on raconte qu&#8217;à Rezé, sur 140 professeurs des écoles, 80 sont des &raquo;&nbsp; résistants &raquo;&nbsp; déclarés. Qu&#8217;on en dénombre même plusieurs centaines dans le département – en France, ils sont quelque 2 000.</p>
<p>Qu&#8217;ils se disent &raquo;&nbsp; résistants &laquo;&nbsp;, &raquo;&nbsp; désobéisseurs &raquo;&nbsp; ou &raquo;&nbsp; objecteurs de réforme &laquo;&nbsp;, ces enseignants du primaire sont entrés en rébellion il y a bientôt un an pour les premiers. Tout fonctionnaires de l&#8217;éducation nationale qu&#8217;ils soient, l&#8217;exaspération est telle qu&#8217;ils refusent d&#8217;appliquer les instructions de leur hiérarchie. Malgré les retenues sur salaire qui frappent quelques-uns, de Paris à Marseille, malgré les lettres nominatives, ils s&#8217;obstinent à ne pas vouloir mettre en place, notamment, les deux heures hebdomadaires de soutien individualisé pour les élèves en difficulté. Dernière manifestation en date, selon eux, d&#8217;une volonté gouvernementale de démembrement du service public de l&#8217;éducation.<span id="more-3935"></span></p>
<p>C&#8217;est donc chez un particulier que nous rencontrons une grosse poignée d&#8217;enseignants de Rezé. Ils sont d&#8217;âges, d&#8217;écoles et de syndicats différents mais se connaissent bien, habitent là pour la plupart et se sont initiés à l&#8217;action collective au début des années 2000, lorsqu&#8217;il a fallu se battre contre les sous-effectifs enseignants. Ils ont donc tôt fait d&#8217;entrer en résistance, toutes les écoles de la ville (sauf une) refusant dès avril 2008 d&#8217;envoyer à l&#8217;inspection leur projet d&#8217;organisation de l&#8217;aide personnalisée.</p>
<p>&raquo;&nbsp; A quoi en sommes-nous réduits ! &raquo;&nbsp; Au milieu de la rue, en soirée, alors que s&#8217;improvise pour nous une séance photo, ils pestent, ces professeurs &raquo;&nbsp; désobéisseurs &raquo;&nbsp; des écoles maternelles ou élémentaires, contre &raquo;&nbsp; une forte ambiance répressive &laquo;&nbsp;, contre ce &raquo;&nbsp; devoir de réserve &raquo;&nbsp; avec lequel on ne cesse de les &raquo;&nbsp; seriner &laquo;&nbsp;. Un collègue vient de recevoir un blâme pour avoir parlé à un journaliste au sein de son établissement. Un autre est poursuivi pour avoir bousculé un CRS lors d&#8217;une occupation de l&#8217;inspection académique.</p>
<p>Après avoir fait la tournée des écoles, déclaré à chaque équipe enseignante qu&#8217;elle était la dernière à ne pas avoir mis en place l&#8217;aide individualisée (&raquo;&nbsp; Malheureusement pour lui, on communique entre nous ! &laquo;&nbsp;), l&#8217;inspecteur de circonscription promet désormais des visites surprises pendant les heures prévues pour ce soutien. Les menaces de sanctions financières et administratives se font plus pressantes. Sans compter que, dans les écoles, la réforme a parfois semé la zizanie entre collègues. Bref, l&#8217;ambiance est tendue et la lassitude gagne.</p>
<p>&raquo;&nbsp; Désormais, tous les projets alternatifs au soutien individualisé que l&#8217;inspecteur de circonscription refusait en septembre, il les accepte, tout ça pour diminuer officiellement le nombre de désobéisseurs !, s&#8217;agace Jean-Michel Soccoja, directeur d&#8217;école et enseignant en CE2-CM1. Deux heures à jouer aux échecs ou à faire du théâtre ? Pas de problème du moment que le prof est devant les enfants. &raquo;&nbsp; &raquo;&nbsp; On proposerait de construire une cave à vin, il accepterait ! &laquo;&nbsp;, lance une de ses collègues, qui provoque l&#8217;hilarité.</p>
