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	<title>ACCUEIL BLOG NICNOF &#187; désobéissance</title>
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	<description>Mobilisons-nous pour défendre l&#039;enseignement public</description>
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		<title>Erwan Redon et Gilles Lehmann réintégrés</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 07:57:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
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		<description><![CDATA[25 janvier 2010
www.resistancepedagogique.org &#60;http://www.resistancepedagogique.org&#62;
COMMUNIQUE du Réseau des enseignants du primaire en résistance
Victoire contre les abus de l&#8217;autorité administrative : Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs écoles
Nous sommes heureux d&#8217;apprendre qu&#8217;aujourd&#8217;hui, lundi 25 janvier, nos collègues Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs classes dont ils avaient été abusivement soustraits .
Le premier, suite à une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>25 janvier 2010<br />
<a href="http://www.resistancepedagogique.org/" target="_blank">www.resistancepedagogique.org</a> <a href="http://www.resistancepedagogique.org/" target="_blank">&lt;http://www.resistancepedagogique.org&gt;</a></p>
<p><strong>COMMUNIQUE du Réseau des enseignants du primaire en résistance</strong></p>
<p>Victoire contre les abus de l&#8217;autorité administrative : Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs écoles</p>
<p>Nous sommes heureux d&#8217;apprendre qu&#8217;aujourd&#8217;hui, lundi 25 janvier, nos collègues Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs classes dont ils avaient été abusivement soustraits .</p>
<p>Le premier, suite à une décision du Tribunal Administratif de Marseille jugeant illégale sa sanction de déplacement d&#8217;office et le second, suite à un recul de L&#8217;Inspection Académique de Limoges.</p>
<p>Dans le premier cas, l&#8217;administration a sanctionné abusivement l&#8217;enseignant marseillais pour avoir exercé sa liberté pédagogique, dans le second cas, elle l&#8217;a relevé de la classe pour de simples déclarations d&#8217;intention de ne pas respecter à la lettre le protocole d&#8217;évaluation nationale des CM2.<span id="more-4659"></span></p>
<p>Une conclusion s&#8217;impose : l&#8217;administration crispée et autoritaire de l&#8217;Education nationale n&#8217;hésite pas à se mettre hors la loi pour tenter de faire plier ceux qui contestent ses directives alors que les enseignants-désobéisseurs ont été respectueux des lois de la République et des droits des enfants.</p>
<p>Nous dénonçons donc l&#8217;utilisation partisane du droit, systématiquement désavouée d&#8217;ailleurs par les tribunaux administratifs, qui est faite par l&#8217;Etat contre les résistants pédagogiques et nous appelons à poursuivre cette résistance dans l&#8217;objectif toujours renouvelé de l&#8217;intérêt de nos élèves, en particulier des plus en difficulté.</p>
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		<title>Erwan Redon, enseignant désobéisseur sanctionné par la commission disciplinaire</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Sep 2009 21:45:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
		<category><![CDATA[fichage, base-élèves]]></category>
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		<description><![CDATA[Communiqué sur http://retraitbaseeleves.wordpress.com/
ERWAN REDON déplacé d&#8217;office !
La sanction est tombée à 4h du matin ce vendredi 18 Septembre, après 13h  de commission disciplinaire. La sanction a été votée (à bulletin secret)  sur proposition de l&#8217;IA, alors qu&#8217;Erwan et ses défenseurs étaient sortis  en disant que ça ne pouvait pas continuer vu qu&#8217;une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Communiqué sur <a href="http://retraitbaseeleves.wordpress.com/">http://retraitbaseeleves.wordpress.com/</a></p>
<h2>ERWAN REDON déplacé d&#8217;office !</h2>
<p>La sanction est tombée à 4h du matin ce vendredi 18 Septembre, après 13h  de commission disciplinaire. La sanction a été votée (à bulletin secret)  sur proposition de l&#8217;IA, alors qu&#8217;Erwan et ses défenseurs étaient sortis  en disant que ça ne pouvait pas continuer vu qu&#8217;une partie de  l&#8217;assistance dormait et que la défense n&#8217;a pu faire son plaidoyer !</p>
<p><span id="more-4548"></span></p>
<p>10 pour, 8 contre, 2 abstentions : ERWAN est déplacé d&#8217;office !</p>
<p>Reste à l&#8217;Inspecteur d&#8217;Académie à annoncer sa décision finale, puisque  la commission n&#8217;est que consultative. Erwan pourra donc se retrouver  muté n&#8217;importe où dans le département.</p>
<p>Le comité de soutien dénonce les conditions dans lesquelles s&#8217;est tenue  la commission disciplinaire, convoquée à 15h alors qu&#8217;on n&#8217;ignorait pas  que le dossier nécessiterait une dizaine d&#8217;heure pour être traité  sérieusement. Il déplore le peu de respect qui a été montré envers les  témoins, les défenseurs et l&#8217;accusé. Il regrette particulièrement que  dans une commission où siègent 10 délégués du personnel élus, seulement  8 voix se sont élevées contre la sanction proposée par l&#8217;IA.</p>
<p>Le comité remercie les défenseurs, qui se sont battus avec une ténacité  et une énergie formidable, les témoins, tout aussi engagés malgré la  pression d&#8217;une commission marathon. Le travail, la tension, le temps  consacré ont été énorme.</p>
<p>Le comité se retrouve plus que jamais aux côtés d&#8217;Erwan qui subira seul,  in fine, ou plutôt avec sa famille entière, ce jugement.</p>
<p>*TOUS AVEC ERWAN, PLUS QUE JAMAIS RÉSISTONS !*<br />
<a href="http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/07/01/">Voir le témoignage d&#8217;Erwan Redon</a></p>
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		<title>30 août 2009, communiqué de Sud Éducation sur la répression des enseignants désobéisseurs</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Sep 2009 10:46:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
		<category><![CDATA[soutien et rased]]></category>
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		<description><![CDATA[REPRESSION DANS LE 1er DEGRE : LES MINISTRES SE SUCCEDENT, LA REPRESSION SE POURSUIT !
