<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>ACCUEIL BLOG NICNOF &#187; scoops et médias</title>
	<atom:link href="http://parisfaubourg.org/nicnof/category/scoops-et-medias/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://parisfaubourg.org/nicnof</link>
	<description>Mobilisons-nous pour défendre l&#039;enseignement public</description>
	<lastBuildDate>Mon, 12 Jul 2010 14:10:00 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.8</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Abdel Malik et Dominique de Villepin, débat de société : les banlieues, les zep, l&#8217;identité nationale</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2010/04/19/abdel-malik-et-dominique-de-villpepin-debat-de-societe-les-banlieues-les-zep-lidentite-nationale/</link>
		<comments>http://parisfaubourg.org/nicnof/2010/04/19/abdel-malik-et-dominique-de-villpepin-debat-de-societe-les-banlieues-les-zep-lidentite-nationale/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Apr 2010 07:34:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[scoops et médias]]></category>
		<category><![CDATA[videos]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://parisfaubourg.org/nicnof/?p=4745</guid>
		<description><![CDATA[Questions du mercredi, Dominique de Villepinenvoy&#233; par franceinter. &#8211; L&#039;info internationale vid&#233;o.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="480" height="360"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xcy67g"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xcy67g" width="480" height="360" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/xcy67g_questions-du-mercredi-dominique-de_news">Questions du mercredi, Dominique de Villepin</a></b><br /><i>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/franceinter">franceinter</a>. &#8211; <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news">L&#039;info internationale vid&eacute;o.</a></i></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://parisfaubourg.org/nicnof/2010/04/19/abdel-malik-et-dominique-de-villpepin-debat-de-societe-les-banlieues-les-zep-lidentite-nationale/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sur le Monde.fr, &#171;&#160;Loi Carle : la prime à l&#8217;exode scolaire, par Caroline Fourest&#187;&#160;, un article sur la loi Carle</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/09/28/sur-le-monde-fr-loi-carle-la-prime-a-lexode-scolaire-par-caroline-fourest-un-article-sur-la-loi-carle/</link>
		<comments>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/09/28/sur-le-monde-fr-loi-carle-la-prime-a-lexode-scolaire-par-caroline-fourest-un-article-sur-la-loi-carle/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2009 13:46:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[scoops et médias]]></category>
		<category><![CDATA[textes de lois]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://parisfaubourg.org/nicnof/?p=4591</guid>
		<description><![CDATA[http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/09/25/loi-carle-la-prime-a-l-exode-scolaire-par-caroline-fourest_1245155_3232.html
Loi Carle : la prime à l&#8217;exode scolaire, par Caroline Fourest
LE MONDE &#124; 25.09.09 &#124; 13h56
Résister à la communautarisation suppose de résister à l&#8217;exode scolaire qui saigne l&#8217;école publique au profit d&#8217;écoles privées confessionnelles. L&#8217;Assemblée nationale s&#8217;apprête à faire tout le contraire. Lundi 28 septembre, en toute discrétion, elle s&#8217;apprête à voter la loi Carle&#8230; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/09/25/loi-carle-la-prime-a-l-exode-scolaire-par-caroline-fourest_1245155_3232.html" target="_blank">http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/09/25/loi-carle-la-prime-a-l-exode-scolaire-par-caroline-fourest_1245155_3232.html</a></p>
<h3>Loi Carle : la prime à l&#8217;exode scolaire, par Caroline Fourest</h3>
<p>LE MONDE | 25.09.09 | 13h56<br />
Résister à la communautarisation suppose de résister à l&#8217;exode scolaire qui saigne l&#8217;école publique au profit d&#8217;écoles privées confessionnelles. L&#8217;Assemblée nationale s&#8217;apprête à faire tout le contraire. Lundi 28 septembre, en toute discrétion, elle s&#8217;apprête à voter la loi Carle&#8230; qui force les collectivités locales à devenir les principaux mécènes de cette hémorragie.</p>
<p><span id="more-4591"></span></p>
<p>Sous prétexte de clarifier un flou juridique, cette loi oblige les mairies à financer les écoles privées d&#8217;autres communes si leurs résidents ont choisi d&#8217;y scolariser leurs enfants. Quatre critères sont prévus pour rendre cette dépense obligatoire : si des parents parviennent à montrer que &laquo;&nbsp;la capacité d&#8217;accueil&raquo;&nbsp; de leur commune de résidence est insuffisante, en cas &laquo;&nbsp;d&#8217;obligation professionnelle&raquo;&nbsp;, pour &laquo;&nbsp;des raisons médicales&raquo;&nbsp;, ou si un frère ou une soeur est déjà scolarisé dans cette autre commune. Autant dire que les écoles privées ne devraient avoir aucun mal à faire passer les mairies environnantes à la caisse. D&#8217;autant que contrairement à une scolarisation dans le public, le maire n&#8217;est pas autorisé à mettre son droit de veto, au nom de la sacro-sainte &laquo;&nbsp;liberté d&#8217;enseignement&raquo;&nbsp;.</p>
<p>Certaines écoles de l&#8217;Opus Dei sont déjà sous contrat. Si l&#8217;oeuvre de Dieu se met à ouvrir des écoles élémentaires, les fidèles utiliseront la loi Carle pour obliger les collectivités locales à financer l&#8217;envoi de leurs enfants dans ces écoles élémentaires-là. Ne parlons pas des loubavitch, dont certaines crèches sont déjà financées par la Mairie de Paris&#8230; Parce qu&#8217;il manque des places dans les crèches publiques.</p>
<p>Eddy Khaldi, coauteur d&#8217;un livre édifiant intitulé Main basse sur l&#8217;école publique (Démopolis), dénonce une forme de &laquo;&nbsp;chèque éducation&raquo;&nbsp;, propre à faire primer les &laquo;&nbsp;choix particularistes sur l&#8217;intérêt général&raquo;&nbsp;, comme aux Etats-Unis.</p>
<p>L&#8217;exode du public vers le privé était jusqu&#8217;ici contenu par la sectorisation et la carte scolaire. Depuis son assouplissement, toutes les vannes sont ouvertes. Pierre Cardo, député UMP et ancien maire de banlieue, n&#8217;a pas caché son inquiétude lors de la discussion générale sur la loi Carle : &laquo;&nbsp;J&#8217;ai passé vingt-six ans à lutter contre l&#8217;évasion scolaire. Dans ma circonscription, les deux collèges dont la capacité d&#8217;accueil est de 1 000 élèves n&#8217;en reçoivent plus que 400.&raquo;&nbsp; Les raisons de l&#8217;hémorragie sont connues. L&#8217;école publique se démocratise mais ne peut sélectionner.</p>
<p>Si l&#8217;Etat n&#8217;augmente pas son taux d&#8217;encadrement, l&#8217;indiscipline explose. Au premier fait divers, tous les parents cherchent à fuir vers l&#8217;école privée la plus proche, plus sélective. Et les élèves en difficulté se retrouvent sur le carreau, coincés entre eux, dans des lycées désertés&#8230; Effet de ghettoïsation et crise du &laquo;&nbsp;vivre-ensemble&raquo;&nbsp; garantis.</p>
<p>L&#8217;exode pourrait être contenu. L&#8217;école privée serait moins attractive si ses tarifs étaient plus élevés. Autrement dit si l&#8217;Etat et les régions ne lui permettaient pas de pratiquer des tarifs alléchants en la finançant. Depuis la loi Debré, la République joue contre son camp. La loi Carle va plus loin. Elle essaie de nous faire croire que financer &laquo;&nbsp;à parité&raquo;&nbsp; la scolarisation dans le public ou le privé est un devoir, alors que cette parité n&#8217;a aucun fondement juridique. Et pourtant, la remettre en cause serait un crime contre la &laquo;&nbsp;liberté scolaire&raquo;&nbsp; ! A bien y réfléchir, cela c&#8217;est un peu invoquer la &laquo;&nbsp;liberté de circuler&raquo;&nbsp; pour obliger l&#8217;Etat à rembourser les notes de taxi de ceux qui n&#8217;aiment pas le bus&#8230;</p>
<p>Nous sommes en période de pollution : l&#8217;Etat a intérêt à encourager ses citoyens à prendre les transports en commun. Mais comment les entretenir s&#8217;il devait rembourser une partie des courses en taxi de ceux qui trouvent les bus trop chargés ou dégradés ?</p>
<p>La loi Carle s&#8217;inscrit dans un mouvement de fond, qui n&#8217;en finit plus de transférer les missions du public vers le privé. Sauf que nous ne parlons plus seulement de La Poste ou de l&#8217;hôpital, mais de la citoyenneté.<br />