<p><strong>INORGANISATION MANIFESTE</strong></p>
<p>Au plan national, l&#8217;histoire avec Xavier Darcos avait pourtant bien commencé, lorsque le ministre de l&#8217;éducation nationale avait annoncé, en 2007, la fin de la classe le samedi matin pour la rentrée suivante. La perspective d&#8217;un vrai week-end avait réjoui nombre d&#8217;enseignants et de parents. Jusqu&#8217;à ce que les seconds s&#8217;aperçoivent que cette mesure populaire les privait de leur principale occasion de rencontrer les premiers. Jusqu&#8217;à ce qu&#8217;ensuite chacun se demande comment tenir les contenus des programmes en 24 heures de cours par semaine au lieu de 26.</p>
<p>De plus ou moins bonne grâce, les écoles ont cependant testé le dispositif d&#8217;aide aux élèves en difficulté qui s&#8217;ajoute au temps de la classe, à midi ou en fin d&#8217;après-midi. Seuls ou par petits groupes, les élèves bénéficient de quatre demi-heures de soutien. Dans son principe – donner plus aux enfants qui en ont le plus besoin –, l&#8217;idée pouvait séduire les partisans de l&#8217;équité. Las, dans la pratique, l&#8217;initiative lancée à la va-vite ne va pas de soi. Comment les enfants, qui ont du mal à se concentrer pendant les six heures d&#8217;une journée de classe classique – la plus longue d&#8217;Europe –, peuvent-ils avaler une demi-heure supplémentaire ? Les consignes varient selon les académies, l&#8217;inorganisation est manifeste, le résultat inégal. Tandis que certains maîtres trouvent leur compte dans ce tête-à-tête avec l&#8217;élève, d&#8217;autres ont discrètement oublié de recruter des candidats au soutien au deuxième trimestre. Les derniers, une minorité, se rebiffent et le revendiquent. Avec d&#8217;autant plus de conviction que ce dispositif d&#8217;aide personnalisée devait se solder par la suppression de 3 000 postes au sein des réseaux d&#8217;aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased). La mise en cause de ce corps de professionnels spécifiquement formés a électrisé l&#8217;école et alerté les parents (lire ci-contre), au point de faire en partie reculer le ministère.</p>
<p>A Rezé, les instits aujourd&#8217;hui résistants avaient parfois commencé le soutien en septembre. Bilan ? Un fiasco, tranchent-ils. Il y a tant d&#8217;effets pervers ! Dans les petites écoles, on s&#8217;invente des enfants en difficulté. Dans les grosses, on ne peut en aider qu&#8217;une petite poignée alors que toute la classe aurait parfois besoin de davantage d&#8217;attention. Comment choisir ?</p>
<p>Les parents arrêtent l&#8217;orthophoniste ou le pédopsychiatre parce que l&#8217;école, c&#8217;est plus important. Attendent une demi-heure dans la voiture à midi, avec frères et sœurs à l&#8217;arrière. Surtout, nous dit-on, l&#8217;actuelle organisation sur quatre jours, avec les nouveaux programmes, a enclenché une course contre la montre permanente. Plus le temps de parler aux parents. A midi, le soir, il faut vite lâcher les élèves pour aller dispenser ces cours supplémentaires. Plus le temps, non plus, de se concerter entre collègues, de développer un projet d&#8217;école. Déjeuners au lance-pierre, journées à rallonge… Les enseignants s&#8217;épuisent. Les enfants aussi.</p>
