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	<title>ACCUEIL BLOG NICNOF &#187; livres</title>
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	<description>Mobilisons-nous pour défendre l&#039;enseignement public</description>
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		<title>Parution d&#8217;un livre de Bastien Cazals, &#171;&#160;Je suis prof et je désobéis&#187;&#160;</title>
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		<pubDate>Fri, 01 May 2009 10:15:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Ce livre est le développement de la lettre qu’adresse le 25 novembre 2008 Bastien Cazals, professeur des écoles, au président de la République, et qui en a fait un des porte-parole de la révolte des enseignants contre une école de plus en plus gérée comme une entreprise et au service de la société marchande. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2009/05/couv-ico.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4257" title="couv-ico" src="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2009/05/couv-ico.jpg" alt="couv-ico" width="134" height="231" /></a>Ce livre est le développement de la lettre qu’adresse le 25 novembre 2008 Bastien Cazals, professeur des écoles, au président de la République, et qui en a fait un des porte-parole de la révolte des enseignants contre une école de plus en plus gérée comme une entreprise et au service de la société marchande. Il ne s’agit pas d’une démarche d’un professionnel de la désobéissance civile mais bien de la réaction d’un citoyen qui, en son âme et conscience, décide de défendre une idée de l’éducation inspirée des plus hautes valeurs de la République française et dans le sillage de personnalités de la Résistance telles que Lucie et Raymond Aubrac ou Stéphane Hessel.</p>
<p><a href="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2009/05/bastiencazals-11.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-4259" title="bastiencazals-11" src="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2009/05/bastiencazals-11.jpg" alt="bastiencazals-11" width="156" height="200" /></a>L’auteur : Bastien Cazals, 33 ans, a été classé par le magazine Les Inrockuptibles comme une des personnalités qui a marqué l’année 2008. Quelques 3 000 enseignants à travers la France se reconnaissent en lui et bien d’autres appellent, comme lui, à des États Généraux pour sauver l’école.</p>
<p>Le livre devrait être en vente dès le 22 mai, au prix de 3 euros.</p>
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		<title>Article du Monde sur le stress des enfants, adolescents, parents, tout va bien à Sarkoland</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Apr 2009 07:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Enquête
Elèves trop stressés : la faute aux parents ?
LE MONDE &#124; 13.04.09 &#124; 15h19  •  Mis à jour le 13.04.09 &#124; 15h19


Y a-t-il trop de stress lié à la réussite scolaire ? Oui, mais les plus stressés ne sont pas ceux que l&#8217;on croit. Les enfants sont certes touchés, mais leurs parents le seraient plus encore. C&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr"><strong><span style="font-size: 7.5pt; color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif';">Enquête</span></strong></div>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 24pt;"><span style="font-size: 19pt; color: black; font-family: 'Georgia','serif';">Elèves trop stressés : la faute aux parents ?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 11.25pt;"><span style="font-size: 7.5pt; color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif';">LE MONDE | 13.04.09 | 15h19  •  Mis à jour le 13.04.09 | 15h19</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 11.25pt;"><span style="font-size: 8.5pt; color: #222222; font-family: 'Verdana','sans-serif';"><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">Y a-t-il trop de stress lié à la réussite scolaire ? Oui, mais les plus stressés ne sont pas ceux que l&#8217;on croit. Les enfants sont certes touchés, mais leurs parents le seraient plus encore. C&#8217;est ce qui ressort d&#8217;un sondage CSA pour l&#8217;Association des parents d&#8217;élèves de l&#8217;enseignement libre (APEL), rendu public jeudi 2 avril et réalisé en février auprès d&#8217;un échantillon de 655 parents représentatifs. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">A la question :<em> &laquo;&nbsp;Avez-vous le sentiment que votre enfant est stressé par l&#8217;école ?&raquo;&nbsp;</em>, 31 % des adultes répondent par l&#8217;affirmative. Mais si on leur demande : <em>&laquo;&nbsp;Et vous-même, vous sentez-vous stressé par la réussite scolaire de votre enfant ?&raquo;&nbsp;</em>, 52 % avouent que oui. Les motifs principaux d&#8217;inquiétude des enfants sont liés aux notes et à l&#8217;évaluation tandis que les parents craignent pour leur avenir. De là à penser que le stress des plus jeunes est &#8211; en partie &#8211; transmis par leurs aînés&#8230;<span id="more-4167"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><em><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">&laquo;&nbsp;Les enfants sont stressés de plus en plus tôt&raquo;&nbsp;</span></em><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">, assure Gisèle George, pédopsychiatre. Maux de ventre, irritabilité, problèmes de sommeil, perfectionnisme, volonté de tout contrôler, petites maladies à répétition : les symptômes sont nombreux. Il y a dix ans, la spécialiste recevait principalement en consultation des adolescents de 17 à 20 ans, élèves de classe préparatoire, de terminale ou de première, mais depuis trois ans sa clientèle s&#8217;est largement ouverte aux collégiens de 11 à 13 ans.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">Le stress n&#8217;épargne pas non plus l&#8217;école primaire, comme le constate Joël Péhau, enseignant de CM2 à Orthez (Pyrénées-Atlantiques). <em>&laquo;&nbsp;Les parents sont de plus en plus inquiets</em>,<em> </em>témoigne-t-il. <em>Ils veulent savoir où nous en sommes par rapport au programme. Certains donnent même des devoirs supplémentaires à leurs enfants</em>.&raquo;&nbsp; Cela se traduit soit par des enfants <em>&laquo;&nbsp;apathiques, car submergés par l&#8217;ampleur de la tâche&raquo;&nbsp;</em> ou <em>&laquo;&nbsp;qui posent beaucoup de questions, par peur de l&#8217;échec&raquo;&nbsp;</em>. L&#8217;instituteur passe de plus en plus de temps à recevoir les parents pour les rassurer et leur expliquer que<em> &laquo;&nbsp;la pression peut être contre-productive&raquo;&nbsp;</em>.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">L&#8217;inquiétude des familles est visible à travers les succès d&#8217;édition que sont devenus <em>Qu&#8217;apprend-on à la maternelle ?