Caroline Fourest</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/09/28/sur-le-monde-fr-loi-carle-la-prime-a-lexode-scolaire-par-caroline-fourest-un-article-sur-la-loi-carle/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Conférence de presse de rentrée du nouveau ministre de l&#8217;Éducation</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/09/05/conference-de-presse-de-rentree-du-nouveau-ministre-de-leducation/</link>
		<comments>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/09/05/conference-de-presse-de-rentree-du-nouveau-ministre-de-leducation/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2009 11:10:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[chatel]]></category>
		<category><![CDATA[scoops et médias]]></category>
		<category><![CDATA[videos]]></category>
		<category><![CDATA[enseignants]]></category>
		<category><![CDATA[presse]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://parisfaubourg.org/nicnof/?p=4486</guid>
		<description><![CDATA[

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span id="more-4486"></span><img src="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/plugins/flash-video-player/default_video_player.gif" /><!--more--></p>
<p><img src="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/plugins/flash-video-player/default_video_player.gif" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/09/05/conference-de-presse-de-rentree-du-nouveau-ministre-de-leducation/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
<enclosure url="http://www.parisfaubourg.org/blog_nicnof/videos/Rentr_e_scolaire_2009_-_Minist_re_de_l_Education_Nationale.mp4" length="25622010" type="video/mp4" />
		</item>
		<item>
		<title>Sur France-Culture, Aline Paillet commente la marche du 26 mai et autres actualités de l&#8217;éducation</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/05/31/sur-france-culture-aline-paillet-commente-la-marche-du-26-mai-et-autres-actualites-de-leducation/</link>
		<comments>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/05/31/sur-france-culture-aline-paillet-commente-la-marche-du-26-mai-et-autres-actualites-de-leducation/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 31 May 2009 14:04:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[lois darcos]]></category>
		<category><![CDATA[scoops et médias]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[france-culture]]></category>
		<category><![CDATA[marche]]></category>
		<category><![CDATA[paillet]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://parisfaubourg.org/nicnof/?p=4398</guid>
		<description><![CDATA[
Extrait de l&#8217;émission d&#8217;Aline Paillet,  France-Culture, samedi 29 mai 2009, 19h30
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<p>Extrait de l&#8217;émission d&#8217;Aline Paillet,  France-Culture, samedi 29 mai 2009, 19h30</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/05/31/sur-france-culture-aline-paillet-commente-la-marche-du-26-mai-et-autres-actualites-de-leducation/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
<enclosure url="http://www.parisfaubourg.org/nicnof/audio/paillet.mp3" length="5328896" type="audio/mpeg" />
		</item>
		<item>
		<title>Article du Monde sur le stress des enfants, adolescents, parents, tout va bien à Sarkoland</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/04/24/article-du-monde-sur-le-stress-des-enfants-adolescents-parents-tout-va-bien-a-sarkoland/</link>
		<comments>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/04/24/article-du-monde-sur-le-stress-des-enfants-adolescents-parents-tout-va-bien-a-sarkoland/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2009 07:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[livres]]></category>
		<category><![CDATA[scoops et médias]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[parents]]></category>
		<category><![CDATA[stress]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://parisfaubourg.org/nicnof/?p=4167</guid>
		<description><![CDATA[Enquête
Elèves trop stressés : la faute aux parents ?
LE MONDE &#124; 13.04.09 &#124; 15h19  •  Mis à jour le 13.04.09 &#124; 15h19


Y a-t-il trop de stress lié à la réussite scolaire ? Oui, mais les plus stressés ne sont pas ceux que l&#8217;on croit. Les enfants sont certes touchés, mais leurs parents le seraient plus encore. C&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr"><strong><span style="font-size: 7.5pt; color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif';">Enquête</span></strong></div>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 24pt;"><span style="font-size: 19pt; color: black; font-family: 'Georgia','serif';">Elèves trop stressés : la faute aux parents ?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 11.25pt;"><span style="font-size: 7.5pt; color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif';">LE MONDE | 13.04.09 | 15h19  •  Mis à jour le 13.04.09 | 15h19</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 11.25pt;"><span style="font-size: 8.5pt; color: #222222; font-family: 'Verdana','sans-serif';"><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">Y a-t-il trop de stress lié à la réussite scolaire ? Oui, mais les plus stressés ne sont pas ceux que l&#8217;on croit. Les enfants sont certes touchés, mais leurs parents le seraient plus encore. C&#8217;est ce qui ressort d&#8217;un sondage CSA pour l&#8217;Association des parents d&#8217;élèves de l&#8217;enseignement libre (APEL), rendu public jeudi 2 avril et réalisé en février auprès d&#8217;un échantillon de 655 parents représentatifs. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">A la question :<em> &laquo;&nbsp;Avez-vous le sentiment que votre enfant est stressé par l&#8217;école ?&raquo;&nbsp;</em>, 31 % des adultes répondent par l&#8217;affirmative. Mais si on leur demande : <em>&laquo;&nbsp;Et vous-même, vous sentez-vous stressé par la réussite scolaire de votre enfant ?&raquo;&nbsp;</em>, 52 % avouent que oui. Les motifs principaux d&#8217;inquiétude des enfants sont liés aux notes et à l&#8217;évaluation tandis que les parents craignent pour leur avenir. De là à penser que le stress des plus jeunes est &#8211; en partie &#8211; transmis par leurs aînés&#8230;<span id="more-4167"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><em><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">&laquo;&nbsp;Les enfants sont stressés de plus en plus tôt&raquo;&nbsp;</span></em><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">, assure Gisèle George, pédopsychiatre. Maux de ventre, irritabilité, problèmes de sommeil, perfectionnisme, volonté de tout contrôler, petites maladies à répétition : les symptômes sont nombreux. Il y a dix ans, la spécialiste recevait principalement en consultation des adolescents de 17 à 20 ans, élèves de classe préparatoire, de terminale ou de première, mais depuis trois ans sa clientèle s&#8217;est largement ouverte aux collégiens de 11 à 13 ans.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">Le stress n&#8217;épargne pas non plus l&#8217;école primaire, comme le constate Joël Péhau, enseignant de CM2 à Orthez (Pyrénées-Atlantiques). <em>&laquo;&nbsp;Les parents sont de plus en plus inquiets</em>,<em> </em>témoigne-t-il. <em>Ils veulent savoir où nous en sommes par rapport au programme. Certains donnent même des devoirs supplémentaires à leurs enfants</em>.&raquo;&nbsp; Cela se traduit soit par des enfants <em>&laquo;&nbsp;apathiques, car submergés par l&#8217;ampleur de la tâche&raquo;&nbsp;</em> ou <em>&laquo;&nbsp;qui posent beaucoup de questions, par peur de l&#8217;échec&raquo;&nbsp;</em>. L&#8217;instituteur passe de plus en plus de temps à recevoir les parents pour les rassurer et leur expliquer que<em> &laquo;&nbsp;la pression peut être contre-productive&raquo;&nbsp;</em>.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">L&#8217;inquiétude des familles est visible à travers les succès d&#8217;édition que sont devenus <em>Qu&#8217;apprend-on à la maternelle ?</em> ou <em>Qu&#8217;apprend-on à l&#8217;école élémentaire ?</em> (Sceren-XO Editions) ou encore avec l&#8217;apparition de cahiers de vacances pour les petits, avec <em>Les Passeports de la maternelle vers le CP</em> ou encore <em>De la moyenne vers la grande section</em>. Philippe Coléon, directeur général d&#8217;Acadomia, leader du soutien scolaire, fait état lui aussi d&#8217;un rajeunissement des élèves qui bénéficient des services de son entreprise.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><em><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">&laquo;&nbsp;Les enfants du primaire représentaient, il y a dix ans, 6 % des élèves que nous suivions. Cette proportion est aujourd&#8217;hui de 12 %&raquo;&nbsp;,</span></em><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';"> assure-t-il. Crainte du chômage, mères moins disponibles parce qu&#8217;elles travaillent, explosion des foyers monoparentaux expliquent, selon lui, ce phénomène.