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	<title>ACCUEIL BLOG NICNOF &#187; liberté d&#8217;expression</title>
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	<description>Mobilisons-nous pour défendre l&#039;enseignement public</description>
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		<title>Erwan Redon et Gilles Lehmann réintégrés</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 07:57:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
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		<description><![CDATA[25 janvier 2010
www.resistancepedagogique.org &#60;http://www.resistancepedagogique.org&#62;
COMMUNIQUE du Réseau des enseignants du primaire en résistance
Victoire contre les abus de l&#8217;autorité administrative : Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs écoles
Nous sommes heureux d&#8217;apprendre qu&#8217;aujourd&#8217;hui, lundi 25 janvier, nos collègues Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs classes dont ils avaient été abusivement soustraits .
Le premier, suite à une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>25 janvier 2010<br />
<a href="http://www.resistancepedagogique.org/" target="_blank">www.resistancepedagogique.org</a> <a href="http://www.resistancepedagogique.org/" target="_blank">&lt;http://www.resistancepedagogique.org&gt;</a></p>
<p><strong>COMMUNIQUE du Réseau des enseignants du primaire en résistance</strong></p>
<p>Victoire contre les abus de l&#8217;autorité administrative : Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs écoles</p>
<p>Nous sommes heureux d&#8217;apprendre qu&#8217;aujourd&#8217;hui, lundi 25 janvier, nos collègues Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs classes dont ils avaient été abusivement soustraits .</p>
<p>Le premier, suite à une décision du Tribunal Administratif de Marseille jugeant illégale sa sanction de déplacement d&#8217;office et le second, suite à un recul de L&#8217;Inspection Académique de Limoges.</p>
<p>Dans le premier cas, l&#8217;administration a sanctionné abusivement l&#8217;enseignant marseillais pour avoir exercé sa liberté pédagogique, dans le second cas, elle l&#8217;a relevé de la classe pour de simples déclarations d&#8217;intention de ne pas respecter à la lettre le protocole d&#8217;évaluation nationale des CM2.<span id="more-4659"></span></p>
<p>Une conclusion s&#8217;impose : l&#8217;administration crispée et autoritaire de l&#8217;Education nationale n&#8217;hésite pas à se mettre hors la loi pour tenter de faire plier ceux qui contestent ses directives alors que les enseignants-désobéisseurs ont été respectueux des lois de la République et des droits des enfants.</p>
<p>Nous dénonçons donc l&#8217;utilisation partisane du droit, systématiquement désavouée d&#8217;ailleurs par les tribunaux administratifs, qui est faite par l&#8217;Etat contre les résistants pédagogiques et nous appelons à poursuivre cette résistance dans l&#8217;objectif toujours renouvelé de l&#8217;intérêt de nos élèves, en particulier des plus en difficulté.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Déclaration du 4 septembre 2009, de &#171;&#160;Un pays, une école, un avenir&#187;&#160;</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Sep 2009 11:31:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[chatel]]></category>
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		<description><![CDATA[http://www.uneecole-votreavenir.org/
Liste des premiers signataires
CEMEA &#8211; CRAP-Cahiers pédagogiques &#8211; FAEN &#8211; FCPE &#8211; FEP-CFDT &#8211; FERC-CGT &#8211; FOEVEN &#8211; FSU &#8211; GFEN &#8211; ICEM-Pédagogie Freinet &#8211; La JPA &#8211; La Ligue de l’enseignement &#8211; SGEN-CFDT &#8211; UNEF &#8211; UNL &#8211; UNSA Education
Oui, Monsieur le ministre : un pays qui        [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.uneecole-votreavenir.org/" target="_blank">http://www.uneecole-votreavenir.org/</a></p>
<h2><span style="font-size: 10pt;">Liste des premiers signataires</span></h2>
<p><span style="font-size: 10pt;">CEMEA &#8211; CRAP-<em>Cahiers pédagogiques</em> &#8211; FAEN &#8211; FCPE &#8211; FEP-CFDT &#8211; FERC-CGT &#8211; FOEVEN &#8211; FSU &#8211; GFEN &#8211; ICEM-Pédagogie Freinet &#8211; La JPA &#8211; La Ligue de l’enseignement &#8211; SGEN-CFDT &#8211; UNEF &#8211; UNL &#8211; UNSA Education</span></p>
<h2><span>Oui, Monsieur le ministre : un pays qui                    croit en son avenir est un pays qui investit dans l’éducation                    !</span></h2>
<p><a href="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2009/09/ecole_avenir.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4515" title="ecole_avenir" src="http://parisfaubourg.org/nicnof/wp-content/uploads/2009/09/ecole_avenir.jpg" alt="ecole_avenir" width="240" height="157" /></a><span style="font-size: 10pt;">Nous constatons en cette rentrée 2009 les graves conséquences de la crise financière et économique en France. La hausse exceptionnelle du chômage et de la précarité accompagnée d’un désengagement progressif de l’Etat vis-à-vis des services publics provoquent une véritable crise sociale.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 10pt;">Dans un tel contexte, un grand service public laïque d’éducation est une chance. Pourtant, il est victime de la politique dangereuse du gouvernement : l’appauvrissement de l’Ecole, la suppression de 50 000 postes dans l’Education nationale depuis 2002, la suppression de la carte scolaire, l’abandon de l’Education prioritaire, les menaces sur la maternelle… accentuent inlassablement les inégalités dans notre société et font peser sur les collectivités territoriales des obligations qui relèvent de l’Etat.<br />
Les organisations signataires ne peuvent accepter la programmation de 16 000 suppressions supplémentaires à la rentrée 2010. Elles demandent un changement conséquent de la politique de l’emploi public avec un arrêt des suppressions de postes et la mise en place d’un plan pluriannuel de recrutement, mais aussi l’abandon de la politique menée vis-à-vis de la carte scolaire.<span id="more-4514"></span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 10pt;">Les affirmations sur la nécessité d’investir dans l’Education et de réduire les inégalités doivent se traduire par des décisions en rupture avec les politiques menées ces dernières années.<br />
Après deux années durant lesquelles l’Ecole a été brutalisée, il est temps de renouer un réel dialogue constructif avec l’ensemble de la communauté éducative pour une école qui assure la réussite de tous et connaisse une nouvelle vague de démocratisation. Cela signifie qu’il faut traiter de façon ambitieuse la préparation du budget 2010, la formation des enseignants, les remplacements, la place de l’école maternelle, primaire et du collège, les programmes et les pratiques, le rôle des associations complémentaires… L’orientation scolaire doit être un levier pour la réussite des jeunes via un service public d’orientation de l’Education nationale doté de moyens importants et de personnels qualifiés.<br />
Tous ces dossiers doivent être ré-ouverts.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 10pt;">Ainsi le processus de réforme du Lycée doit être relancé sans précipitation. Le calendrier fixé par le ministre est trop court pour construire la réforme ambitieuse que la communauté éducative attend, d’autant plus indispensable que la société est en crise.<br />
Alors que Luc Chatel affirme agir dans « un esprit de dialogue et de concertation » les organisations signataires de cet appel, lui demandent d’ouvrir dès la mi-septembre 4 chantiers de réflexion et de travail sur :</span></p>
<p><img src="http://www.uneecole-votreavenir.org/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /> L’accès et la réussite d’un plus grand nombre de jeunes au Lycée et l’orientation scolaire.<br />
<img src="http://www.uneecole-votreavenir.org/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Des contenus et des pratiques pour une nouvelle vague de démocratisation du lycée.<br />
<img src="http://www.uneecole-votreavenir.org/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Un lycée qui ne soit pas seulement un lieu d’étude mais qui soit aussi un véritable lieu de vie       et d’apprentissage de la citoyenneté et de l’intégration.<br />
<img src="http://www.uneecole-votreavenir.org/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Une réforme qui permette à un maximum de jeunes d’accéder à l’enseignement supérieur et d’y       réussir.</p>
<p align="justify"><span style="font-size: 10pt;">Sur tous ces points, les organisations signataires s’adressent solennellement au ministre de l’Education nationale pour qu’il entende et mette ses actes en conformité avec ses paroles en donnant sans tarder de premiers signes concrets et en ouvrant les discussions nécessaires. Elles se retrouveront à la fin du mois pour faire le point et évaluer la situation et les réponses du ministre.<br />
</span></p>
<p><strong><br />
<span style="font-size: 10pt;">Ne rajoutons pas à la crise économique celle de l’Education : investissons pour elle !<br />
</span></strong></p>
<hr />
<p align="justify"><span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;">Liste des premiers signataires</span> :</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 10pt;">CEMEA &#8211; CRAP-<em>Cahiers pédagogiques</em> &#8211; FAEN &#8211; FCPE &#8211; FEP-CFDT &#8211; FERC-CGT &#8211; FOEVEN &#8211; FSU &#8211; GFEN &#8211; ICEM-Pédagogie Freinet &#8211; La JPA &#8211; La Ligue de       l’enseignement &#8211; SGEN-CFDT &#8211; UNEF &#8211; UNL &#8211; UNSA Education</span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Un article de Pierre Frackowiak sur l&#8217;autoritarisme dans l&#8217;enseignement du premier degré</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/07/10/un-article-de-pierre-frackowiak-sur-lautoritarisme-dans-lenseignement-du-premier-degre/</link>
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		<pubDate>Fri, 10 Jul 2009 14:46:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
		<category><![CDATA[frackowiak, meirieu]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Pierre Frackowiak
Télécharger l&#8217;article en pdf sur le site de Philippe Meirieu
Le développement de l’autoritarisme
dans le premier degré
du système éducatif
Le fait est que nous assistons à un développement de l’autoritarisme dans le fonctionnement du système éducatif au niveau du premier degré, que ce phénomène inquiétant est sans précédent dans l’histoire contemporaine, que les dégâts produits [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: left;">Par Pierre Frackowiak</h2>
<p><a href="http://www.meirieu.com/FORUM/frackowiak_autoritarisme.pdf" target="_blank">Télécharger l&#8217;article en pdf sur le site de Philippe Meirieu</a></p>