</em> ou <em>Qu&#8217;apprend-on à l&#8217;école élémentaire ?</em> (Sceren-XO Editions) ou encore avec l&#8217;apparition de cahiers de vacances pour les petits, avec <em>Les Passeports de la maternelle vers le CP</em> ou encore <em>De la moyenne vers la grande section</em>. Philippe Coléon, directeur général d&#8217;Acadomia, leader du soutien scolaire, fait état lui aussi d&#8217;un rajeunissement des élèves qui bénéficient des services de son entreprise.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><em><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">&laquo;&nbsp;Les enfants du primaire représentaient, il y a dix ans, 6 % des élèves que nous suivions. Cette proportion est aujourd&#8217;hui de 12 %&raquo;&nbsp;,</span></em><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';"> assure-t-il. Crainte du chômage, mères moins disponibles parce qu&#8217;elles travaillent, explosion des foyers monoparentaux expliquent, selon lui, ce phénomène.<em> &laquo;&nbsp;Aujourd&#8217;hui, réussir sa vie de parents est davantage associé à la réussite scolaire de ses enfants&raquo;&nbsp;</em>, analyse-t-il.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">Les mères apparaissent plus stressées que les pères par la réussite scolaire (59 % contre 43 %). D&#8217;une manière générale, elles suivent davantage la scolarité de leurs enfants. <em>&laquo;&nbsp;Nos fiches de méthodes primaires, téléchargeables sur notre site, sont très consultées par les mères de famille, qui s&#8217;en servent pour aider leurs enfants&raquo;&nbsp;,</em> constate Hervé Lecat, président de Complétude, spécialisé dans le soutien scolaire.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">Exceptionnellement, des bouts de chou angoissés franchissent même la porte du cabinet des psychiatres. Comme ce petit de maternelle qui déchirait son cahier s&#8217;il posait une gommette de travers et confiait qu&#8217;<em>&laquo;&nbsp;à l&#8217;école, il faut &laquo;&nbsp;cravailler&raquo;&nbsp;, sinon on n&#8217;aura pas un bon métier&raquo;&nbsp;</em>, ou cet enfant en moyenne section dont les parents s&#8217;inquiétaient de l&#8217;appréciation sur le livret <em>: &laquo;&nbsp;Ne pense qu&#8217;à jouer&raquo;&nbsp;</em>.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">L&#8217;institution scolaire, sélective, et les enseignants, dont les appréciations sont trop souvent négatives, ont également une forte part de responsabilité dans le stress des parents.<em> La psychopédagogue Brigitte Prot dénonce &laquo;&nbsp;la tyrannie de la note&raquo;&nbsp; </em>et préconise une évaluation par les compétences, moins stigmatisante. <em>&laquo;&nbsp;Les parents recherchent les meilleurs établissements et les meilleurs diplômes pour garantir l&#8217;avenir de leur enfant car ils perçoivent bien que, pour la première fois, ceux-ci n&#8217;auront pas forcément un meilleur métier qu&#8217;eux&raquo;&nbsp;</em>, poursuit Joël Péhau.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">Comment les parents peuvent-ils faire retomber la pression ? <em>&laquo;&nbsp;Il y a un transfert d&#8217;inquiétude, concernant l&#8217;avenir, des adultes sur leurs enfants,</em> déplore Patrice Huerre, psychiatre de l&#8217;enfant et de l&#8217;adolescent. <em>Les parents doivent savoir doser la pression des attentes qu&#8217;ils ont quant à la réussite scolaire. Sinon leurs enfants risquent de vivre dans la crainte de perdre leur amour s&#8217;ils les déçoivent.&raquo;&nbsp;</em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">Pour Brigitte Prot, <em>&laquo;&nbsp;les parents ne devraient jamais confondre la personne de leur enfant et ses résultats scolaires&raquo;&nbsp;</em>. Mieux vaut dire <em>&laquo;&nbsp;tes résultats m&#8217;inquiètent&raquo;&nbsp;</em> plutôt que <em>&laquo;&nbsp;tu m&#8217;inquiètes&raquo;&nbsp;</em>. A éviter : enfermer son enfant dans une image de <em>&laquo;&nbsp;faible en maths&raquo;&nbsp;</em> ou <em>&laquo;&nbsp;nul en orthographe&raquo;&nbsp;</em>, ou le comparer avec ses frères et soeurs.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">De même que les parents aspirent à faire une pause en rentrant chez eux après une journée de travail, leurs enfants aussi ont le droit d&#8217;oublier, de temps en temps, leur métier d&#8217;élèves. </span></p>
<div class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt; text-align: center;"><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';"></p>
<hr size="2" /></span></div>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 16.5pt;"><strong><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';">&laquo;&nbsp;Ces enfants malades du stress&raquo;&nbsp;, de Gisèle George, éd. Anne Carrière, 183p. 15 €.</span></strong><span style="font-size: 11.5pt; color: #222222; font-family: 'Georgia','serif';"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 11.25pt;">
<p class="MsoNormal" style="line-height: 11.25pt;"><strong><span style="font-size: 8.5pt; color: #222222; font-family: 'Verdana','sans-serif';">Martine Laronche</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 11.25pt;"><span style="font-size: 7.5pt; color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif';">Article paru dans l&#8217;édition du 14.04.09</span></p>
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		<title>Le GFEN Ile de France vous invite à une rencontre-débat à Montreuil, le 6 mars</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Mar 2009 15:25:12 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[VENDREDI 6 MARS 2009 à partir de 18h.30
MAIRIE de MONTREUIL
Métro : mairie de Montreuil
Le GFEN (Groupe français d&#8217;éducation nouvelle) ILE de FRANCE vous vous invite à la RENCONTRE – DEBAT avec
 SERGE BOIMARE, Centre Claude Bernard PARIS
autour de son dernier ouvrage
« Ces enfants empêchés de penser »(Dunod sept 08)
Pour  répondre au défi de l’empêchement de penser, une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><strong>VENDREDI 6 MARS 2009 à partir de 18h.30<br />
</strong><strong>MAIRIE de MONTREUIL<br />
</strong><strong>Métro : mairie de Montreuil</strong></h3>
<p><strong>Le GFEN (Groupe français d&#8217;éducation nouvelle) ILE de FRANCE vous vous invite à la RENCONTRE – DEBAT avec</strong></p>
<h3><strong> SERGE BOIMARE, Centre Claude Bernard PARIS</strong></h3>
<p><strong>autour de son dernier ouvrage</strong></p>
<h3>« Ces enfants empêchés de penser »(Dunod sept 08)</h3>
<p>Pour  répondre au défi de l’empêchement de penser, une  pédagogie qui s’appuie sur la culture et le langage au cœur des apprentissages, une école où se côtoient tous les enfants, sans exclusive pour le bénéfice de tous<br />