dimanche 30 août 2009
par  						 							Aller sur le site de Sud Éducation

Depuis un an que des enseignants refusent de mettre en place l’aide personnalisée, le fichier base-élève et autres mesures voulues par Darcos, les autorités administratives de l’éducation nationale s’ingénient à les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>REPRESSION DANS LE 1er DEGRE : LES MINISTRES SE SUCCEDENT, LA REPRESSION SE POURSUIT !</h3>
<div>dimanche 30 août 2009<br />
par  						 							<a href="http://sudeducation75.org/spip.php?article355" target="_blank">Aller sur le site de Sud Éducation</a></p>
<div>
<p>Depuis un an que des enseignants refusent de mettre en place l’aide personnalisée, le fichier base-élève et autres mesures voulues par Darcos, les autorités administratives de l’éducation nationale s’ingénient à les sanctionner : retenues sur traitement, retraits d’emploi de direction, conseils de discipline. Beaucoup de menaces afin d’essayer de décourager les réfractaires, plusieurs tentatives de procédures disciplinaires, mais aussi quelques sanctions effectives (lire ci-dessous).<span id="more-4501"></span></p>
<p>Devant la mobilisation et la défense organisée autour des collègues poursuivis, l’administration a dû faire machine arrière plusieurs fois ; elle a aussi été condamnée à trois reprises par le juge administratif dans les cas de retraits de salaire.</p>
<p>Cette répression organisée est infondée, scandaleuse et inadmissible ! Elle nécessite la plus large solidarité des personnels et des parents d’élèves. SUD Education s’y emploie mais, surtout, appelle à s’engager concrètement dans l’action. Pas pour défendre le mythe de l’école républicaine qui n’a jamais existé que pour couvrir un système de tri social organisé par la bourgeoisie triomphante au 19ème siècle (et après !), mais pour revendiquer et promouvoir une école véritablement émancipatrice et égalitaire.</p></div>
<p><strong>Etat des lieux, à la veille de la rentrée,</strong> sur l’action entreprise par l’administration à l’encontre de certains enseignants du 1er degré dits &laquo;&nbsp;désobéisseurs&raquo;&nbsp; ou &laquo;&nbsp;résistants pédagogiques&raquo;&nbsp; contre base-élèves, aide personnalisée et autres dispositifs ministériels :</p>
<p><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://sudeducation75.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Dans plusieurs départements, dont Paris, des retraits de salaires à géométrie variable au sujet de la non-application (sous fomes diverses) de l’aide perso ; à Montpellier et à Marseille, le juge des référés a ordonné la suspension (laissant présager un jugement d’annulation par le tribunal administratif) de ces retenues fiancières ; ces décisions du juge, favorables aux collègues concernées &#8211; et par extension à tous, même si elles ne font pas jurisprudence au sens juridique &#8211; sont immédiatement éxécutoires, bien que le ministère de l’éduc. nat. ait décidé de se pourvoir en cassation (c’est-à-dire uniquement sur la forme et le droit, et non sur le fond) auprès du Conseil d’Etat ; A Paris et dans d’autres départements, des recours similaires doivent être déposés par les ponctionnés financièrement</p>
<p><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://sudeducation75.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> en Haute-Garonne, Alain Refalo (PE auteur du premier texte revendiquant le refus d’éxécution à l’automne 2008) a été sanctionné en juillet, après passage en conseil de discipline : abaissement d’un échelon, soit la deuxième (dans l’ordre croissant) sanction disciplinaire effectivement pénalisante (l’avertissement et le blâme sont les premières sanctions symboliques, la radiation du tableau d’avancement la première pénalisante)</p>
<p><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://sudeducation75.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> dans l’Hérault, jeudi 27 août, après réunion d’une CAPD ordinaire, l’IA a retiré leur emploi de direction à Bastien Cazals (auteur du livre &laquo;&nbsp;je suis prof et je désobéis&raquo;&nbsp;) ainsi qu’à Isabelle Huchard, en les maintenant dans leur école d’affectation (donc, sur poste d’adjoint) ; le retrait d’emploi de direction n’est pas considéré comme une sanction disciplinaire et, en conséquence, la CAPD siège à huis-clos sans l’intéressé, sans défenseur et sans témoin ; dans l’Isère, au printemps, un autre directeur a été démis de son emploi de dirlo (mais aussi déplacé) et son recours en référé a été rejeté (il est dans l’attente du jugement au fond par le TA)</p>
<p><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://sudeducation75.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> en Ariège, François De Lillo (instit &laquo;&nbsp;directeur&raquo;&nbsp; de classe unique, responable départemental déchargé SUD éduc) est reconvoqué lundi 31 août devant la CAPD disciplinaire, après que l’IA ait dû mettre fin à une précédente séance, le 23 avril, devant le nombre de vices de procédure soulevés par la défense, et reporté la convocation qu’il avait adressée pour le 10 juillet ; appel est lancé à mobilisation à 9h devant l’inspection académique de Foix et SUD éducation assurera à nouveau la défense en séance pour s’opposer à une sanction prévisible de déplacement d’office avant la rentrée</p>
<p><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://sudeducation75.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> dans les Bouches-du-Rhône, Erwan Redon a comparu le 7 juillet devant le conseil de discipline, sur fond d’une mobilisation importante suscitée par l’affaire ; devant les arguments juridiques soulevés, l’IA a dû renoncer à poursuivre la séance ; il voulu tenir à nouveau une CAPD disciplinaire jeudi 27 août ; mais Erwan &#8211; qui n’avait pas reçu de convocation réglementaire &#8211; ne s’est pas présenté et les élus représentants syndicaux des personnels ont, en conséquence, refusé de sièger ; l’IA, furieux, a prétendu reconvoquer la séance dans les tout prochains jours ; mais, contraint par des délais réglementaires (15 jours minimum), il vient de faire savoir que le Conseil de discipline se tiendra le jeudi 17 septembre à 15 h à l’IA de Marseille ; d’ici là, la rentrée sera faite et la mobilisation aura repris, Erwan aura au moins eu le temps de préparer sa défense avec SUD éduc et des collègues locaux, pour espérer que le rapport de force soit favorable.</div>
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		<title>Résistance pédagogique publie une charte de la résistance pédagogique pour une pédagogie de l&#8217;échange et les droits de l&#8217;enfant</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/09/05/resistance-pedagogique-publie-et-fait-signer-une-charte-de-la-resistance-pedagogique/</link>
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		<pubDate>Sat, 05 Sep 2009 10:41:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
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		<description><![CDATA[Signer la charte (enseignants et psychologues scolaires du primaire uniquement)
LA CHARTE

Les « réformes » structurelles et pédagogiques imposées par le ministère de l’Education Nationale ne permettent pas de construire une école équitable, humaine et respectueuse de tous les enfants. Elles conduisent à la déconstruction de l’école publique en vue de l’ouvrir au secteur marchand. Notre devoir est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://resistancepedagogique.org/site/" target="_blank">Signer la charte (enseignants et psychologues scolaires du primaire uniquement)</a></h3>
<p><span style="color: #000000;"><strong><span style="font-size: 16pt;">LA CHARTE</span></strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><big></big></span></p>
<div style="text-align: justify;"><big><strong>Les « réformes » structurelles et pédagogiques imposées par le ministère de l’Education Nationale ne permettent pas de construire une école équitable, humaine et respectueuse de tous les enfants. Elles conduisent à la déconstruction de l’école publique en vue de l’ouvrir au secteur marchand. Notre devoir est d&#8217;y résister.</strong> En adhérant à la présente charte, je m’engage à agir dans le sens d’une éducation et d’un enseignement qui visent à :</big></div>
<div style="text-align: justify;"><span id="more-4498"></span></div>
<div style="text-align: justify;">
<p><big>1. respecter les droits de l&#8217;enfant tels que définis dans la Convention Internationale des Droits de l&#8217;Enfant, notamment le droit à une éducation de qualité pour tous, le droit à l&#8217;épanouissement et au développement harmonieux de l&#8217;enfant.</big></p>
<p><big>2.   favoriser l’autonomie et la responsabilité de l’enfant, être doué de raison et de conscience.</big></p>
<p><big>3. contribuer à la construction de sa pensée par une pédagogie privilégiant la coopération et le raisonnement, plutôt que la compétition et la simple répétition d&#8217;automatismes.</big></p>
<p><big>4.   apprendre à s&#8217;exprimer, lire, écrire, compter aux élèves en les mettant en situation de réflexion et d&#8217;échanges.</big></p>
<p><big>5. assumer une autorité éducative, opposée à l&#8217;autoritarisme, fondée sur le respect de la liberté de conscience, le respect mutuel et la légitimité de règles élaborées ensemble.</big></p>
<p><big>6. réaliser des évaluations constructives qui permettent de mesurer réellement les progrès des élèves et de favoriser l&#8217;estime d&#8217;eux-mêmes.</big></p>