<h2 style="text-align: center;">Le développement de l’autoritarisme<br />
dans le premier degré<br />
du système éducatif</h2>
<p>Le fait est que nous assistons à un développement de l’autoritarisme dans le fonctionnement du système éducatif au niveau du premier degré, que ce phénomène inquiétant est sans précédent dans l’histoire contemporaine, que les dégâts produits sont dores et déjà considérables. Si le successeur de M. Darcos ne corrige pas la trajectoire, avec élégance et détermination, dans les meilleurs délais possibles, la situation ne pourra que se dégrader. A terme, un éventuel projet alternatif démocratique et progressiste aura bien des difficultés à remettre le système en ordre de marche, même en faisant le pari possible de la confiance et de l’intelligence et même en y mettant les moyens en terme d’accompagnement et de formation. Les dégâts sont facilement perceptibles quand on connaît bien les écoles et le métier de professeur des écoles, que l’on n’accepte ni l’infantilisation qui conduit à une docilité apparente, ni les voiles pudiques qui protègent les fonctions, ni le conformisme qui crée la démobilisation ni la neutralité qui s’identifie au conservatisme. Comme dirait Dany Boon à propos du contenu de ses célèbres fricadelles, « tout le monde le sait, mais personne ne le dit ». Conflits et révoltes sont vite étouffés. La ouate institutionnelle les absorbe et les relativise. Les apparences tentent d’être sauves mais les déceptions, les découragements, les colères contenues demeurent et pèsent sur la vie des écoles et des personnes.<span id="more-4473"></span></p>
<p>En une seule année scolaire, cette année 2008/2009, les éléments du développement de l’autoritarisme se sont fortement multipliés, la pression sur tous les niveaux de la pyramide s’est fortement accrue au point de devenir insupportable.</p>
<h3>Pyramide et tuyaux d’orgue</h3>
<p>Ce phénomène est amplifié au niveau du terrain par l’évolution des attitudes et comportements de la hiérarchie. Il y a toujours eu des cadres plus ou moins progressistes ou conservateurs, plus ou moins zélés, plus ou moins serviles, plus ou moins ambitieux pour eux-mêmes, plus ou moins sensibles à l’air du temps. Depuis 2007, même ceux qui ne sont pas atteints par ces défauts ou ces faiblesses sont aspirés dans la spirale et exécutent. Ils se donnent bonne conscience en invoquant la loyauté, en recherchant des points positifs dans les politiques même les plus régressives, voire en contribuant à rechercher les preuves de leur pertinence et de leur efficacité. Certains accentuent le phénomène et vont bien au-delà des exigences formellement exprimées par l’institution, ajoutant de la paperasse à la paperasse, multipliant les enquêtes et les contrôles, allant au devant des attentes du pouvoir. On peu ranger dans cette catégorie, ceux qui demandent des sanctions, des retraits de salaire, des déclarations sur l’honneur alors même que leurs supérieurs conseillaient plutôt le dialogue. Ceux qui inspectent systématiquement le soutien, ceux qui exigent que chaque élève pris en soutien fasse l’objet d’un PPRE (projet personnalisé de réussite éducative de 4 pages au moins, lancé antérieurement dans un autre contexte). Le ministère interrogé par le site ToutEduc  déclare qu’il n’y a pas eu d’instruction officielle formelle allant dans ce sens. C’est donc que les hiérarchies intermédiaires ont anticipé, interprété, renforcé, au-delà des instructions du sommet.</p>
<p>Le phénomène s’étend par les effets « tuyaux d’orgues » à tous les échelons de la pyramide. Les directeurs et directrices deviennent plus obéissants en apparence mais répercutent les ordres et consignes, parfois en les renforçant. Au nom de l’inspecteur, ils exigent. Ils filtrent les remontées de réactions pour protéger l’image de leur école, ils évitent de transmettre les protestations individuelles. Parfois, ils utilisent l’échelon supérieur pour pouvoir imposer des décisions personnelles qui n’ont pas fait l’objet d’actes formels de l’inspection ou ils menacent « de le dire au chef ». Il faut beaucoup de courage et de personnalité pour ne pas se replier dans le moule. La résignation s’installe. Les pratiques de contournement s’accentuent. On donne les réponses que l’on suppose attendues. On remplit notices et questionnaires comme on peut. On accepte, sans rechigner, d’être prévenu de la date de son inspection selon des pratiques qui scandaliseraient toutes les autres professions sans exception : « vous serez inspecté entre le 1er et le 8 ou le 15 du mois et vous m’enverrez une notice de renseignements préparatoire à l’inspection de 7 pages » avec des items que seul le rédacteur de la notice peut comprendre ». On reste sagement assis trois heures et plus, même quand les réunions qui se multiplient ne servent à rien ou sont terminées en bien moins que trois heures mais il faut « faire le temps » affiché.</p>
<p>Le phénomène gagne des conseillers pédagogiques qui ont parfois tendance à être encore plus exigeants que les inspecteurs et à effrayer les enseignants en décrivant les attentes du chef. Il gagne les maîtres formateurs, même ceux qui sont fraîchement intronisés, qui traitent les étudiants, les élèves professeurs, soit au cours de leur visites soit au cours des présentations de mémoires professionnels, comme des gamins, avec une assurance et des certitudes, confortées par leur certificat, que l’on aurait de la peine à imaginer si l’on n’accumulait pas les témoignages. Mais tout va bien, personne ne s’occupe de la qualité des relations entre chefs, sous-chefs, formateurs et acteurs et personne n’ose mettre en cause publiquement l’attitude du niveau immédiatement supérieur. La ouate institutionnelle absorbe et tout le monde s’en accommode en apparence mais les souffrances et parfois les humiliations demeurent prêtes à se réveiller et à éclater.</p>
<h3>Les facettes de l’autoritarisme</h3>
<p>On objectera qu’il ne faut pas exagérer, caricaturer, généraliser abusivement, que tout cela a toujours existé mais à la marge. Je pense que, même à l’époque où c’était peut-être à la marge, ces pratiques, auraient pour le moins, dues être mises à l’étude, que le droit à l’expression libre, au respect, à la pensée divergente, à l’indignation, devant une hiérarchie réelle ou factice, est un droit inaliénable. Et je constate, un peu partout en France, que ce qui était peut-être à la marge s’est fortement généralisé au cours de cette année. Il faut dire que bien des éléments y ont contribué, parfois sournoisement, subrepticement, parfois très clairement et fortement :</p>
<ul>
<li>·         L’obligation de dire urbi et orbi, au nom de la loyauté dont on n’avait jamais autant parlé, et de prouver que les nouveaux vieux programmes sont dans la continuité des précédents, qu’ils sont bons, plus simples, plus clairs, plus compréhensibles… Toute la pyramide a été mobilisée de l’inspection générale qui a accepté de dire tout et son contraire à quelques mois d’intervalle aux recteurs, IA, IEN, directeurs. Les sondages d’opinion aidant, l’idée que ces vieux programmes sacrifiaient l’intelligence au profit de la mécanique par exemple, est devenue incongrue. Ces programmes ont pourtant été condamnés par l’immense majorité des spécialistes et des pédagogues. Rien n’y fait.</li>
<li>·         Les retraits de salaire importants qui ont frappé les enseignants « désobéisseurs » sont une mesure sans précédent. Elle est choquante dans la mesure où ces enseignants usant de la liberté pédagogique inscrite dans la loi, n’ayant pas abandonné leur poste durant les heures affectées à l’aide personnalisée (le soutien) mais ayant pris en charge les élèves sous d’autres formes que les exercices mécaniques dont on sait qu’ils constituent  l’essentiel du temps dévolu au soutien (du bled et des opérations). Ce soutien imposé qui alourdit la journée scolaire déjà trop longue, qui est placé le matin, le midi ou le soir au gré des circonstances sans le moindre regard sur l’intérêt réel des élèves, alors que les autres enfants ne sont plus dans les locaux scolaires, est un non sens. Mais les enquêtes bien orientées et les sondages diront que c’est bien. Comment dire que ce n’est pas bien alors que l’intention affichée paraît si généreuse : l’honneur de la République selon certains discours très habiles.</li>
<li>·         Les sanctions (réprimandes, pressions, blâmes, menaces), les demandes de déclaration sur l’honneur (un comble !) pour obtenir les primes liées à la réalisation des évaluations CM2 et CE1, très contestables et contestées, ont complété un dispositif de type répressif nouveau à l’Education Nationale. On peut se demander si la prochaine étape ne sera pas une réduction des salaires des inspecteurs dont une partie des écoles placées sous leur responsabilité n’auraient pas fait les évaluations et répondu aux enquêtes. Il n’est pas sûr d’ailleurs que les inspecteurs zélés qui se sont mobilisés pour préparer les demandes de sanction ont bien mesuré que ce système pouvait être appelé à s’appliquer à eux-mêmes. Leurs syndicats non plus…</li>
<li>·         L’obligation d’organiser la semaine scolaire sur quatre jours sans concertation, sans réflexion préalable collective avec les partenaires de l’école sur le temps de l’enfant, sur les possibilités de projet éducatif global, est apparue comme une mesure autoritaire. Premièrement, il a été interdit d’utiliser le samedi matin, ce que l’on pouvait comprendre dans la mesure où la décision avait été prise d’abord pour séduire l’opinion publique nonobstant l’intérêt des enfants ; Deuxièmement, tout a été fait pour éviter d’utiliser les mercredi matin. Les écoles et les communes qui ont réussi à faire accepter un projet dans ce sens ont fait preuve d’héroïsme car les pressions des IA étaient fortes et en cascade pour l’éviter. Ils ne l’ont pas fait sans consignes. Le ministre déclare aujourd’hui qu’il n’a jamais interdit d’utiliser le mercredi et que l’on peut toujours le faire, admettant à nouveau l’intérêt des projets éducatifs locaux initiés par les mairies… On sait que c’est faux… On sait même que c’est quasiment irréversible sauf à faire preuve d’un autre autoritarisme. L’habileté suprême a été de conduire les enseignants à considérer les 4 jours comme un avantage acquis et à s’opposer à toute tentative de revenir sur l’organisation de la semaine et de la journée. « Touche pas à mon mercredi ! » est devenu un slogan qui crée de vives tensions entre parents et enseignants. L’exemple du beau projet éducatif global de la ville de Lille sur quatre jours et demi est significatif et illustre bien la nocivité de la stratégie de M. Darcos. Impossible à mettre en place sur les quatre jours obligatoires et impossible de remettre en place les quatre jours et demi malgré un travail de communication et de débats dans tous les quartiers de la ville.</li>