Faire de la classe hétérogène un lieu de réussite pour tous et pour chacun.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>A lire sur le site bibliobs, une série d&#8217;articles de Pierre Jourde</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/02/26/a-lire-sur-le-site-bibliobs-une-serie-darticles-de-pierre-jourde/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Feb 2009 08:51:09 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Romancier, essayiste et critique, Pierre Jourde publie ses essais &#8216;Géogaphies imaginaires&#8217; (1991), &#8216;Empailler le toréador : l&#8217;incongru dans la littérature française&#8217; (1999) et en 2002, son ouvrage &#8216;La Littérature sans estomac&#8217; pour lequel il obtient le Prix de la critique de l&#8217;Académie française. Faisant preuve d&#8217;une conception exigeante de la littérature, il y dénonce la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Romancier, essayiste et critique, Pierre Jourde publie ses essais &#8216;Géogaphies imaginaires&#8217; (1991), &#8216;Empailler le toréador : l&#8217;incongru dans la littérature française&#8217; (1999) et en 2002, son ouvrage &#8216;La Littérature sans estomac&#8217; pour lequel il obtient le Prix de la critique de l&#8217;Académie française. Faisant preuve d&#8217;une conception exigeante de la littérature, il y dénonce la médiocrité des auteurs portés aux nues par les éditeurs, analyse les tares du système éditorial, et lance ses attaques contre Le Monde des Livres. Suite à la mise en demeure lancée par Le Monde, Jourde publie &#8216;Le Crétinisme alpin&#8217; et &#8216;Petit déjeuner chez Tyrannie&#8217;. Son premier roman, &#8216;Canage des clowns&#8217; est publié en 1999, suivi de &#8216;Dans mon chien&#8217; (2002) et &#8216;Pays perdu&#8217; (2003) qui obtient le Prix Génération du roman. En 2005, &#8216;Festins secrets&#8217;, une satire cruelle du monde moderne et un récit métaphysique sur le mal, entre réalisme et fantastique, obtient le prix Renaudot des lycéens et le prix Valéry Larbaud. L&#8217;année 2006 voit la publication de &#8216;L&#8217; Oeuvre du Propriétaire&#8217; et de &#8216;L&#8217; Ombre et l&#8217;Heure&#8217;. Pierre Jourde est professeur à l&#8217;Université de Grenoble III, antenne de Valence. Il a également publié des poèmes &#8216;Haïkus tout foutus&#8217; (2003).</p>
<h3>Pierre Jourde publie sur ce site &laquo;&nbsp;Manuel de destruction culturelle&raquo;&nbsp; à prpos de la destruction de l&#8217;université, du métier d&#8217;enseignants, etc</h3>
<p><a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/manuel-de-destruction-culturelle" target="_blank">http://bibliobs.nouvelobs.com/manuel-de-destruction-culturelle</a></p>
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		<title>Un article sur la réalité du travail des universitaires, pour en finir avec les préjugés</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/02/12/un-article-sur-la-realite-du-travail-des-universitaires-pour-en-finir-avec-les-prejuges/</link>
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		<pubDate>Thu, 12 Feb 2009 20:15:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Université: les fainéants et les mauvais chercheurs, au travail!
Sur le blog de Pierre Jourde sur le site Nouvelobs.com
Une poignée de mandarins nantis qui ne fichent rien de leurs journées et refusent d&#8217;être évalués sur leur travail, manifeste contre la réforme Pécresse pour défendre des privilèges corporatistes et une conception rétrograde de l&#8217;université. Au travail, fainéants!
L&#8217;ignorance [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Université: les fainéants et les mauvais chercheurs, au travail!</h2>
<div><a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/pierre-jourde/20090210/10490/universite-les-faineants-et-les-mauvais-chercheurs-au-travail" target="_blank">Sur le blog de Pierre Jourde sur le site Nouvelobs.com</a><br />
<strong>Une poignée de mandarins nantis qui ne fichent rien de leurs journées et refusent d&#8217;être évalués sur leur travail, manifeste contre la réforme Pécresse</strong> pour défendre des privilèges corporatistes et une conception rétrograde de l&#8217;université. Au travail, fainéants!</div>
<p align="justify">L&#8217;ignorance et les préjugés sont tels que c&#8217;est à peu près l&#8217;image que certains journalistes donnent du mouvement des chercheurs, des universitaires et des étudiants qui se développe dans toute la France. Au <em>Monde</em>, <strong>Catherine Rollot</strong> se contente de faire du décalque de la communication ministérielle, en toute méconnaissance de cause. Le lundi 9 février, <strong>Sylvie Pierre-Brossolette</strong>, sur l&#8217;antenne de France Info, défendait l&#8217;idée brillante selon laquelle, comme un chercheur ne produit plus grand-chose d&#8217;intéressant après quarante ans (<em>«c&#8217;est génétique»</em>!), on pourrait lui coller beaucoup plus d&#8217;heures d&#8217;enseignement, histoire qu&#8217;il se rende utile.</p>
<div class="par">Par Pierre Jourde (Écrivain)</div>
<div>
<p><strong>Une poignée de mandarins nantis qui ne fichent rien de leurs journées et refusent d&#8217;être évalués sur leur travail, manifeste contre la réforme Pécresse</strong> pour défendre des privilèges corporatistes et une conception rétrograde de l&#8217;université. Au travail, fainéants!</div>
<p align="justify">L&#8217;ignorance et les préjugés sont tels que c&#8217;est à peu près l&#8217;image que certains journalistes donnent du mouvement des chercheurs, des universitaires et des étudiants qui se développe dans toute la France. Au <em>Monde</em>, <strong>Catherine Rollot</strong> se contente de faire du décalque de la communication ministérielle, en toute méconnaissance de cause. Le lundi 9 février, <strong>Sylvie Pierre-Brossolette</strong>, sur l&#8217;antenne de France Info, défendait l&#8217;idée brillante selon laquelle, comme un chercheur ne produit plus grand-chose d&#8217;intéressant après quarante ans (<em>«c&#8217;est génétique»</em>!), on pourrait lui coller beaucoup plus d&#8217;heures d&#8217;enseignement, histoire qu&#8217;il se rende utile.<span id="more-2794"></span></p>
<p align="justify">
<div>
<p><strong>Il aurait fallu mettre Pasteur un peu plus souvent devant les étudiants</strong>, ça lui aurait évité de nous casser les pieds, à 63 ans, avec sa découverte du virus de la rage. <strong>Planck</strong>, les quantas à 41 ans, un peu juste, mon garçon! <strong>Darwin</strong> a publié <em>L&#8217;Evolution des espèces</em> à 50 ans, et <a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/michel-foucault" target="_blank">Foucault</a> <em>La Volonté de savoir</em> au même âge. Ce sont des livres génétiquement nuls. Aujourd&#8217;hui, on enverrait leurs auteurs alphabétiser les étudiants de première année, avec de grosses potées d&#8217;heures de cours, pour cause de rythme de publication insuffisant. Au charbon, papy Einstein! Et puis comme ça, on économise sur les heures supplémentaires, il n&#8217;y a pas de petits profits.</div>