<em> &laquo;&nbsp;Aujourd&#8217;hui, réussir sa vie de parents est davantage associé à la réussite scolaire de ses enfants&raquo;&nbsp;</em>, analyse-t-il.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">Les mères apparaissent plus stressées que les pères par la réussite scolaire (59 % contre 43 %). D&#8217;une manière générale, elles suivent davantage la scolarité de leurs enfants. <em>&laquo;&nbsp;Nos fiches de méthodes primaires, téléchargeables sur notre site, sont très consultées par les mères de famille, qui s&#8217;en servent pour aider leurs enfants&raquo;&nbsp;,</em> constate Hervé Lecat, président de Complétude, spécialisé dans le soutien scolaire.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">Exceptionnellement, des bouts de chou angoissés franchissent même la porte du cabinet des psychiatres. Comme ce petit de maternelle qui déchirait son cahier s&#8217;il posait une gommette de travers et confiait qu&#8217;<em>&laquo;&nbsp;à l&#8217;école, il faut &laquo;&nbsp;cravailler&raquo;&nbsp;, sinon on n&#8217;aura pas un bon métier&raquo;&nbsp;</em>, ou cet enfant en moyenne section dont les parents s&#8217;inquiétaient de l&#8217;appréciation sur le livret <em>: &laquo;&nbsp;Ne pense qu&#8217;à jouer&raquo;&nbsp;</em>.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">L&#8217;institution scolaire, sélective, et les enseignants, dont les appréciations sont trop souvent négatives, ont également une forte part de responsabilité dans le stress des parents.<em> La psychopédagogue Brigitte Prot dénonce &laquo;&nbsp;la tyrannie de la note&raquo;&nbsp; </em>et préconise une évaluation par les compétences, moins stigmatisante. <em>&laquo;&nbsp;Les parents recherchent les meilleurs établissements et les meilleurs diplômes pour garantir l&#8217;avenir de leur enfant car ils perçoivent bien que, pour la première fois, ceux-ci n&#8217;auront pas forcément un meilleur métier qu&#8217;eux&raquo;&nbsp;</em>, poursuit Joël Péhau.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">Comment les parents peuvent-ils faire retomber la pression ? <em>&laquo;&nbsp;Il y a un transfert d&#8217;inquiétude, concernant l&#8217;avenir, des adultes sur leurs enfants,</em> déplore Patrice Huerre, psychiatre de l&#8217;enfant et de l&#8217;adolescent. <em>Les parents doivent savoir doser la pression des attentes qu&#8217;ils ont quant à la réussite scolaire. Sinon leurs enfants risquent de vivre dans la crainte de perdre leur amour s&#8217;ils les déçoivent.&raquo;&nbsp;</em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">Pour Brigitte Prot, <em>&laquo;&nbsp;les parents ne devraient jamais confondre la personne de leur enfant et ses résultats scolaires&raquo;&nbsp;</em>. Mieux vaut dire <em>&laquo;&nbsp;tes résultats m&#8217;inquiètent&raquo;&nbsp;</em> plutôt que <em>&laquo;&nbsp;tu m&#8217;inquiètes&raquo;&nbsp;</em>. A éviter : enfermer son enfant dans une image de <em>&laquo;&nbsp;faible en maths&raquo;&nbsp;</em> ou <em>&laquo;&nbsp;nul en orthographe&raquo;&nbsp;</em>, ou le comparer avec ses frères et soeurs.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">De même que les parents aspirent à faire une pause en rentrant chez eux après une journée de travail, leurs enfants aussi ont le droit d&#8217;oublier, de temps en temps, leur métier d&#8217;élèves. </span></p>
<div class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt; text-align: center;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';"></p>
<hr size="2" /></span></div>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><strong><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">&laquo;&nbsp;Ces enfants malades du stress&raquo;&nbsp;, de Gisèle George, éd. Anne Carrière, 183p. 15 €.</span></strong><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 11.25pt;">
<p class="MsoNormal" style="line-height: 11.25pt;"><strong><span style="font-size: 8.5pt; color: #222222; font-family: 'Verdana','sans-serif';">Martine Laronche</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 11.25pt;"><span style="font-size: 7.5pt; color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif';">Article paru dans l&#8217;édition du 14.04.09</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/04/24/article-du-monde-sur-le-stress-des-enfants-adolescents-parents-tout-va-bien-a-sarkoland/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Base élèves, la France tenue de s&#8217;expliquer devant l&#8217;ONU avant le 6 avril</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/03/28/base-eleves-la-france-tenue-de-sexpliquer-devant-lonu-avant-le-6-avril/</link>
		<comments>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/03/28/base-eleves-la-france-tenue-de-sexpliquer-devant-lonu-avant-le-6-avril/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 08:31:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[fichage, base-élèves]]></category>
		<category><![CDATA[lois darcos]]></category>
		<category><![CDATA[scoops et médias]]></category>
		<category><![CDATA[base-élèves]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[onu]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://parisfaubourg.org/nicnof/?p=3995</guid>
		<description><![CDATA[http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/27/base-eleves-traine-devant-l-onu_1173266_3224.html#xtor=EPR-32280153
Article paru dans l&#8217;édition du 28.03.09

&#171;&#160;Base élèves&#187;&#160; traîné devant l&#8217;ONU

Ils ne sont plus qu&#8217;une poignée et pourtant ils résistent. Les opposants à Base élèves 1er degré, du nom du fichier informatisé et centralisé qui stocke les informations recueillies lors de l&#8217;inscription de chaque enfant dès l&#8217;école maternelle, ne désarment pas. Leur dernière &#171;&#160;victoire&#187;&#160; : la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="dt"><a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/27/base-eleves-traine-devant-l-onu_1173266_3224.html#xtor=EPR-32280153" target="_blank">http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/27/base-eleves-traine-devant-l-onu_1173266_3224.html#xtor=EPR-32280153</a></div>
<div class="dt">Article paru dans l&#8217;édition du 28.03.09</div>
<div class="dt">
<h2>&laquo;&nbsp;Base élèves&raquo;&nbsp; traîné devant l&#8217;ONU</h2>
</div>
<div class="ar-txt">Ils ne sont plus qu&#8217;une poignée et pourtant ils résistent. Les opposants à Base élèves 1<sup>er</sup> degré, du nom du fichier informatisé et centralisé qui stocke les informations recueillies lors de l&#8217;inscription de chaque enfant dès l&#8217;école maternelle, ne désarment pas. Leur dernière &laquo;&nbsp;victoire&raquo;&nbsp; : la France sommée d&#8217;expliquer par écrit avant le 6 avril aux Nations unies, dans le cadre de la session du Comité des droits de l&#8217;enfant, <em>&laquo;&nbsp;<strong>à quelle mission de service public servira le stockage au niveau national de données nominatives et indiquer les raisons pour lesquelles le droit d&#8217;opposition prévu par la loi ne s&#8217;applique pas à ce dispositif. Veuillez également informer le Comité </strong></em><strong>(des droits de l&#8217;enfant de l&#8217;ONU) <em>des conséquences éventuelles que pourrait entraîner le refus des parents de fournir les informations requises sur leurs enfants&raquo;&nbsp;</em></strong>.<span id="more-3995"></span></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td><img src="http://pubs.lemonde.fr/5/FRANCE-LEMONDE/index_france/exclu/sponsor/1674447511/Middle1/OasDefault/z_position_middle1_excle/essaipixel.html/33653237303261323439636262646430?&amp;_RM_EMPTY_" alt="" /></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Réunis dans un Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE), des parents d&#8217;élèves et des enseignants, relayés par la Ligue des droits de l&#8217;homme, contestent ce fichier depuis les premières expérimentations lancées en 2004. Ils ont d&#8217;ailleurs réussi à le dépouiller des attributs dont il était doté au départ. Mais continuent de se battre pour obtenir sa suppression. Les uns au tribunal &#8211; où les premières plaintes contre X&#8230; invoquant le non-respect de la loi Informatique et libertés ont été déposées mercredi 25 mars comme à Grenoble et à Millau &#8211; les autres dans les écoles autour des <em>&laquo;&nbsp;désobéisseurs&raquo;&nbsp;</em> qui, en refusant de renseigner la Base, font l&#8217;objet de sanctions et de retraits sur salaire. Un recours en annulation a également été déposé au Conseil d&#8217;Etat le 22 décembre 2008.</p>