<li>·         Le pilotage par les résultats et l’évaluationnite galopante, les feuilles de route, les tableaux de bord, les stats, pourcentages, courbes et camemberts, etc, contribuent à déshumaniser l’acte éducatif. Il devient plus important de réussir à afficher de bonnes évaluations qu’à bien faire l’école. On évacue tous les autres paramètres de la réussite : la stabilité de l’équipe, le taux de présence de l’enseignant et la qualité du remplacement en cas d’absence, le contexte social, les accidents et incidents qui pourrissent la vie, la richesse ou la pauvreté de l’environnement… On remédie ponctuellement sans avoir d’abord médié. On se complaît dans l’apparence et l’illusion sans trop s’interroger. Bientôt surgiront à nouveau les concepts usés de handicap social, de l’égalité des chances, de l’insuffisance du travail à la maison et de l’implication des familles, avec l’idée de la fatalité, avec la culpabilisation de l’élève et de sa famille, avec la transformation douce des victimes en coupables.</li>
<li>·         Les rappels à l’ordre incessants, les culpabilisations et les leçons de morale sur l’intérêt des élèves, la politique de la carotte et du bâton (les primes et les retraits de salaire), le renforcement de l’autorité des inspecteurs soumis à des pressions considérables (voir la nouvelle note de service à propos de leurs missions, qui veut les transformer en contrôleurs et managers ou pilotes), l’inflation de paperasse (circulaires, notes, enquêtes, demandes de comptes-rendus), tout cela a eu des effets désastreux dans les écoles : démobilisation, conflits internes, tensions avec les parents, abandon de l’esprit d’initiative, perte du goût de l’expérimentation….</li>
</ul>
<h3>Pas de précédent dans l’histoire contemporaine</h3>
<p>Les réalités sont là, incontestables. Une véritable enquête indépendante le mettrait en évidence et serait salutaire, mais elle coûterait cher. Payée par le pouvoir, une telle enquête perdrait tout son sens. Quelques travaux universitaires sur ces questions pourraient lever des voiles s’ils ne restaient pas confidentiels. Les valets diront que, sur leur territoire, c’est bien différent et que si cela existe, cela ne peut-être que sur le territoire voisin.</p>
<p>Ces réalités sont sans précédent.</p>
<p>Lorsque le ministère a lancé le tiers temps pédagogique qui constituait à l’époque, en 1969/70, une véritable réforme de l’école, personne n’a jamais pensé sanctionner ceux qui ne l’appliquaient pas, ne faisaient pas l’éducation physique ou les activités d’éveil, continuaient à faire des leçons de choses et du b-a ba, consacraient 90% du temps scolaire au français et aux maths et une grande partie de ce temps à des exercices d’application, d’entraînement, de mémorisation et de contrôle. Pas une seule sanction.</p>
<p>Lorsque le ministère a mis en place une nouvelle loi d’orientation, celle de 1989, qui instituait le projet d’école, les cycles, des programmes en termes de compétences et plus en termes de sommaires de manuels, le livret scolaire, aucun enseignant n’a été sanctionné. Personne ne l’avait envisagé. Le nombre de désobéisseurs a pourtant été considérable, même chez des cadres conservateurs qui prônaient la superposition des pratiques nouvelles (le livret scolaire) aux pratiques anciennes (notes, compositions, classements). Même ceux qui affichaient leur désaccord ou leur scepticisme n’ont pas été rappelés à l’ordre. Peut-être ces ministères de droite et de gauche ont-ils eu tort de ne pas sévir… On peut se poser la question. Mais on sait que l’autoritarisme ne peut en aucun cas garantir le progrès.</p>
<p>Ce qui est très préoccupant en cette période très difficile pour l’école, c’est l’absence ou la faiblesse des réactions. Les organisations syndicales sont très embarrassées. Elles ont toujours quelque chose à négocier avec le ministère, toujours des avantages à conquérir, même quand la crise et la volonté de réduire la dépense publique rendent les victoires dérisoires. Elles sont toujours en compétition entre elles et le degré de leur détermination sur les problèmes fondamentaux de l’école est lié à la concurrence au point de les conduire parfois à perdre leur âme. Les partis politiques font preuve d’une grande frilosité sur les questions éducatives depuis une vingtaine d’années et se réfugient, quasi exclusivement sur les questions quantitatives qui clivent sans aucun doute mais qui permettent d’occulter les questions fondamentales de la place de l’école dans la société, de la construction d’une école pour le 21ème siècle, des programmes, des missions et du temps de travail des enseignants, de l’évaluation, du bonheur d’apprendre et d’enseigner.</p>
<p>On pourrait cependant penser, en se conformant au discours officiel, que tout ayant échoué jusqu’alors, il faut bien essayer autre chose, par exemple, effectuer, comme c’est le cas, une vaste marche arrière, et, autre exemple, renforcer, comme c’est le cas, l’autoritarisme à tous les niveaux. Ces deux pistes sont condamnées à l’échec malgré toute la bonne volonté de leurs zélateurs.</p>
<p>Pour la première, il n’existe aucun domaine de la vie d’une société où pour résoudre un problème d’aujourd’hui ou de demain, on reprend les solutions d’hier ou d’avant-hier qui avaient d’ailleurs fait la preuve de leurs insuffisances et justifié les réformes. Cette évidence est décrite dans de nombreux ouvrages pédagogiques sérieux. Le site de Philippe Meirieu propose de nombreuses réflexions intéressantes sur ce thème. Rappelons que tout n’a pas échoué, loin de là, et que les mesures prises depuis un an sont toutes, sans exception, régressives.</p>
<p>Pour la seconde, l’analyse n’a pas été faite, sans doute parce que le phénomène est nouveau dans l’histoire contemporaine de l’école, mais aussi, parce qu’il se développe insidieusement, que ses manifestations sont vite absorbées par la ouate institutionnelle, que chaque échelon de la hiérarchie se protège, que le niveau du terrain reste largement marqué par une infantilisation et une déférence historiques que la vague des désobéisseurs, aussi significative soit elle, ne parvient pas à occulter. La parole reste toujours descendante, les échanges horizontaux ne sont pas opératoires et sont fortement contrôlés, le chef a toujours raison, les instruments du pouvoir perdurent (inspection traumatisante, notation, jugement, autorisation d’absence, absence de possibilité de remontées authentiques et de feed back vrai des réunions…). Ces problèmes existaient avant 2007, ils étaient toutefois en voie de lente réduction, ils sont relancés et renforcés fortement depuis cette année scolaire.</p>
<h3>Dommages et problèmes</h3>
<p>Les conséquences sont faciles à imaginer, elles sont incontestables si l’on veut bien prendre la peine d’écouter les gens, d’observer, de comprendre, d’analyser en quittant son statut de supérieur, si l’on prend le temps d’échanger sur les représentations du métier et du système de chacun… Mais plus personne n’a le temps. Le pilotage par les résultats ne laisse aucune place à la relation humaine et à la compréhension de la condition humaine. Le climat dans et autour des écoles s’est fortement dégradé. Lassitude, désenchantement, démobilisation, perte de l’esprit d’initiative, renforcement de la tendance à l’individualisme, déresponsabilisation, défaut d’idéal… Réponse formelle aux enquêtes et questionnaires. Tendance à améliorer les résultats aux évaluations. Ecœurement face à l’attitude consumériste d’un nombre croissant de parents et à la multiplication des procédures (plaintes, mains courantes) que l’on étouffe au nom d’un relativisme dévastateur et de l’obsession du «pas de vagues ». Comme l’écrivaient Emmanuel Davidenkoff et Brigitte Pérucca[1] dans leur livre passionnant qu’il faut lire et relire, « La République des enseignants », parce que les questions qu’il traite sont aujourd’hui exacerbées :</p>
<p>« … L’école est avant tout en quête de sens. Pour les enseignants, la question des missions prime sur la revendication des moyens. Si les enseignants sont aujourd’hui orphelins de quelque chose, c’est bien d’un idéal politique. L’instituteur, le professeur de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle n’étaient pas des notables au sens traditionnel du terme mais par le respect qu’ils inspiraient : ils étaient porteurs d’un projet politique et social qui les dépassait et les transcendait. C’est ainsi qu’ils ont réussi à alphabétiser des millions d’enfants de paysans et d’ouvriers, et ce face à la concurrence de l’Eglise. Un siècle plus tard, la France est de nouveau confrontée à l’impérieuse nécessité de retrouver une cohésion nationale enr intégrant tous ses enfants, y compris ceux issus de l’immigration. Les situations ne sont pas comparables, mais la réponse sera forcément de même nature : il s’agit de formuler un projet politique fort susceptible d’armer les nouveaux hussards de la République. Le brassage des générations qui s’annonce ancre cette question d’actualité dans l’histoire. »</p>
<p>Le modèle ultralibéral autoritaire ne saurait en aucun cas répondre à ce besoin et il le prouve chaque jour.</p>
<p>L’autoritarisme et le pilotage par les résultats, qui sont très liés dans la perspective ultra libérale en action, peuvent peut-être être efficaces dans l’industrie ou dans les banques. Dans le domaine de l’éducation, c’est l’intelligence et la sensibilité, la compréhension et l’accompagnement, la confiance et l’optimisme qui doivent prévaloir.</p>
<p>A paraître aux éditions la « Chronique Sociale », « Pour une école du futur. Du neuf et du courage » de Pierre Frackowiak avec une préface de Philippe Meirieu.</p>
<p>[1] Editions Jacob Duverrnet 2003. Ouvrage réalisé avec l’appui de la MGEN et de la CASDEN</p>
<p>Une relecture de ce livre remue le fer dans les plaies. Tant d’occasions ratées pour construire            une école moderne, démocratique, émancipatrice, généreuse. Et cette méconnaissance des personnes, quand ce n’est pas du mépris. On relit sur la quatrième de couverture : « Derrière les débats et les remises en cause, se profilent des vies des hommes et des femmes, simples et complexes, qui lèvent souvent le voile sur des intimités émouvantes. ». Le pilotage de l’école par les résultats et l’autoritarisme, avec le snobisme du technicisme, les oublient complètement.</p>
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		<title>Par Véronique Soulé, les désobéisseurs Alain Refalo et Erwan Redon convoqués devant une commission disciplinaire académique</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 07:57:30 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
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		<description><![CDATA[Blog de Véronique Soulé, sur libération.fr
Enseignants désobéisseurs, obéissez !