<p align="justify">Mais que Sylvie Pierre-Brossolette se rassure: le déluge de réformes et de tâches administratives est tel que son vœu est déjà presque réalisé. On fait tout ce qu&#8217;il faut pour étouffer la recherche. Les chercheurs et les enseignants-chercheurs passent plus de temps dans la paperasse que dans la recherche et l&#8217;enseignement. Ils rédigent les projets de recherche qu&#8217;ils auraient le temps de réaliser s&#8217;ils n&#8217;étaient pas si occupés à rédiger leurs projets de recherche. La réforme Pécresse ne fera qu&#8217;accroître cela.</p>
<p><strong>Les journalistes sont-ils suffisamment évalués au regard de leurs compétences et de leur sérieux?</strong> Est-ce que c&#8217;est génétique, de dire des bêtises sur les antennes du service public?</p>
<p align="justify">On enrage de cette ignorance persistante que l&#8217;on entretient sciemment, dans le public, sur ce que sont réellement la vie et le travail d&#8217;un universitaire. Rien de plus facile que de dénoncer les intellectuels comme des privilégiés et de les livrer à la vindicte des braves travailleurs, indignés qu&#8217;on puisse n&#8217;enseigner que 7 heures par semaine. Finissons-en avec ce ramassis de légendes populistes. Un pays qui méprise et maltraite à ce point ses intellectuels est mal parti.</p>
<p>La réforme Pécresse est fondée là-dessus: il y a des universitaires qui ne travaillent pas assez, il faut trouver le moyen de les rendre plus performants, par exemple en augmentant leurs heures d&#8217;enseignement s&#8217;ils ne publient pas assez. Il est temps de mettre les choses au point, l&#8217;entassement de stupidités finit par ne plus être tolérable.</p>
<h3>a) l&#8217;universitaire ne travaille pas assez</h3>
<p>&gt;En fait, un universitaire moyen travaille beaucoup trop. Il exerce trois métiers, enseignant, administrateur et chercheur. Autant dire qu&#8217;il n&#8217;est pas aux 35 heures, ni aux 40, ni aux 50. Donnons une idée rapide de la variété de ses tâches: cours. Préparation des cours. Examens. Correction des copies (par centaines). Direction de mémoires ou de thèses. Lectures de ces mémoires (en sciences humaines, une thèse, c&#8217;est entre 300 et 1000 pages). Rapports. Soutenances. Jurys d&#8217;examens. Réception et suivi des étudiants. Elaboration des maquettes d&#8217;enseignement. Cooptation et évaluation des collègues (dossiers, rapports, réunions). Direction d&#8217;année, de département, d&#8217;UFR le cas échéant. Réunions de toutes ces instances. Conseils d&#8217;UFR, conseils scientifiques, réunions de CEVU, rapports et réunions du CNU et du CNRS, animations et réunions de centres et de laboratoires de recherche, et d&#8217;une quantité de conseils, d&#8217;instituts et de machins divers.</p>
<p align="justify">Et puis, la recherche. Pendant les loisirs, s&#8217;il en reste. Là, c&#8217;est virtuellement infini: lectures innombrables, rédaction d&#8217;articles, de livres, de comptes rendus, direction de revues, de collections, conférences, colloques en France et à l&#8217;étranger. Quelle bande de fainéants, en effet. Certains cherchent un peu moins que les autres, et on s&#8217;étonne? Contrôlons mieux ces tire-au-flanc, c&#8217;est une excellente idée. Il y a une autre hypothèse: et si, pour changer, on fichait la paix aux chercheurs, est-ce qu&#8217;ils ne chercheraient pas plus? Depuis des lustres, la cadence infernale des réformes multiplie leurs tâches. Après quoi, on les accuse de ne pas chercher assez. C&#8217;est plutôt le fait qu&#8217;ils continuent à le faire, malgré les ministres successifs et leurs bonnes idées, malgré les humiliations et les obstacles en tous genres, qui devrait nous paraître étonnant.</p>
<p>Nicolas Sarkozydans son <a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/files/22.01_Recherche_et_Innovation-1.pdf" target="_blank">discours du 22 janvier</a>, parle de recherche <em>«médiocre»</em> en France. Elle est tellement médiocre que les publications scientifiques françaises sont classées au 5e rang mondial, alors que la France se situe au 18e rang pour le financement de la recherche. Dans ces conditions, les chercheurs français sont des héros. Les voilà évalués, merci. Accessoirement, condamnons le président de la république à vingt ans de travaux forcés dans des campus pisseux, des locaux répugnants et sous-équipés, des facs, comme la Sorbonne, sans bureaux pour les professeurs, même pas équipées de toilettes dignes de ce nom.</p>
<h3>b) l&#8217;universitaire n&#8217;est pas évalué</h3>
<p>Pour mieux comprendre à quel point un universitaire n&#8217;est pas évalué, prenons le cas exemplaire (quoique fictif) de Mme B. Elle représente le parcours courant d&#8217;un professeur des universités aujourd&#8217;hui. L&#8217;auteur de cet article sait de quoi il parle. Elle est née en 1960. Elle habite Montpellier. Après plusieurs années d&#8217;études, mettons d&#8217;histoire, elle passe l&#8217;agrégation. Travail énorme, pour un très faible pourcentage d&#8217;admis. Elle s&#8217;y reprend à deux fois, elle est enfin reçue, elle a 25 ans. Elle est nommée dans un collège <em>«sensible»</em> du Havre. Comme elle est mariée à J, informaticien à Montpellier, elle fait le chemin toutes les semaines. Elle prépare sa thèse. Gros travail, elle s&#8217;y consacre la nuit et les week-ends. J. trouve enfin un poste au Havre, ils déménagent.</p>
<p align="justify">
<p><strong>A 32 ans, elle soutient sa thèse</strong>. Il lui faut la mention maximale pour espérer entrer à l&#8217;université. Elle l&#8217;obtient. Elle doit ensuite se faire qualifier par le Conseil National des Universités. Une fois cette évaluation effectuée, elle présente son dossier dans les universités où un poste est disponible dans sa spécialité. Soit il n&#8217;y en a pas (les facs ne recrutent presque plus), soit il y a quarante candidats par poste. Quatre années de suite, rien. Elle doit se faire requalifier. Enfin, à 37 ans, sur son dossier et ses publications, elle est élue maître de conférences à l&#8217;université de Clermont-Ferrand, contre 34 candidats. C&#8217;est une évaluation, et terrible, 33 restent sur le carreau, avec leur agrégation et leur thèse sur les bras. Elle est heureuse, même si elle gagne un peu moins qu&#8217;avant. Environ 2000 Euros. Elle reprend le train toutes les semaines, ce qui est peu pratique pour l&#8217;éducation de ses enfants, et engloutit une partie de son salaire. Son mari trouve enfin un poste à Clermont, ils peuvent s&#8217;y installer et acheter un appartement. Mme B développe ses recherches sur l&#8217;histoire de la paysannerie française au XIXe siècle. Elle publie, donne des conférences, tout en assumant diverses responsabilités administratives qui l&#8217;occupent beaucoup.</p>