<p>Quand, après des années de fiches cartonnées, le mammouth décide de basculer dans le tout-numérique, il ne se doutait pas que l&#8217;affaire soulèverait une telle indignation. Les collèges et les lycées sont dotés depuis 1995 d&#8217;un logiciel (Sconet) qui centralise des renseignements familiaux et scolaires sans que cela ait suscité la moindre vaguelette. L&#8217;école se révèle plus frondeuse.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Les collègues ont mis un certain temps à réagir parce que, au départ, Base élèves leur a été présenté comme une réponse à une de leurs revendications : disposer d&#8217;un logiciel équipé des mêmes fonctionnalités dans toutes les écoles&raquo;&nbsp;</em>, se souvient Gérard Courdert, délégué du Syndicat des instituteurs et professeurs d&#8217;école (Snuipp-FSU) de l&#8217;Ain. <em>&laquo;&nbsp;En plus, pour beaucoup d&#8217;entre eux, l&#8217;ordinateur est souvent arrivé avec le logiciel lui-même&raquo;&nbsp;</em>, précise Pierre Devesa, directeur d&#8217;une école primaire dans le même département.</p>
<p>Le logiciel en question se révèle tout sauf anodin : pour la première fois, les écoles se voient tenues de remplir une base de données indiquant les nom, prénom, adresse de leurs élèves, mais aussi leur nationalité, l&#8217;année de leur arrivée en France, le suivi médical ou psychologique dont ils font l&#8217;objet, leur handicap éventuel.</p>
<p>Sans que le législateur y ait mis son nez, un fichier centralisé et précis voyait le jour, au moment même où, partout en France, des enseignants prenaient fait et cause en faveur de leurs élèves sans papiers et quand, peu de temps avant, l&#8217;idée d&#8217;un repérage précoce de la délinquance avait provoqué controverse et indignation.</p>
<p>Prenant acte de la fronde, le ministère plie mais ne cède pas, publiant un arrêté <em>&laquo;&nbsp;portant création de Base élèves&raquo;&nbsp;,</em> en date du 20 octobre 2008, épuré des champs de la nationalité, du handicap, de l&#8217;absentéisme, etc. Le ministre, Xavier Darcos lui-même, avait estimé, en juin, que ce fichier était <em>&laquo;&nbsp;profondément liberticide&raquo;&nbsp;</em>.</p>
<p>Revu et corrigé, Base élèves, qui contient une cinquantaine de renseignements, dote chaque enfant d&#8217;un identifiant national élève qui rejoint la Base nationale. Le tout est consultable en partie par la mairie, en totalité par l&#8217;inspection académique. Les parents ne peuvent s&#8217;y opposer. La plupart des enseignants cèdent sous la pression, quelques-uns résistent contre ce qu&#8217;ils jugent être une opération de fichage.</p>
<p>Pour l&#8217;éducation nationale, qui a beaucoup souffert de la grève administrative menée pendant des années par les directeurs d&#8217;école, il ne s&#8217;agit que d&#8217;un outil de bonne gestion. Base élèves a déjà permis de rectifier de <em>&laquo;&nbsp;plusieurs milliers&raquo;&nbsp;</em> l&#8217;effectif des enfants inscrits à l&#8217;école. Ramené à 6 millions, c&#8217;est peu, mais <em>&laquo;&nbsp;un élève de plus ou de moins peut impliquer une fermeture ou une ouverture de classe&raquo;&nbsp;</em>, défend le ministère.</p>
<p>Mais pourquoi des fichiers nominatifs ? Ils peuvent être <em>&laquo;&nbsp;utiles en cas de méningite ou de recherches d&#8217;enfants&raquo;&nbsp;</em>. Ou pour repérer les enfants sans papiers, s&#8217;inquiète le Collectif.</p>
<p>Pour ses détracteurs, ce fichier pourrait bien constituer aussi le socle du futur &laquo;&nbsp;casier&raquo;&nbsp; que risque de traîner derrière lui chaque enfant durant sa scolarité. <em>&laquo;&nbsp;L&#8217;outil Base élèves est évolutif. La meilleure preuve, c&#8217;est qu&#8217;il a déjà fait l&#8217;objet d&#8217;une modification déclarée à la CNIL : elle consiste à pouvoir attribuer le nom </em><em>d&#8217;un enseignant à chaque classe&raquo;&nbsp;</em>, argumente Christian Drevet, directeur d&#8217;une petite école de trois classes à Eydoche, dans l&#8217;Isère. Sachant que l&#8217;éducation nationale travaille à la mise en place d<em>&#8216;&raquo;&nbsp;un livret scolaire électronique&raquo;&nbsp;</em> qui contiendrait le résultat des évaluations individuelles et qu&#8217;un fichier national sur le retard scolaire est également en préparation, qu&#8217;est-ce qui interdira de connecter tous ces fichiers à travers l&#8217;identifiant de l&#8217;élève ?</p>
<p>Des parents s&#8217;insurgent, comme Vincent Fristot, de Grenoble, à l&#8217;origine du recours au Conseil d&#8217;Etat, choqué que ce fichier ait été imposé<em> &laquo;&nbsp;sans débat démocratique, sans concertation&raquo;&nbsp;. </em>C&#8217;est comme si<em> &laquo;&nbsp;on nous retirait notre autorité parentale&raquo;&nbsp;</em>, s&#8217;indigne Marylou Waligorsk, dans l&#8217;Aveyron. <em>&laquo;&nbsp;N&#8217;importe quel distributeur est tenu de demander notre avis s&#8217;il veut constituer un fichier. Pas l&#8217;éducation nationale !&raquo;&nbsp;</em>, s&#8217;insurge Béatrice Koehler, dans l&#8217;Ain, qui juge choquant que<em> &laquo;&nbsp;grands-parents, amis et nounous&raquo;&nbsp; </em>se retrouvent aussi <em>&laquo;&nbsp;fichés&raquo;&nbsp;</em> à leur insu<em>.</em> Mais il est sans doute trop tard : 80 % des enfants sont déjà inscrits sur Base élèves.</p>
<p><strong>Brigitte Perucca</strong></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/03/28/base-eleves-la-france-tenue-de-sexpliquer-devant-lonu-avant-le-6-avril/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Xavier Darcos, mardi 24 mars, sur France Inter</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/03/24/xavier-darcos-mardi-24-mars-sur-france-inter/</link>
		<comments>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/03/24/xavier-darcos-mardi-24-mars-sur-france-inter/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2009 10:44:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[lois darcos]]></category>
		<category><![CDATA[scoops et médias]]></category>
		<category><![CDATA[24]]></category>
		<category><![CDATA[darcos]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Inter]]></category>
		<category><![CDATA[mars]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://parisfaubourg.org/nicnof/?p=3972</guid>
		<description><![CDATA[
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/03/24/xavier-darcos-mardi-24-mars-sur-france-inter/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
<enclosure url="http://www.parisfaubourg.org/nicnof/audio/darcos_24_03.mp3" length="12127056" type="audio/mpeg" />
		</item>
		<item>
		<title>Un article dans libé sur la ronde des obstinés</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/03/24/un-article-dans-libe-sur-la-ronde-des-obstines/</link>
		<comments>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/03/24/un-article-dans-libe-sur-la-ronde-des-obstines/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2009 10:19:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[parents contre les réformes]]></category>
		<category><![CDATA[scoops et médias]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>
		<category><![CDATA[obstinés]]></category>
		<category><![CDATA[ronde]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://parisfaubourg.org/nicnof/?p=3963</guid>
		<description><![CDATA[Blog de Véronique Soulé
Ils tournent, ils tournent, ils tournent&#8230; les enseignants chercheurs

Ils ont déjà tourné en rond une heure lundi dernier Place de l&#8217;Hôtel de Ville à Paris. Et lancé un ultimatum: si d&#8217;ici le 23 mars, le gouvernement ne renonce pas à ses réformes dans l&#8217;Enseignement et la Recherche, ils se mettront à tourner [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2009/03/ilt-ont-dj-tour.html" target="_blank">Blog de Véronique Soulé</a></p>
<h3 class="entry-header">Ils tournent, ils tournent, ils tournent&#8230; les enseignants chercheurs</h3>
<div class="entry-body">
<p>Ils ont déjà tourné en rond une heure <a href="http://www.youtube.com/watch?v=bZWjOqcBnIk">lundi</a> dernier Place de l&#8217;Hôtel de Ville à Paris. Et lancé un <strong>ultimatum</strong>: si d&#8217;ici le 23 mars, le gouvernement ne renonce pas à ses réformes dans l&#8217;Enseignement et la Recherche, ils se mettront à tourner nuit et jour. Et c&#8217;est ce qu&#8217;ils s&#8217;apprêtent à faire, ce lundi à partir de midi. Ainsi débute la <strong>&laquo;&nbsp;ronde infinie des obstinés&raquo;&nbsp;</strong> en <strong>place de grève</strong> (lire ci-dessous l&#8217;appel et l&#8217;ultimatum).</p>