Xavier Darcos les avait en horreur. Des enseignants qui refusent d&#8217;obéir et d&#8217;appliquer ses réformes &#8230; Ils devaient être punis ! Juste avant son départ, deux des &#171;&#160;désobéisseurs&#187;&#160; les plus connus ont reçu leur convocation pour passer devant une commission de discipline. Luc Chatel suivra-t-il  ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2009/06/enseignants-d%C3%A9sob%C3%A9isseurs-au-rapport-.html#more" target="_blank">Blog de Véronique Soulé, sur libération.fr</a></p>
<h2>Enseignants désobéisseurs, obéissez !</h2>
<p>Xavier Darcos les avait en horreur. Des enseignants qui refusent d&#8217;obéir et d&#8217;appliquer ses réformes &#8230; Ils devaient être punis ! Juste avant son départ, deux des &laquo;&nbsp;désobéisseurs&raquo;&nbsp; les plus connus ont reçu leur convocation pour passer devant une commission de discipline. Luc Chatel suivra-t-il  ? Voilà en tout cas une nouvelle épine dans le pied du successeur de Darcos.<span id="more-4452"></span></p>
<p>Alain Refalo, instituteur à l&#8217;école Jules-Ferry de Colomiers, près de Toulouse (Haute Soutien à a.refalo Garonne), devra se présenter le 9 juillet devant la commission mixte paritaire &#8211; composée pour moitié de représentants des syndicats et pour l&#8217;autre de ceux de l&#8217;administration &#8211; de son académie.</p>
<p>Quatre &laquo;&nbsp;charges&raquo;&nbsp; ont été retenues contre lui &#8211; refus d&#8217;obéir, manque au devoir de réserve, invitation à la désobéissance, attaque publique contre un fonctionnaire de la République. Déjà puni par 14 jours de retrait de salaire, il risque des sanctions autrement plus graves, de catégorie 2 ou 3 &#8211; suspension allant jusqu&#8217;à un an, mutation, rétrogradation, etc.</p>
<p>Son &laquo;&nbsp;crime&raquo;&nbsp; ? Il a refusé d&#8217;appliquer les deux heures hebdomadaires d&#8217;aide individualisée instaurées par Xavier Darcos pour les élèves en difficultés. Alain Refalo estime qu&#8217;il n&#8217;est pas formé pour cela, et qu&#8217;il ferait fatalement moins bien que les Rased &#8211; ces maîtres spécialisés dont on supprime justement les postes. Au lieu de cela, durant ces deux heures, il a pris ses 24 élèves de CM1 en demi groupe pour un atelier théâtre.</p>
<p>Autre délit, Alain Refalo refuse d&#8217;appliquer les nouveaux programmes du primaire revus par Darcos. En désaccord avec la &laquo;&nbsp;forme&raquo;&nbsp;, davantage de par coeur et de récitation.</p>
<p>Mais son crime le plus grave est sans doute d&#8217;être un &laquo;&nbsp;meneur&raquo;&nbsp;. Il est le premier enseignant à s&#8217;être déclaré en &laquo;&nbsp;résistance pédagogique&raquo;&nbsp;. Le 6 novembre 2008, il a publié la lettre qu&#8217;il avait adressée à son inspecteur de circonscription.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Aujourd&#8217;hui en conscience, je ne puis plus me taire ! En conscience, je refuse d&#8217;obéir&raquo;&nbsp;, écrit-il. &laquo;&nbsp;Depuis un an, au nom des indispensables réformes, un processus négatif de déconstruction de l&#8217;Education nationale s&#8217;est engagé, qui désespère de plus en plus d&#8217;enseignants (&#8230;). L&#8217;objet de ma lettre est de vous informer que je ne participerai pas à ce démantèlement&raquo;&nbsp;.</p>
<p>Ainsi est né le mouvement de résistance pédagogique qui s&#8217;est constitué en réseau via internet. A ce jour, quelque 3000 enseignants &laquo;&nbsp;désobéisseurs&raquo;&nbsp; ont signé une lettre individuelle ou collective où ils affirment ouvertement refuser de mettre en place l&#8217;aide individualisée telle qu&#8217;elle est prescrite par le ministère, de faire passer les évaluations de CE1 et CM2 ou encore &#8211; pour les directeurs d&#8217;écoles &#8211; à remplir le questionnaire Base élèves.</p>
<p>Erwan Redon est lui aussi un &laquo;&nbsp;désobéisseur&raquo;&nbsp;, déjà puni par une retenue de 32 jours de salaire. Enseignant à l&#8217;école des Convalescents, dans le premier arrondissement de Marseille, il a été convoqué le 7 juillet. Lui risque plus gros encore: la révocation. Car il devra répondre d&#8217;&raquo;&nbsp;insuffisance professionnelle&raquo;&nbsp;.</p>
<p>Militant Freinet, très actif aussi dans le Réseau Education Sans Frontière (RESF), il refuse d&#8217;appliquer l&#8217;aide individualisée &#8211;  à sa place, il a eu l&#8217;impudence d&#8217;organiser des ateliers le midi &#8230; &#8211; ainsi que les évaluations de CM2. Mais ce qui lui serait surtout reproché, c&#8217;est son refus d&#8217;être inspecté. Ou plus exactement de signer les rapports des inspecteurs qui viennent dans sa classe &#8211; cela, il ne peut s&#8217;y opposer.</p>
<p>Manif syndicale nov 2008 Paris (Reuters) Dans les deux cas, la solidarité s&#8217;organise. Des manifestations de soutien sont prévues. Hubert Montagner, Philippe Meirieu, Stephane Hessel, se sont engagés en leur faveur. Les syndicats, pourtant mis en cause par ces nouveaux militants très critiques des modes d&#8217;action traditionnels, ont lancé une pétition .</p>
<p>Nous avons &laquo;&nbsp;pris à contre pied à la fois la hiérarchie et les syndicats&raquo;&nbsp;, écrit le mouvement sur son site, dressant un premier bilan le 29 juin.&raquo;&nbsp;L&#8217;idée forte que nous avons réussi à faire passer est que le fonctionnaire enseignant a, au nom de sa conscience et de sa raison, le devoir de ne pas obéir inconditionnellement aux ordres, aux lois, aux décrets et aux dispositifs pédagogiques qu&#8217;il juge contraires à son éthique et ses convictions.&raquo;&nbsp; Les résistants citent plus loin Martin Luther King et son idée de &laquo;&nbsp;contestation créatrice&raquo;&nbsp;.</p>
<p>La balle est maintenant dans le camp du ministre-porte parole du gouvernement.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Lettre ouverte d&#8217;une psychologue scolaire</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/06/22/lettre-ouverte-dune-psychologue-scolaire/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Jun 2009 22:30:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[lois darcos]]></category>
		<category><![CDATA[pédagogie]]></category>
		<category><![CDATA[soutien et rased]]></category>
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		<description><![CDATA[NOUVELLE ORIENTATION DE L’EDUCATION NATIONALE :
DE LA MALHONNÊTETÉ A L’EXACTION

Le Châtelet en Brie 17 juin 2009
Patricia PILLEUL-MARY
Psychologue de l’éducation
436 Avenue de la Reine Blanche
77820 Le châtelet en Brie
Tél : 06 83 10 88 63
Adresse mail : patilespiegle77@orange.fr
Cet écrit est « strictement réservé à tout le monde » : Enseignants, parents, syndicats, groupes
pédagogiques, inspecteurs de l’éducation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: left;">NOUVELLE ORIENTATION DE L’EDUCATION NATIONALE :</h3>
<h2 style="text-align: center;">DE LA MALHONNÊTETÉ A L’EXACTION</h2>
<p><span id="more-4429"></span></p>
<p>Le Châtelet en Brie 17 juin 2009<br />
Patricia PILLEUL-MARY<br />
Psychologue de l’éducation<br />
436 Avenue de la Reine Blanche<br />
77820 Le châtelet en Brie<br />
Tél : 06 83 10 88 63<br />
Adresse mail : patilespiegle77@orange.fr</p>
<p>Cet écrit est « strictement réservé à tout le monde » : Enseignants, parents, syndicats, groupes<br />
pédagogiques, inspecteurs de l’éducation nationale, inspecteurs d’académie, ministres etc.…<br />
Car en ces temps troubles de l’histoire de l’éducation nationale, il semble urgent :<br />
- D’écouter et d’entendre les protestations des enseignants, des parents, mais aussi des<br />
spécialistes de l’éducation et de la santé, s’insurgeant contre les réformes actuelles de<br />
l’éducation nationale, jugées dangereuses pour l’avenir de nos enfants et pour le devenir<br />
de notre école.<!--more--><br />
- Que l’opinion publique mesure l’ampleur de l’énergie déployée par les hauts<br />
dirigeants de notre institution scolaire, afin de traquer et punir les « mauvais<br />
maîtres » qui osent s’opposer aux réformes de monsieur Darcos.<br />
Monsieur Darcos nous a offert une panoplie complète, prête à l’emploi de toute une série de<br />
réformes. Nous ne pourrons toutes les étudier dans ce texte. Bornons nous à l’Aide<br />
personnalisée et à ses conséquences lorsque les enseignants la remettent en cause.<br />
Nous ne pouvons plus accepter cette situation.<br />
Prenons le temps d’ouvrir les yeux, d’observer et livrons nous TOUS à la réflexion en tant<br />
que citoyens.<!--more--></p>
<h3>AIDE PERSONNALISEE</h3>
<p>Tous les enseignants ont été violemment confrontés à cette réforme. Appliquée de manière<br />
autoritaire, elle n’aurait fait l’objet d’aucune analyse approfondie et sérieuse de ses<br />
conséquences sur l’institution scolaire et ses usagers.</p>
<p><strong><br />
De quoi s’agit-il ?</strong><br />
Le BO No 25, du 19 juin 2008, stipule qu’«à compter de la rentrée 2008, le temps scolaire<br />
des élèves de l’école primaire est organisé comme suit : 24 heures d’enseignement par<br />
semaine pour tous les élèves, ceux qui rencontrent des difficultés d’apprentissage pouvant<br />
bénéficier en outre de 2 heures d’Aide Personnalisée. Les 24 heures d’enseignement sont<br />
organisées à raison de 6 heures par jour, les lundi, mardi, jeudi et vendredi…le conseil des<br />
maîtres propose à l’inspecteur de l’éducation nationale l’ensemble du dispositif d’Aide<br />
Personnalisée…l’inspecteur arrête ce dispositif pour l’année scolaire. Ce dispositif est<br />
ensuite inscrit dans le projet d’école. Pour ce travail les enseignants s’appuient sur les<br />
programmes de l’école primaire, référence en matière de connaissances et de compétences à<br />
acquérir, sur les outils d’évaluation et de contrôle des résultats mis en oeuvre dans chaque<br />
classe…le maître de la classe met en oeuvre l’Aide Personnalisée…il s’appuie sur l’ensemble<br />
des moyens disponibles. Le premier de ces moyens est la différenciation pédagogique dans la<br />