<p>&raquo;&nbsp; On a tenté un soutien à 17 heures. Deux à trois enfants pour quarante minutes intensives. Mais ces élèves en difficulté, qui ont déjà des problèmes de concentration, étaient très fatigués, et dans la foulée ils devaient encore faire leurs devoirs &laquo;&nbsp;, témoigne le très pondéré Dominique Avril, de l&#8217;école Château-Sud. &raquo;&nbsp; Nous, c&#8217;était le midi, poursuit un collègue plus jeune et plus fougueux, Jean-Baptiste Cochereau, de l&#8217;école Ragon. Les gamins en avaient marre, après trois heures de classe. Ils avaient faim. Nous aussi d&#8217;ailleurs ! Tout cela n&#8217;était pas efficace. Juste après, ils avaient un service de cantine rien que pour eux, ce qui achevait de les marginaliser. &raquo;&nbsp; C&#8217;est toute la cadence qui s&#8217;accélère entre ce nouveau dispositif et les programmes de 2008. Ceux-là battent les records d&#8217;impopularité. Non seulement ils n&#8217;ont pas été allégés, mais rappellent à certains l&#8217;époque des porte-plumes et des bonnets d&#8217;âne. Ces programmes ont été &raquo;&nbsp; rédigés avec un grand amateurisme et s&#8217;avèrent inaccessibles pour un élève moyen &laquo;&nbsp;, à en croire Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN. &raquo;&nbsp; Des textes bâclés, fondés sur un principe idéologique : répéter avant de comprendre &laquo;&nbsp;, selon son homologue du SNUipp, Gilles Moindrot.</p>
<p>UN MODE D&#8217;ACTION LÉGITIME ?</p>
<p>Un cours, une notion, des exercices, une évaluation. Compris ou pas, il faut avancer. Résultats, confient les profs : certains enfants qui étaient &raquo;&nbsp; limite &raquo;&nbsp; plongent. Un comble ! En instaurant le soutien et en réduisant le temps de classe hebdomadaire de deux heures, on crée les problèmes que l&#8217;on tente de résoudre. &raquo;&nbsp; Je dis stop. C&#8217;est du n&#8217;importe quoi ! &raquo;&nbsp; Et que l&#8217;on ne dise pas à Jean-Michel Soccoja, enseignant depuis vingt-sept ans, que les instits ne veulent jamais rien changer. Lui qui s&#8217;est jadis battu comme un beau diable pour être titularisé bien que cloué dans un fauteuil roulant, lui qui a enseigné plusieurs années en Amérique latine, n&#8217;est franchement pas du genre pantouflard.</p>
<p>Il aurait plutôt de l&#8217;énergie à revendre. &raquo;&nbsp; Bien sûr, assure-t-il avec force, qu&#8217;il faut améliorer l&#8217;école ! &raquo;&nbsp; Revenir aux 26 heures pour tous avec moins d&#8217;élèves par classe. Un vrai soutien pendant le temps scolaire, dispensé par le Rased. Davantage de psychologues, de médecins scolaires pour épauler les profs. Plus de concertation au sein de l&#8217;équipe pédagogique, de formation continue… &raquo;&nbsp; Mais ces mesures Darcos aberrantes, je ne peux pas les appliquer ! &laquo;&nbsp;, poursuit le directeur de l&#8217;école du Port-au-Blé. Un fonctionnaire doit-il obéir aux ordres de sa hiérarchie si sa conscience lui dicte le contraire ?</p>
<p>Voilà le débat lancé sur la légitimité de ce mode d&#8217;action. Les enseignants réunis savent leur position de fonctionnaires désobéissants difficile à tenir. Surtout lorsqu&#8217;il est question de refuser un soutien aux enfants en échec… Les syndicats, d&#8217;ailleurs, n&#8217;ont pas toujours accompagné ces initiatives d&#8217;un genre nouveau avec enthousiasme, leur préférant des actions plus collectives, moins exposées aux sanctions personnalisées, moins sujettes à critiques, surtout. Un fonctionnaire peut-il tout à la fois se poser comme défenseur du service public de l&#8217;éducation et s&#8217;autoriser lui-même à ne pas appliquer les textes officiels ?</p>