<p align="justify"><strong>Enfin, elle se décide, pour devenir professeur</strong>, à soutenir une habilitation à diriger des recherches, c&#8217;est-à-dire une deuxième thèse, plus une présentation générale de ses travaux de recherche. Elle y consacre ses loisirs, pendant des années. Heureusement, elle obtient six mois de congé pour recherches (sur évaluation, là encore). A 44 ans (génétiquement <em>has been</em>, donc) elle soutient son habilitation. Elle est à nouveau évaluée, et qualifiée, par le CNU. Elle se remet à chercher des postes, de professeur cette fois. N&#8217;en trouve pas. Est finalement élue (évaluation sur dossier), à 47 ans, à l&#8217;université de Créteil. A ce stade de sa carrière, elle gagne 3500 euros par mois.</p>
<p align="justify">Accaparée par les cours d&#8217;agrégation, l&#8217;élaboration des plans quadriennaux et la direction de thèses, et, il faut le dire, un peu épuisée, elle publie moins d&#8217;articles. Elle écrit, tout doucement, un gros ouvrage qu&#8217;il lui faudra des années pour achever. Mais ça n&#8217;est pas de la recherche visible. Pour obtenir une promotion, elle devra se soumettre à une nouvelle évaluation, qui risque d&#8217;être négative, surtout si le président de son université, à qui la réforme donne tous pouvoirs sur elle, veut favoriser d&#8217;autres chercheurs, pour des raisons de politique interne. Sa carrière va stagner.</p>
<p align="justify"><strong>Dans la réforme Pécresse, elle n&#8217;est plus une bonne chercheuse</strong>, il faut encore augmenter sa dose de cours, alors que son mari et ses enfants la voient à peine. (Par comparaison, un professeur italien donne deux fois moins d&#8217;heures de cours). Ou alors, il faudrait qu&#8217;elle publie à tour de bras des articles vides. Dans les repas de famille, son beau-frère, cadre commercial, qui gagne deux fois plus qu&#8217;elle avec dix fois moins d&#8217;études, se moque de ses sept heures d&#8217;enseignement hebdomadaires. Les profs, quels fainéants.</p>
<p align="center">***</p>
<p align="justify"><strong>Personnellement, j&#8217;aurais une suggestion à l&#8217;adresse de <a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/valerie-pecresse">Mme Pécresse</a>, de M. <a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/sarkozy">Sarkozy</a> et accessoirement des journalistes</strong> qui parlent si légèrement de la recherche. Et si on fichait la paix à Mme B? Elle a énormément travaillé, et elle travaille encore. Elle forme des instituteurs, des professeurs, des journalistes, des fonctionnaires. Son travail de recherche permet de mieux comprendre l&#8217;évolution de la société française. Elle assure une certaine continuité intellectuelle et culturelle dans ce pays. Elle a été sans cesse évaluée. Elle gagne un salaire qui n&#8217;a aucun rapport avec ses hautes qualifications. Elle travaille dans des lieux sordides. Quand elle va faire une conférence, on met six mois à lui rembourser 100 euros de train. Et elle doit en outre subir les insultes du président de la république et le mépris d&#8217;une certaine presse. En bien, ça suffit. Voilà pourquoi les enseignants-chercheurs manifestent aujourd&#8217;hui.</p>
<p align="right"><em>P.J.</em></p>
<p align="right">=&gt; <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20090210.OBS4000/les_enseignantschercheurs_vont_a_nouveau_manifester.html" target="_blank"><em>Le dossier de Nouvelobs.com sur la réforme de l&#8217;Université</em></a></p>
<p align="center"><em>=&gt; Tous les chapitres du <a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/manuel-de-destruction-culturelle">Manuel de destruction culturelle </a>de Pierre Jourde</em></p>
<p><a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/pierre-jourde/20090210/10490/" target="_blank"> </a></p>
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		<title>Publication d&#8217;entretiens d&#8217;enseignants par la CNT éducation</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Jan 2009 10:18:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2158%22

École, une révolution nécessaire
Entretiens avec des militants de la Fédération CNT des Travailleuses et travailleurs de l’Éducation. Coordination et entretiens Grégory Chambat. Éditions CNT &#8211; Région parisienne, 208 pages, 13 euros. A commander à CNT-FTE, 33 rue des Vignoles 75020 Paris &#8211; Chèques à l’ordre de CNT-SL
École, une révolution nécessaire


Ils / elles sont enseignant.e.s, en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2158%22" target="_blank">http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2158%22</a></p>
<h2><a href="http://8foncin.files.wordpress.com/2009/01/ecolerevonecessaire.jpg"><a href="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2009/01/ecolerevonecessaire.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2488" title="ecolerevonecessaire" src="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2009/01/ecolerevonecessaire.jpg" alt="ecolerevonecessaire" width="349" height="516" /></a></a></h2>
<p class="spip"><strong class="spip">École, une révolution nécessaire</strong></p>
<p class="spip">Entretiens avec des militants de la Fédération CNT des Travailleuses et travailleurs de l’Éducation. Coordination et entretiens Grégory Chambat. Éditions CNT &#8211; Région parisienne, 208 pages, 13 euros. A commander à CNT-FTE, 33 rue des Vignoles 75020 Paris &#8211; Chèques à l’ordre de CNT-SL</p>
<h2>École, une révolution nécessaire</h2>
<dl class="tete">
<dd class="texte">
<p class="spip">Ils / elles sont enseignant.e.s, en maternelle, primaire, collège ou lycée, agents, magasiniers, étudiants, cuisiniers, ouvriers professionnels, surveillants, anciens ou tout nouveaux dans le métier ou à la retraite.<span id="more-2487"></span></p>
<p class="spip">À Lille, Marseille, Lyon, Paris, Rennes, Nancy, Besançon&#8230;, ils militent depuis plusieurs années ou seulement quelques mois. Ils témoignent ici de leur engagement, alternant le « nous » et le « je » pour faire partager leurs parcours, leurs souvenirs, leurs espoirs et leurs projets. Ils ont emprunté des chemins différents, connu des expériences diverses et vivent des réalités singulières.</p>
<p class="spip">Ils se retrouvent aujourd’hui au sein de la fédération CNT des Travailleuses et travailleurs de l’Éducation, animés par une certitude partagée : dans la société comme dans l’école, une révolution est nécessaire.</p>