classe, pendant les 24 heures d’enseignement dues à tous les élèves, en fonction des<br />
difficultés rencontrées par les élèves, l’Aide Personnalisée peut s’intégrer à un PPRE ou<br />
prendre la forme d’un autre type d’intervention, en petit groupe par exemple .»<br />
<strong>Premier problème posé par l’Aide Personnalisée</strong><br />
Cette réforme qui modifie en profondeur le système éducatif échappe à tous.<br />
Monsieur Darcos, dans sa hâte de voir sa réforme mise en place très rapidement, a tout<br />
simplement oublié de définir de manière précise l’objet Aide Personnalisée.<br />
Ce grave oubli aboutit sur le terrain à une déréglementation des pratiques pédagogiques.<br />
En effet, chaque inspecteur se voit chargé par l’inspecteur d’académie d’assurer la mise en<br />
place et la validation du contenu de l’Aide Personnalisée: Stratégie extraordinairement<br />
efficace pour entretenir confusion, incohérence et anarchie.<br />
Hormis le fait qu’elle soit destinée aux enfants rencontrant des difficultés, il faut se contenter<br />
de sa définition succincte.<br />
- L’Aide Personnalisée est une aide personnalisée ou individuelle.<br />
- Elle se pratiquera en pédagogie différenciée ou en petit groupe.<br />
Ceci ne concerne que la forme, mais où est la définition du fond ? On apprend à l’école primaire<br />
de bien distinguer les deux et de les travailler, Monsieur Darcos l’aurait-il oublié ? est-ce que<br />
l’aide personnalisée ne concerne que les contenus d’apprentissage ou aussi les processus<br />
d’apprentissage ? Autrement dit doit-on ne faire faire et refaire des exercices ou de travailler sur<br />
toutes les dimensions des processus d’apprentissage, la concentration, la mémoire, la logique<br />
etc… ?<br />
Dès lors, à chacun de s’accommoder de ces « ou » et de glaner des informations plus précises.<br />
Face à ces choix multiples, certains parleront de l’Aide Personnalisée comme « d’un<br />
enseignement supplémentaire » &#8211; « d’une aide supplémentaire » &#8211; « d’un soutien » &#8211; « d’une<br />
prévention de la difficulté » &#8211; « d’activités pédagogiques ».<br />
De ce fait, certains inspecteurs, dans le cadre des 2 heures d’Aide Personnalisée valideront des<br />
projets strictement recentrés sur l’acquisition d’une connaissance ponctuelle.<br />
D’autres puiseront dans les matières proposées dans les programmes et accepteront, dans le cadre<br />
de l’Aide Personnalisée, des ateliers artistiques, culturels etc.<br />
Pour couronner l’incohérence généralisée qui règne dans nos circonscriptions, un même projet<br />
pourra être validé ou refusé selon les propres valeurs de chaque inspecteur.<br />
La multiplication dans les écrits officiels des termes tels que : « On peut » &#8211; « si possible »,<br />
permet toutes les interprétations, des plus rigides aux plus fantaisistes.<br />
- Ici on admettra l’Aide Personnalisée dans le cadre d’un groupe classe, là on exigera<br />
l’Aide Personnalisée dans le cadre d’un groupe restreint.<br />
<strong>Second problème posé par l’Aide Personnalisée</strong><br />
La journée s’allonge (24+2) : 4 = 6 heures ½.<br />
Une conséquence, et non la moindre, consiste en l’allongement de la journée scolaire des enfants<br />
parmi les plus fatigables.<br />
En effet, l’article 10-1 du décret no 90-788 du 6 septembre1990 indique : les aménagements de la<br />
semaine scolaire ne peuvent avoir pour effet « d’organiser des journées scolaires dont les heures<br />
d’enseignement dépassent 6 heures », et la circulaire n° 2008-082 du 5 juin 2008 fait état de 24<br />
heures d’enseignement obligatoires auxquelles s’ajoutent 2 heures d’enseignement facultatif.<br />
En conclusion, les 2 heures d’Aide Personnalisée font dépasser de façon illégale, les 6 heures par<br />
jour.<br />
Pour justifier ce type d’abus, certains inspecteurs d’académie ne manquent pas d’imagination, ni<br />
de mauvaise foi. Ainsi nous pouvons relever quelques regrettables dérives.<br />
Parmi les réponses les plus époustouflantes, voire les plus farfelues rendues par des inspecteurs<br />
d’académie et/ou des inspecteurs, citons quelques exercices de style et vilains jeux de « maux –<br />
mots ».<br />
- On ne rallonge pas la journée d’enseignement car les heures d’Aide Personnalisée sont<br />
des activités pédagogiques pour aider les élèves qui en ont le plus besoin.<br />
Cela signifierait-il que les actions pédagogiques ne seraient pas de l’enseignement;<br />
Et qu’inversement, l’enseignement ne contiendrait pas des activités pédagogiques ?<br />
- On distingue les 24 heures d’enseignement sur 4 jours et l’Aide Personnalisée qui s’y<br />
ajoute.<br />
Mais on ne sait toujours pas en quoi consiste l’Aide Personnalisée:<br />
Peut-on faire du tricot, de la cuisine, du jardinage, réciter des extraits de la Princesse de<br />
Clèves ?<br />
- On ne peut pas dépasser les heures car l’Aide Personnalisée est un enseignement<br />
facultatif.<br />
Si l’enseignement facultatif ne fait pas dépasser la journée de classe, c’est que les<br />
2 heures par semaine sont inutiles.<br />
On constate combien l’Aide Personnalisée définie ainsi, fait l’objet d’une piètre<br />
considération de la part de nos inspecteurs d’académie ou de l’éducation nationale.<br />
- La journée d’un enfant n’est pas rallongée quand il est « pris en soutien » un jour de<br />
classe, dans la mesure ou l’Aide Personnalisée n’est pas du temps scolaire.<br />
Un inspecteur d’académie précise, « Si les enfants sont fatigués, commencez la séance par<br />
de la relaxation » !<br />
Il fallait oser « ainsi parler », et certains de nos supérieurs ont délibérément ou ont été<br />
contraints de s’engluer dans la mauvaise foi.<br />
Tout cela pourrait être cocasse et faire l’objet d’une immense foire à la bêtise de l’éducation<br />
nationale, s’il ne s’agissait pas de jeunes enfants que l’on demande à l’enseignant de<br />
maltraiter.<br />
Nous remarquerons au passage que la parole de l’enseignant est fort peu sollicitée sur ce<br />
dispositif.<br />
C’est pourtant lui, le pédagogue, avec l’équipe pédagogique et en particulier le RASED, qui<br />
ont les compétences de cerner au plus près les besoins des élèves.<br />
Et, tout pédagogue est en mesure de dénoncer toutes les failles et insuffisances de l’Aide<br />
Personnalisée.<br />
Dès lors, non seulement la parole de toute l’équipe pédagogique n’est pas écoutée , mais elle<br />
est confisquée.<br />
Les enseignants sont mis en demeure d’appliquer la réforme sans état d’âme et sans mot dire (maudire ?).</p>
<h3>DE LA REACTION ET DE LA DESOBEISSANCE QUI S’EN SUIT</h3>
<p>C’est donc, une véritable violence faite aux enseignants. Ce qui n’a pu que susciter<br />
inquiétudes, incompréhension et diverses réactions. Si certains acceptent, d’autres résistent<br />
ou désobéissent.</p>
<p><strong><br />
De la résistance passive :</strong></p>
<p>De tous temps, des enseignants ont détourné voire ignoré des dispositions ministérielles les<br />
jugeant, soit inefficaces, inapplicables ou dangereuses. De ces désobéissances masquées, les<br />
inspecteurs n’étaient pas dupes ; beaucoup d’entre eux fermaient les yeux.<br />
Il suffit de se souvenir du peu d’enthousiasme soulevé par la loi d’orientation de 1989,<br />
instituant les cycles ; loi parfois peu ou mal appliquée sans que l’administration ne s’en<br />
émeuve. Ce qui importait avant tout était de donner l’illusion que la hiérarchie était<br />
suffisamment puissante pour obtenir de ses subordonnés une exécution servile des directives.<br />
Seules les grèves, bien contrôlées et reconnues de tous dérangeaient légèrement l’ordre établi.<br />
Nous nagions dans la plus parfaite hypocrisie &#8211; faux dominant, faux dominé- sous le regard<br />
bienveillant de notre hiérarchie.<br />
Ce qui l’intéressait alors, reste d’actualité aujourd’hui : A savoir, la désobéissance non<br />
affichée ne dérange personne. La hiérarchie détourne la tête, l’ignore et les médias la<br />
mentionnent peu.<br />
Mais, M. Darcos sûr de lui, a commis l’erreur de négliger les réactions hostiles du terrain.<br />
S’il peut encore s’appuyer sur la masse des résistants passifs qu’il comptabilise comme des<br />
adhérents à ses réformes, il ne peut plus ignorer la masse grossissante des désobéisseurs,<br />
syndiqués ou pas et qui, s’expriment sans contrainte.</p>
<p><strong><br />
De la désobéissance</strong><br />
Ces enseignants, respectueux de la mission qui leur est confiée, responsables et engagés, ont<br />
choisi de ne pas appliquer les directives ministérielles et déclarent officiellement à leurs<br />
supérieurs leur détermination à ne pas se soumettre.<br />
Cette détermination ferme et engagée, est loin d’être anodine pour nos supérieurs<br />
hiérarchiques.<br />
Tous les ingrédients sont en effet réunis afin que, inspecteurs d’académie et inspecteurs de<br />
l’éducation nationale soient déstabilisés.<br />
Leur pouvoir risque de leur échapper.<br />
- Tout comme le parent a peur de l’enfant qu’il ne maîtrise pas.<br />
- Tout comme le maître peut avoir peur du groupe classe qu’il ne maîtrise pas,<br />
- L’inspecteur d’académie ou l’inspecteur a peur du groupe d’enseignants qu’il ne maîtrise<br />
pas.<br />
Lorsque l’affolement s’immisce dans les rangs de nos hauts responsables, confrontés à la<br />
perte de leur toute puissance, à la mise en échec de leur autorité, ne pouvant se résigner à la<br />
négociation, le mode de défense le plus communément adopté consiste à prendre des mesures<br />
répressives envers les enseignants.<br />
Ainsi, harcèlements, chantage, libertés bafouées, menaces, déni de leurs compétences, sont<br />
devenus le lot quotidien de nombre d’entre eux.<br />
La liste des exactions commises envers certains de ces enseignants et des enfants dont ils<br />