<p><big>7. créer les conditions de coopération au sein de la communauté éducative (Enseignants-RASED-Parents&#8230;) et au sein de la classe qui aident chaque enfant à entrer dans les processus d&#8217;apprentissage et à surmonter ses difficultés.</big></p>
<p><big>8. promouvoir une réflexion sur l&#8217;aménagement du temps de vie de l&#8217;enfant à l&#8217;école qui respecte ses rythmes chrono-biologiques.</big></p>
<p><big><strong>En signant cette Charte, j’entre en résistance en n’appliquant pas tout ou partie des dispositifs contraires aux valeurs de respect, de coopération et de progrès. Je revendique, en conscience, par loyauté envers le service public d&#8217;éducation, et au nom de la liberté pédagogique inscrite dans la loi, la possibilité de mettre en place toute alternative pédagogique dans l’intérêt des enfants.</strong></big></div>
<p><big></big></p>
<p><span style="color: #000000;"> </span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Des sanctions contre Alain Refalo</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/07/25/des-sanctions-contre-alain-refalo/</link>
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		<pubDate>Fri, 24 Jul 2009 23:55:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
		<category><![CDATA[lois darcos]]></category>
		<category><![CDATA[soutien et rased]]></category>
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		<description><![CDATA[Sur le blog &#171;&#160;Résistance pédagogique&#187;&#160;
COMMUNIQUE  -  24 juillet 2009

du Comité de soutien à Alain Refalo
et du Mouvement des Enseignants du primaire en Résistance Pédagogique
Alain Refalo, professeur des écoles à l&#8217;école Jules Ferry de Colomiers, qui a comparu en commission disciplinaire le jeudi 9 juillet à l&#8217;inspection académique à Toulouse vient de se voir signifier une sanction [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/lirarticle-252147-1369946.html" target="_blank">Sur le blog &laquo;&nbsp;Résistance pédagogique&raquo;&nbsp;</a></p>
<p><strong><span style="font-family: Arial;">COMMUNIQUE  -  24 juillet 2009</span><br />
</strong></p>
<div><span style="font-family: Arial;"><strong>du Comité de soutien à Alain Refalo</strong></span></div>
<div><span style="font-family: Arial;"><strong>et du Mouvement des Enseignants du primaire en Résistance Pédagogique</strong></span></div>
<div><span style="font-family: Arial;">Alain Refalo, professeur des écoles à l&#8217;école Jules Ferry de Colomiers, qui a comparu en commission disciplinaire le jeudi 9 juillet à l&#8217;inspection académique à Toulouse vient de se voir signifier une sanction disciplinaire de catégorie 2 : abaissement d&#8217;un échelon, soit la sanction qui a le plus de conséquences financières sur son traitement. S&#8217;ajoutant à la promotion qui lui a été refusée au mois de février, et indépendamment des 19 jours de salaire qui lui ont déjà été soustraits, cette sanction représente pour les quatre ans qui viennent une perte d&#8217;au moins 7 000 euros, alors qu&#8217; Alain Refalo a effectué l&#8217;intégralité de son service devant les élèves et que les rapports pédagogiques de ses inspecteurs sont élogieux. Les faits reprochés à Alain Refalo sont les suivants : refus d&#8217;obéissance, manquement au devoir de réserve, incitation à la désobéissance collective, attaque publique contre un fonctionnaire de l&#8217;Education Nationale. Il s&#8217;agit donc bien d&#8217;une sanction politique pour briser professionnellement l&#8217;initiateur du mouvement de résistance pédagogique et bâillonner la liberté d&#8217;expression des enseignants.<span id="more-4476"></span></span></div>
<div><span style="font-family: Arial;">Le comité de soutien à Alain Refalo et le Mouvement des Enseignants du primaire en Résistance Pédagogique considèrent cette sanction, décidée par le ministre Luc Chatel, comme une attaque directe à l&#8217;encontre de tous les enseignants en résistance et plus largement de tous les citoyens et les élus qui se sont mobilisés massivement le 9 juillet pour soutenir Alain Refalo et défendre l&#8217;école publique. L&#8217;inspecteur d&#8217;académie de la Haute-Garonne qui avait indiqué à plusieurs reprises qu&#8217;il n&#8217;y aurait pas de sanction disciplinaire à l&#8217;encontre d&#8217;Alain Refalo, et qui, le vendredi 10 juillet, lors de son point de presse, avait souhaité s&#8217;inscrire dans une démarche d&#8217;apaisement, a doublement menti. </span></div>
<div><span style="font-family: Arial;">Luc Chatel qui ne cesse d&#8217;afficher une posture d&#8217;ouverture et de dialogue en direction des enseignants vient de montrer toute la duplicité de ses propos. La porte du dialogue que nous avions toujours laissée entrouverte est pour l&#8217;heure fermée de part la volonté du ministre qui devra en assumer toutes les conséquences dès la rentrée. </span><span style="font-family: Arial;">Cette grave et injuste décision n&#8217;entamera pas la détermination d&#8217;Alain Refalo et celle de milliers d&#8217;enseignants du primaire en résistance dont les coordinateurs de toute la France se réuniront à la fin du mois d&#8217;août à Montpellier pour décider des initiatives communes de résistance aux &laquo;&nbsp;réformes&raquo;&nbsp; scélérates qui déconstruisent l&#8217;école publique.</span></div>
<div></div>
<div>
<div><span style="font-family: Arial;"><strong>Comité de soutien à Alain Refalo</strong></span></div>
<div><span style="font-family: Arial;">Patrick Jimena : 06 81 84 39 97</span></div>
<div><span><a href="mailto:jimpat3@hotmail.com"><span style="font-family: Arial;">jimpat3@hotmail.com</span></a> </span></div>
<div><span><span style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; color: #660000;"><strong><a href="http://www.blog4ever.com/blog/dl.php?idf=94868&amp;id_blog=252147&amp;taille=39936" target="_blank"><span style="color: #660000;">Déclaration </span><span style="color: #660000;">d&#8217;Alain Refalo du 24 juillet</span></a></strong></span></span></div>
</div>
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		<title>Un article de Pierre Frackowiak sur l&#8217;autoritarisme dans l&#8217;enseignement du premier degré</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Jul 2009 14:46:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Pierre Frackowiak
Télécharger l&#8217;article en pdf sur le site de Philippe Meirieu
Le développement de l’autoritarisme
dans le premier degré
du système éducatif
Le fait est que nous assistons à un développement de l’autoritarisme dans le fonctionnement du système éducatif au niveau du premier degré, que ce phénomène inquiétant est sans précédent dans l’histoire contemporaine, que les dégâts produits [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: left;">Par Pierre Frackowiak</h2>
<p><a href="http://www.meirieu.com/FORUM/frackowiak_autoritarisme.pdf" target="_blank">Télécharger l&#8217;article en pdf sur le site de Philippe Meirieu</a></p>
<h2 style="text-align: center;">Le développement de l’autoritarisme<br />
dans le premier degré<br />
du système éducatif</h2>
<p>Le fait est que nous assistons à un développement de l’autoritarisme dans le fonctionnement du système éducatif au niveau du premier degré, que ce phénomène inquiétant est sans précédent dans l’histoire contemporaine, que les dégâts produits sont dores et déjà considérables. Si le successeur de M. Darcos ne corrige pas la trajectoire, avec élégance et détermination, dans les meilleurs délais possibles, la situation ne pourra que se dégrader. A terme, un éventuel projet alternatif démocratique et progressiste aura bien des difficultés à remettre le système en ordre de marche, même en faisant le pari possible de la confiance et de l’intelligence et même en y mettant les moyens en terme d’accompagnement et de formation. Les dégâts sont facilement perceptibles quand on connaît bien les écoles et le métier de professeur des écoles, que l’on n’accepte ni l’infantilisation qui conduit à une docilité apparente, ni les voiles pudiques qui protègent les fonctions, ni le conformisme qui crée la démobilisation ni la neutralité qui s’identifie au conservatisme. Comme dirait Dany Boon à propos du contenu de ses célèbres fricadelles, « tout le monde le sait, mais personne ne le dit ». Conflits et révoltes sont vite étouffés. La ouate institutionnelle les absorbe et les relativise. Les apparences tentent d’être sauves mais les déceptions, les découragements, les colères contenues demeurent et pèsent sur la vie des écoles et des personnes.<span id="more-4473"></span></p>
<p>En une seule année scolaire, cette année 2008/2009, les éléments du développement de l’autoritarisme se sont fortement multipliés, la pression sur tous les niveaux de la pyramide s’est fortement accrue au point de devenir insupportable.</p>
<h3>Pyramide et tuyaux d’orgue</h3>
<p>Ce phénomène est amplifié au niveau du terrain par l’évolution des attitudes et comportements de la hiérarchie. Il y a toujours eu des cadres plus ou moins progressistes ou conservateurs, plus ou moins zélés, plus ou moins serviles, plus ou moins ambitieux pour eux-mêmes, plus ou moins sensibles à l’air du temps. Depuis 2007, même ceux qui ne sont pas atteints par ces défauts ou ces faiblesses sont aspirés dans la spirale et exécutent. Ils se donnent bonne conscience en invoquant la loyauté, en recherchant des points positifs dans les politiques même les plus régressives, voire en contribuant à rechercher les preuves de leur pertinence et de leur efficacité. Certains accentuent le phénomène et vont bien au-delà des exigences formellement exprimées par l’institution, ajoutant de la paperasse à la paperasse, multipliant les enquêtes et les contrôles, allant au devant des attentes du pouvoir. On peu ranger dans cette catégorie, ceux qui demandent des sanctions, des retraits de salaire, des déclarations sur l’honneur alors même que leurs supérieurs conseillaient plutôt le dialogue. Ceux qui inspectent systématiquement le soutien, ceux qui exigent que chaque élève pris en soutien fasse l’objet d’un PPRE (projet personnalisé de réussite éducative de 4 pages au moins, lancé antérieurement dans un autre contexte). Le ministère interrogé par le site ToutEduc  déclare qu’il n’y a pas eu d’instruction officielle formelle allant dans ce sens. C’est donc que les hiérarchies intermédiaires ont anticipé, interprété, renforcé, au-delà des instructions du sommet.</p>