<p class="spip">Ce livre rassemble leurs témoignages et propose au lecteur de découvrir, loin des clichés, l’action quotidienne des militants de la CNT Éducation, un syndicat qui, au cœur des luttes actuelles, ambitionne de réinventer un autre syndicalisme pour défendre une autre école.</p>
</dd>
</dl>
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		<title>Lettre du syndicat national de l&#8217;édition aux directions des écoles primaires, où on apprend que le gouvernement ne financerait pas les nouveaux manuels</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 22:14:09 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Des programmes critiqués par les enseignants, et chers en plus, le coût devrait en revenir aux municipalités, et ce sont les écoles qui seraient chargées de faire la demande de crédits supplémentaires !
Ce n&#8217;est pas près d&#8217;être fait par tous à mon avis
Cliquez sur les documents si ce n&#8217;est pas assez gros

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Des programmes critiqués par les enseignants, et chers en plus, le coût devrait en revenir aux municipalités, et ce sont les écoles qui seraient chargées de faire la demande de crédits supplémentaires !</em></p>
<p><em>Ce n&#8217;est pas près d&#8217;être fait par tous à mon avis</em></p>
<p>Cliquez sur les documents si ce n&#8217;est pas assez gros<br />
<a href="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2009/01/courrier-du-sne-12-31-1_1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2301" title="courrier-du-sne-12-31-1_1" src="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2009/01/courrier-du-sne-12-31-1_1.jpg" alt="courrier-du-sne-12-31-1_1" width="800" height="1252" /></a><a href="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2009/01/courrier-du-sne-2008-12-311.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2304" title="courrier-du-sne-2008-12-311" src="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2009/01/courrier-du-sne-2008-12-311.jpg" alt="courrier-du-sne-2008-12-311" width="800" height="1083" /></a></p>
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		<title>Le report de la réforme du lycée n&#8217;arrange pas les éditeurs de manuels scolaires</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 18:48:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Les éditeurs scolaires sont accablés par le report de la réforme  du lycée
Publié le 15 décembre 2008 par hh, avec afp
L’annonce soudaine du report de la grande réforme des programmes de  seconde a plongé les éditeurs scolaires dans la stupéfaction. Ils s’étaient  organisés dans l’urgence pour sortir de nouveaux manuels dans les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 class="titre">Les éditeurs scolaires sont accablés par le report de la réforme  du lycée</h2>
<div class="publie">Publié le 15 décembre 2008 par hh, avec afp</div>
<p><strong>L’annonce soudaine du report de la grande réforme des programmes de  seconde a plongé les éditeurs scolaires dans la stupéfaction. Ils s’étaient  organisés dans l’urgence pour sortir de nouveaux manuels dans les  délais.<span id="more-2288"></span></strong></p>
<p>La reculade de Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, qui a  soudainement annoncé lundi 15 décembre le report de la réorganisation des  enseignements du lycée, a plongé les éditeurs scolaires dans la stupéfaction et  l’accablement.</p>
<p>Evoquée à la rentrée 2007, confirmée au printemps 2008, la  réforme des programmes du lycée devait commencer dès la rentrée 2009 par la  classe de seconde. Les nouveaux programmes devaient être annoncés ce mardi 16  décembre, leur mise en consultation auprès de l’ensemble des enseignants devait  démarrer le 5 janvier.</p>
<p>Devant l’opposition grandissante des syndicats  d’enseignants et des lycéens, très mobilisés dans l’ouest de la France, le  ministre a préféré reculer la réorganisation d’une année.</p>
<p>La nouvelle  seconde entrera en vigueur à la rentrée 2010, celle de la nouvelle première à la  rentrée 2011 et celle de la terminale nouvelle version à la rentrée 2012, selon  le ministère.</p>
<p>Cette décision a été prise en concertation avec le  président de la République, a mentionné Xavier Darcos. Le calendrier initial  devait permettre sa mise en œuvre complète, jusqu’à la classe de terminale,  avant les élections présidentielles et législatives de 2012.</p>
<p><em>“Nous  avions alerté le ministère sur les difficultés et les risques de ce projet de  réforme, en raison de son calendrier établi dans l’urgence. Maintenant que tout  était organisé de notre côté, dans des conditions assez accrobatiques, tout est  à nouveau mis à bas, c’est assez ingérable”</em>, regrettait lundi en fin de  matinée, Isabelle Magnard, directrice de la maison du même nom et présidente de  Savoir Livre, un groupement d’éditeurs scolaires.</p>
<p><strong><em>Les achats  de nouveaux manuels pour le lycée seront gelés pour une année  supplémentaire</em></strong><br />
<em>“Dans un esprit de coopération avec le  ministère, nous avions préparé des équipes pour réaliser des manuels dans un  délai record. Nous sommes assez amers”</em>, ajoute la responsable de la branche  scolaire de Magnard-Vuibert, filiale d’Albin Michel.</p>
<p><em>“C’était  irréaliste dès le départ, mais nous nous sommes quand même organisés pour tenter  de faire face à cet impératif. Aujourd’hui, reculer dans ces conditions, c’est  très préjudiciable pour toute la chaîne de production de l’édition  scolaire”</em>, déclare Sylvie Marcé, P-DG de Belin et présidente du groupe  Enseignement du Syndicat national de l’édition.</p>
<p>Les achats de nouveaux  manuels pour le lycée seront gelés pour une année supplémentaire. Les  établissements ne remplaceront que les ouvrages nécessaires, et les élèves se  fourniront encore pour l’essentiel sur le marché de l’occasion.</p>
<p>Au  collège, l’augmentation de budget un moment envisagée pour financer sans  restriction l’équipement en manuels de français, histoire-géographie,  instruction civique, dont les programmes changent en septembre 2009, n’aurait  finalement pas été validée.</p>
<p><em>“Nous avions préparé deux hypothèses de  budgets, une avec réforme et la seconde sans changement, mais celle-ci est  dramatique”</em>, reconnaît Sylvie Marcé.</p>
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		<item>
		<title>Albert Jacquard, ministre de l&#8217;éducation, ce qu&#8217;il ferait</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2008/12/30/albert-jacquard-ministre-de-leducation-ce-quil-ferait/</link>
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		<pubDate>Tue, 30 Dec 2008 10:04:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[http://www.ecoledemocratique.org/spip.php?article337
mardi 10 octobre 2006
Moi, Albert Jacquard, ministre de l’Éducation, je décrète