<p>&raquo;&nbsp; C&#8217;est vrai que c&#8217;est un principe à manier avec précaution, la désobéissance, reconnaît tout de suite Dominique Avril. Moi, je me dis plutôt en résistance. Je comprends que l&#8217;Etat prenne des sanctions. Mais il faut bien montrer notre réprobation envers cette politique… &raquo;&nbsp;</p>
<p>Ancienne infirmière psychiatrique, Bernadette Eleouet, 50 ans, enseignante en maternelle, assume plus aisément de désobéir. Car cette énième réforme venue d&#8217;en haut, alors que les enseignants ont peut-être leur petite idée sur les rythmes de l&#8217;enfant, a le don de l&#8217;exaspérer : &raquo;&nbsp; Quand on est autant engagé dans son métier, ce mépris est difficilement supportable. Je ne compte pas mes heures, je travaille tout le temps, même en vacances, même le midi. Parce que je me sens en dette envers l&#8217;école publique, moi qui viens d&#8217;un milieu populaire, qui suis la sixième d&#8217;une fratrie de sept enfants. Aujourd&#8217;hui, en écartant tout ce qui construit un citoyen, la culture, l&#8217;histoire, l&#8217;ouverture au monde, on ne donne plus aux enfants qui ne peuvent s&#8217;en sortir que par l&#8217;école le même espoir de réussite que celui que j&#8217;ai eu. Je ne peux pas cautionner ça ! &raquo;&nbsp;</p>
<p>Les premiers blogs de &raquo;&nbsp; résistance &raquo;&nbsp; sont apparus, à l&#8217;automne 2008, diablement efficaces pour populariser l&#8217;action des enseignants porte-drapeaux : Bastien Cazals, Alain Refalo… Puis se sont multipliées les lettres au ton grave envoyées solennellement à la hiérarchie de l&#8217;éducation nationale. Qu&#8217;elles émanent de maîtres isolés ou d&#8217;écoles entières, qu&#8217;elles s&#8217;en prennent au dispositif d&#8217;aide personnalisée ou aux nouveaux programmes, elles dénoncent toutes au final &raquo;&nbsp; la casse &laquo;&nbsp;, &raquo;&nbsp; le démantèlement &raquo;&nbsp; du service public.</p>
<p>Pour les plus critiques, il y a urgence : l&#8217;école – gratuite, laïque et obligatoire – est l&#8217;objet d&#8217;un plan d&#8217;attaque cohérent de la part du gouvernement. Les réformes qui ont plu sur le premier degré ces derniers mois ont en effet, par leur nombre, de quoi surprendre, au point d&#8217;apparaître un brin improvisées. En plus du soutien et des programmes, il y a eu, dans le désordre : l&#8217;instauration de cours pour les élèves pendant les vacances, l&#8217;accueil les jours de grève, la base informatique de recensement des enfants, des évaluations nationales en CE1 et CM2 très controversées, la disparition à terme des Rased, la fin des instituts de formation des maîtres (IUFM). Et encore les plaisanteries de Xavier Darcos sur la maternelle où l&#8217;on est très occupé à &raquo;&nbsp; changer les couches &raquo;&nbsp; des bambins, moqueries interprétées comme une lourde menace sur le pré-élémentaire. Le tout dans un contexte de sévères suppressions de postes.</p>
<p>PAROLE SYNDICALE &raquo;&nbsp; TROP FRILEUSE &raquo;&nbsp;</p>