<p>&laquo;&nbsp;Nous tournerons jour et nuit pour manifester notre obstination. Nous marcherons sans fin car nous n&#8217;avons aucune intention de céder&raquo;&nbsp; : c&#8217;est sans doute l&#8217;une des actions les plus originales depuis le début de la mobilisation en janvier.</p>
<p>Elle a été lancée par des enseignants-chercheurs de l&#8217;université <strong>Paris 8 </strong>Saint Denis. Elle a circulé toute la<a onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=800,height=600,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false" href="http://classes.blogs.liberation.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2009/03/22/manif_de_la_maternelle_luniversit_p.jpg"><img style="margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;" title="Manif_de_la_maternelle_luniversit_p" src="http://classes.blogs.liberation.fr/soule/images/2009/03/22/manif_de_la_maternelle_luniversit_p.jpg" border="0" alt="Manif_de_la_maternelle_luniversit_p" width="250" height="187" /></a> semaine sur la <a href="http://rondeinfinie.canalblog.com/">Toile</a>. Et suscité l&#8217;enthousiasme. <strong>Paris 10</strong> Nanterre a  par exemple très vite proposé de prendre en charge des <a href="http://www.doodle.com/dwgnpdqdf2qg2cki">créneaux</a> de &laquo;&nbsp;ronde&raquo;&nbsp; &#8211; deux heures le jour, quatre heures la nuit.</p>
<p>L&#8217;objectif est d&#8217;être en permanence 30 ou 40 marcheurs &#8211; universitaires, étudiants, lycéens, parents d&#8217;élèves, passants solidaires -, avec des enseignants à chaque créneau. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une manif à proprement parler mais d&#8217;une <strong>&laquo;&nbsp;action lancinante&raquo;&nbsp;</strong>.</p>
<p>Il est ainsi recommandé d&#8217;&raquo;&nbsp;éviter les initiatives qui mettraient la ronde en déroute: tapage nocture en particulier. La ronde silencieuse est déjà en soi fort impressionnante et permet au passant de venir demander pourquoi nous tournons&raquo;&nbsp;, indiquent les initiateurs.</p></div>
<p>Des tracts sont prévus en espagnol, anglais, allemand, car le lieu est très touristique. Il est recommandé d&#8217;entraîner des passants dans la ronde. Et de prévoir des chaussures amortissantes, des vêtements de pluie, une protection solaire, etc.<span id="more-3963"></span></p>
<p>Le mathématicien et romancier <strong>Denis Guedj</strong>, professeur à Paris 8, a le premier lancé l&#8217;idée. Il raconte: &laquo;&nbsp;lors d&#8217;une discussion, je l&#8217;ai proposée comme ça. Mais trois jours plus tard, j&#8217;ai vraiment eu envie de le  faire. J&#8217;en ai reparlé. Ca a été immédiat. Aujourd&#8217;hui il y a une nouvelle façon de lutter: les gens font ce qu&#8217;ils disent. Je suis d&#8217;une génération &#8211; celle de 68 &#8211; où l&#8217;on tchatchait beaucoup. On ne faisait souvent que dire ce que l&#8217;on allait faire et rien ne se faisait. Là, on a décidé à midi, et quelques heures plus tard c&#8217;était parti.&raquo;&nbsp;</p>
<p>&laquo;&nbsp;On marche. Quelqu&#8217;un dit: on change de sens, et on change de sens. Si on veut dire quelque chose, on l&#8217;écrit sur une feuille A4. C&#8217;est une ronde ouverte à tout le monde, pas seulement aux universitaires. Nous ne sommes pas les seuls à nous sentir agressés par les lois que l&#8217;on passe.&raquo;&nbsp;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Oui, cela s&#8217;inspire des rondes des Mères de la Place de Mai en Argentine. Mais elles, c&#8217;était infiniment plus tragique (elles tournaient devant le palais du gouvernement à Buenos Aires pour réclamer des nouvelles de leurs enfants disparus. Durant la &laquo;&nbsp;guerre sale&raquo;&nbsp;, la junte militaire (1976-1981) a fait 30 000 disparus, militants de gauche, associatifs, syndicalistes, étudiants engagés, etc.). C&#8217;est une façon de dire que ça nous a enrichis, que leur combat continue à tourner dans nos têtes&raquo;&nbsp;.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/03/24/un-article-dans-libe-sur-la-ronde-des-obstines/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Un grand article dans le Monde  sur le mouvement</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/03/21/un-article-dans-le-mondefr-sur-le-mouvement/</link>
		<comments>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/03/21/un-article-dans-le-mondefr-sur-le-mouvement/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2009 13:41:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
		<category><![CDATA[lois darcos]]></category>
		<category><![CDATA[scoops et médias]]></category>
		<category><![CDATA[syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[article]]></category>
		<category><![CDATA[darcos]]></category>
		<category><![CDATA[monde]]></category>
		<category><![CDATA[reformes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://parisfaubourg.org/nicnof/?p=3935</guid>
		<description><![CDATA[lemonde.fr
L&#8217;école fait de la résistance
LE MONDE 2 &#124; 20.03.09 &#124; 17h03
A l&#8217;évidence, la presse n&#8217;est pas la bienvenue. Une demande de reportage dans les écoles primaires de Rezé, petite ville paisible de la banlieue sud de Nantes, se solde sous vingt-quatre heures par une réponse sans appel. &#187;&#160; Vous n&#8217;avez pas le droit d&#8217;aller dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/20/l-ecole-fait-de-la-resistance_1170023_3224.html " target="_blank">lemonde.fr</a></p>
<h2>L&#8217;école fait de la résistance</h2>
<p>LE MONDE 2 | 20.03.09 | 17h03</p>
<p>A l&#8217;évidence, la presse n&#8217;est pas la bienvenue. Une demande de reportage dans les écoles primaires de Rezé, petite ville paisible de la banlieue sud de Nantes, se solde sous vingt-quatre heures par une réponse sans appel. &raquo;&nbsp; Vous n&#8217;avez pas le droit d&#8217;aller dans l&#8217;école demandée. Ni dans aucune autre de la ville. Ni du département. &raquo;&nbsp; Visiblement, l&#8217;inspecteur d&#8217;académie de Loire-Atlantique ne tient pas trop à ce qu&#8217;on raconte qu&#8217;à Rezé, sur 140 professeurs des écoles, 80 sont des &raquo;&nbsp; résistants &raquo;&nbsp; déclarés. Qu&#8217;on en dénombre même plusieurs centaines dans le département – en France, ils sont quelque 2 000.</p>
<p>Qu&#8217;ils se disent &raquo;&nbsp; résistants &laquo;&nbsp;, &raquo;&nbsp; désobéisseurs &raquo;&nbsp; ou &raquo;&nbsp; objecteurs de réforme &laquo;&nbsp;, ces enseignants du primaire sont entrés en rébellion il y a bientôt un an pour les premiers. Tout fonctionnaires de l&#8217;éducation nationale qu&#8217;ils soient, l&#8217;exaspération est telle qu&#8217;ils refusent d&#8217;appliquer les instructions de leur hiérarchie. Malgré les retenues sur salaire qui frappent quelques-uns, de Paris à Marseille, malgré les lettres nominatives, ils s&#8217;obstinent à ne pas vouloir mettre en place, notamment, les deux heures hebdomadaires de soutien individualisé pour les élèves en difficulté. Dernière manifestation en date, selon eux, d&#8217;une volonté gouvernementale de démembrement du service public de l&#8217;éducation.<span id="more-3935"></span></p>
<p>C&#8217;est donc chez un particulier que nous rencontrons une grosse poignée d&#8217;enseignants de Rezé. Ils sont d&#8217;âges, d&#8217;écoles et de syndicats différents mais se connaissent bien, habitent là pour la plupart et se sont initiés à l&#8217;action collective au début des années 2000, lorsqu&#8217;il a fallu se battre contre les sous-effectifs enseignants. Ils ont donc tôt fait d&#8217;entrer en résistance, toutes les écoles de la ville (sauf une) refusant dès avril 2008 d&#8217;envoyer à l&#8217;inspection leur projet d&#8217;organisation de l&#8217;aide personnalisée.</p>
<p>&raquo;&nbsp; A quoi en sommes-nous réduits ! &raquo;&nbsp; Au milieu de la rue, en soirée, alors que s&#8217;improvise pour nous une séance photo, ils pestent, ces professeurs &raquo;&nbsp; désobéisseurs &raquo;&nbsp; des écoles maternelles ou élémentaires, contre &raquo;&nbsp; une forte ambiance répressive &laquo;&nbsp;, contre ce &raquo;&nbsp; devoir de réserve &raquo;&nbsp; avec lequel on ne cesse de les &raquo;&nbsp; seriner &laquo;&nbsp;. Un collègue vient de recevoir un blâme pour avoir parlé à un journaliste au sein de son établissement. Un autre est poursuivi pour avoir bousculé un CRS lors d&#8217;une occupation de l&#8217;inspection académique.</p>