L’Éducation nationale ne doit pas préparer les jeunes dont l’économie ou la société ont besoin. La finalité de l’éducation est de provoquer une métamorphose chez un être pour qu’il sorte de lui-même, surmonte sa peur de l’étranger, et rencontre le monde où il vit à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.ecoledemocratique.org/spip.php?article337" target="_blank">http://www.ecoledemocratique.org/spip.php?article337</a><br />
mardi 10 octobre 2006</p>
<p><a href="http://8foncin.files.wordpress.com/2008/12/jacquard.jpg"><a href="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2008/12/jacquard.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2124" title="jacquard" src="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2008/12/jacquard.jpg" alt="jacquard" width="144" height="207" /></a></a>Moi, Albert Jacquard, ministre de l’Éducation, je décrète<br />
<strong>L’Éducation nationale ne doit pas préparer les jeunes dont l’économie ou la société ont besoin. La finalité de l’éducation est de provoquer une métamorphose chez un être pour qu’il sorte de lui-même, surmonte sa peur de l’étranger, et rencontre le monde où il vit à travers le savoir.</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>Moi, ministre de l’Éducation nationale, je n’ai qu’une obsession : que tous ceux qui me sont confiés apprennent à regarder les autres et leur environnement, à écouter, discuter, échanger, s’exprimer, s’émerveiller.</p>
<p>À la société de s’arranger avec ceux qui sortent de l’école, aux entreprises d’organiser les évaluations et la formation de leur personnel à l’entrée des fonctions.</p>
<p>Il faut que les rôles cessent d’être inversés : l’éducation nationale ne produira plus de chair à profit.</p>
<p><strong>Article premier </strong></p>
<p>Il faut supprimer tout esprit de compétition à l’école. Le moteur de notre société occidentale est la compétition, et c’est un moteur suicidaire.</p>
<p>Il ne faut plus apprendre pour et à être le premier.</p>
<p><strong>Article deuxième </strong></p>
<p>L’évaluation notée est abandonnée. Apprécier une copie, ou pire encore, une intelligence avec un nombre, c’est unidimentionnaliser les capacités des élèves.</p>
<p>Elle sera remplacée par l’émulation. Ce principe, plus sain, permettra la comparaison pour progresser, et non pour dépasser les camarades de classe.</p>
<p>Mettre des mots à la place des notes sera plus approprié.</p>
<p><strong>Article troisième </strong></p>
<p>Les examens restent dans leur principe, sachant que seuls les examens ratés par l’élève sont valables. Ils sont utiles aux professeurs pour évaluer la compréhension des élèves.   Mais les diplômes ou les concours comme le baccalauréat sont une perte de temps et sont abolis.</p>
<p>Sur tous les frontons des lycées figurera l’inscription : &raquo;&nbsp; Que personne ne rentre ici s’il veut préparer des examens. &raquo;&nbsp;    <span id="more-2123"></span></p>
<p><strong>Article quatrième </strong></p>
<p>Les grandes écoles (Polytechnique, l’ENA&#8230;) sont remises en question dans leur mode de recrutement. La sélection, corollaire nécessaire de la concurrence, et qui régissait l’entrée dans ces établissements, ne produisait que des personnalités conformistes, incapables de créativité et d’imagination.</p>
<p>Pour entrer à l’ENA, des jeunes de vingt-cinq ans devaient plaire à des vieux de cinquante ans. Ce n’était pas bon signe.</p>
<p><strong>Article cinquième </strong></p>
<p>Les enseignants n’ont plus le droit de se renseigner sur l’âge de leurs élèves. Les dates de naissances doivent être rayées de tous les documents scolaires, sauf pour le médecin de l’école.</p>
<p>Il n’est plus question de dire qu’un enfant est en retard ou en avance, car c’est un instrument de sélection. Chacun doit avancer sur le chemin du savoir à son rythme, et sans culpabilisation ou fierté par rapport aux camarades de classe.</p>
<p>Par contre, un professeur a le devoir de demander à l’élève ce qu’il sait faire pour adapter son enseignement, éventuellement programmer un redoublement.</p>
<p>Le redoublement est d’une réelle utilité s’il n’a pas de connotation de jugement.</p>
<p><strong>Article sixième </strong></p>
<p>Chaque professeur sera assisté d’un professeur de philosophie. Il faut en effet doubler l’accumulation des connaissances d’une approche par les concepts. Il faut en particulier passer par l’histoire des sciences, resituer les connaissances par rapport aux erreurs historiques d’interprétation des savoirs. Il faut que les élèves aient conscience des enjeux politiques qui se cachent derrière le progrès scientifique. On pourra rester quelques semaines sur un même concept, plutôt que de saupoudrer du savoir dans chaque cours.</p>
<p><strong>Article septième </strong></p>
<p>Le travail des professeurs par disciplines est annulé au profit du travail en équipe. La progression du travail des classes ne doit pas être perturbée par des impératifs de programme.</p>
<p><strong>Article huitième </strong></p>
<p>Chaque personne disposera dans sa vie, vers la fin de la trentaine, de quatre années sabbatiques afin de faire le point, se réorienter, apprendre d’autres choses. Chacun a le droit de vouloir changer de métier ou de vocation, parce qu’il n’est pas évident de se déterminer définitivement à dix-huit ans.</p>
<p><strong>Article neuvième </strong></p>
<p>Le ministère de l’Économie ne dictera plus ses besoins au ministère de l’Éducation. Dorénavant, le ministre de l’Économie donnera tous les moyens nécessaires à l’Éducation nationale pour réussir sa vocation.</p>
<p><em>Albert Jacquard, né à Lyon le 23 décembre 1925 (1925-12-23), est un scientifique et essayiste français. Il est généticien et a été membre du Comité consultatif national d&#8217;éthique.<br />
Albert Jacquard consacre l’essentiel de son activité à la diffusion d’un discours humaniste destiné à favoriser l’évolution de la conscience collective.<br />
Il est un des soutiens de l’association Droit au logement. Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Il anime une chronique radiophonique quotidienne sur France Culture. Il est également un défenseur du concept de la décroissance soutenable.<br />
</em></p>
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		<title>Garder les enfants ensemble, quelles que soient leurs performances, par François Dubet, un autre regard sur l&#8217;école de la réussite.</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Dec 2008 14:38:36 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[(interviewé par la revue &#171;&#160;Fenêtre sur cours&#187;&#160; éditée par le snuipp-fsu)
François Dubet, sociologue spécialiste de l’éducation, professeur des universités, vient de publier « Faits d’école », éditions EHESS
L’école primaire est accusée aujourd’hui de tous les maux. Pourquoi ?