<p>D&#8217;un bout à l&#8217;autre du territoire, les &raquo;&nbsp; résistants &raquo;&nbsp; tirent de cette succession de mesures et déclarations des conclusions radicales : si le gouvernement veut à tout crin démontrer que les résultats des élèves du public sont pires que médiocres, c&#8217;est afin d&#8217;accréditer l&#8217;idée qu&#8217;il est urgent et légitime de revoir à la baisse les moyens budgétaires d&#8217;un secteur si peu performant. D&#8217;autant qu&#8217;une fois plongés dans le doute, les parents ne manqueraient pas de se tourner en masse vers le privé.</p>
<p>Telle est l&#8217;analyse de l&#8217;équipe de l&#8217;école des Accoules, à Marseille. Entre les platanes, place des Moulins, il reste des fanions colorés d&#8217;une fête précédente. Les gens du coin ont disposé les bancs en carrés pour se parler plus à l&#8217;aise, tandis que leurs enfants jouent. L&#8217;endroit sert fréquemment de lieu de rencontres conviviales entre les enseignants et les parents du haut du Panier, la colline qui borde le Vieux-Port. Ce jour-là, malgré le froid qui pince, s&#8217;y tient la réunion de préparation du prochain conseil d&#8217;école. Comme ça, tout le monde peut parler devant la presse.</p>
<p>L&#8217;école – huit classes élémentaires avec vue sur la Méditerranée – est au diapason : un modèle de dialogue, un exemple de mixité sociale – qui voit se côtoyer enfants d&#8217;immigrés et d&#8217;artistes nouvellement installés dans le Panier rénové. Ici, la mobilisation en faveur d&#8217;écoliers sans papiers a contribué à souder les familles autour du groupe scolaire. La plupart des professeurs, expérimentés, y sont maîtres d&#8217;application, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;ils forment les débutants. A ce titre, ils ne sont pas tenus d&#8217;exécuter les deux heures hebdomadaires d&#8217;aide personnalisée. Ce qui ne signifie pas qu&#8217;ils n&#8217;ont pas d&#8217;élèves en difficulté, mais que l&#8217;administration n&#8217;a rien prévu dans leur cas.</p>
<p>Le dispositif d&#8217;aide a tout de même été mis en place à la rentrée. Mais à l&#8217;annonce de la suppression des postes de Rased, l&#8217;expérience a tourné court. Les enseignants ne se contentent plus de la parole syndicale, &raquo;&nbsp; trop frileuse &laquo;&nbsp;. Ils veulent autre chose, &raquo;&nbsp; poser un acte fort &laquo;&nbsp;, glisse Armelle, la professeure du CE2. &raquo;&nbsp; On avait l&#8217;air trop gentils avec nos ballons et nos manifs du mercredi. &raquo;&nbsp; En novembre, l&#8217;équipe exprime officiellement son refus de cautionner le dispositif de soutien auprès de l&#8217;inspecteur d&#8217;académie, grossissant ainsi les rangs des 157 &raquo;&nbsp; résistants &raquo;&nbsp; des Bouches-du-Rhône. Les signataires préfèrent continuer à aider leurs élèves en difficulté dans le cadre de leur classe et à privilégier &raquo;&nbsp; toutes les collaborations possibles avec les personnels spécialisés et les parents &laquo;&nbsp;.</p>
<p><strong>LE MERCREDI EN QUESTION</strong></p>
<p>Très au courant, ces derniers sont prêts à joindre leurs voix aux leurs. &raquo;&nbsp; Nous devons obtenir un enseignant en plus par cycle et le retour aux 26 heures par semaine pour tous les gamins. Assez du saupoudrage pour quelques-uns ! &laquo;&nbsp;, lance une mère sur la place. C&#8217;est aussi la position de la principale fédération de parents d&#8217;élèves, la FCPE. Profitant du cafouillage ambiant, l&#8217;organisation réclame un retour national aux 26 heures, réparties sur quatre jours et demi, mercredi compris, histoire de rééquilibrer la journée.</p>