<p>Après avoir fait la tournée des écoles, déclaré à chaque équipe enseignante qu&#8217;elle était la dernière à ne pas avoir mis en place l&#8217;aide individualisée (&raquo;&nbsp; Malheureusement pour lui, on communique entre nous ! &laquo;&nbsp;), l&#8217;inspecteur de circonscription promet désormais des visites surprises pendant les heures prévues pour ce soutien. Les menaces de sanctions financières et administratives se font plus pressantes. Sans compter que, dans les écoles, la réforme a parfois semé la zizanie entre collègues. Bref, l&#8217;ambiance est tendue et la lassitude gagne.</p>
<p>&raquo;&nbsp; Désormais, tous les projets alternatifs au soutien individualisé que l&#8217;inspecteur de circonscription refusait en septembre, il les accepte, tout ça pour diminuer officiellement le nombre de désobéisseurs !, s&#8217;agace Jean-Michel Soccoja, directeur d&#8217;école et enseignant en CE2-CM1. Deux heures à jouer aux échecs ou à faire du théâtre ? Pas de problème du moment que le prof est devant les enfants. &raquo;&nbsp; &raquo;&nbsp; On proposerait de construire une cave à vin, il accepterait ! &laquo;&nbsp;, lance une de ses collègues, qui provoque l&#8217;hilarité.</p>
<p><strong>INORGANISATION MANIFESTE</strong></p>
<p>Au plan national, l&#8217;histoire avec Xavier Darcos avait pourtant bien commencé, lorsque le ministre de l&#8217;éducation nationale avait annoncé, en 2007, la fin de la classe le samedi matin pour la rentrée suivante. La perspective d&#8217;un vrai week-end avait réjoui nombre d&#8217;enseignants et de parents. Jusqu&#8217;à ce que les seconds s&#8217;aperçoivent que cette mesure populaire les privait de leur principale occasion de rencontrer les premiers. Jusqu&#8217;à ce qu&#8217;ensuite chacun se demande comment tenir les contenus des programmes en 24 heures de cours par semaine au lieu de 26.</p>
<p>De plus ou moins bonne grâce, les écoles ont cependant testé le dispositif d&#8217;aide aux élèves en difficulté qui s&#8217;ajoute au temps de la classe, à midi ou en fin d&#8217;après-midi. Seuls ou par petits groupes, les élèves bénéficient de quatre demi-heures de soutien. Dans son principe – donner plus aux enfants qui en ont le plus besoin –, l&#8217;idée pouvait séduire les partisans de l&#8217;équité. Las, dans la pratique, l&#8217;initiative lancée à la va-vite ne va pas de soi. Comment les enfants, qui ont du mal à se concentrer pendant les six heures d&#8217;une journée de classe classique – la plus longue d&#8217;Europe –, peuvent-ils avaler une demi-heure supplémentaire ? Les consignes varient selon les académies, l&#8217;inorganisation est manifeste, le résultat inégal. Tandis que certains maîtres trouvent leur compte dans ce tête-à-tête avec l&#8217;élève, d&#8217;autres ont discrètement oublié de recruter des candidats au soutien au deuxième trimestre. Les derniers, une minorité, se rebiffent et le revendiquent. Avec d&#8217;autant plus de conviction que ce dispositif d&#8217;aide personnalisée devait se solder par la suppression de 3 000 postes au sein des réseaux d&#8217;aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased). La mise en cause de ce corps de professionnels spécifiquement formés a électrisé l&#8217;école et alerté les parents (lire ci-contre), au point de faire en partie reculer le ministère.</p>
<p>A Rezé, les instits aujourd&#8217;hui résistants avaient parfois commencé le soutien en septembre. Bilan ? Un fiasco, tranchent-ils. Il y a tant d&#8217;effets pervers ! Dans les petites écoles, on s&#8217;invente des enfants en difficulté. Dans les grosses, on ne peut en aider qu&#8217;une petite poignée alors que toute la classe aurait parfois besoin de davantage d&#8217;attention. Comment choisir ?</p>
<p>Les parents arrêtent l&#8217;orthophoniste ou le pédopsychiatre parce que l&#8217;école, c&#8217;est plus important. Attendent une demi-heure dans la voiture à midi, avec frères et sœurs à l&#8217;arrière. Surtout, nous dit-on, l&#8217;actuelle organisation sur quatre jours, avec les nouveaux programmes, a enclenché une course contre la montre permanente. Plus le temps de parler aux parents. A midi, le soir, il faut vite lâcher les élèves pour aller dispenser ces cours supplémentaires. Plus le temps, non plus, de se concerter entre collègues, de développer un projet d&#8217;école. Déjeuners au lance-pierre, journées à rallonge… Les enseignants s&#8217;épuisent. Les enfants aussi.</p>
<p>&raquo;&nbsp; On a tenté un soutien à 17 heures. Deux à trois enfants pour quarante minutes intensives. Mais ces élèves en difficulté, qui ont déjà des problèmes de concentration, étaient très fatigués, et dans la foulée ils devaient encore faire leurs devoirs &laquo;&nbsp;, témoigne le très pondéré Dominique Avril, de l&#8217;école Château-Sud. &raquo;&nbsp; Nous, c&#8217;était le midi, poursuit un collègue plus jeune et plus fougueux, Jean-Baptiste Cochereau, de l&#8217;école Ragon. Les gamins en avaient marre, après trois heures de classe. Ils avaient faim. Nous aussi d&#8217;ailleurs ! Tout cela n&#8217;était pas efficace. Juste après, ils avaient un service de cantine rien que pour eux, ce qui achevait de les marginaliser. &raquo;&nbsp; C&#8217;est toute la cadence qui s&#8217;accélère entre ce nouveau dispositif et les programmes de 2008. Ceux-là battent les records d&#8217;impopularité. Non seulement ils n&#8217;ont pas été allégés, mais rappellent à certains l&#8217;époque des porte-plumes et des bonnets d&#8217;âne. Ces programmes ont été &raquo;&nbsp; rédigés avec un grand amateurisme et s&#8217;avèrent inaccessibles pour un élève moyen &laquo;&nbsp;, à en croire Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN. &raquo;&nbsp; Des textes bâclés, fondés sur un principe idéologique : répéter avant de comprendre &laquo;&nbsp;, selon son homologue du SNUipp, Gilles Moindrot.</p>
<p>UN MODE D&#8217;ACTION LÉGITIME ?</p>
<p>Un cours, une notion, des exercices, une évaluation. Compris ou pas, il faut avancer. Résultats, confient les profs : certains enfants qui étaient &raquo;&nbsp; limite &raquo;&nbsp; plongent. Un comble ! En instaurant le soutien et en réduisant le temps de classe hebdomadaire de deux heures, on crée les problèmes que l&#8217;on tente de résoudre. &raquo;&nbsp; Je dis stop. C&#8217;est du n&#8217;importe quoi ! &raquo;&nbsp; Et que l&#8217;on ne dise pas à Jean-Michel Soccoja, enseignant depuis vingt-sept ans, que les instits ne veulent jamais rien changer. Lui qui s&#8217;est jadis battu comme un beau diable pour être titularisé bien que cloué dans un fauteuil roulant, lui qui a enseigné plusieurs années en Amérique latine, n&#8217;est franchement pas du genre pantouflard.</p>
<p>Il aurait plutôt de l&#8217;énergie à revendre. &raquo;&nbsp; Bien sûr, assure-t-il avec force, qu&#8217;il faut améliorer l&#8217;école ! &raquo;&nbsp; Revenir aux 26 heures pour tous avec moins d&#8217;élèves par classe. Un vrai soutien pendant le temps scolaire, dispensé par le Rased. Davantage de psychologues, de médecins scolaires pour épauler les profs. Plus de concertation au sein de l&#8217;équipe pédagogique, de formation continue… &raquo;&nbsp; Mais ces mesures Darcos aberrantes, je ne peux pas les appliquer ! &laquo;&nbsp;, poursuit le directeur de l&#8217;école du Port-au-Blé. Un fonctionnaire doit-il obéir aux ordres de sa hiérarchie si sa conscience lui dicte le contraire ?</p>
<p>Voilà le débat lancé sur la légitimité de ce mode d&#8217;action. Les enseignants réunis savent leur position de fonctionnaires désobéissants difficile à tenir. Surtout lorsqu&#8217;il est question de refuser un soutien aux enfants en échec… Les syndicats, d&#8217;ailleurs, n&#8217;ont pas toujours accompagné ces initiatives d&#8217;un genre nouveau avec enthousiasme, leur préférant des actions plus collectives, moins exposées aux sanctions personnalisées, moins sujettes à critiques, surtout. Un fonctionnaire peut-il tout à la fois se poser comme défenseur du service public de l&#8217;éducation et s&#8217;autoriser lui-même à ne pas appliquer les textes officiels ?</p>
<p>&raquo;&nbsp; C&#8217;est vrai que c&#8217;est un principe à manier avec précaution, la désobéissance, reconnaît tout de suite Dominique Avril. Moi, je me dis plutôt en résistance. Je comprends que l&#8217;Etat prenne des sanctions. Mais il faut bien montrer notre réprobation envers cette politique… &raquo;&nbsp;</p>
<p>Ancienne infirmière psychiatrique, Bernadette Eleouet, 50 ans, enseignante en maternelle, assume plus aisément de désobéir. Car cette énième réforme venue d&#8217;en haut, alors que les enseignants ont peut-être leur petite idée sur les rythmes de l&#8217;enfant, a le don de l&#8217;exaspérer : &raquo;&nbsp; Quand on est autant engagé dans son métier, ce mépris est difficilement supportable. Je ne compte pas mes heures, je travaille tout le temps, même en vacances, même le midi. Parce que je me sens en dette envers l&#8217;école publique, moi qui viens d&#8217;un milieu populaire, qui suis la sixième d&#8217;une fratrie de sept enfants. Aujourd&#8217;hui, en écartant tout ce qui construit un citoyen, la culture, l&#8217;histoire, l&#8217;ouverture au monde, on ne donne plus aux enfants qui ne peuvent s&#8217;en sortir que par l&#8217;école le même espoir de réussite que celui que j&#8217;ai eu. Je ne peux pas cautionner ça ! &raquo;&nbsp;</p>