<p>Le phénomène s’étend par les effets « tuyaux d’orgues » à tous les échelons de la pyramide. Les directeurs et directrices deviennent plus obéissants en apparence mais répercutent les ordres et consignes, parfois en les renforçant. Au nom de l’inspecteur, ils exigent. Ils filtrent les remontées de réactions pour protéger l’image de leur école, ils évitent de transmettre les protestations individuelles. Parfois, ils utilisent l’échelon supérieur pour pouvoir imposer des décisions personnelles qui n’ont pas fait l’objet d’actes formels de l’inspection ou ils menacent « de le dire au chef ». Il faut beaucoup de courage et de personnalité pour ne pas se replier dans le moule. La résignation s’installe. Les pratiques de contournement s’accentuent. On donne les réponses que l’on suppose attendues. On remplit notices et questionnaires comme on peut. On accepte, sans rechigner, d’être prévenu de la date de son inspection selon des pratiques qui scandaliseraient toutes les autres professions sans exception : « vous serez inspecté entre le 1er et le 8 ou le 15 du mois et vous m’enverrez une notice de renseignements préparatoire à l’inspection de 7 pages » avec des items que seul le rédacteur de la notice peut comprendre ». On reste sagement assis trois heures et plus, même quand les réunions qui se multiplient ne servent à rien ou sont terminées en bien moins que trois heures mais il faut « faire le temps » affiché.</p>
<p>Le phénomène gagne des conseillers pédagogiques qui ont parfois tendance à être encore plus exigeants que les inspecteurs et à effrayer les enseignants en décrivant les attentes du chef. Il gagne les maîtres formateurs, même ceux qui sont fraîchement intronisés, qui traitent les étudiants, les élèves professeurs, soit au cours de leur visites soit au cours des présentations de mémoires professionnels, comme des gamins, avec une assurance et des certitudes, confortées par leur certificat, que l’on aurait de la peine à imaginer si l’on n’accumulait pas les témoignages. Mais tout va bien, personne ne s’occupe de la qualité des relations entre chefs, sous-chefs, formateurs et acteurs et personne n’ose mettre en cause publiquement l’attitude du niveau immédiatement supérieur. La ouate institutionnelle absorbe et tout le monde s’en accommode en apparence mais les souffrances et parfois les humiliations demeurent prêtes à se réveiller et à éclater.</p>
<h3>Les facettes de l’autoritarisme</h3>
<p>On objectera qu’il ne faut pas exagérer, caricaturer, généraliser abusivement, que tout cela a toujours existé mais à la marge. Je pense que, même à l’époque où c’était peut-être à la marge, ces pratiques, auraient pour le moins, dues être mises à l’étude, que le droit à l’expression libre, au respect, à la pensée divergente, à l’indignation, devant une hiérarchie réelle ou factice, est un droit inaliénable. Et je constate, un peu partout en France, que ce qui était peut-être à la marge s’est fortement généralisé au cours de cette année. Il faut dire que bien des éléments y ont contribué, parfois sournoisement, subrepticement, parfois très clairement et fortement :</p>
<ul>
<li>·         L’obligation de dire urbi et orbi, au nom de la loyauté dont on n’avait jamais autant parlé, et de prouver que les nouveaux vieux programmes sont dans la continuité des précédents, qu’ils sont bons, plus simples, plus clairs, plus compréhensibles… Toute la pyramide a été mobilisée de l’inspection générale qui a accepté de dire tout et son contraire à quelques mois d’intervalle aux recteurs, IA, IEN, directeurs. Les sondages d’opinion aidant, l’idée que ces vieux programmes sacrifiaient l’intelligence au profit de la mécanique par exemple, est devenue incongrue. Ces programmes ont pourtant été condamnés par l’immense majorité des spécialistes et des pédagogues. Rien n’y fait.</li>
<li>·         Les retraits de salaire importants qui ont frappé les enseignants « désobéisseurs » sont une mesure sans précédent. Elle est choquante dans la mesure où ces enseignants usant de la liberté pédagogique inscrite dans la loi, n’ayant pas abandonné leur poste durant les heures affectées à l’aide personnalisée (le soutien) mais ayant pris en charge les élèves sous d’autres formes que les exercices mécaniques dont on sait qu’ils constituent  l’essentiel du temps dévolu au soutien (du bled et des opérations). Ce soutien imposé qui alourdit la journée scolaire déjà trop longue, qui est placé le matin, le midi ou le soir au gré des circonstances sans le moindre regard sur l’intérêt réel des élèves, alors que les autres enfants ne sont plus dans les locaux scolaires, est un non sens. Mais les enquêtes bien orientées et les sondages diront que c’est bien. Comment dire que ce n’est pas bien alors que l’intention affichée paraît si généreuse : l’honneur de la République selon certains discours très habiles.</li>
<li>·         Les sanctions (réprimandes, pressions, blâmes, menaces), les demandes de déclaration sur l’honneur (un comble !) pour obtenir les primes liées à la réalisation des évaluations CM2 et CE1, très contestables et contestées, ont complété un dispositif de type répressif nouveau à l’Education Nationale. On peut se demander si la prochaine étape ne sera pas une réduction des salaires des inspecteurs dont une partie des écoles placées sous leur responsabilité n’auraient pas fait les évaluations et répondu aux enquêtes. Il n’est pas sûr d’ailleurs que les inspecteurs zélés qui se sont mobilisés pour préparer les demandes de sanction ont bien mesuré que ce système pouvait être appelé à s’appliquer à eux-mêmes. Leurs syndicats non plus…</li>
<li>·         L’obligation d’organiser la semaine scolaire sur quatre jours sans concertation, sans réflexion préalable collective avec les partenaires de l’école sur le temps de l’enfant, sur les possibilités de projet éducatif global, est apparue comme une mesure autoritaire. Premièrement, il a été interdit d’utiliser le samedi matin, ce que l’on pouvait comprendre dans la mesure où la décision avait été prise d’abord pour séduire l’opinion publique nonobstant l’intérêt des enfants ; Deuxièmement, tout a été fait pour éviter d’utiliser les mercredi matin. Les écoles et les communes qui ont réussi à faire accepter un projet dans ce sens ont fait preuve d’héroïsme car les pressions des IA étaient fortes et en cascade pour l’éviter. Ils ne l’ont pas fait sans consignes. Le ministre déclare aujourd’hui qu’il n’a jamais interdit d’utiliser le mercredi et que l’on peut toujours le faire, admettant à nouveau l’intérêt des projets éducatifs locaux initiés par les mairies… On sait que c’est faux… On sait même que c’est quasiment irréversible sauf à faire preuve d’un autre autoritarisme. L’habileté suprême a été de conduire les enseignants à considérer les 4 jours comme un avantage acquis et à s’opposer à toute tentative de revenir sur l’organisation de la semaine et de la journée. « Touche pas à mon mercredi ! » est devenu un slogan qui crée de vives tensions entre parents et enseignants. L’exemple du beau projet éducatif global de la ville de Lille sur quatre jours et demi est significatif et illustre bien la nocivité de la stratégie de M. Darcos. Impossible à mettre en place sur les quatre jours obligatoires et impossible de remettre en place les quatre jours et demi malgré un travail de communication et de débats dans tous les quartiers de la ville.</li>
<li>·         Le pilotage par les résultats et l’évaluationnite galopante, les feuilles de route, les tableaux de bord, les stats, pourcentages, courbes et camemberts, etc, contribuent à déshumaniser l’acte éducatif. Il devient plus important de réussir à afficher de bonnes évaluations qu’à bien faire l’école. On évacue tous les autres paramètres de la réussite : la stabilité de l’équipe, le taux de présence de l’enseignant et la qualité du remplacement en cas d’absence, le contexte social, les accidents et incidents qui pourrissent la vie, la richesse ou la pauvreté de l’environnement… On remédie ponctuellement sans avoir d’abord médié. On se complaît dans l’apparence et l’illusion sans trop s’interroger. Bientôt surgiront à nouveau les concepts usés de handicap social, de l’égalité des chances, de l’insuffisance du travail à la maison et de l’implication des familles, avec l’idée de la fatalité, avec la culpabilisation de l’élève et de sa famille, avec la transformation douce des victimes en coupables.</li>
<li>·         Les rappels à l’ordre incessants, les culpabilisations et les leçons de morale sur l’intérêt des élèves, la politique de la carotte et du bâton (les primes et les retraits de salaire), le renforcement de l’autorité des inspecteurs soumis à des pressions considérables (voir la nouvelle note de service à propos de leurs missions, qui veut les transformer en contrôleurs et managers ou pilotes), l’inflation de paperasse (circulaires, notes, enquêtes, demandes de comptes-rendus), tout cela a eu des effets désastreux dans les écoles : démobilisation, conflits internes, tensions avec les parents, abandon de l’esprit d’initiative, perte du goût de l’expérimentation….</li>