<p>Les familles des Accoules, mobilisées, ont indiqué par écrit qu&#8217;elles ne veulent pas d&#8217;heure de soutien – ce qui, accessoirement, protège les intéressés des retenues de salaire. Toutes ont signé, sauf trois, précise Corinne Lefort, la directrice. Elle apprécie cette &raquo;&nbsp; connivence &raquo;&nbsp; qui n&#8217;était pas jouée d&#8217;emblée. Il y a dix ans, l&#8217;école était délaissée par les classes moyennes : Corinne s&#8217;est livrée avec ses collègues à &raquo;&nbsp; des opérations boutons de veste &laquo;&nbsp;, autrement dit, attraper les parents par le revers de la veste pour les convaincre de confier leurs enfants.</p>
<p>Souriante et déterminée, la directrice a de la bouteille, comme la plupart ici. Elle a commencé sa carrière en 1984 dans une ZUP de Strasbourg, avant d&#8217;exercer en Nouvelle-Calédonie. Armel Cornic, 38 ans, a enseigné au Mexique, Jean-Marc Donadieu, 57 ans, a connu une autre vie professionnelle avant de prendre en charge le CP, Eric Kayadjanian, quatorze ans d&#8217;ancienneté, vient de la banlieue parisienne… Ce dernier s&#8217;emporte contre les récentes mesures ministérielles : &raquo;&nbsp; C&#8217;est comme si on disait à un cancérologue d&#8217;en revenir aux bains de siège ! Tout ce que nous redoutions est arrivé en moins d&#8217;un an. &raquo;&nbsp;</p>
<p>&raquo;&nbsp; C&#8217;est la guerre à l&#8217;intelligence, renchérit Jean-Marc. Les ministres Robien et Ferry, eux, avaient gardé le cap de la qualité. &raquo;&nbsp; L&#8217;équipe reconnaît s&#8217;être inquiétée a priori des programmes de 2002, à tort. Dans sa lettre collective, elle indique qu&#8217;elle continuera à s&#8217;y référer, et dénonce ceux de 2008, trop &raquo;&nbsp; rétrogrades &laquo;&nbsp;. Surtout au chapitre de l&#8217;instruction civique. &raquo;&nbsp; Nous avons instauré l&#8217;habitude du débat institutionnalisé avec les enfants car le vivre ensemble était enfin inscrit dans les textes. Là, c&#8217;est le retour de la petite phrase de morale au tableau comme en 1927… &raquo;&nbsp;</p>
<p>Béatrice Audibert, l&#8217;une des rares à être syndiquée, est particulièrement remontée contre l&#8217;évaluation qu&#8217;elle a dû mener dans son CM2. Ce n&#8217;est pas la première fois que l&#8217;éducation nationale mesure le niveau des connaissances, soit sur de grands échantillons d&#8217;élèves, soit, nationalement, au niveau du CE2. Mais ces tests-là… D&#8217;abord, les questions qui portaient sur les acquisitions de toute l&#8217;année tombaient dès janvier. Ensuite, le logiciel d&#8217;enregistrement des résultats considérait de la même façon celui qui avait, par exemple, commis deux erreurs dans les dix opérations et celui qui n&#8217;en avait réussi aucune. Seules notes possibles : 1 ou 0. Passons sur les tricheries, le bachotage – les questions ont circulé à l&#8217;avance sur Internet. L&#8217;école des Accoules a remis ses résultats sans biaiser, mais sur papier et mélangés à ceux d&#8217;autres classes de Marseille, histoire d&#8217;empêcher tout classement établissement par établissement.</p>