Avant c’était le collège la source de tous les maux. L’école est simplement victime d’évolutions qui l’ont transformée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(interviewé par la revue &laquo;&nbsp;Fenêtre sur cours&raquo;&nbsp; éditée par le snuipp-fsu)<br />
François Dubet, sociologue spécialiste de l’éducation, professeur des universités, vient de publier « Faits d’école », éditions EHESS<br />
<strong>L’école primaire est accusée aujourd’hui de tous les maux. Pourquoi ?</strong><br />
Avant c’était le collège la source de tous les maux. L’école est simplement victime d’évolutions qui l’ont transformée en premier cycle du collège, comme l’école maternelle devient le premier cycle de l’école élémentaire. Pour preuve le stress croissant des enfants de grande section face à la lecture ! Les échecs de chaque échelon sont dénoncés par le suivant. Et à force de déplacer la focale, ce seront les familles qui seront responsables. Un système très pervers qui vient de ce que l’échec est devenu intolérable, contrairement à l’époque où un jeune sur deux seulement obtenait le certificat d’études. Je n’ai pas d’avis sur le recentrage sur les savoirs élémentaires. On sait qu’il y avait de grandes distorsions sur le temps consacré à la lecture : du simple au triple.<span id="more-1894"></span><br />
Par contre, la querelle sur les méthodes est une faute majeure. La recherche nous apprend que la qualité d’un maître, c’est le maître, quand il se sent à l’aise dans sa méthode. C’est à l’IEN de savoir si les enfants apprennent ou pas, mais ce n’est pas à l’État de prescrire la méthode. Actuellement il y a des lobbies conservateurs très dangereux et influents qui pensent qu’en revenant à 1910 on va régler le problème. Il y a un climat de contre-réforme et Darcos semble très sensible à ces sirènes.<br />
<strong>Justement, quel regard portez-vous sur les réformes ?</strong><br />
Je suis scandalisé par la réduction à 4 jours dans un calendrier considéré comme intangible et en faveur de l’agenda des familles et des enseignants. Or on est dans la moyenne des pays en nombre d’heures, mais dans les plus faibles pour le nombre de jours de classe. Cela aura des conséquences très lourdes pour les familles des classes populaires, ou même moyennes quand les deux parents travaillent. L’école se débarrasse de la prise en charge des enfants sur des dispositifs annexes, en particulier des élèves en difficulté. Pourtant d’après une enquête, il y a une quinzaine d’années, les enseignants<br />
témoignaient qu’une chose faisait leur dignité : garder les enfants ensemble, quelles que soient les performances de chacun. Ce qui m’étonne, c’est qu’on ait renoncé si facilement. Certains ne mangent pas à la cantine avec les autres pour faire leur demi heure de soutien. Cela ne marchera pas. Ceux qui auront une pancarte dans le dos ne s’en débarrasseront jamais comme l’histoire en témoigne. Sans compter les effets pervers : dans certaines écoles, certains élèves seront classés en difficulté alors qu’avant ils n’y auraient jamais été. En définitive on fait tout le contraire des systèmes éducatifs qui réussissent avec une journée moins longue, d’autres activités au sein de l’école, et tous les élèves ensemble.<br />
Les enseignants sont vraiment « déboussolés » Le monde enseignant va mal. Avant il avait la capacité de se mobiliser et de faire caler un ministre qui partait dans le mauvais sens.</p>
<p>Je suis en colère contre le ministre mais aussi contre la profession car elle y gagne. Les enseignants pensent être méprisés mais toutes les enquêtes auprès des parents montrent le contraire. Le problème est que depuis 25 ans la gauche politique et syndicale n’a plus de pensée scolaire. Demander des moyens, même si c’est justifié pour une école élémentaire qui est en dessous des moyennes européennes, ne suffit pas pour faire une politique scolaire et compenser le vide face à une droite qui a une pensée pédagogique faible. 140 jours de classe par an et 6 heures par jour, c’est tragique pour l’école élémentaire. Mais quand Darcos dit :<br />
« je réduis les moyens et je réduis votre temps de travail en classe », cela marche.<br />
<strong>Comment réagir ?</strong><br />
Il faudrait avoir le courage d’attaquer le problème par le calendrier scolaire car, pour de jeunes élèves, il n’est pas raisonnable de consacrer autant de temps par jour aux apprentissages. Peut-être aussi faut-il dire comment on hiérarchise dans les savoirs. Et au lieu du « rattrapage scolaire », demander comment faire entrer dans l’école l’éveil, la créativité : là on pourrait demander des moyens. L’école est faite pour éduquer et la promesse que l’école, seule, pourrait réduire les inégalités est intenable. C’est toute la société qui est concernée : il y a aussi l’emploi, le logement, etc. <strong>Et l’idée qu’on ferait une école sans échec est une absurdité puisque l’école est là pour trier, classer, ranger… L’école doit être avant tout une « bonne école », y compris pour ceux qui ne réussissent pas.</strong><br />
Propos recueillis par<br />
Michelle Frémont</p>
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