</ul>
<h3>Pas de précédent dans l’histoire contemporaine</h3>
<p>Les réalités sont là, incontestables. Une véritable enquête indépendante le mettrait en évidence et serait salutaire, mais elle coûterait cher. Payée par le pouvoir, une telle enquête perdrait tout son sens. Quelques travaux universitaires sur ces questions pourraient lever des voiles s’ils ne restaient pas confidentiels. Les valets diront que, sur leur territoire, c’est bien différent et que si cela existe, cela ne peut-être que sur le territoire voisin.</p>
<p>Ces réalités sont sans précédent.</p>
<p>Lorsque le ministère a lancé le tiers temps pédagogique qui constituait à l’époque, en 1969/70, une véritable réforme de l’école, personne n’a jamais pensé sanctionner ceux qui ne l’appliquaient pas, ne faisaient pas l’éducation physique ou les activités d’éveil, continuaient à faire des leçons de choses et du b-a ba, consacraient 90% du temps scolaire au français et aux maths et une grande partie de ce temps à des exercices d’application, d’entraînement, de mémorisation et de contrôle. Pas une seule sanction.</p>
<p>Lorsque le ministère a mis en place une nouvelle loi d’orientation, celle de 1989, qui instituait le projet d’école, les cycles, des programmes en termes de compétences et plus en termes de sommaires de manuels, le livret scolaire, aucun enseignant n’a été sanctionné. Personne ne l’avait envisagé. Le nombre de désobéisseurs a pourtant été considérable, même chez des cadres conservateurs qui prônaient la superposition des pratiques nouvelles (le livret scolaire) aux pratiques anciennes (notes, compositions, classements). Même ceux qui affichaient leur désaccord ou leur scepticisme n’ont pas été rappelés à l’ordre. Peut-être ces ministères de droite et de gauche ont-ils eu tort de ne pas sévir… On peut se poser la question. Mais on sait que l’autoritarisme ne peut en aucun cas garantir le progrès.</p>
<p>Ce qui est très préoccupant en cette période très difficile pour l’école, c’est l’absence ou la faiblesse des réactions. Les organisations syndicales sont très embarrassées. Elles ont toujours quelque chose à négocier avec le ministère, toujours des avantages à conquérir, même quand la crise et la volonté de réduire la dépense publique rendent les victoires dérisoires. Elles sont toujours en compétition entre elles et le degré de leur détermination sur les problèmes fondamentaux de l’école est lié à la concurrence au point de les conduire parfois à perdre leur âme. Les partis politiques font preuve d’une grande frilosité sur les questions éducatives depuis une vingtaine d’années et se réfugient, quasi exclusivement sur les questions quantitatives qui clivent sans aucun doute mais qui permettent d’occulter les questions fondamentales de la place de l’école dans la société, de la construction d’une école pour le 21ème siècle, des programmes, des missions et du temps de travail des enseignants, de l’évaluation, du bonheur d’apprendre et d’enseigner.</p>
<p>On pourrait cependant penser, en se conformant au discours officiel, que tout ayant échoué jusqu’alors, il faut bien essayer autre chose, par exemple, effectuer, comme c’est le cas, une vaste marche arrière, et, autre exemple, renforcer, comme c’est le cas, l’autoritarisme à tous les niveaux. Ces deux pistes sont condamnées à l’échec malgré toute la bonne volonté de leurs zélateurs.</p>
<p>Pour la première, il n’existe aucun domaine de la vie d’une société où pour résoudre un problème d’aujourd’hui ou de demain, on reprend les solutions d’hier ou d’avant-hier qui avaient d’ailleurs fait la preuve de leurs insuffisances et justifié les réformes. Cette évidence est décrite dans de nombreux ouvrages pédagogiques sérieux. Le site de Philippe Meirieu propose de nombreuses réflexions intéressantes sur ce thème. Rappelons que tout n’a pas échoué, loin de là, et que les mesures prises depuis un an sont toutes, sans exception, régressives.</p>
<p>Pour la seconde, l’analyse n’a pas été faite, sans doute parce que le phénomène est nouveau dans l’histoire contemporaine de l’école, mais aussi, parce qu’il se développe insidieusement, que ses manifestations sont vite absorbées par la ouate institutionnelle, que chaque échelon de la hiérarchie se protège, que le niveau du terrain reste largement marqué par une infantilisation et une déférence historiques que la vague des désobéisseurs, aussi significative soit elle, ne parvient pas à occulter. La parole reste toujours descendante, les échanges horizontaux ne sont pas opératoires et sont fortement contrôlés, le chef a toujours raison, les instruments du pouvoir perdurent (inspection traumatisante, notation, jugement, autorisation d’absence, absence de possibilité de remontées authentiques et de feed back vrai des réunions…). Ces problèmes existaient avant 2007, ils étaient toutefois en voie de lente réduction, ils sont relancés et renforcés fortement depuis cette année scolaire.</p>
<h3>Dommages et problèmes</h3>
<p>Les conséquences sont faciles à imaginer, elles sont incontestables si l’on veut bien prendre la peine d’écouter les gens, d’observer, de comprendre, d’analyser en quittant son statut de supérieur, si l’on prend le temps d’échanger sur les représentations du métier et du système de chacun… Mais plus personne n’a le temps. Le pilotage par les résultats ne laisse aucune place à la relation humaine et à la compréhension de la condition humaine. Le climat dans et autour des écoles s’est fortement dégradé. Lassitude, désenchantement, démobilisation, perte de l’esprit d’initiative, renforcement de la tendance à l’individualisme, déresponsabilisation, défaut d’idéal… Réponse formelle aux enquêtes et questionnaires. Tendance à améliorer les résultats aux évaluations. Ecœurement face à l’attitude consumériste d’un nombre croissant de parents et à la multiplication des procédures (plaintes, mains courantes) que l’on étouffe au nom d’un relativisme dévastateur et de l’obsession du «pas de vagues ». Comme l’écrivaient Emmanuel Davidenkoff et Brigitte Pérucca[1] dans leur livre passionnant qu’il faut lire et relire, « La République des enseignants », parce que les questions qu’il traite sont aujourd’hui exacerbées :</p>
<p>« … L’école est avant tout en quête de sens. Pour les enseignants, la question des missions prime sur la revendication des moyens. Si les enseignants sont aujourd’hui orphelins de quelque chose, c’est bien d’un idéal politique. L’instituteur, le professeur de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle n’étaient pas des notables au sens traditionnel du terme mais par le respect qu’ils inspiraient : ils étaient porteurs d’un projet politique et social qui les dépassait et les transcendait. C’est ainsi qu’ils ont réussi à alphabétiser des millions d’enfants de paysans et d’ouvriers, et ce face à la concurrence de l’Eglise. Un siècle plus tard, la France est de nouveau confrontée à l’impérieuse nécessité de retrouver une cohésion nationale enr intégrant tous ses enfants, y compris ceux issus de l’immigration. Les situations ne sont pas comparables, mais la réponse sera forcément de même nature : il s’agit de formuler un projet politique fort susceptible d’armer les nouveaux hussards de la République. Le brassage des générations qui s’annonce ancre cette question d’actualité dans l’histoire. »</p>
<p>Le modèle ultralibéral autoritaire ne saurait en aucun cas répondre à ce besoin et il le prouve chaque jour.</p>
<p>L’autoritarisme et le pilotage par les résultats, qui sont très liés dans la perspective ultra libérale en action, peuvent peut-être être efficaces dans l’industrie ou dans les banques. Dans le domaine de l’éducation, c’est l’intelligence et la sensibilité, la compréhension et l’accompagnement, la confiance et l’optimisme qui doivent prévaloir.</p>
<p>A paraître aux éditions la « Chronique Sociale », « Pour une école du futur. Du neuf et du courage » de Pierre Frackowiak avec une préface de Philippe Meirieu.</p>
<p>[1] Editions Jacob Duverrnet 2003. Ouvrage réalisé avec l’appui de la MGEN et de la CASDEN</p>
<p>Une relecture de ce livre remue le fer dans les plaies. Tant d’occasions ratées pour construire            une école moderne, démocratique, émancipatrice, généreuse. Et cette méconnaissance des personnes, quand ce n’est pas du mépris. On relit sur la quatrième de couverture : « Derrière les débats et les remises en cause, se profilent des vies des hommes et des femmes, simples et complexes, qui lèvent souvent le voile sur des intimités émouvantes. ». Le pilotage de l’école par les résultats et l’autoritarisme, avec le snobisme du technicisme, les oublient complètement.</p>
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		<title>Le Tribunal Administratif suspend les 24 jours de retrait de salaire infligés à Bastien Cazals</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/07/10/le-tribunal-administratif-suspend-les-24-jours-de-retrait-de-salaire-infliges-a-bastien-cazals/</link>
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		<pubDate>Fri, 10 Jul 2009 14:29:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
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		<category><![CDATA[soutien et rased]]></category>
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		<description><![CDATA[Montpellier, le 9 juillet 2009
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rendu son verdict ce jeudi 9 juillet 2009, dans
le cadre de la demande de levée des sanctions financières prises à l’encontre de Bastien
Cazals.