<p>&raquo;&nbsp; Auparavant, nous corrigions ensemble, ce qui nous aidait dans l&#8217;élaboration de notre projet d&#8217;école. Maintenant l&#8217;administration verse une prime de 400 euros aux maîtres de CM2, juste pour diviser les équipes ! Nous n&#8217;en voulons pas ! &raquo;&nbsp; Ce cri du cœur a retenti dans nombre de salles des maîtres où certains se sont sentis blessés qu&#8217;on tente de les acheter, afin de les inciter à appliquer les réformes. Pour Béatrice, qui a trente-six ans d&#8217;ancienneté, le plus grave réside peut-être dans la mise au pas des approches pédagogiques. &raquo;&nbsp; J&#8217;ai un DEA en sciences de l&#8217;éducation, je pensais pouvoir continuer à enseigner en me fiant à mon expérience mais, avec leurs évaluations au CE1 et au CM2, ils m&#8217;imposent leurs méthodes et leurs rythmes. En conjugaison, par exemple. Ici, nous l&#8217;enseignons avec des phrases qui ont du sens. Leurs consignes à eux se limitent à : [je (prendre) plus-que-parfait]. Je prendre quoi ? Des riens du tout ! &raquo;&nbsp; Les collègues sourient.</p>
<p>&raquo;&nbsp; On en revient à avant les chercheurs en éducation, déplore l&#8217;un d&#8217;eux, à une époque où on n&#8217;essayait pas de pousser le gros d&#8217;une génération au-delà du certificat d&#8217;études. &raquo;&nbsp; Autant dire un esprit très éloigné de celui auquel ils aspirent. &raquo;&nbsp; Quand j&#8217;étais jeune, je croyais que l&#8217;école pourrait sauver le monde, confie Corinne Lefort. Mais lorsque je vois les 10 % d&#8217;enfants qui arrivent fracassés par la vie, je constate qu&#8217;il faudrait des moyens énormes pour les tirer vraiment vers le haut. &raquo;&nbsp; Qui serait prêt à les mettre ?</p>
<p><strong>NE RIEN CAUTIONNER</strong></p>
<p>Autre haut lieu de la contestation, la maternelle Octobre d&#8217;Alfortville (Val-de-Marne), en région parisienne. Une école elle aussi qualifiée d&#8217;&raquo;&nbsp; idéale &raquo;&nbsp; par son équipe enseignante, dans un quartier où s&#8217;entremêlent barres HLM, pavillons et immeubles de standing, enfants défavorisés et plus chanceux. 25 élèves par classe, puisqu&#8217;elle se situe en ZEP, et des professeurs enthousiastes, en recherche constante de nouvelles façons de travailler. Sur dix enseignants susceptibles d&#8217;assurer le soutien (bel et bien prévu dans les textes dès la maternelle), cinq s&#8217;y refusent. Toutes des femmes. Leurs collègues, nous assurent-elles, approuvent le mouvement mais ne peuvent en assumer les conséquences financières – retrait prévu d&#8217;un demi-mois de salaire en juillet.</p>
<p>&raquo;&nbsp; Nous ne sommes pas devenues fonctionnaires pour être planquées mais parce que l&#8217;éducation nous passionne. Elle est pour nous un engagement citoyen. C&#8217;est pour ça que nous sommes en résistance. Nous désobéissons car nos idées sur l&#8217;éducation, le service public, l&#8217;égalité des chances, sont bafouées &laquo;&nbsp;, pose, calme et sûre d&#8217;elle, Cécile Hassibi, institutrice en petite et moyenne section. L&#8217;heure est grave.</p>
<p>Aux yeux de l&#8217;équipe, les réformes gouvernementales perturbent le précieux équilibre trouvé après des années de travail pour reconstruire la réputation de l&#8217;école. L&#8217;aide individualisée, d&#8217;abord. L&#8217;organisation avait été soigneusement pensée afin de ne laisser aucun élève de côté : petits et moyens sont systématiquement mêlés. L&#8217;après-midi, quand les plus jeunes font la sieste, ne reste qu&#8217;une douzaine de moyens par classe, qu&#8217;il devient possible de suivre de près. &raquo;&nbsp; Cela permet aussi de profiter des interactions entre les enfants. Dans cette hétérogénéité, chacun trouve à apprendre &laquo;&nbsp;, plaide une jeune institutrice de petite-moyenne section, Marion Audrain.</p>