<p>Les premiers blogs de &raquo;&nbsp; résistance &raquo;&nbsp; sont apparus, à l&#8217;automne 2008, diablement efficaces pour populariser l&#8217;action des enseignants porte-drapeaux : Bastien Cazals, Alain Refalo… Puis se sont multipliées les lettres au ton grave envoyées solennellement à la hiérarchie de l&#8217;éducation nationale. Qu&#8217;elles émanent de maîtres isolés ou d&#8217;écoles entières, qu&#8217;elles s&#8217;en prennent au dispositif d&#8217;aide personnalisée ou aux nouveaux programmes, elles dénoncent toutes au final &raquo;&nbsp; la casse &laquo;&nbsp;, &raquo;&nbsp; le démantèlement &raquo;&nbsp; du service public.</p>
<p>Pour les plus critiques, il y a urgence : l&#8217;école – gratuite, laïque et obligatoire – est l&#8217;objet d&#8217;un plan d&#8217;attaque cohérent de la part du gouvernement. Les réformes qui ont plu sur le premier degré ces derniers mois ont en effet, par leur nombre, de quoi surprendre, au point d&#8217;apparaître un brin improvisées. En plus du soutien et des programmes, il y a eu, dans le désordre : l&#8217;instauration de cours pour les élèves pendant les vacances, l&#8217;accueil les jours de grève, la base informatique de recensement des enfants, des évaluations nationales en CE1 et CM2 très controversées, la disparition à terme des Rased, la fin des instituts de formation des maîtres (IUFM). Et encore les plaisanteries de Xavier Darcos sur la maternelle où l&#8217;on est très occupé à &raquo;&nbsp; changer les couches &raquo;&nbsp; des bambins, moqueries interprétées comme une lourde menace sur le pré-élémentaire. Le tout dans un contexte de sévères suppressions de postes.</p>
<p>PAROLE SYNDICALE &raquo;&nbsp; TROP FRILEUSE &raquo;&nbsp;</p>
<p>D&#8217;un bout à l&#8217;autre du territoire, les &raquo;&nbsp; résistants &raquo;&nbsp; tirent de cette succession de mesures et déclarations des conclusions radicales : si le gouvernement veut à tout crin démontrer que les résultats des élèves du public sont pires que médiocres, c&#8217;est afin d&#8217;accréditer l&#8217;idée qu&#8217;il est urgent et légitime de revoir à la baisse les moyens budgétaires d&#8217;un secteur si peu performant. D&#8217;autant qu&#8217;une fois plongés dans le doute, les parents ne manqueraient pas de se tourner en masse vers le privé.</p>
<p>Telle est l&#8217;analyse de l&#8217;équipe de l&#8217;école des Accoules, à Marseille. Entre les platanes, place des Moulins, il reste des fanions colorés d&#8217;une fête précédente. Les gens du coin ont disposé les bancs en carrés pour se parler plus à l&#8217;aise, tandis que leurs enfants jouent. L&#8217;endroit sert fréquemment de lieu de rencontres conviviales entre les enseignants et les parents du haut du Panier, la colline qui borde le Vieux-Port. Ce jour-là, malgré le froid qui pince, s&#8217;y tient la réunion de préparation du prochain conseil d&#8217;école. Comme ça, tout le monde peut parler devant la presse.</p>
<p>L&#8217;école – huit classes élémentaires avec vue sur la Méditerranée – est au diapason : un modèle de dialogue, un exemple de mixité sociale – qui voit se côtoyer enfants d&#8217;immigrés et d&#8217;artistes nouvellement installés dans le Panier rénové. Ici, la mobilisation en faveur d&#8217;écoliers sans papiers a contribué à souder les familles autour du groupe scolaire. La plupart des professeurs, expérimentés, y sont maîtres d&#8217;application, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;ils forment les débutants. A ce titre, ils ne sont pas tenus d&#8217;exécuter les deux heures hebdomadaires d&#8217;aide personnalisée. Ce qui ne signifie pas qu&#8217;ils n&#8217;ont pas d&#8217;élèves en difficulté, mais que l&#8217;administration n&#8217;a rien prévu dans leur cas.</p>
<p>Le dispositif d&#8217;aide a tout de même été mis en place à la rentrée. Mais à l&#8217;annonce de la suppression des postes de Rased, l&#8217;expérience a tourné court. Les enseignants ne se contentent plus de la parole syndicale, &raquo;&nbsp; trop frileuse &laquo;&nbsp;. Ils veulent autre chose, &raquo;&nbsp; poser un acte fort &laquo;&nbsp;, glisse Armelle, la professeure du CE2. &raquo;&nbsp; On avait l&#8217;air trop gentils avec nos ballons et nos manifs du mercredi. &raquo;&nbsp; En novembre, l&#8217;équipe exprime officiellement son refus de cautionner le dispositif de soutien auprès de l&#8217;inspecteur d&#8217;académie, grossissant ainsi les rangs des 157 &raquo;&nbsp; résistants &raquo;&nbsp; des Bouches-du-Rhône. Les signataires préfèrent continuer à aider leurs élèves en difficulté dans le cadre de leur classe et à privilégier &raquo;&nbsp; toutes les collaborations possibles avec les personnels spécialisés et les parents &laquo;&nbsp;.</p>
<p><strong>LE MERCREDI EN QUESTION</strong></p>
<p>Très au courant, ces derniers sont prêts à joindre leurs voix aux leurs. &raquo;&nbsp; Nous devons obtenir un enseignant en plus par cycle et le retour aux 26 heures par semaine pour tous les gamins. Assez du saupoudrage pour quelques-uns ! &laquo;&nbsp;, lance une mère sur la place. C&#8217;est aussi la position de la principale fédération de parents d&#8217;élèves, la FCPE. Profitant du cafouillage ambiant, l&#8217;organisation réclame un retour national aux 26 heures, réparties sur quatre jours et demi, mercredi compris, histoire de rééquilibrer la journée.</p>
<p>Les familles des Accoules, mobilisées, ont indiqué par écrit qu&#8217;elles ne veulent pas d&#8217;heure de soutien – ce qui, accessoirement, protège les intéressés des retenues de salaire. Toutes ont signé, sauf trois, précise Corinne Lefort, la directrice. Elle apprécie cette &raquo;&nbsp; connivence &raquo;&nbsp; qui n&#8217;était pas jouée d&#8217;emblée. Il y a dix ans, l&#8217;école était délaissée par les classes moyennes : Corinne s&#8217;est livrée avec ses collègues à &raquo;&nbsp; des opérations boutons de veste &laquo;&nbsp;, autrement dit, attraper les parents par le revers de la veste pour les convaincre de confier leurs enfants.</p>
<p>Souriante et déterminée, la directrice a de la bouteille, comme la plupart ici. Elle a commencé sa carrière en 1984 dans une ZUP de Strasbourg, avant d&#8217;exercer en Nouvelle-Calédonie. Armel Cornic, 38 ans, a enseigné au Mexique, Jean-Marc Donadieu, 57 ans, a connu une autre vie professionnelle avant de prendre en charge le CP, Eric Kayadjanian, quatorze ans d&#8217;ancienneté, vient de la banlieue parisienne… Ce dernier s&#8217;emporte contre les récentes mesures ministérielles : &raquo;&nbsp; C&#8217;est comme si on disait à un cancérologue d&#8217;en revenir aux bains de siège ! Tout ce que nous redoutions est arrivé en moins d&#8217;un an. &raquo;&nbsp;</p>
<p>&raquo;&nbsp; C&#8217;est la guerre à l&#8217;intelligence, renchérit Jean-Marc. Les ministres Robien et Ferry, eux, avaient gardé le cap de la qualité. &raquo;&nbsp; L&#8217;équipe reconnaît s&#8217;être inquiétée a priori des programmes de 2002, à tort. Dans sa lettre collective, elle indique qu&#8217;elle continuera à s&#8217;y référer, et dénonce ceux de 2008, trop &raquo;&nbsp; rétrogrades &laquo;&nbsp;. Surtout au chapitre de l&#8217;instruction civique. &raquo;&nbsp; Nous avons instauré l&#8217;habitude du débat institutionnalisé avec les enfants car le vivre ensemble était enfin inscrit dans les textes. Là, c&#8217;est le retour de la petite phrase de morale au tableau comme en 1927… &raquo;&nbsp;</p>
<p>Béatrice Audibert, l&#8217;une des rares à être syndiquée, est particulièrement remontée contre l&#8217;évaluation qu&#8217;elle a dû mener dans son CM2. Ce n&#8217;est pas la première fois que l&#8217;éducation nationale mesure le niveau des connaissances, soit sur de grands échantillons d&#8217;élèves, soit, nationalement, au niveau du CE2. Mais ces tests-là… D&#8217;abord, les questions qui portaient sur les acquisitions de toute l&#8217;année tombaient dès janvier. Ensuite, le logiciel d&#8217;enregistrement des résultats considérait de la même façon celui qui avait, par exemple, commis deux erreurs dans les dix opérations et celui qui n&#8217;en avait réussi aucune. Seules notes possibles : 1 ou 0. Passons sur les tricheries, le bachotage – les questions ont circulé à l&#8217;avance sur Internet. L&#8217;école des Accoules a remis ses résultats sans biaiser, mais sur papier et mélangés à ceux d&#8217;autres classes de Marseille, histoire d&#8217;empêcher tout classement établissement par établissement.</p>