s’occupent ne cesse de s’allonger.</p>
<h3>DES EXACTIONS</h3>
<p>Car nous l’avons tous compris, ce n’est certes pas la désobéissance qui sera sanctionnée mais<br />
son affichage, au vu et au su de tous.<br />
De la menace au passage à l’acte, le pas sera vite franchi.</p>
<p><strong><br />
Retenues de salaire</strong><br />
Elles ont d’abord été présentées comme des sanctions par certains inspecteurs d’académie<br />
qui, pressés de réprimer au plus vite, avaient oublié que la retenue de salaire n’en faisait pas<br />
partie (Chapitre VIII Discipline. Article 66 Modifié par la loi no 91- 715 du 26 juillet 1991 –<br />
art ; 5JORF 27 juillet 1991).<br />
Il sera, dès lors, question de retenue de salaire pour service non fait.<br />
Le JO du 30 juillet 1961 précise que le service non fait correspond à un abandon de poste ou<br />
à une grève, ce qui n’est pas le cas de la majorité des enseignants qui sont 26 heures devant<br />
leurs élèves : La position devient intenable.<br />
Mais rien ne découragera la hiérarchie qui se rabattra sur la notion de service mal fait : A<br />
savoir, « l’agent n’exécute pas tout ou partie des obligations de service. »<br />
En l’occurrence, cela nous renvoie à nouveau et de façon récurrente, à :<br />
- L’imprécision de la définition de l’Aide Personnalisée permettant toute dérive<br />
- La validation très subjective de cette Aide Personnalisée selon les inspecteurs et<br />
inspecteurs d’académie.<br />
-<br />
Il semblerait dans ce cas, très difficile à l’administration de faire la preuve du service mal fait,<br />
d’autant que les enseignants sont tout à fait capables de défendre leurs projets.<br />
Car si l’enseignant est celui qui, au-delà du ministre et de l’inspecteur, est le plus à même de<br />
connaître ses élèves et qu’il décide que la meilleure façon d’aider un enfant est de l’intégrer<br />
au grand groupe classe ou de lui proposer des projets alternatifs (musique, culture, théâtre<br />
etc.)<br />
Qui peut s’arroger le droit de le sanctionner ?<br />
La hiérarchie peut tout au plus lui demander de justifier son choix ou de critiquer comme cela<br />
s’est toujours pratiqué par les inspecteurs depuis plus de 100 ans !<br />
A ce propos, fouillons un peu notre mémoire.<br />
A-t-on souvent connu dans le passé des retenues de salaire pour service mal fait tels que: Non<br />
respect des horaires de sport, matières artistiques négligées, enseignement trop magistral ?&#8230;<br />
Il n’est guère possible de faire ici une liste exhaustive de toutes les imperfections inhérentes à<br />
l’acte d’enseigner qui ont pu être réprouvées sans pour autant aboutir à une perte de revenus.<br />
Inégalité du retrait de salaire<br />
On pourrait s’attendre à de la rigueur dans les retenues de salaire pour service non/mal fait.<br />
Il n’en est rien : Certains enseignants se voient condamnés à 2 jours de retrait de salaire par<br />
semaine, pour « service fait », et d’autres, dans la même situation, ne sont pas inquiétés.<br />
Nous sommes probablement dans « la logique de l’exemple à donner » : Jouer sur la peur et<br />
sur la répression pour démotiver les futurs désobéisseurs.<br />
<strong>Menace de révocation</strong><br />
Quelques inspecteurs d’académie osent même menacer de révocation des enseignants<br />
désobéisseurs qui n’organisent pas l’Aide Personnalisée conformément au contenu flou et<br />
vide de sens du décret !<br />
- A-t-on, de par le passé, menacé de révocation un enseignant qui ne faisait pas de PPRE<br />
selon les normes ? Ou pire qui les refusait ?<br />
<strong>Maltraitance des enfants</strong><br />
On a vu menacer de priver des enfants de classe transplantée car leurs enseignants étaient<br />
désobéisseurs, et ce, dans un quartier où les enfants n’ont pas toujours la chance de partir.<br />
On pourrait se questionner et se demander s’il ne serait pas judicieux de : «fouetter ces<br />
élèves pour les punir d’avoir de si mauvais maîtres ? »<br />
Dans cette situation :<br />
- Plus personne ne semble s’intéresser aux enfants et à leurs besoins.<br />
- Plus personne ne semble reconnaître les maîtres et leurs compétences.<br />
<strong><br />
Nous avons également droit aux propos consternants, indignes de la part de hauts<br />
responsables dont voici quelques exemples :</strong><br />
- Lors d’une réunion, à des enseignants qui critiquent le bien fondé de l’Aide<br />
Personnalisée, un inspecteur d’académie répond qu’ils ont sans doute raison, que lui n’est<br />
pas un spécialiste de la pédagogie, mais que son rôle est de faire respecter la loi.<br />
- Et l’un d’entre eux, de rajouter : « La loi c’est la loi, je ne la comprends pas c’est l’affaire<br />
du ministre. »<br />
Ainsi, non seulement ces messieurs se déclarent incompétents, mais ils exigent une attitude<br />
d’obéissance aveugle à des directives que l’on souhaiterait farfelues, mais qui se révèlent<br />
dangereuses. S’ils ne peuvent juger de la qualité d’un projet pédagogique, qu’ils aient au<br />
moins la pudeur de se taire et de laisser les enseignants s’exprimer et travailler sereinement<br />
auprès des enfants.<br />
Ainsi donc, nombre d’inspecteurs d’académie s’agitent, perdent leur contrôle et entraînent<br />
dans leur sillage bon nombre d’inspecteurs sommés de traquer les désobéisseurs, et menacés<br />
à leur tour en cas de manquement à leurs devoirs.<br />
Ce qui ne va pas sans en dérouter quelques uns, à l’instar de cet inspecteur qui, s’adressant à<br />
un enseignant, prétend que ce dernier est un bon pédagogue mais non un professionnel, car il<br />
refuse d’obéir aux injonctions ministérielles.<br />
- Etre un bon pédagogue, n’est ce pas la qualité professionnelle première qui est demandée<br />
à tout professeur des écoles ?<br />
- Le professionnalisme dont il doit faire preuve, est-il au service des dirigeants ou à celui<br />
des enfants et de leurs familles ?<br />
Par ailleurs, des inspecteurs reçoivent l’ordre :<br />
- De dénoncer les enseignants pour Aide Personnalisée mal appliquée.<br />
- D’effectuer des visites surprise au cours des séances d’Aide Personnalisée. En<br />
l’occurrence, quelques enseignants se plaignent d’inspecteurs qui, aveuglés par ces 2<br />
misérables heures, ne voient plus ce qui se fait pendant les 24 heures « accessoirement<br />
restantes ».<br />
- De priver les enseignants de leur droit de parole en invoquant un pseudo droit de réserve<br />
qui n’a aucune légalité juridique.<br />
En effet, un enseignant, en tant que citoyen, peut s’exprimer publiquement à l’occasion de<br />
réformes ou de décisions d’inspecteurs.<br />
Il a le droit, de participer à des débats rassemblant des parents, de signer des pétitions.<br />
Tout ceci paraît insultant, à la fois pour le rôle méprisable que l’on fait jouer à l’inspecteur et<br />
pour l’atteinte à la dignité de l’enseignant.<br />
A ce propos, un syndicat d’inspecteurs a invité ses adhérents à veiller à leur conduite vis-àvis<br />
des contestataires du terrain, leur rappelant qu’ils ont une conscience et une dignité qu’ils<br />
ne doivent pas compromettre.<br />
Mais qu’en revanche, ils se doivent de défendre l’école publique et de veiller aux intérêts des<br />
enfants et de leur famille, afin qu’une fois la crise passée (nous l’espérons tous), ils puissent<br />
retrouver la confiance des enseignants et retourner la tête haute dans les classes.</p>
<h3>DE LA LEGALITE ET DE L’ILLEGALITE</h3>
<p>Outre la démesure dans les sanctions infligées et dans leur distribution, répondant en partie au<br />
désarroi de nos hauts fonctionnaires,<br />
Outre l’indélicatesse de ces procédés dosant savamment mauvaise foi et intimidation…<br />
Nous pouvons légitimement nous poser la question de la légalité de toutes ces sanctions.<br />
Comment sanctionner un enseignant qui assume ses 27 heures dont 26 auprès des enfants à<br />
raison de 6 heures et ½ par jour ?<br />
- Ou bien ce temps n’est pas de l’enseignement, mais alors pourquoi sanctionner ceux qui<br />
font autre chose que de la pédagogie strictement scolaire ?<br />
- Ou bien nous considérons que c’est de l’enseignement, et dans ce cas nos supérieurs se<br />
mettent hors la loi sachant que, la journée d’un enfant à l’école ne peut dépasser 6 heures.<br />
- Comment peut-on ordonner d’appliquer des mesures illégales, telles que la saisie des<br />
évaluations de CM2.<br />
Personne ne peut s’y tromper et croire que les inspecteurs ignoraient que la CNIL n’avait<br />
point accordé son autorisation. Comment justifier que la hiérarchie impose aux enseignants<br />
de « mettre leurs élèves en échec » en imposant la passation, en CM2, en janvier d’un<br />
contrôle national de connaissances sur des connaissances encore à étudier entre janvier et<br />
juin ?<br />
- Sommes nous donc face à la malhonnêteté, la transgression de la loi par ceux qui sont<br />
chargés de la faire respecter ?<br />
- S’il y a illégalité de la part des hauts fonctionnaires, comment oser demander aux<br />
enseignants d’obéir aveuglément à des injonctions incompatibles avec leur éthique ?<br />
- incompatible avec les besoins de l’enfant. Monsieur Darcos est allé en Finlande, pays des<br />
meilleurs résultats scolaires chez les élèves du primaire, aurait-il oublié de voir que<br />
chaque école possède un « comité du bien-être de l’élève » et que le fondement de la<br />
pédagogie finoise est basé sur les principes énoncés par Célestin Freinet ?<br />
L’heure est grave et les enjeux considérables.<br />
Monsieur Darcos et autres, savent très bien que leurs mesures ne sont pas destinées à une<br />
meilleure prise en charge des enfants rencontrant des difficultés, mais répondent à la peu<br />
louable intention de réaliser de substantielles économies en supprimant les RASED. Mais le<br />
projet serait beaucoup plus ambitieux, à savoir, démanteler le service public de l’école.</p>
<p><strong><br />