<p>En isolant pour un soutien, on perd cette dynamique. On stigmatise. On risque de changer le regard des parents sur l&#8217;enfant, dès son plus jeune âge. &raquo;&nbsp; Et puis, rien n&#8217;est défini, on est dans le flou total, poursuit-elle. On ne peut pas imaginer ce soutien pour des petits de 3 ou 4 ans, qui sont déjà six heures par jour à l&#8217;école… Même les 5-6 ans s&#8217;endorment sur les bancs en fin de matinée ou à 16 h 30 quand on leur raconte une histoire ! &raquo;&nbsp;</p>
<p>Sans compter que, sans cadre national, toutes les dérives sont possibles. Comme proposer du soutien à ceux de grande section qui, en début d&#8217;année, ne maîtrisent pas le nom des lettres et la reconnaissance de l&#8217;écriture chiffrée. &raquo;&nbsp; Alors qu&#8217;ils ont toute l&#8217;année pour s&#8217;y mettre ! &raquo;&nbsp; Pendant les heures prévues pour l&#8217;aide individualisée, les résistantes se retrouvent pour parler de projets pédagogiques, ce qu&#8217;elles n&#8217;ont plus le loisir de faire le samedi matin. Elles tiennent à ne proposer aucune solution acceptable par l&#8217;inspection académique, ce qui, à leurs yeux, reviendrait à cautionner le pire de tout, dans cette réforme : la suppression annoncée des Rased, ces interlocuteurs précieux auprès desquels elles &raquo;&nbsp; vident leur sac &raquo;&nbsp; et prennent conseil.</p>
<p>Les nouveaux programmes ? Elles en rient : &raquo;&nbsp; C&#8217;est d&#8217;une telle indigence, par comparaison avec ceux de 2002 ! Au printemps dernier, on a voulu réfléchir dessus, mais au bout de dix minutes, on n&#8217;avait plus rien à se dire… &raquo;&nbsp; Elles en pleurent : &raquo;&nbsp; Un petit fascicule a remplacé un livre et ses documents d&#8217;accompagnement. Avant, on avait le détail des compétences à acquérir dans chaque grand domaine d&#8217;apprentissage, des mises en situation… Là, plus rien. &raquo;&nbsp;</p>
<p>Elles continuent donc d&#8217;appliquer les anciens programmes &raquo;&nbsp; plus riches, plus exigeants. On ne va pas nous sanctionner là-dessus ! &laquo;&nbsp;. A présent, le chapitre &raquo;&nbsp; Vivre ensemble &raquo;&nbsp; s&#8217;intitule &raquo;&nbsp; Devenir élève &laquo;&nbsp;. Il y a des listes de mots à apprendre. L&#8217;accent est mis sur la morale, la politesse. La grande section tend à se transformer en CP. &raquo;&nbsp; Phénoménal retour en arrière ! &laquo;&nbsp;, pour la directrice de l&#8217;école, Armelle Narmy, 56 ans, dont les longues années d&#8217;enseignement n&#8217;ont en rien émoussé l&#8217;enthousiasme. Cette fois-ci, pourtant, elle désespère bel et bien de l&#8217;éducation nationale. &raquo;&nbsp; On balaie tout ce que les pédagogues ont compris ces dernières décennies sur la manière dont les enfants apprennent. En 1989, avec l&#8217;instauration des cycles, l&#8217;élève pouvait acquérir des compétences, à son rythme, sur plusieurs années. Maintenant il faut remplir, remplir, remplir les têtes, soi-disant pour qu&#8217;il n&#8217;y ait plus d&#8217;échec. Mais si l&#8217;enfant n&#8217;est pas prêt, ça ne marche pas ! &raquo;&nbsp;</p>
<p>Un peu comme si l&#8217;école pouvait s&#8217;offrir le luxe de se priver des avancées – réelles – de la recherche en éducation.</p>
<p>Pascale Krémer et Martine Valo</p>
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