<p>&raquo;&nbsp; Auparavant, nous corrigions ensemble, ce qui nous aidait dans l&#8217;élaboration de notre projet d&#8217;école. Maintenant l&#8217;administration verse une prime de 400 euros aux maîtres de CM2, juste pour diviser les équipes ! Nous n&#8217;en voulons pas ! &raquo;&nbsp; Ce cri du cœur a retenti dans nombre de salles des maîtres où certains se sont sentis blessés qu&#8217;on tente de les acheter, afin de les inciter à appliquer les réformes. Pour Béatrice, qui a trente-six ans d&#8217;ancienneté, le plus grave réside peut-être dans la mise au pas des approches pédagogiques. &raquo;&nbsp; J&#8217;ai un DEA en sciences de l&#8217;éducation, je pensais pouvoir continuer à enseigner en me fiant à mon expérience mais, avec leurs évaluations au CE1 et au CM2, ils m&#8217;imposent leurs méthodes et leurs rythmes. En conjugaison, par exemple. Ici, nous l&#8217;enseignons avec des phrases qui ont du sens. Leurs consignes à eux se limitent à : [je (prendre) plus-que-parfait]. Je prendre quoi ? Des riens du tout ! &raquo;&nbsp; Les collègues sourient.</p>
<p>&raquo;&nbsp; On en revient à avant les chercheurs en éducation, déplore l&#8217;un d&#8217;eux, à une époque où on n&#8217;essayait pas de pousser le gros d&#8217;une génération au-delà du certificat d&#8217;études. &raquo;&nbsp; Autant dire un esprit très éloigné de celui auquel ils aspirent. &raquo;&nbsp; Quand j&#8217;étais jeune, je croyais que l&#8217;école pourrait sauver le monde, confie Corinne Lefort. Mais lorsque je vois les 10 % d&#8217;enfants qui arrivent fracassés par la vie, je constate qu&#8217;il faudrait des moyens énormes pour les tirer vraiment vers le haut. &raquo;&nbsp; Qui serait prêt à les mettre ?</p>
<p><strong>NE RIEN CAUTIONNER</strong></p>
<p>Autre haut lieu de la contestation, la maternelle Octobre d&#8217;Alfortville (Val-de-Marne), en région parisienne. Une école elle aussi qualifiée d&#8217;&raquo;&nbsp; idéale &raquo;&nbsp; par son équipe enseignante, dans un quartier où s&#8217;entremêlent barres HLM, pavillons et immeubles de standing, enfants défavorisés et plus chanceux. 25 élèves par classe, puisqu&#8217;elle se situe en ZEP, et des professeurs enthousiastes, en recherche constante de nouvelles façons de travailler. Sur dix enseignants susceptibles d&#8217;assurer le soutien (bel et bien prévu dans les textes dès la maternelle), cinq s&#8217;y refusent. Toutes des femmes. Leurs collègues, nous assurent-elles, approuvent le mouvement mais ne peuvent en assumer les conséquences financières – retrait prévu d&#8217;un demi-mois de salaire en juillet.</p>
<p>&raquo;&nbsp; Nous ne sommes pas devenues fonctionnaires pour être planquées mais parce que l&#8217;éducation nous passionne. Elle est pour nous un engagement citoyen. C&#8217;est pour ça que nous sommes en résistance. Nous désobéissons car nos idées sur l&#8217;éducation, le service public, l&#8217;égalité des chances, sont bafouées &laquo;&nbsp;, pose, calme et sûre d&#8217;elle, Cécile Hassibi, institutrice en petite et moyenne section. L&#8217;heure est grave.</p>
<p>Aux yeux de l&#8217;équipe, les réformes gouvernementales perturbent le précieux équilibre trouvé après des années de travail pour reconstruire la réputation de l&#8217;école. L&#8217;aide individualisée, d&#8217;abord. L&#8217;organisation avait été soigneusement pensée afin de ne laisser aucun élève de côté : petits et moyens sont systématiquement mêlés. L&#8217;après-midi, quand les plus jeunes font la sieste, ne reste qu&#8217;une douzaine de moyens par classe, qu&#8217;il devient possible de suivre de près. &raquo;&nbsp; Cela permet aussi de profiter des interactions entre les enfants. Dans cette hétérogénéité, chacun trouve à apprendre &laquo;&nbsp;, plaide une jeune institutrice de petite-moyenne section, Marion Audrain.</p>
<p>En isolant pour un soutien, on perd cette dynamique. On stigmatise. On risque de changer le regard des parents sur l&#8217;enfant, dès son plus jeune âge. &raquo;&nbsp; Et puis, rien n&#8217;est défini, on est dans le flou total, poursuit-elle. On ne peut pas imaginer ce soutien pour des petits de 3 ou 4 ans, qui sont déjà six heures par jour à l&#8217;école… Même les 5-6 ans s&#8217;endorment sur les bancs en fin de matinée ou à 16 h 30 quand on leur raconte une histoire ! &raquo;&nbsp;</p>
<p>Sans compter que, sans cadre national, toutes les dérives sont possibles. Comme proposer du soutien à ceux de grande section qui, en début d&#8217;année, ne maîtrisent pas le nom des lettres et la reconnaissance de l&#8217;écriture chiffrée. &raquo;&nbsp; Alors qu&#8217;ils ont toute l&#8217;année pour s&#8217;y mettre ! &raquo;&nbsp; Pendant les heures prévues pour l&#8217;aide individualisée, les résistantes se retrouvent pour parler de projets pédagogiques, ce qu&#8217;elles n&#8217;ont plus le loisir de faire le samedi matin. Elles tiennent à ne proposer aucune solution acceptable par l&#8217;inspection académique, ce qui, à leurs yeux, reviendrait à cautionner le pire de tout, dans cette réforme : la suppression annoncée des Rased, ces interlocuteurs précieux auprès desquels elles &raquo;&nbsp; vident leur sac &raquo;&nbsp; et prennent conseil.</p>
<p>Les nouveaux programmes ? Elles en rient : &raquo;&nbsp; C&#8217;est d&#8217;une telle indigence, par comparaison avec ceux de 2002 ! Au printemps dernier, on a voulu réfléchir dessus, mais au bout de dix minutes, on n&#8217;avait plus rien à se dire… &raquo;&nbsp; Elles en pleurent : &raquo;&nbsp; Un petit fascicule a remplacé un livre et ses documents d&#8217;accompagnement. Avant, on avait le détail des compétences à acquérir dans chaque grand domaine d&#8217;apprentissage, des mises en situation… Là, plus rien. &raquo;&nbsp;</p>
<p>Elles continuent donc d&#8217;appliquer les anciens programmes &raquo;&nbsp; plus riches, plus exigeants. On ne va pas nous sanctionner là-dessus ! &laquo;&nbsp;. A présent, le chapitre &raquo;&nbsp; Vivre ensemble &raquo;&nbsp; s&#8217;intitule &raquo;&nbsp; Devenir élève &laquo;&nbsp;. Il y a des listes de mots à apprendre. L&#8217;accent est mis sur la morale, la politesse. La grande section tend à se transformer en CP. &raquo;&nbsp; Phénoménal retour en arrière ! &laquo;&nbsp;, pour la directrice de l&#8217;école, Armelle Narmy, 56 ans, dont les longues années d&#8217;enseignement n&#8217;ont en rien émoussé l&#8217;enthousiasme. Cette fois-ci, pourtant, elle désespère bel et bien de l&#8217;éducation nationale. &raquo;&nbsp; On balaie tout ce que les pédagogues ont compris ces dernières décennies sur la manière dont les enfants apprennent. En 1989, avec l&#8217;instauration des cycles, l&#8217;élève pouvait acquérir des compétences, à son rythme, sur plusieurs années. Maintenant il faut remplir, remplir, remplir les têtes, soi-disant pour qu&#8217;il n&#8217;y ait plus d&#8217;échec. Mais si l&#8217;enfant n&#8217;est pas prêt, ça ne marche pas ! &raquo;&nbsp;</p>
<p>Un peu comme si l&#8217;école pouvait s&#8217;offrir le luxe de se priver des avancées – réelles – de la recherche en éducation.</p>
<p>Pascale Krémer et Martine Valo</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/03/21/un-article-dans-le-mondefr-sur-le-mouvement/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Et Continental pour en finir encore</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/03/19/et-continental-pour-en-finir-encore/</link>
		<comments>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/03/19/et-continental-pour-en-finir-encore/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2009 22:21:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[les grèves]]></category>
		<category><![CDATA[scoops et médias]]></category>
		<category><![CDATA[videos]]></category>
		<category><![CDATA[19]]></category>
		<category><![CDATA[compiègne]]></category>
		<category><![CDATA[continental]]></category>
		<category><![CDATA[manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[mars]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://parisfaubourg.org/nicnof/?p=3920</guid>
		<description><![CDATA[
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="420" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8prr4"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8prr4" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="336" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/03/19/et-continental-pour-en-finir-encore/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