Le juge a estimé que la mesure de 24 jours de retrait de salaire dont devait écoper
Bastien Cazals apparaissait comme illégale. La décision [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Montpellier, le 9 juillet 2009<br />
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rendu son verdict ce jeudi 9 juillet 2009, dans<br />
le cadre de la demande de levée des sanctions financières prises à l’encontre de Bastien<br />
Cazals.<br />
Le juge a estimé que la mesure de 24 jours de retrait de salaire dont devait écoper<br />
Bastien Cazals apparaissait comme illégale. <span id="more-4469"></span>La décision est fondée sur le fait que<br />
l’administration ne peut reprocher à un fonctionnaire un service non fait, tant qu’elle n’a<br />
pas précisé elle-même les modalités de ce service. En somme, l’Inspection Académique<br />
ne peut reprocher à Bastien Cazals d’avoir mal effectué l’Aide Personnalisée, puisqu’elle<br />
ne lui a pas expliqué comment la mettre en place.<br />
Aussi, la mesure concernant le retrait de 24/30 ème de salaire prise à l’encontre<br />
de Bastien Cazals est suspendue.<br />
Les avocats de Bastien Cazals, Maître MAZAS et Maître RUFFEL, se satisfont de cette<br />
décision, mais restent vigilants sur d’autres questions soulevées par la mise en place de<br />
l’aide personnalisée ou encore le retrait d’une journée entière de salaire pour une simple<br />
demi-heure de service non fait selon les règles imposées.<br />
Contacts<br />
Tél 06 82 22 85 91<br />
Mail victorethugo@live.fr<br />
Web <a href="http://uneecolepourvictorethugo.hautetfort.com" target="_blank">http://uneecolepourvictorethugo.hautetfort.com</a><br />
Facebook <a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=53477785766" target="_blank">http://www.facebook.com/group.php?gid=53477785766</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Encore sur Rue 89, la cas Refalo analysé par Bernard Girard, enseignant</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 08:29:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
		<category><![CDATA[frackowiak, meirieu]]></category>
		<category><![CDATA[pédagogie]]></category>
		<category><![CDATA[soutien et rased]]></category>
		<category><![CDATA[girard]]></category>
		<category><![CDATA[inspection]]></category>
		<category><![CDATA[juillet]]></category>
		<category><![CDATA[refalo]]></category>
		<category><![CDATA[sanctions]]></category>

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		<description><![CDATA[Jeudi 9 juillet, Alain Refalo est convoqué à l&#8217;Inspection académique de Haute-Garonne devant la commission administrative paritaire siégeant en formation disciplinaire. Alain Refalo fait partie de ces « enseignants désobéisseurs » entrés en résistance pédagogique contre la politique de Darcos touchant à l&#8217;école primaire :
* programmes rétrogrades ;
* évaluations inutiles et préjudiciables aux apprentissages ;
* [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jeudi 9 juillet, Alain Refalo est convoqué à l&#8217;Inspection académique de Haute-Garonne devant la commission administrative paritaire siégeant en formation disciplinaire. Alain Refalo fait partie de ces « enseignants désobéisseurs » entrés en résistance pédagogique contre la politique de Darcos touchant à l&#8217;école primaire :</strong></p>
<p>* programmes rétrogrades ;<br />
* évaluations inutiles et préjudiciables aux apprentissages ;<br />
* désorganisation des rythmes scolaires, mise en place mal ajustée de l&#8217;aide personnalisée ;<br />
* absence totale de concertation qui reflète un profond mépris pour les enseignants considérés comme de simples exécutants.</p>
<p>Loin de négliger leur travail, ces derniers n&#8217;ont fait qu&#8217;appliquer le principe de liberté pédagogique, inscrit dans la loi d&#8217;orientation, qui laisse à chacun, dans sa classe, la responsabilité des pratiques les mieux adaptées aux élèves.<span id="more-4459"></span></p>
<p>Depuis plus d&#8217;un an, le ministère alterne pressions, intimidations, lourdes sanctions financières pour tenter de faire plier les récalcitrants. Alain Refalo s&#8217;est déjà vu retirer 14 jours de salaire. Bastien Cazals, autre désobéisseur, 36 jours, des retraits sur le bulletin de paye à mettre en regard de la modicité du traitement des enseignants, notamment en primaire.<br />
Une tendance inquiétante au détournement de la loi pour empêcher toute contestation</p>
<p>Depuis plusieurs semaines, la répression s&#8217;accentue et dérape lourdement. Dans la lettre recommandée qu&#8217;il a reçue de l&#8217;Inspection académique, outre le « refus d&#8217;obéissance », Alain Refalo se voit reprocher les faits suivants :</p>
<p>« Manquement au devoir de réserve, incitation à la désobéissance collective, attaque publique contre un fonctionnaire de l&#8217;Education nationale. »</p>
<p>Ces accusations dépassent très largement les obligations purement professionnelles d&#8217;un enseignant et portent atteinte aux libertés individuelles les plus élémentaires : ainsi, un enseignant n&#8217;aurait plus le droit de porter un regard critique sur son administration et, plus généralement, sur la politique éducative d&#8217;un gouvernement ?</p>
<p>On voit s&#8217;approfondir autour de l&#8217;école et dans la société une tendance inquiétante au détournement de la loi et des règles administratives pour empêcher toute forme de contestation. Dans une tribune au Café pédagogique, Pierre Frackowiak, inspecteur honoraire, fait observer à juste titre :</p>
<p>« Jamais dans l&#8217;histoire contemporaine de l&#8217;école (depuis 1940), de telles pratiques n&#8217;ont été observées. »</p>
<p>En cette veille de vacances -le temps de tous les coups fourrés- les menaces montent d&#8217;un cran avec le courrier envoyé par l&#8217;Inspecteur d&#8217;académie à Bastien Cazals, « lui intimant l&#8217;ordre de ne plus communiquer avec aucun média pour tout sujet ayant rapport avec ses fonctions ».</p>
<p>Si cet extravagant oukaze devait faire jurisprudence, c&#8217;est l&#8217;ensemble du débat éducatif qui se trouverait réduit au silence et avec lui, l&#8217;une des libertés fondamentales, la liberté d&#8217;expression, garantie par la Déclaration des droits de l&#8217;homme et du citoyen :</p>
<p>« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l&#8217;homme, tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l&#8217;abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »</p>
<p>Il faut donc croire qu&#8217;aujourd&#8217;hui, les enseignants ne seraient plus considérés comme des citoyens.</p>
<p>La lettre de l&#8217;Inspecteur d&#8217;académie à Bastien Cazals est datée du 23 juin, dernier jour de fonction de Darcos à l&#8217;Education nationale. Au cours de ces dernières années, l&#8217;école -les élèves comme les enseignants- a fait l&#8217;objet d&#8217;une entreprise de brutalisation dont les limites sont poussées toujours plus loin.</p>
<p>Si le nouveau ministre de l&#8217;Education souhaite réellement, comme il l&#8217;affirme, établir sur de nouvelles bases les relations avec le personnel dont il a la charge, il a tout le pouvoir de faire cesser les poursuites et les persécutions contre des enseignants honnêtes et compétents qui ont le seul tort de privilégier l&#8217;intérêt des élèves à la soumission aux circulaires administratives. Le climat de la rentrée ne s&#8217;en trouverait que moins pesant.</p>
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		<title>Témoignage d&#8217;Erwan Redon sur Rue 89</title>
		<link>http://parisfaubourg.org/nicnof/2009/07/01/temoignage-derwan-redon-sur-rue-89/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 08:05:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
		<category><![CDATA[désobéisseur]]></category>
		<category><![CDATA[erwan]]></category>
		<category><![CDATA[redon]]></category>
		<category><![CDATA[temoingnage]]></category>

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		<description><![CDATA[http://www.rue89.com/marseille/2009/06/10/enseignant-refractaire-je-risque-lexclusion-de-leducation-nationale
Professeur des écoles depuis 1999, je suis en poste à Marseille depuis 2004. Ma classe est ouverte aux visiteurs. On y voit de la vie. Ses jours sans et ses jours avec. A l&#8217;image du groupe d&#8217;individus qui la façonnent courageusement, cloisonnés à 22 dans leur 35 metres carrés de ZEP « ambition réussite ».