Dans une première étape</strong><br />
- Organiser la désorganisation de l’école<br />
- Décrets soigneusement flous.<br />
- Alourdissement des charges de travail des enseignants.<br />
- Contrôles et pressions exercés sur les personnels, les familles et les enfants.<br />
- Instaurer un climat malsain de suspicion d’incompétence des uns (ceux qui restent centrés<br />
sur les besoins de l’enfant) face à des louanges pour les autres (ceux qui restent centrés<br />
sur les injonctions hiérarchiques quelles qu’elles soient), propice à développer la<br />
démotivation et le découragement de tous les enseignants.<br />
<strong>A ce stade, l’efficacité du travail des enseignants est bien menacée : Vont s’ensuivre<br />
inévitablement, tensions et conflits. :<br />
Conflits entre membre d’une même équipe au sein d’une même école ;<br />
Conflits entre enseignants et inspecteurs ;<br />
Conflits entre inspecteurs et inspecteurs d’académie ;<br />
Conflits entre inspecteurs d’académie et ministère.<br />
</strong><br />
Ceci aboutira à l’affaiblissement et au pourrissement de l’éducation nationale, de l’intérieur.<br />
Au bout de quelques années de ce régime, démonstration sera faite que l’éducation nationale ne<br />
sera plus qu’un grand corps sans vie.<br />
Songeant à ce qu’il advint de certains préfets ou inspecteurs d’académie dans un passé fort<br />
récent, nous pouvons comprendre le zèle des inspecteurs d’académie pour servir au mieux<br />
nos dirigeants et s’acheter une Assurance-Vie.<br />
La liste des actions coercitives à l’endroit des usagers de l’école peut être rallongée :<br />
Gendarmes à l’école pour vérifier si les enseignants de CM2 faisaient passer les évaluations<br />
du ministère.<br />
Gendarmes infiltrés dans des réunions inspecteur/enseignants.<br />
Menaces sur des parents.<br />
Sanctions pour des enseignants refusant le fichage « base élèves ».<br />
Cependant, nous ne pouvons accepter de telles exactions de leur part.<br />
Car accepter c’est se rendre complice, de la destruction de l’école publique, du déclin de la<br />
France de demain qui aura une jeunesse brisée et asséchée de toutes les potentialités quelle<br />
possédait à ce stade de la vie où doivent se développer les racines des compétences pour<br />
demain.</p>
<p><strong>Merci aux personnalités qui tout au long de l’année ont défendu la cause des enfants et de<br />
leurs maîtres.<br />
Merci aux enseignants qui ont osé désobéir pour protéger la santé physique et morale de<br />
l’enfance.<br />
Merci aux enseignants qui, pour les mêmes raisons ont résisté sans se faire connaître.<br />
Merci à tous ceux qui soutiennent les RASED.<br />
J’assume l’entière responsabilité de tout ce qui est écrit ci-dessus.</strong><br />
Patricia Pilleul-Mary</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Sur France-Culture, Aline Paillet commente la marche du 26 mai et autres actualités de l&#8217;éducation</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/05/31/sur-france-culture-aline-paillet-commente-la-marche-du-26-mai-et-autres-actualites-de-leducation/</link>
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		<pubDate>Sun, 31 May 2009 14:04:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[lois darcos]]></category>
		<category><![CDATA[scoops et médias]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[france-culture]]></category>
		<category><![CDATA[marche]]></category>
		<category><![CDATA[paillet]]></category>

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		<description><![CDATA[
Extrait de l&#8217;émission d&#8217;Aline Paillet,  France-Culture, samedi 29 mai 2009, 19h30
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<p>Extrait de l&#8217;émission d&#8217;Aline Paillet,  France-Culture, samedi 29 mai 2009, 19h30</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Pétition pour l&#8217;annulation de l&#8217;accord Vatican-Kouchner visant à la reconnaissance des diplômes délvrés par les établissements d&#8217;enseignement catholiques et contrôlés par le Vatican sur le sol français</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/05/13/petition-pour-lannulation-de-laccord-vatican-kouchner-isant-a-la-reconnaissance-des-diplomes-delvres-par-les-etablissements-denseignement-catholiques-et-controles-par-le-vatican-sur-le-sol-franc/</link>
		<comments>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/05/13/petition-pour-lannulation-de-laccord-vatican-kouchner-isant-a-la-reconnaissance-des-diplomes-delvres-par-les-etablissements-denseignement-catholiques-et-controles-par-le-vatican-sur-le-sol-franc/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 13 May 2009 06:22:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[petitions]]></category>
		<category><![CDATA[textes de lois]]></category>
		<category><![CDATA[accord]]></category>
		<category><![CDATA[diplômes]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[latran]]></category>
		<category><![CDATA[loi]]></category>
		<category><![CDATA[vatican-kouchner]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://parisfaubourg.org/nicnof/?p=4326</guid>
		<description><![CDATA[Signer la pétition
ANNULATION DE L&#8217;ACCORD VATICAN &#8211; KOUCHNER 
A l&#8217;attention de : Mr le Président de la République Française
Le Comité 1905 Draguignan Var a depuis le 29 janvier reçu la signature et le soutien
du Grand Orient de France, du Comité Valmy, de l&#8217;ADLPF( Association des Libres Penseurs de France), et du Parti de Gauche pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.mesopinions.com/annulation-de-l-accord-Vatican-Kouchner-petition-petitions-aa7ff411b416afe1d722a574e02b8c56.html" target="_blank">Signer la pétition</a></strong></p>
<p><strong><span class="noir">ANNULATION DE L&#8217;ACCORD VATICAN &#8211; KOUCHNER </span></strong></p>
<p><strong><span class="noir">A l&#8217;attention de : Mr le Président de la République Française</span></strong></p>
<p>Le Comité 1905 Draguignan Var a depuis le 29 janvier reçu la signature et le soutien<br />
du Grand Orient de France, du Comité Valmy, de l&#8217;ADLPF( Association des Libres Penseurs de France), et du Parti de Gauche pour demander l&#8217;ANNULATION DE L&#8217;ACCORD VATICAN &#8211; KOUCHNER .</p>
<p>Aujourd’hui 7 mai 2009, plus de 3500 citoyens et citoyennes ont donné leur signature ; l’écho est considérable et ne fait que s’amplifier.</p>
<p>Depuis hier, 6 mai, s’est constitué au niveau national le « Collectif pour la promotion de la Laïcité » dont l’objectif est de déposer un recours collectif et adapté à la nouvelle situation, créée par la publication du texte de l’accord par décret de la Présidence de la République, ce qui est contraire à l’article 53 de la Constitution. L’accord aurait dû être ratifié par une loi avant d’être publié.<span id="more-4326"></span></p>
<p>Le recours collectif pour excès de pouvoir qui sera déposé devant le Conseil d’Etat demandera donc l’annulation du décret et de l’accord.</p>
<p>Le Comité 1905 a décidé de participer à ce Collectif constitué de l’UFAL, du GODF, de la GLFF, du DH, du Comité LaÏcité et République,de l’Observatoire international de la Laïcité, CAEDEL, de l’Association Actions Athées Agnostiques, Le Chevalier de La Barre, de l’Observatoire de la Laïcité de Provence et d’Aix…<!--more--></p>
<p>Cette pétition devient donc la pétition du « Collectif pour la promotion de la Laïcité ».</p>
<p>Les citoyennes et citoyens de la République françaises soussignés</p>
<p>- constatent que l&#8217;accord signé le 18 décembre entre le gouvernement français et le Vatican</p>
<p>. met fin au monopole de l&#8217;Etat sur l&#8217;attribution des grades universitaires,<br />
. reconnaît la validité des diplômes, aussi bien « canoniques » que « profanes », délivrés par les établissements catholiques d&#8217;enseignement supérieur,<br />
. englobe de fait le baccalauréat en tant que premier grade universitaire.</p>
<p>- considèrent cet accord comme totalement anti-laïque</p>
<p>. parce qu&#8217;il ne respecte ni l&#8217;indépendance de l&#8217;Etat par rapport aux religions, ni l&#8217;indépendance des religions, en l&#8217;occurrence la religion catholique, par rapport à l&#8217;Etat<br />
. parce que les diplômes et titres universitaires attribués par les universités françaises n&#8217;ont pas à être reconnus par les instances hiérarchiques catholiques de France ou du Vatican !<br />
. parce que l&#8217;Etat n&#8217;a pas à reconnaître des diplômes attribués par une religion quelconque.</p>
<p>- dénoncent le caractère anti-républicain de cet accord :</p>
<p>. exit la loi de 1880 qui a instauré le monopole de l&#8217;Etat sur la collation des grades universitaires<br />
. exit la loi de 1905 et son article premier<br />
. exit l&#8217;avis du Conseil d&#8217;Etat de 1984 confirmant le principe du monopole.</p>
<p>- rappellent que les instances européennes n&#8217;ont en aucune façon le droit de remettre en cause les institutions de la République fondées sur le principe intangible de laïcité.</p>
<p>- demandent en conséquences l&#8217;annulation pure et simple de laccord Vatican / Kouchner, et soutiennent le recours déposé dans ce but devant le Conseil d&#8217;Etat.</p>
<p><a href="http://www.mesopinions.com/annulation-de-l-accord-Vatican-Kouchner-petition-petitions-aa7ff411b416afe1d722a574e02b8c56.html"></a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Grand Corps Malade, &#171;&#160;L&#8217;éducation nationale&#187;&#160;</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/05/12/grand-corps-malade-leducation-nationale/</link>
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		<pubDate>Tue, 12 May 2009 20:58:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
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		<description><![CDATA[
http://www.grandcorpsmalade.com/accueil.htm