Il y a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.rue89.com/marseille/2009/06/10/enseignant-refractaire-je-risque-lexclusion-de-leducation-nationale" target="_blank">http://www.rue89.com/marseille/2009/06/10/enseignant-refractaire-je-risque-lexclusion-de-leducation-nationale</a></p>
<p>Professeur des écoles depuis 1999, je suis en poste à Marseille depuis 2004. Ma classe est ouverte aux visiteurs. On y voit de la vie. Ses jours sans et ses jours avec. A l&#8217;image du groupe d&#8217;individus qui la façonnent courageusement, cloisonnés à 22 dans leur 35 metres carrés de ZEP « ambition réussite ».</p>
<p>Il y a de l&#8217;humain là-dedans. Ça bouillonne, pense, réfléchit, organise, agit, besogne, apprend et… castagne ! Le taylorisme éducatif que l&#8217;on veut nous imposer n&#8217;a que faire avec la lente évolution tortueuse des être que nous sommes… Calibrage et sélection, pour un marché éducatif efficient.<span id="more-4455"></span></p>
<p>L&#8217;éducateur n&#8217;est pas la machine adaptée à cette chaîne manufacturée d&#8217;enfants. Je me refuse donc à :</p>
<ul>
<li>collaborer à la construction d&#8217;<strong>un rapport au savoir compétitif</strong> (refus du cadre des évaluations nationales, pas de l&#8217;évaluation en générale)</li>
<li>une <strong>stigmatisation des élus,</strong> les bons d&#8217;un côté et les faibles de l&#8217;autre, ceux des heures sup d&#8217;aide personnalisée (trente-deux jours de retrait de salaire pour ne pas l&#8217;avoir appliquée « comme il faut »)</li>
<li><strong>laisser dénoncer les familles sans-papiers</strong> (sanction sur dénonciation de ma directrice)</li>
<li>porter la responsabilité du <strong>« fichage d&#8217;une génération »</strong> comme enseignant et comme parent (base-élèves)</li>
<li>supporter l&#8217;<strong>augmentation des effectifs par classe</strong> obligeant, de fait, à ne plus laisser les enfants libres de leurs mouvements, pratique primordiale pour les apprentissages et la vie en groupe comme l&#8217;ont démontré de nombreux pédagogues, dont un des plus connus est Célestin Freinet. D&#8217;autres poursuivent la recherche vers une « école du troisième type », sans qu&#8217;on les entende, sans que l&#8217;administration ne cherche même à les comprendre.</li>
</ul>
<p>Je ne suis qu&#8217;un pauvre petit enseignant de rien du tout. Ni la culture d&#8217;un Meirieu, d&#8217;un Frackowiac, l&#8217;inventivité d&#8217;un Freinet ou la plume « désobéisseuse » d&#8217;un Refalo.</p>
<p>Mais quelques sentiments qui me font dire non. Si fonctionnaire je suis devenu, en acceptant une part de contrainte, ce n&#8217;est pas pour autant que je considère que je dois obtempérer devant tout ordre quel qu&#8217;il soit.</p>
<h3>Le chef préfère répondre par des convocations, des brimades</h3>
<p>Dire non aux injustices, aux aberrations du quotidien scolaire, c&#8217;est refuser une somme de petites choses qui forment un tout hypocrite de l&#8217;école, invisible des passants, camouflée derrière la grille républicaine.</p>
<p>Mais ça vaut rappel à l&#8217;ordre de la part du hiérarque patenté dont la compétence ne lui permet pas de reconnaître ses erreurs, humblement, pour donner raison aux praticiens de terrain. Le chef préfère répondre par des convocations, des brimades et surtout en faisant peur, pour mieux contrôler ce qui ne devrait pas l&#8217;être …</p>
<p>C&#8217;est bien parce que ce contrôle relève d&#8217;un cumul de fonctions impossibles (administratif, formation, évaluation) que je suis entrée dans une action syndicale de refus des procédures d&#8217;inspection, reconnue par une note de service de 1983.</p>
<p>Il semble cependant que mon inspecteur d&#8217;académie n&#8217;apprécie guère le droit et que ses ouailles zélées, par ambition ou sous pression, officient aux doigts et à l&#8217;œil du hiérarque.</p>
<p>Dans notre chère maison, notre patron lorsqu&#8217;il n&#8217;est pas content de nous, porte l&#8217;estocade, nous impose le lieu, et à la fin de l&#8217;envoi pointe son inquisition suprême par-dessus les commissions ad hoc qui ne sont que consultatives.</p>
<h3>A l&#8217;académie, le patron est aussi le juge</h3>
<p>Patron, accusateur et juge à la fois… En façade pourtant, la hiérarchie jurera, ô grand dieu démocratique, que tout un chacun est libre de pratiquer telle ou telle pédagogie… Elle est alors capable de s&#8217;appuyer sur les enfants pour imposer son directoire.</p>
<p>C&#8217;est ainsi qu&#8217;elle me refusa un mois avant, l&#8217;organisation d&#8217;une classe de neige et d&#8217;une classe verte.</p>
<p>« Je ne peux engager ma responsabilité pédagogique, n&#8217;ayant pu voir l&#8217;enseignant dans sa classe », a stipulé l&#8217;inspecteur de circonscription dans le premier cas. « Les évaluations des apprentissages [pendant la classe verte ( ! )] manquent de précisions », a fait valoir un autre inspecteur pour le second projet, mis en place en commun avec une collègue de l&#8217;école. A chaque fois, les parents de ces écoles situées en zep m&#8217;avaient pourtant donné leur confiance.</p>
<p>Etonamment, trois ans plus tôt, n&#8217;ayant pas encore dénoncé ces modalités d&#8217;inspection, je fus autorisé à partir en classe verte…</p>
<p>Bien que syndiqué dans une petite structure (Udas), « enseignant-chercheur » au sein des Creps, participant activement aux collectifs CNRBE contre base élèves, au Resf 13, malmenant l&#8217;orientation d&#8217;une FCPE 13 que ne reconnaîtrait pas la fédération Kornec des débuts, c&#8217;est avant tout sur le refus des petites accointances quotidiennes que s&#8217;effectuent mes oppositions, petites sommes d&#8217;un tout mûrement programmé sur les sommets du marché.</p>
<h3>Griefs multiples et désobéissance tous azimuts</h3>
<p>Ma désobéissance est multiple car les griefs le sont. A tout choisir, je refuse. J&#8217;ai pris le parti des enfants, de leur avenir à tous, quitte à me prendre les coups de spécialistes administratifs, que je ne peux laisser faire lorsqu&#8217;il m&#8217;intime l&#8217;ordre de scier la branche d&#8217;un futur plus humain.</p>
<p>Cet avenir, nous le construisons, le façonnons aux antipodes d&#8217;une lutte des uns contre les autres, au profit de la collégialité, de l&#8217;échange, de la coopération, de l&#8217;émancipation.</p>
<p>« Trop se pencher sur eux, c&#8217;est la meilleure position pour recevoir un coup de pied au derrière » disait Fernand Deligny. Je ne peux prendre ce risque car, ils frappent dur, les mômes.</p>
<p>C&#8217;est pour cela que petit ramoneur de rien du tout, je préfère risquer de prendre les coups de ceux d&#8217;en haut, déshumanisés. C&#8217;est peut-être idiot, d&#8217;un autre temps, mais j&#8217;aimerai pouvoir croiser ces minots et les miens lorsqu&#8217;ils seront adultes sans avoir à changer de trottoir…</p>
<p>Une histoire de fond, de bas fond. Bienvenue au carnaval des animaux.</p>
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		<title>Par Véronique Soulé, les désobéisseurs Alain Refalo et Erwan Redon convoqués devant une commission disciplinaire académique</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 07:57:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicnof</dc:creator>
				<category><![CDATA[désobéissance]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[soutien et rased]]></category>
		<category><![CDATA[syndicats]]></category>

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		<description><![CDATA[Blog de Véronique Soulé, sur libération.fr
Enseignants désobéisseurs, obéissez !
Xavier Darcos les avait en horreur. Des enseignants qui refusent d&#8217;obéir et d&#8217;appliquer ses réformes &#8230; Ils devaient être punis ! Juste avant son départ, deux des &#171;&#160;désobéisseurs&#187;&#160; les plus connus ont reçu leur convocation pour passer devant une commission de discipline. Luc Chatel suivra-t-il  ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2009/06/enseignants-d%C3%A9sob%C3%A9isseurs-au-rapport-.html#more" target="_blank">Blog de Véronique Soulé, sur libération.fr</a></p>
<h2>Enseignants désobéisseurs, obéissez !</h2>
<p>Xavier Darcos les avait en horreur. Des enseignants qui refusent d&#8217;obéir et d&#8217;appliquer ses réformes &#8230; Ils devaient être punis ! Juste avant son départ, deux des &laquo;&nbsp;désobéisseurs&raquo;&nbsp; les plus connus ont reçu leur convocation pour passer devant une commission de discipline. Luc Chatel suivra-t-il  ? Voilà en tout cas une nouvelle épine dans le pied du successeur de Darcos.<span id="more-4452"></span></p>
<p>Alain Refalo, instituteur à l&#8217;école Jules-Ferry de Colomiers, près de Toulouse (Haute Soutien à a.refalo Garonne), devra se présenter le 9 juillet devant la commission mixte paritaire &#8211; composée pour moitié de représentants des syndicats et pour l&#8217;autre de ceux de l&#8217;administration &#8211; de son académie.</p>
<p>Quatre &laquo;&nbsp;charges&raquo;&nbsp; ont été retenues contre lui &#8211; refus d&#8217;obéir, manque au devoir de réserve, invitation à la désobéissance, attaque publique contre un fonctionnaire de la République. Déjà puni par 14 jours de retrait de salaire, il risque des sanctions autrement plus graves, de catégorie 2 ou 3 &#8211; suspension allant jusqu&#8217;à un an, mutation, rétrogradation, etc.</p>
<p>Son &laquo;&nbsp;crime&raquo;&nbsp; ? Il a refusé d&#8217;appliquer les deux heures hebdomadaires d&#8217;aide individualisée instaurées par Xavier Darcos pour les élèves en difficultés. Alain Refalo estime qu&#8217;il n&#8217;est pas formé pour cela, et qu&#8217;il ferait fatalement moins bien que les Rased &#8211; ces maîtres spécialisés dont on supprime justement les postes. Au lieu de cela, durant ces deux heures, il a pris ses 24 élèves de CM1 en demi groupe pour un atelier théâtre.</p>
<p>Autre délit, Alain Refalo refuse d&#8217;appliquer les nouveaux programmes du primaire revus par Darcos. En désaccord avec la &laquo;&nbsp;forme&raquo;&nbsp;, davantage de par coeur et de récitation.</p>
<p>Mais son crime le plus grave est sans doute d&#8217;être un &laquo;&nbsp;meneur&raquo;&nbsp;. Il est le premier enseignant à s&#8217;être déclaré en &laquo;&nbsp;résistance pédagogique&raquo;&nbsp;. Le 6 novembre 2008, il a publié la lettre qu&#8217;il avait adressée à son inspecteur de circonscription.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Aujourd&#8217;hui en conscience, je ne puis plus me taire ! En conscience, je refuse d&#8217;obéir&raquo;&nbsp;, écrit-il. &laquo;&nbsp;Depuis un an, au nom des indispensables réformes, un processus négatif de déconstruction de l&#8217;Education nationale s&#8217;est engagé, qui désespère de plus en plus d&#8217;enseignants (&#8230;). L&#8217;objet de ma lettre est de vous informer que je ne participerai pas à ce démantèlement&raquo;&nbsp;.</p>
<p>Ainsi est né le mouvement de résistance pédagogique qui s&#8217;est constitué en réseau via internet. A ce jour, quelque 3000 enseignants &laquo;&nbsp;désobéisseurs&raquo;&nbsp; ont signé une lettre individuelle ou collective où ils affirment ouvertement refuser de mettre en place l&#8217;aide individualisée telle qu&#8217;elle est prescrite par le ministère, de faire passer les évaluations de CE1 et CM2 ou encore &#8211; pour les directeurs d&#8217;écoles &#8211; à remplir le questionnaire Base élèves.</p>
<p>Erwan Redon est lui aussi un &laquo;&nbsp;désobéisseur&raquo;&nbsp;, déjà puni par une retenue de 32 jours de salaire. Enseignant à l&#8217;école des Convalescents, dans le premier arrondissement de Marseille, il a été convoqué le 7 juillet. Lui risque plus gros encore: la révocation. Car il devra répondre d&#8217;&raquo;&nbsp;insuffisance professionnelle&raquo;&nbsp;.</p>
<p>Militant Freinet, très actif aussi dans le Réseau Education Sans Frontière (RESF), il refuse d&#8217;appliquer l&#8217;aide individualisée &#8211;  à sa place, il a eu l&#8217;impudence d&#8217;organiser des ateliers le midi &#8230; &#8211; ainsi que les évaluations de CM2. Mais ce qui lui serait surtout reproché, c&#8217;est son refus d&#8217;être inspecté. Ou plus exactement de signer les rapports des inspecteurs qui viennent dans sa classe &#8211; cela, il ne peut s&#8217;y opposer.</p>
<p>Manif syndicale nov 2008 Paris (Reuters) Dans les deux cas, la solidarité s&#8217;organise. Des manifestations de soutien sont prévues. Hubert Montagner, Philippe Meirieu, Stephane Hessel, se sont engagés en leur faveur. Les syndicats, pourtant mis en cause par ces nouveaux militants très critiques des modes d&#8217;action traditionnels, ont lancé une pétition .</p>
<p>Nous avons &laquo;&nbsp;pris à contre pied à la fois la hiérarchie et les syndicats&raquo;&nbsp;, écrit le mouvement sur son site, dressant un premier bilan le 29 juin.&raquo;&nbsp;L&#8217;idée forte que nous avons réussi à faire passer est que le fonctionnaire enseignant a, au nom de sa conscience et de sa raison, le devoir de ne pas obéir inconditionnellement aux ordres, aux lois, aux décrets et aux dispositifs pédagogiques qu&#8217;il juge contraires à son éthique et ses convictions.&raquo;&nbsp; Les résistants citent plus loin Martin Luther King et son idée de &laquo;&nbsp;contestation créatrice&raquo;&nbsp;.</p>
<p>La balle est maintenant dans le camp du ministre-porte parole du gouvernement.</p>
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