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			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="420" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x991iq_grand-corps-malade-education-nation_music&amp;related=1""></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x991iq_grand-corps-malade-education-nation_music&amp;related=1"" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="336" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br />
<a href="http://www.grandcorpsmalade.com/accueil.htm" target="_blank">http://www.grandcorpsmalade.com/accueil.htm</a></p>
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		<item>
		<title>Pétition, sauvons l&#8217;enseignement public</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/05/11/petition-sauvons-lenseignement-public/</link>
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		<pubDate>Mon, 11 May 2009 07:39:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[lois darcos]]></category>
		<category><![CDATA[parents contre les réformes]]></category>
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		<category><![CDATA[enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[public]]></category>
		<category><![CDATA[sauvons]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://parisfaubourg.org/nicnof/?p=4286</guid>
		<description><![CDATA[Pétition Sauvons l’enseignement public de la maternelle à l’université
mardi 5 mai 2009
Vu sur le site http://www.sauvonslenseignementpublic.fr/
&#171;&#160;Elaborée par le Mouvement des enseignants fédérés par le blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école, elle a pour but de réunir toutes les revendications portées par les divers collectifs qui luttent activement contre les réformes de l’ensemble du système [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Pétition Sauvons l’enseignement public de la maternelle à l’université</h2>
<p><span style="font-size: 10pt;">mardi 5 mai 2009</span></p>
<p class="spip"><strong>Vu sur le site <a rel="nofollow" href="http://www.sauvonslenseignementpublic.fr/" target="_blank">http://www.sauvonslenseignementpublic.fr/</a></strong></p>
<p class="spip">&laquo;&nbsp;Elaborée par le Mouvement des enseignants fédérés par le blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école, elle a pour <strong>but de réunir toutes les revendications portées par les divers collectifs qui luttent activement contre les réformes de l’ensemble du système éducatif, mais aussi d’exiger l’organisation des Etats Généraux de l’Education, afin de construire le service public d’éducation du 21ème siècle avec tous les partenaires de l’enseignement public.</strong></p>
<p class="spip"><strong>Cette pétition se veut LA pétition pour rassembler nos forces et afficher notre nombre dans la défense de l’enseignement public, de la maternelle à l’université.<span id="more-4286"></span></strong></p>
<p class="spip">Aujourd’hui, la mobilisation contre les « réformes » du système éducatif, de la Maternelle à l’Université, est d’une ampleur rare et témoigne d’un désarroi profond qui pousse les fonctionnaires et les parents d’élèves à se mettre en action, parfois même dans l’illégalité :</p>
<p class="spip"><img border="0" alt="-" width="8" height="11" /> près de 3000 enseignants du primaire désobéissent ouvertement et plusieurs dizaines de milliers d’autres résistent silencieusement ;</p>
<p class="spip"><img border="0" alt="-" width="8" height="11" /> la très grande majorité des syndicats d’enseignants du primaire est en opposition totale et les principaux syndicats des personnels d’inspection lancent des cris d’alerte ;</p>
<p class="spip"><img border="0" alt="-" width="8" height="11" /> de nombreux parents d’élèves ont empêché les évaluations nationales</p>
<p class="spip"><img border="0" alt="-" width="8" height="11" /> de CM2, occupent des écoles et des inspections, déposent des recours en justice contre Base Elèves et soutiennent activement les enseignants désobéisseurs ;</p>
<p class="spip"><img border="0" alt="-" width="8" height="11" /> un très grand nombre d’enseignants-chercheurs sont en grève et, avec le soutien d’étudiants, bloquent des universités.</p>
<p class="spip">Comment le président de la République peut-il laisser la situation se dégrader de la sorte ? Et, s’il a été démocratiquement élu pour gouverner notre pays, peut-il légitimement, sans débat national, transformer ainsi notre service public d’éducation ?</p>
<p class="spip">Qu’il s’en assure en demandant au peuple, par référendum, s’il souhaite la poursuite de ces « réformes » du système éducatif français. Il est le plus haut représentant de la République française ; il devrait être le garant de ses valeurs et de ses institutions.</p>
<p class="spip"><strong>Exigeons du président :</strong></p>
<p class="spip"><img border="0" alt="-" width="8" height="11" /> qu’il retire tout ce que ses ministres de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur ont instauré depuis 2007, de la Maternelle à l’Université : la loi LRU, les nouveaux programmes du primaire, les stages de remise à niveau, le service minimum d’accueil et la négociation préalable au droit de grève, la nouvelle semaine scolaire et l’aide personnalisée, ainsi que l’arrêté légalisant</p>
<p class="spip"><img border="0" alt="-" width="8" height="11" /> qu’il décide un moratoire sur toutes les réformes de l’enseignement public, déjà programmées, de la Maternelle à l’Université : la création des jardins d’éveil, des EPEP, de l’agence nationale du remplacement, la suppression des RASED, des IUFM et des BEP, la réforme de toutes les filières du lycée – général, technologique, professionnel et agricole &#8211; et celle du statut d’enseignant- qu’il mette un terme aux suppressions de postes, dans les établissements comme dans les administrations, ainsi qu’à l’embauche en contrats précaires de personnels, non-enseignants comme enseignants, et qu’il crée les nombreux postes de titulaires nécessaires, de la Maternelle</p>
<p class="spip"><img border="0" alt="-" width="8" height="11" /> qu’il organise des États Généraux de l’Éducation – avec la participation des parents d’élèves, des enseignants, des syndicats, des associations professionnelles, des mouvements pédagogiques, des chercheurs spécialistes de l’enfance et de l’enseignement, des acteurs de l’éducation populaire, des citoyens et des élus – afin de construire le service public d’éducation du 21ème siècle.</p>
<p class="spip"><a rel="nofollow" href="http://www.sauvonslenseignementpublic.fr/" target="_blank">Signer la pétition</a></p>
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		<title>1er mai, manifestation anti Hadopi, rendez-vous 14h, à l&#8217;angle de l&#8217;avenue Denfert-Rochereau et de l&#8217;avenue de l&#8217;Observatoire</title>
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		<pubDate>Fri, 01 May 2009 08:50:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[1er]]></category>
		<category><![CDATA[hadopi]]></category>
		<category><![CDATA[mai]]></category>
		<category><![CDATA[manifestation]]></category>

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		<description><![CDATA[Fête du Travail, mais aussi journée traditionnellement dévolue aux revendications sociales, le 1er mai verra cette année un défilé anti-Hadopi. Organisé par différents groupes d&#8217;intérêt soucieux d&#8217;interpeller l&#8217;opinion publique à quelques jours de la reprise des débats relatifs à la loi Création et Internet à l&#8217;Assemblée nationale, le 4 mai, le cortège s&#8217;ébranlera à Paris, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Fête du Travail, mais aussi journée traditionnellement dévolue aux revendications sociales, le 1er mai verra cette année un défilé anti-Hadopi. Organisé par différents groupes d&#8217;intérêt soucieux d&#8217;interpeller l&#8217;opinion publique à quelques jours de la reprise des débats relatifs à la loi Création et Internet à l&#8217;Assemblée nationale, le 4 mai, le cortège s&#8217;ébranlera à Paris, vendredi à 14 heures, à partir de l&#8217;angle de l&#8217;avenue Denfert-Rochereau et de l&#8217;avenue de l&#8217;Observatoire, sous l&#8217;égide de l&#8217;intersyndicale des journalistes, également concernée par le projet de loi de lutte contre le piratage.<span id="more-4242"></span></p>
<p>« <em>Au prétexte de protéger l&#8217;industrie culturelle contre le téléchargement illégal, le gouvernement autorise la mise en place de milices privées du net, la surveillance a priori des réseaux et la coupure de la connexion Internet.</em> », explique dans un communiqué le FDN (French Data Network), rejoint par des associations comme Libre-Accès, Kassandre, Inlibroveritas ou Musique Libre.</p>
<p>« <em>Cédant aux pressions d&#8217;une minorité d&#8217;éditeurs qui ont tourné le dos à leur engagement premier, la Commission des lois a introduit des amendements qui dépouillent les journalistes de la majorité des droits qu&#8217;ils ont aujourd&#8217;hui sur leurs œuvres et ruinent l&#8217;espoir d&#8217;une sérénité retrouvée dans bien des rédactions. Le SNJ, première organisation de journalistes, dénonce vigoureusement ce revirement qui pourrait conduire le Pouvoir législatif à mettre à mal une démarche portée par une majorité de partenaires sociaux et la totalité de la profession, pour satisfaire les seuls appétits de quelques intérêts privés.</em> », souligne de son côté le syndicat des journalistes dans un communiqué du 29 avril.</p>
<p>Une partie des députés les plus virulents envers le texte devraient se joindre au mouvement, parmi lesquels Partick Bloche, Jean-Pierre Brard, Nicolas Dupont-Aignan ou Alain Lipietz. Les manifestants défileront pour l&#8217;abandon du projet de loi, et demanderont que l&#8217;on favorise « <em>l&#8217;émergence de modelés économiques alternatifs aux grands conglomérats assurant une juste rémunération des artistes</em> ».</p>
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